Archives de la Catégorie : Energie

Nov 23 2017

Pollution radioactive au Ruthénium 106 – le point

Les faits

Depuis le 3 octobre 2017, Green Cross a constaté et signalé la détection par les organismes météorologiques européens de Ruthénium 106 dans l’atmosphère, et alerté sur le peu de transparence et de visibilité accordé à ces éléments d’identification.

La source probable, identifiée par un calcul mathématique de par la trajectoire supposée des particuliers, se trouve entre la Volga et l’Oural.

L’Institut National de Radioprotection et de Sureté Nucléaire (IRSN) ne communique sur le sujet que le 4 octobre, et de manière plutôt laconique, suivant un premier communiqué issu de la Météorologie autrichienne, en date du 3 octobre.

La CRIIRAD, seul laboratoire français indépendant, communique pour sa part le 5 octobre.

Qu’est-ce que le ruthénium 106 ?

Le ruthénium 106 est un métal radioactif, cousin du platine, qui se présent sous forme de particules dans les échantillons de gaz radioactif recueilli. Il n’est pas présent naturellement sur la surface du globe. Les quantités rejetées dans l’atmosphère lors de la pollution constatées fin septembre sont estimées par la CRIIRAD à 375 000 fois le seuil maximum autorisé sur une année pour la centrale nucléaire de Cruas.

Les effets du Ruthénium 106 sur la santé humaine sont mal connues, mais on suspecte que ce soit un cancérogène probable sur une zone réduite autour de la source de la pollution radioactive.

Les productions du Ruthénium 106 sont de 3 types:

  • via le nucléaire militaire, et en particulier les fusées et satellites, cette technologie ayant été utilisée comme moyen de production,
  • via le nucléaire civil, les infrastructures de production et de stockage,
  • et dans le nucléaire médical.

Il existe dans la zone considérée, entre la Volga et l’Oural, un centre de retraitement de combustible nucléaire irradié, MAYAK, dont l’activité est mal connue, mais qui est susceptible de traiter ou de stocker du Ruthénium 106. A ce jour, soit près de 2 mois après la pollution radioactive, la plus grande incertitude règne néanmoins sur l’origine exacte de la pollution, puisque l’agence de météorologie russe mentionne des niveaux de pollution radioactive pour le ruthénium 106 près de Mayak au même niveau que la Roumanie, alors qu’ils devraient être beaucoup plus élevés..

Que faire ?

Ce nouvel épisode de pollution radioactive, et sa signalisation tardive auprès du public, suscite un grand nombre d’interrogations:

  • il convient une nouvelle fois d’interpeller l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), ainsi que l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), sur leur silence, et de demander que toutes les investigations soient faites pour faire la lumière sur cette pollution,
  • plus que jamais, l’opacité et l’absence de contrôle citoyen, en particulier en France, autour de la filière nucléaire, de sa mise en sûreté et en sécurité, des pollutions radioactives constatées sur l’ensemble du territoire et des effets sur la santé humaine et la biodiversité, soit extrêmement problématiques et indignes d’une démocratie moderne. Nous demandons donc les informations les plus précises de l’IRSN et du Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire, des moyens renforcés pour une réelle expertise et veille indépendante en termes de pollution nucléaire de l’air, de l’eau et des sols, et une intégration systématique des ONGs environnementales et de santé dans toutes les instances de décision.
  • de plus, alors que le Prix Nobel 2017 a été accordé – et ce n’est pas un hasard – à l’ICAN, il convient dans l’objectif même de préserver la paix et un environnement sain que nous sécurisions et mettions sous contrôle les armements, combustibles et substances nucléaires sur la planète, et mettions en place un plan sérieux d’élimination et de retraitement des substances nucléaires civiles et militaires de manière forcenée, financée, et ambitieuse. C’est un triple enjeu de santé publique, de maintien de la paix et de lutte contre le terrorisme écologique .
  • enfin, alors que les problèmes financiers d’EDF et plus globalement de la filière nucléaire montrent chaque jour l’impasse économique de l’électronucléaire et l’indigence des moyens affectés à la sûreté et à la sécurité eu égard aux besoins, la question de la sécurité et celle de la sûreté nucléaire ne peuvent plus être laissées ni aux professionnels du nucléaire, ni aux seuls experts. Il s’agit désormais de reprendre un contrôle démocratique et citoyen sur la filière, les impacts sur la santé et sur la planète, d’anticiper plus les risques associés, d’effectuer un suivi statistique complet et visible de tous en open data sur les pollutions et l’effet du rayonnement, et de pousser la filière à mettre en place les outils financiers et de gouvernance partagée nécessaires à sa sécurisation.

Plus que jamais, il est urgent d’agir, et de réaffirmer l’importance d’une sortie rapide, raisonnée et concertée du nucléaire. Il s’agit non seulement de réaffirmer les droits de l’humanité, de préserver notre capacité à vivre en paix dans un environnement serein, mais également de mettre en place maintenant les outils de transition énergétique pour ne pas laisser aux générations actuelles et futurs l’épée de Damoclès relative à des choix militaires et stratégiques du passé et coïncidant avec le délitement financier des filières de l’atome partout dans le monde.

Pour en savoir plus: 

Souvenons-nous également que en janvier de cette année, une pollution à l’iode radioactif 131 avait été détectée, mais qu’elle n’a été signalée par l’IRSN que le 13 février 2017. A retrouver dans le Monde du 19 février.

 

 

 

 

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/pollution-radioactive-au-ruthenium-106-le-point/

Nov 09 2017

Abandon de l’objectif 50 % nucléaire à horizon 2025 – un contresens historique et un non-sens économique

A l’issue du Débat National sur la Transition Energétique, première mobilisation de l’ensemble des composantes de la société civile française, un consensus global avait permis de faire de la réduction de la part du nucléaire civil de 75 % à 50 % de la production électrique d’ici à 2025 un élément fondamental de la stratégie énergétique du pays, et un point structurant de la relation de co-construction entre le gouvernement, les politiques régionales et locales, les initiatives privées et la société civile.

L’annonce gouvernementale ce jour de revenir sur cet engagement structurant (la réduction de 75% à 50% de la part du nucléaire dans la production électrique) est un coup de canif incompréhensible dans le consensus énergétique construit entre toutes les parties prenantes françaises.

Annoncé en ouverture de la CoP 23, et à quelques semaines de la date anniversaire de l’Accord de Paris issu de la CoP 21, c’est un très mauvais signe contre la transition écologique et énergétique du pays, et un message violent délivré à nos voisins européens.

Aujourd’hui, de l’aveu même d’EDF, le nucléaire n’est plus compétitif pour tout nouvel investissement, et le maintien même des installations dans un état de sûreté et de sécurité nominal au sens de l’ASN grève significativement les comptes de l’opérateur. C’est pourquoi il est urgent, pour des seuls raisons de rigueur économique et de salubrité publique, que chaque euro nouvellement investi dans le nucléaire, qu’il soit public ou privé, le soit exclusivement au profit d’un dé-commissionnement au plus vite des installations nucléaires, et d’un démantèlement anticipé, planifié, budgété et réalisé sous contrôle institutionnel et démocratique.

En outre, l’attribution en 2017 du Prix Nobel de la Paix à ICAN (Campagne Internationale pour Abolir les Armes Nucléaires) montre si besoin était la volonté internationale majoritaire partagée, civile, militaire, des sociétés civiles et des gouvernements, de voire la planète s’affranchir de toute nouvelle production de combustible nucléaire, et de tourner la page de l’atome pour viser une société pacifiée, et en phase avec l’urgence climatique.

Le lobby électro-nucléaire français est de plus en plus isolé sur la scène internationale, que les dirigeants finlandais et britanniques confrontés à des retards et problèmes de conformités récurrents envisagent sérieusement l’abandon des projets en cours, que le gouvernement chinois fait état de ses préoccupations de sécurité récurrentes quant aux centrales nucléaires construites par les français.

L’objectif de réduction de 75 % à 50 % de la part du nucléaire était en passe d’être atteint de manière anticipée: les mises à l’arrêt régulières de centrales nucléaires (cf. Tricastin), couplées à des progrès régulièrement constatés dans l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables 4D (déconcentrées, décarbonées, diversifiées, démocratiques), les projets de méthanisaton de seconde et troisième génération, le power-to-gaz couplés à des renouvelables, montrent si besoin était que le pays si il en fait le choix politique peut atteindre rapidement, avec une meilleure compétitivité que via le choix électronucléaire et en anticipant de manière bien plus sereine le futur, un maximum de 50 % nucléaire dans l’électricité à horizon 2025 et la sortie complète du nucléaire à horizon 2050.

Enfin, dans un contexte de pétrole bon marché et de dérèglement climatique accéléré, la France joue sur les 2-3 ans à venir sa politique énergétique et d’investissement qui la positionnera – où non – dans une trajectoire soutenable énergétiquement, et en provisionnant à la hauteur des coûts réels l’impact du démantèlement nucléaire en France.

Dans ce contexte, l’abandon de cet objectif de réduction de 75 % à 50 % de la part du nucléaire à horizon 2025 est non seulement un contresens historique, mais également un couteau dans le dos planté à tous les entrepreneurs qui créent de l’emploi autour de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables en France, et enfin un terrible héritage transmis aux jeunes générations et aux générations futures.

Alors que s’ouvre la CoP 23, que plus que jamais les Régions et les Entrepreneurs sont investis dans la transition énergétique, et à quelques semaines de l’anniversaire de l’Accord de Paris, il est urgent que le gouvernement revienne sans délai sur ce coup de canif donné dans la Loi de Transition Energétique, et réaffirme par la voie du Président de la République (comme le candidat Emmanuel Macron s’y était engagé) le respect absolu de la Loi de Transition Energétique, dont l’engagement de réduction de 75% à 50% de la part du nucléaire dans la production électrique fait partie.

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/abandon-de-lobjectif-50-nucleaire-a-horizon-2025-un-contresens-historique-et-un-non-sens-economique/

Nov 07 2017

Electricité: le gouvernement reporte l’objectif de baisse à 50% du nucléaire

A l’issue du Débat National sur la Transition Énergétique, première mobilisation de l’ensemble des composantes de la société civile française, un consensus global avait permis de faire de la réduction de la part du nucléaire civil, de 75 % à 50 % de la production électrique d’ici à 2025, un élément fondamental de la stratégie énergétique du pays, et un point structurant de la relation de co-construction entre le gouvernement, les politiques régionales et locales, les initiatives privées et la société civile.

L’annonce gouvernementale ce jour de revenir sur cet engagement structurant (la réduction de 75% à 50% de la part du nucléaire dans la production électrique) est un coup de canif incompréhensible dans le consensus énergétique construit entre toutes les parties prenantes françaises.

Annoncé en ouverture de la CoP 23, et à quelques semaines de la date d’anniversaire de l’Accord de Paris issu de la CoP 21, c’est un très mauvais signe pour la transition écologique et énergétique du pays, et un message violent délivré à nos voisins européens.

Aujourd’hui, de l’aveu même d’EDF, le nucléaire n’est plus compétitif pour tout nouvel investissement, et le maintien même des installations dans un état de sûreté et de sécurité nominal au sens de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) grève significativement les comptes de l’opérateur. C’est pourquoi il est urgent, pour des seules raisons de rigueur économique et de salubrité publique, que chaque euro nouvellement investi dans le nucléaire, qu’il soit public ou privé, le soit exclusivement au profit d’un dé-commissionnement des installations nucléaires, et d’un démantèlement anticipé, planifié, budgété et réalisé sous contrôle institutionnel et démocratique.

En outre, l’attribution en 2017 du Prix Nobel de la Paix à ICAN (Campagne Internationale pour Abolir les Armes Nucléaires) montre si besoin était la volonté internationale majoritaire partagée, civile, militaire, des sociétés civiles et des gouvernements, de voire la planète s’affranchir de toute nouvelle production de combustible nucléaire, et de tourner la page de l’atome pour viser une société pacifiée, et en phase avec l’urgence climatique.

Le lobby électro-nucléaire français est de plus en plus isolé sur la scène internationale, que les dirigeants finlandais et britanniques confrontés à des retards et problèmes de conformités récurrents envisagent sérieusement l’abandon des projets en cours, que le gouvernement chinois fait état de ses préoccupations de sécurité récurrentes quant aux centrales nucléaires construites par les français.

L’objectif de réduction de 75 % à 50 % de la part du nucléaire était en passe d’être atteint de manière anticipée: les mises à l’arrêt régulières de centrales nucléaires (cf. Tricastin), couplées à des progrès régulièrement constatés dans l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables 4D (déconcentrées, décarbonées, diversifiées, démocratiques), les projets de méthanisaton de seconde et troisième génération, le power-to-gaz couplés à des renouvelables, montrent si besoin était que le pays, s’il en fait le choix politique, peut atteindre rapidement, avec une meilleure compétitivité que via le choix électronucléaire, et en anticipant de manière bien plus sereine le futur, un maximum de 50 % nucléaire dans l’électricité à horizon 2025 et la sortie complète du nucléaire à horizon 2050.

Enfin, dans un contexte de pétrole bon marché et de dérèglement climatique accéléré, la France joue sur les 2-3 ans à venir sa politique énergétique et d’investissement qui la positionnera – où non – dans une trajectoire soutenable énergétiquement, et en provisionnant à la hauteur des coûts réels l’impact du démantèlement nucléaire en France.

Dans ce contexte, l’abandon de cet objectif de réduction de 75 % à 50 % de la part du nucléaire à horizon 2025 est non seulement un contresens historique, mais également un couteau dans le dos planté à tous les entrepreneurs qui créent de l’emploi autour de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables en France, et enfin un terrible héritage transmis aux jeunes générations et aux générations futures.

Alors que s’ouvre la CoP 23, que plus que jamais les Régions et les Entrepreneurs sont investis dans la transition énergétique, et à quelques semaines de l’anniversaire de l’Accord de Paris, il est urgent que le gouvernement revienne sans délai sur ce coup de canif donné dans la Loi de Transition Energétique, et réaffirme par la voie du Président de la République (comme le candidat Emmanuel Macron s’y était engagé) le respect absolu de la Loi de Transition Energétique, dont l’engagement de réduction de 75% à 50% de la part du nucléaire dans la production électrique fait partie.

Contact interview: Nicolas Imbert – imbert@gcft.fr

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/electicite-le-gouvernement-reporte-lobjectif-de-baisse-a-50-du-nucleaire/

Synthèse de la mise en débat de la note « Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique ? »

En juillet dernier, Green Cross France et Territoires a publié la note Quels enjeux pour le gaz dans la transition énergétique ?, fruit de 18 mois de travaux du Think&do tank «Energie, économie circulaire, villes et territoires durables». Le 18 octobre, ce document a fait l’objet d’une mise en débat avec les différentes parties prenantes, expertes dans le domaine de l’énergie : des professionnels de l’énergie, de la mobilité et de l’environnement, aux représentants des collectivités locales et aux partenaires du débat public sur l’énergie.

Pierre Schoeffler, Conseiller du Président de La Française AM, a expliqué comment son entreprise incluait les émissions évitées grâce aux énergies renouvelables dans leur portefeuille d’actions. Pour permettre à ce dernier d’avoir un cumul d’émissions sur tout le cycle de vie du produit le plus faible possible et pour permettre un alignement sur la trajectoire du mix énergétique, le gaz doit être un outil.

La transition énergétique doit également reposer sur l’économie d’énergie que Myriam Maestroni, Présidente d’Economie d’Energie et de la Fondation e5t nomme la cinquième énergie. Elle a mis l’accent sur la nécessité de la sobriété pour pallier aux problèmes d’accès à l’énergie et améliorer la solidarité Nord-Sud.

Bernard Laponche, physicien nucléaire, polytechnicien, consultant international dans le domaine de l’énergie insiste notamment sur l’importance de développer des progrès d’économie d’énergie en parallèle des programmes de développement du gaz. Le méthane a un impact sur l’effet de serre 60 fois plus puissant que le CO2 et non de 21 comme ce qui est communément accepté. Par ailleurs, il ne faut pas retomber dans les travers de la promotion des avantages du véhicule électrique, avoir une vision à long terme et investir dans la conversion des véhicules existants, au GPL. La note doit d’ailleurs s’appliquer particulièrement à développer des clés pour le secteur des transports.

Pour permettre de réduire l’utilisation des énergies fossiles, le « gaz doit s’inscrire dans une logique de transition tournée vers des usages spécifiques et non un développement de long terme car il contribue tout de même dans une certaine mesure au réchauffement climatique », fait remarquer un participant de l’auditoire. Ainsi, il est essentiel que la note insiste sur les manières de produire du gaz renouvelable et reste prudente quant à l’augmentation de la consommation de gaz.

Les avis de Michèle Sabban, conseillère régionale d’Ile-de-France, et Corinne Lepage, ancienne ministre de l’environnement, ont convergé quant au développement du gaz dans le secteur des transports, malgré une méfiance de la part du consommateur après un accident mortel lié au GPL. Pour Hervé Thomas, délégué Général d’Armateurs de France, qui intervient depuis la salle, une intégration dans la réflexion du transport maritime est indispensable : ce secteur est prêt à enclencher les démarches au niveau des choix industriels, les armateurs sont très volontaristes sur le sujet.

Thanh-Tâm Lê, Directeur général France et Méditerranée, Climate-KIC a expliqué la cohérence d’associer les notions d’énergie et climat ainsi qu’innovation technologique et développement socio-économique. Selon lui, il serait envisageable de travailler sur une échelle régionale ou nationale, sur des terrains divers, pour trouver des solutions reproductibles notamment au niveau européen.

La notion de méthanisation a été évoquée à plusieurs reprises dans le débat, notamment à  la suite à l’intervention d’Adrian Deboutière, Chargé de mission à l’Institut de l’Economie Circulaire.  Géraud Guibert, Président de La Fabrique Ecologique la qualifie de facteur d’avenir, sous-développé en France. Le « gaz renouvelable » a un bilan énergétique bien différent de celui du « gaz naturel » et un problème d’insertion locale qu’il est important de souligner. Bernard Laponche a d’ailleurs rappelé que les calculs d’équivalence sur les émissions comparées du CO2 et du méthane doivent être définis à un certain horizon car le coefficient d’équivalence entre les deux gaz dépend de cet intervalle de temps.

Un membre de l’auditoire a expliqué que des barrières freinaient le développement de la méthanisation, et que la suppression ou l’assouplissement des seuils chiffrés dans la règlementation permettrait entre autre de favoriser les énergies renouvelables.

Pour Géraud Guibert les choix faits aujourd’hui en termes de logement et transport sont absolument décisifs pour obtenir des résultats dans 10 ans, avec une méfiance à avoir vis-à-vis du retour au chauffage électrique, source de difficultés rencontrées par le mix énergétique.

Jacques Degroote est intervenu depuis la salle et a précisé que la méthanation (P2G) est une voie extrêmement prometteuse et incontournable sur la voie de la transition énergétique. Elle ne pourrait ainsi être mise en œuvre sans captage du CO2 émis par les émetteurs industriels. Il a pointé du doigt les ONGs qui affirment que les technologies de captage (Capture Carbon Utilisation (CCU) et Capture Carbon and Storage (CCS)) sont une incitation aux industriels utilisateurs de ressources énergétiques fossiles. Le CO2 est ainsi une ressource incontournable tant de la photosynthèse que de la méthanation.

Pierre Astruc, aussi présent dans la salle a rajouté que le CCS est également inévitable pour la trajectoire à 2°C, même si le recours à cette méthode ne doit être envisagée que pendant quelques décennies.

 

La synthèse de ce débat permet de distinguer les points suivants : la nécessité de sensibilisation et communication, l’enjeu d’insertion locale pour développer la méthanisation ainsi que la nécessité d’une réflexion sur la totalité de l’écosystème et d’une inclusion des nouvelles frontières, comme le transport maritime et les techniques de séquestration de C02.

 

Il y aura par la suite d’une part, des réunions de mise en débat grand public, d’autre part une présentation des travaux de GCFT aux législateurs (Ministères, Assemblée Nationale, Sénat, Europe, Régions…), en anticipation des travaux sur la Programmation Pluriannuelle de l’Energie, sur la mobilité, sur la transition agricole et alimentaire…

 

Quelques photos pour revivre la mise en débat:

Géraud Guibert, mise en débat de la note "Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique, GCFT, 18/10

Géraud Guibert, mise en débat de la note « Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique? », 18/10 ©Ania Freindorf/GCFT

 

Thanh-Tâm Lê, mise en débat de la note "Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique, GCFT, 18/10

Thanh-Tâm Lê, mise en débat de la note « Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique? »,  18/10 ©Ania Freindorf/GCFT

 

Adrian Deboutière, mise en débat de la note "Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique?", GCFT, 18/10

Adrian Deboutière, mise en débat de la note « Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique? », 18/10 ©Ania Freindorf/GCFT

 

Myriam Maestroni, mise en débat de la note "Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique?", GCFT, 18/10

Myriam Maestroni, mise en débat de la note « Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique? », 18/10 ©Ania Freindorf/GCFT

 

Michèle Sabban, mise en débat de la note "Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique?", GCFT, 18/10

Michèle Sabban, mise en débat de la note « Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique? », 18/10 ©Ania Freindorf/GCFT

 

Pierre Shoeffler, mise en débat de la note "Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique?", GCFT, 18/10

Pierre Schoeffler, mise en débat de la note « Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique? », 18/10 ©Ania Freindorf/GCFT

 

Bernard Laponche, mise en débat de la note "Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique?", GCFT, 18/10

Bernard Laponche, mise en débat de la note « Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique? », 18/10 ©Ania Freindorf/GCFT

 

Corinne Lepage, mise en débat de la note "Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique?", GCFT, 18/10

Corinne Lepage, mise en débat de la note « Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique? », 18/10 ©Ania Freindorf/GCFT

 

Nicolas Imbert, mise en débat de la note "Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique?", GCFT, 18/10

Nicolas Imbert, mise en débat de la note « Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique? », 18/10 ©Ania Freindorf/GCFT

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/synthese-de-la-mise-en-debat-de-la-note-le-gaz-un-accelerateur-de-la-transition-energetique-181017/

18/10 Mise en débat de la note « Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique »

Green Cross France & Territoires vous convie à la mise en débat de la note « Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique », consultable et téléchargeable ici : Enjeu_gaz_draft_final_note_20170707
La réunion se tiendra le 18 octobre de 17h à 19h30 au siège du groupe la Française, 128 bd Raspail, 75006 Paris.
Nous nous réjouissons des présences confirmées de la Fabrique Ecologique, du Think-Tank E5T, et le support de l’Institut de l’Economie Circulaire.
Demande d’inscription sur: https://tinyurl.com/yaumm39f (25 places restantes)

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/1810-mise-en-debat-de-la-note-le-gaz-un-accelerateur-de-la-transition-energetique/

Oct 06 2017

Synthèse colloque 22 septembre 2017: « Filières et territoires au cœur du produit »

 

Pour l’ouverture de la Fête de la Gastronomie, Green Cross France et Territoires a organisé le 22 septembre 2017 un colloque : « Filières et Territoires au cœur du produit ». Des acteurs clés de la transition écologique de l’alimentation ainsi que de la restauration, des acteurs politiques et experts se sont réunis au cours de deux tables rondes.

Nicolas Imbert, Directeur exécutif de Green Cross, et Pascale Cheynet, Directrice du développement corporate et communication au Groupe La Française, ont introduit le colloque en rappelant les impacts du dérèglement climatique sur les filières alimentaires.

La première table ronde a permis de développer les enjeux et évolutions futures du secteur de l’alimentation. Stanislas Pottier, Directeur du développement durable du Crédit Agricole, a abordé ce thème selon trois approches : une approche par valeur, une approche intégrée par filière et une approche centrée clients partant des demandes du consommateur. L’importance de dé-spécialiser les régions agricoles pour permettre une meilleure résilience de l’agriculture française, via la relocalisation et la diversification fut souligné par Camille Dorioz, Coordinateur du réseau agriculture de France Nature Environnement (FNE). Il a témoigné de l’importance de la création de filières vertueuses pour développer l’agro-écologie, et tout particulièrement grâce au label « Haute Valeur Environnementale ».

Un éclairage de Jocelyne Leporrati, Présidente du Club Génération Responsable, a permis de mieux comprendre la réflexion collective des enseignes « Génération Responsable » autour de l’agroécologie, et en particulier des filières agricoles durables.

Corinne Lepage, ancienne ministre de l’environnement, a partagé son expertise sur l’évolution de la réglementation ainsi que sur la Déclaration de l’Humanité.

Cette table ronde, notamment par l’intervention de Luc Picot, Directeur de Décider Ensemble, a mis en exergue l’importance de la cohésion, de la cohérence et des actions concrètes au niveau des territoires, mais aussi dans les points structurants de l’action nationale et en réunion. Luc Picot a su donner des éléments de réponses à la question suivante : comment passer d’une culture de la concurrence d’initiatives locales plus ou moins étayées, à une co-construction de la transition ?

 

La seconde table ronde a permis de développer le thème suivant: le choix du bon, idéal pour rapprocher le produit du consommateur.

 

Jérôme Mousset, Chef du service Forêt Alimentation et Bioéconomie à l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise d’énergie) a souligné les enjeux de l’alimentation et notamment son empreinte environnementale. Il a apporté des éclaircissements sur les bienfaits de l’Alimentation Durable, et les perspectives dans ce domaine.

 

Christophe Château, Directeur de la Communication, du développement durable et du marketing corporate chez Bonduelle a détaillé les initiatives de son entreprise pour sécuriser les revenus des agriculteurs, pour éviter le gaspillage alimentaire et pour rapprocher producteurs et consommateurs.

 

Le bien-être animal, pendant toute la durée de vie de l’animal est au cœur des préoccupations européennes, comme le souligna Léopoldine Charbonneaux, Directrice de CIWF France.

 

L’importance de travailler par filière, et de faire évoluer les filières elles-mêmes furent explicitées par Olivier Touzé, Directeur Qualité et Développement Durable au Groupement Les Mousquetaires.

 

Nous souhaitons remercier tous intervenants pour leur temps et contributions, les participants ainsi que le Groupe La Française qui nous a reçu dans ses locaux.

Quelques photographies de l’évènement :

IMG_9475

Stanislas Pottier, Green Cross France et Territoires à La Française, colloque Filières et territoires au cœur du produit

IMG_9473

Jocelyne Leporrati, Green Cross France et Territoires à La Française, colloque « Filières et territoires au cœur du produit »

Léopoldine Charbonneaux et Jérôme Mousset, Green Cross France et Territoires à La Française, colloque Filières et territoires au cœur du produit

Léopoldine Charbonneaux et Jérôme Mousset, Green Cross France et Territoires à La Française, colloque Filières et territoires au cœur du produit

Corinne Lepage, Green Cross France et Territoires à La Française, colloque Filières et territoires au cœur du produit

Corinne Lepage, Green Cross France et Territoires à La Française, colloque Filières et territoires au cœur du produit

Luc Picot, Green Cross France et Territoires à La Française, colloque Filières et territoires au cœur du produit

Luc Picot, Green Cross France et Territoires à La Française, colloque Filières et territoires au cœur du produit

Olivier Touzé, Green Cross France et Territoires à La Française, colloque Filières et territoires au cœur du produit

Olivier Touzé, Green Cross France et Territoires à La Française, colloque Filières et territoires au cœur du produit

Camille Dorioz, Green Cross France et Territoires à La Française, colloque « Filières et territoires au cœur du produit »

Camille Dorioz, Green Cross France et Territoires à La Française, colloque « Filières et territoires au cœur du produit »

Table ronde: le choix du bon, idéal pour rapprocher le produit du consommateur

Table ronde: le choix du bon, idéal pour rapprocher le produit du consommateur

Christophe Château, Green Cross France et Territoires à La Française, colloque Filières et territoires au cœur du produit

Christophe Château, Green Cross France et Territoires à La Française, colloque Filières et territoires au cœur du produit

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/synthese-colloque-22-septembre-2017-filieres-et-territoires-au-coeur-du-produit/

18/09 – GCFT à la conférence « Quel mix énergétique en France pour 2050 »

 

Nicolas Imbert, directeur exécutif de Green Cross France et Territoires, interviendra lors de la conférence « Quel mix énergétique en France pour 2050 » du lundi 18 septembre 2017 de 18h30 à 20h à la REcyclerie (83 Boulevard Ornano, 75018 Paris).

Pascal Gréboval, rédacteur en chef du magazine Kaizen, en qualité de modérateur accueillera aussi:

  • Stéphane Signoret, Ambassadeur de négaWatt, association qui promeut et développe le concept et la pratique Négawatt dans la société française.
  • Bernard Laponche, Consultant international en politiques et en maîtrise de l’énergie et co-fondateur de l’association Global Chance.
  • un membre du Ministère de la Transition écologique et solidaire,

 

 

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/1809-conference-quel-mix-energetique-en-france-pour-2050/

Août 22 2017

Quels enjeux pour le gaz dans la transition énergétique ?

Alors que les débats et décisions sur la transition énergétique sont souvent focalisés sur la transition électrique, et sur une politique de l’offre mono-énergie, Green Cross a souhaité mettre en avant les enjeux et outils liés au gaz dans la transition énergétique, les capacités de solidarité énergétique, notamment dans une logique de maîtrise de la demande. Nous publions aujourd’hui une note, Quels enjeux pour le gaz dans la transition énergétique ?, fruit de 18 mois de travaux de notre think&do tank « économie circulaire, énergie, villes et territoires durables ». Ce document fera l’objet d’une mise en débat avec les différentes parties prenantes, qui aura lieu entre septembre et décembre 2017, et dont le calendrier sera communiqué début semaine. Le document est téléchargeable ici.

 

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/quels-enjeux-pour-le-gaz-dans-la-transition-energetique/

Août 22 2017

Le Pacifique, un océan sous forte tension

Nicolas Imbert, directeur de Green Cross, était présent à Nouméa pour la venue de la Ministre des Outre-Mers et les 70 ans de la Commission du Pacifique Sud. Nous avons notamment assisté à la signature d’un accord de coopération technique entre la Communauté du Pacifique et l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA)  (https://www.facebook.com/agencepressepacifique/videos/180573002483344/?fref=mentions)

Alors que la contamination de l’Océan Pacifique par les eaux radioactives de Fukushima se poursuit en toute impunité, cette dérive nous semble particulièrement dangereuse. Nicolas Imbert a fait part de son analyse à l’Agence Presse Pacifique: https://www.facebook.com/notes/agence-presse-pacifique/-le-nucl%C3%A9aire-est-d%C3%A9finitivement-un-fl%C3%A9au-dont-il-faut-prot%C3%A9ger-le-pacifique-/181287682411876/

Cet accord, dont la pertinence nous échappe, intervient alors que la contamination nucléaire des poissons dans le Pacifique est préoccupante, en particulier suite à la catastrophe nucléaire de Fukushima-Daïchi. Nous avons un devoir moral de vigilance et d’alerte, mais aussi de condamner moralement la volonté japonaise de déverser 700 000 tonnes supplémentaires d’eaux irradiées (et donc contaminées) de Fukushima-Daichi. C’est pourquoi Green Cross appelle à signer la pétition européenne condamnant le déversement de 700 000 tonnes d’eaux contaminées de Fukushima-Daichi. Vous trouverez plus d’informations sur les liens http://www.globalresearch.ca/fukushima-tell-the-japanese-government-dont-dump-radioactive-nuclear-waste-into-the-ocean/5601606 et https://actions.sumofus.org/a/japan-stop-tepco-dumping-nuclear-waste-in-the-pacific

 

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/le-pacifique-un-ocean-sous-forte-tension/

Déc 09 2016

Pollution à Paris – Green Cross appelle à la responsabilité des dirigeants du pays hôte de la CoP21

Quelques jours après que se soit tenue la CoP22 qui ré-insistait, dans la continuité de la CoP21, sur les liens entre santé, environnement et climat, Green Cross apporte tout son soutien à la mise en place de la circulation alternée pour limiter les risques sur la santé des parisiens, et appelle à une sortie au plus vite du diesel en ville.

La qualité de l’air dans l’agglomération parisienne appelle à des réactions d’urgence, et de prévention. Nicolas Imbert, directeur de Green Cross France et Territoires, précise « nous sommes exposés depuis mercredi dernier à un pic de pollution aux particules fines très important. C’est le sixième pic de pollution de l’année. Le dispositif législatif prévoit pour ceci une mise en place de la circulation alternée, qui devait arriver dimanche ou lundi. Dans ce contexte, le refus d’agir de la préfecture de police est non seulement incompréhensible, mais de plus inconséquent. C’est la santé des parisiens et des franciliens qui est sacrifiée, alors même que les habitants réclament des réactions à la hauteur de l’urgence ».

Green Cross en appelle à la Ministre de l’Environnement, Présidente de la CoP21, Madame Ségolène Royal, et au premier Ministre Manuel Valls, pour que la loi soit respectée et la circulation alternée mise en place sans délai. Il s’agit non seulement de la santé des parisiens et franciliens, mais également demontrer que la France ne le laissera pas détourner des objectifs climat et environnementaux issus de la CoP21 par quelques intérêts particuliers, sur des questions aussi simples et essentielles que la qualité de l’air et la santé environnementale.

Les mesures visant à rendre aux piétons les voies sur berge contribuent à permettre à la capitale de respirer à nouveau, tout comme le développement des mobilités douces diversifiées. A moyen et long terme, il est également essentiel que la France fasse toute la lumière nécessaire sur les tricheries aux émissions de particules fines et de CO2 qui rendent certains véhicules très répandus en France beaucoup plus émissifs que la loi ne les y autorisent, notamment à froid et en ville. Cette situation doit être clarifiée très vite pour reconquérir une meilleure qualité de l’air.

Vous pourrez retrouver des contenus complémentaires sur la webTV Green Cross: https://vimeo.com/GCFT

Retrouvez également le plateau du Grand Référendum Sud Radio du 9 décembre, avec Nicolas Imbert, sur http://www.sudradio.fr/Podcasts/Le-Grand-Referendum/Pollution-Nous-sommes-nous-reveilles-trop-tard

 

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/pollution-a-paris-green-cross-appelle-a-la-responsabilite-des-dirigeants-du-pays-hote-de-la-cop21/

Articles plus anciens «