Archives de la Catégorie : Défense

Nov 23 2017

Pollution radioactive au Ruthénium 106 – le point

Les faits

Depuis le 3 octobre 2017, Green Cross a constaté et signalé la détection par les organismes météorologiques européens de Ruthénium 106 dans l’atmosphère, et alerté sur le peu de transparence et de visibilité accordé à ces éléments d’identification.

La source probable, identifiée par un calcul mathématique de par la trajectoire supposée des particuliers, se trouve entre la Volga et l’Oural.

L’Institut National de Radioprotection et de Sureté Nucléaire (IRSN) ne communique sur le sujet que le 4 octobre, et de manière plutôt laconique, suivant un premier communiqué issu de la Météorologie autrichienne, en date du 3 octobre.

La CRIIRAD, seul laboratoire français indépendant, communique pour sa part le 5 octobre.

Qu’est-ce que le ruthénium 106 ?

Le ruthénium 106 est un métal radioactif, cousin du platine, qui se présent sous forme de particules dans les échantillons de gaz radioactif recueilli. Il n’est pas présent naturellement sur la surface du globe. Les quantités rejetées dans l’atmosphère lors de la pollution constatées fin septembre sont estimées par la CRIIRAD à 375 000 fois le seuil maximum autorisé sur une année pour la centrale nucléaire de Cruas.

Les effets du Ruthénium 106 sur la santé humaine sont mal connues, mais on suspecte que ce soit un cancérogène probable sur une zone réduite autour de la source de la pollution radioactive.

Les productions du Ruthénium 106 sont de 3 types:

  • via le nucléaire militaire, et en particulier les fusées et satellites, cette technologie ayant été utilisée comme moyen de production,
  • via le nucléaire civil, les infrastructures de production et de stockage,
  • et dans le nucléaire médical.

Il existe dans la zone considérée, entre la Volga et l’Oural, un centre de retraitement de combustible nucléaire irradié, MAYAK, dont l’activité est mal connue, mais qui est susceptible de traiter ou de stocker du Ruthénium 106. A ce jour, soit près de 2 mois après la pollution radioactive, la plus grande incertitude règne néanmoins sur l’origine exacte de la pollution, puisque l’agence de météorologie russe mentionne des niveaux de pollution radioactive pour le ruthénium 106 près de Mayak au même niveau que la Roumanie, alors qu’ils devraient être beaucoup plus élevés..

Que faire ?

Ce nouvel épisode de pollution radioactive, et sa signalisation tardive auprès du public, suscite un grand nombre d’interrogations:

  • il convient une nouvelle fois d’interpeller l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), ainsi que l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), sur leur silence, et de demander que toutes les investigations soient faites pour faire la lumière sur cette pollution,
  • plus que jamais, l’opacité et l’absence de contrôle citoyen, en particulier en France, autour de la filière nucléaire, de sa mise en sûreté et en sécurité, des pollutions radioactives constatées sur l’ensemble du territoire et des effets sur la santé humaine et la biodiversité, soit extrêmement problématiques et indignes d’une démocratie moderne. Nous demandons donc les informations les plus précises de l’IRSN et du Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire, des moyens renforcés pour une réelle expertise et veille indépendante en termes de pollution nucléaire de l’air, de l’eau et des sols, et une intégration systématique des ONGs environnementales et de santé dans toutes les instances de décision.
  • de plus, alors que le Prix Nobel 2017 a été accordé – et ce n’est pas un hasard – à l’ICAN, il convient dans l’objectif même de préserver la paix et un environnement sain que nous sécurisions et mettions sous contrôle les armements, combustibles et substances nucléaires sur la planète, et mettions en place un plan sérieux d’élimination et de retraitement des substances nucléaires civiles et militaires de manière forcenée, financée, et ambitieuse. C’est un triple enjeu de santé publique, de maintien de la paix et de lutte contre le terrorisme écologique .
  • enfin, alors que les problèmes financiers d’EDF et plus globalement de la filière nucléaire montrent chaque jour l’impasse économique de l’électronucléaire et l’indigence des moyens affectés à la sûreté et à la sécurité eu égard aux besoins, la question de la sécurité et celle de la sûreté nucléaire ne peuvent plus être laissées ni aux professionnels du nucléaire, ni aux seuls experts. Il s’agit désormais de reprendre un contrôle démocratique et citoyen sur la filière, les impacts sur la santé et sur la planète, d’anticiper plus les risques associés, d’effectuer un suivi statistique complet et visible de tous en open data sur les pollutions et l’effet du rayonnement, et de pousser la filière à mettre en place les outils financiers et de gouvernance partagée nécessaires à sa sécurisation.

Plus que jamais, il est urgent d’agir, et de réaffirmer l’importance d’une sortie rapide, raisonnée et concertée du nucléaire. Il s’agit non seulement de réaffirmer les droits de l’humanité, de préserver notre capacité à vivre en paix dans un environnement serein, mais également de mettre en place maintenant les outils de transition énergétique pour ne pas laisser aux générations actuelles et futurs l’épée de Damoclès relative à des choix militaires et stratégiques du passé et coïncidant avec le délitement financier des filières de l’atome partout dans le monde.

Pour en savoir plus: 

Souvenons-nous également que en janvier de cette année, une pollution à l’iode radioactif 131 avait été détectée, mais qu’elle n’a été signalée par l’IRSN que le 13 février 2017. A retrouver dans le Monde du 19 février.

 

 

 

 

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/pollution-radioactive-au-ruthenium-106-le-point/

Oct 06 2017

Green Cross salue le prix Nobel de la Paix décerné à la Coalition internationale pour l’abolition des armes nucléaires

Ce jour, le Prix Nobel de la Paix a été décerné à la Coalition Internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN).

Green Cross salue cette décision et félicite l’ICAN pour le travail effectué et cette reconnaissance. La sortie du nucléaire militaire, sujet cher au Président Mikhaïl Gorbatchev, était au cœur de l’Assemblée Générale 2017 de Green Cross International s’étant tenu du 2 au 4 octobre à Genève.

Nous avons désormais, avec le traité bannissant l’arme atomique adopté le 7 juillet 2017 par les Nations-Unies au terme de 3 semaines de négociation avec 141 Etats, avec la Déclaration Universelle des Droits et Devoirs de l’Humanité, les outils nécessaires pour une sortie rapide de l’arme nucléaire.

Il est désormais temps que la France puisse sortir de sa logique d’opposition à la démilitarisation nucléaire et s’inscrive positivement dans cette démarche qui fait pleinement écho à l’Accord de Paris.

Pour en savoir plus sur le Prix Nobel accordé à l’ICAN: Le Monde, édition du 6 octobre 2017: http://www.lemonde.fr/prix-nobel/article/2017/10/06/le-prix-nobel-de-la-paix-decerne-a-la-coalition-internationale-pour-l-abolition-des-armes-nucleaires_5197010_1772031.html#Zd8IDeQYrBY4LbSB.99

Pour en savoir plus sur les enjeux Défense, dissuasion et Climat, on retrouvera avec attention la synthèse du colloque du 13 mars 2017, en présence notamment de M. Paul Quilès et N Hulot.

 

Retour sur le colloque « Défense, dissuasion et climat : quelles évolutions dans un monde qui change ? »

 

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/green-cross-salue-le-prix-nobel-de-la-paix-decerne-a-la-coalition-internationale-pour-labolition-des-armes-nucleaires/

Retour sur le colloque: « Défense, Dissuasion et Climat: quelles évolutions dans un monde qui change? » 13/03/17

Green Cross FT organisait avec le support du groupe La Française, le 13 mars, un colloque abordant les enjeux de la défense, de la dissuasion nucléaire et des bouleversements climatiques.

 

Défense, Dissuasion, Climat : trois notions complexes, imbriquées et vectrices de nombreux enjeux.

On ne peut dissocier les notions de défense et de bouleversement climatique lors de la gestion de conflits. Dans un monde où les zones sous tension sont souvent le lieu de changements climatiques, il semble nécessaire de prendre en compte ces deux notions pour trouver une stratégie globale et de long terme.  Le changement climatique a des conséquences sur l’équilibre d’une nation en provoquant des tensions. Tensions qui peuvent escalader en violence, encourager la radicalisation et inciter à l’usage d’armes nucléaires.

« Les bouleversements climatiques rajoutent de l’injustice, des inégalités et des tensions dans un monde qui n’en avait pas besoin. » – Nicolas Hulot

La CoP21, grande avancée en matière de changement climatique, a permis de faire prendre conscience au gouvernement de la connivence entre changement climatique et défense. Les matières énergétiques fossiles participant à la fois au changement climatique et provoquant de nombreux conflits dans des pays pauvres de l’hémisphère Sud, il est crucial d’employer les moyens en notre possession pour amorcer la sortie de l’économie carbone.

L’absence d’une vision stratégique et souverainiste de l’Union-Européenne en ce qui concerne le choix de nos sources d’énergie serait à l’origine de menaces économiques. L’UE doit sauvegarder à long terme ses intérêts économiques et stratégiques tout en assurant un développement économique pour tous.

La menace nucléaire est facteur d’instabilité et de risques croissants d’accidents et d’incidents nucléaires. La possession de l’arme nucléaire est justifiée par de nombreux pays comme arme de dissuasion et donc garantie de sécurité : « comme une sorte « d’assurance vie » qui offrirait une sécurité en inspirant la terreur à l’ennemi » (Paul Quilès sur son blog1). Un désarmement nucléaire ne pourrait être envisagé que s’il est mené de façon multilatérale, à commencer par les Etats-Unis et la Russie.

La possession d’armes nucléaires pousse à la prolifération : une nouvelle course aux armements s’est engagée à travers le monde. A l’échelle mondiale, l’empêchement de la prolifération de l’arme nucléaire doit être une priorité et des négociations pour un désarmement multilatéral seraient l’étape suivante.

 

Ont participé au colloque et à sa réussite:

Emmanuel Dupuy, président de l’Institut Prospective et Sécurité en Europe (IPSE)

Nicolas Hulot, journaliste-reporter, animateur-producteur de télévision, écrivain et président de sa Fondation

Winiki Sage, président du Conseil économique Social et Culturel (CESC) de la Polynésie française

Gilles Pennequin, vice-président du Forum International des Technologies et de la Sécurité

Jean-Marie Collin, expert en désarmement nucléaire

le Général Bernard Norlain, général d’armée aérienne (2S), chef de cabinet militaire (de 1986 à 1990) des Premiers Ministres Jacques Chirac puis Michel Rocard

 Hubert Védrine, Fondateur de Hubert Védrine Conseil, ancien secrétaire général de l’Elysée, ancien Ministre des Affaires Etrangères

Paul Quilès, président de l’association Initiatives pour le Désarmement Nucléaire (IDN), président de la Commission de la Défense Nationale et des Forces Armées à l’Assemblée Nationale de 1997 à 2002, ancien Ministre (Défense et Intérieur)

Corinne Lepage, ancienne Ministre de l’Environnement, avocate et femme politique française engagée dans la Protection de l’Environnement

Joël Guerriau, sénateursecrétaire de la Commission des Affaires Etrangères, de la Défense et des Forces Armées du Sénat, Président du groupe interparlementaire France-Iran

 

 

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :

– la note de Green Cross suite au colloque « Défense, Dissuasion et Climat. Quelles évolutions dans un monde qui change ? » (13/03/17) https://gallery.mailchimp.com/8aad94fb7d8644bdb1efa4756/files/ee8c6063-dbac-4c9f-9f3c-b4d8c7a148b6/Colloque_DefenseClimat_20170313_Synthe_se_v1.3.pdf

– ainsi que le 1blog de Paul Quilès « Alors, c’est la guerre ? » http://paul.quiles.overblog.com/2017/09/alors-c-est-la-guerre.html

 

 

 

 

 

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/retour-sur-le-colloque-defense-dissuasion-et-climat-quelles-evolutions-dans-un-monde-qui-change-130317/

19/09 – GCFT à la projection débat « La Bombe et Nous »

Nicolas Imbert, directeur exécutif de GCFT, débâtera sur les enjeux de l’arme militaire nucléaire suite à la projection du film « La Bombe et Nous« , un film de Xavier-Marie Bonnot.

La projection débat se tiendra le 19 septembre à 19h30 au cinéma « La Clef » (34, rue Daubenton 75005 Paris).

Dans le cadre du débat publique sur le désarmement nucléaire, ce film propose de réfléchir à l’avenir de l’arme nucléaire militaire. Des intervenants de tout bords (militaires, scientifiques, historiens…) prendront ensuite la parole pour débattre de ce sujet brûlant.

 

L’équipe de « La Bombe et Nous » :
Jean-Claude Bauduret – Coproducteur
Xavier-Marie Bonnot – Réalisateur
Thierry Derocles – Daniel Hofnung
Coopérative DHR – Comité de pilotage ICAN

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/1909-projection-debat-la-bombe-et-nous/

Août 22 2017

Défense, dissuasion et climat – que faire ?

 

Alors que l’on parle beaucoup du budget de la Défense, le rôle de la dissuasion, et les impacts entre Défense, dissuasion et climat sont encore très peu discutés. Alors qu’une résolution interdisant les armes nucléaires a été votée en juillet 2017 aux Nations-Unis, Green Cross publiera la semaine prochaine les actes du colloque « Défense, dissuasion et Climat – quelles évolutions dans un monde qui change ? » qui, en mars 2017, avait réuni Jean-Marie Collin, Emmanuel Dupuy, Nicolas Hulot, Corinne Lepage, Joël Guerriau, Bernard Norlain, Gilles Pennequin, Paul Quilès, Winiki Sage, Hubert Védrine… nos travaux sont désormais disponibles ici.

 

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Mar 14 2017

Retour sur le colloque « Défense, dissuasion et climat : quelles évolutions dans un monde qui change ? »

Dans un contexte où l’armement nucléaire représente 15% du budget de la défense français, mais s’avère absent des scènes médiatique et politique à l’approche des élections présidentielles, il semblait essentiel de faire un point sur ce sujet : Green Cross organisait avec le support du groupe La Française, le 13 mars, un colloque abordant les enjeux de la défense, de la dissuasion nucléaire et des bouleversements climatiques auxquels nous faisons face.

Si les liens entre défense et bouleversements climatiques n’apparaissent pas toujours évidents, la première table ronde a permis de mieux appréhender les phénomènes à l’œuvre : Emmanuel Dupuy, président de l’Institut Prospective et Sécurité en Europe (IPSE) a souligné a quel point le changement climatique est un multiplicateur de menaces, mais aussi une source de vulnérabilité pour les Forces Armées, notamment au terrorisme et aux groupes criminels. La criminalité environnementale est en effet la quatrième source d’enrichissement en Afrique.

Nicolas Hulot, journaliste-reporter, animateur-producteur de télévision, écrivain et président de sa Fondation, a su rappeler qu’en plus d’une monopolisation très importante de la Garde nationale, notamment aux Etats-Unis, la situation environnementale conditionne les enjeux de paix et de stabilité.

« Les bouleversements climatiques rajoutent de l’injustice, des inégalités et des tensions dans un monde qui n’en avait pas besoin. » – Nicolas Hulot

D’ailleurs, Winiki Sage, président du Conseil économique Social et Culturel (CESC) de la Polynésie française, a pointé du doigt les dangers du réchauffement climatique pour les îles de Polynésie, mais aussi les risques liés à la piraterie de par une armée française de moins en moins présente pour surveiller les eaux du Pacifique, ou encore les enjeux économiques terribles (tourisme; déplacement des poissons nuisant à la pêche locale). Et par ailleurs, qu’un serait-il de la zone économique et exclusive de la France si ces îles venaient à être englouties ? Serait-elle amputée, tout comme une partie de l’humanité ?

De même, la rareté des ressources, comme par exemple les métaux et terres rares en provenance de Chine, et mise en exergue par Gilles Pennequin, vice-président du Forum International des Technologies et de la Sécurité, est aussi un défi majeur dans la stabilité des relations internationales.

Et le bouleversement climatique, qui raréfie les ressources disponibles, aggrave les tensions et incite les Etats à user de la dissuasion nucléaire, comme l’a souligné Jean-Marie Collin, expert en désarmement nucléaire.

Paul Quilès, président de l’association Initiatives pour le Désarmement Nucléaire (IDN), président de la Commission de la Défense Nationale et des Forces Armées à l’Assemblée Nationale de 1997 à 2002, ancien Ministre (Défense et Intérieur) a pu ajouter que « dire qu’un monde avec armes nucléaires serait forcément moins dangereux que sans est un dogme » lors de la seconde table ronde « Dissuasion et arme nucléaire : comment s’adapter dans un monde qui change ? ».

D’ailleurs, « la France s’engage dans un programme de modernisation qui n’est autre qu’une course à l’armement nucléaire, et qui s’avère extrêmement dangereux » selon le Général Bernard Norlain, général d’armée aérienne (2S), chef de cabinet militaire (de 1986 à 1990) des Premiers Ministres Jacques Chirac puis Michel Rocard. « Si l’arme nucléaire était un facteur de stabilité durant la Guerre Froide, elle est aujourd’hui source d’instabilité ».

Autrement dit, les bouleversements climatiques engendrent des tensions et des conflits qui poussent à l’utilisation de la dissuasion, et donc de l’armement nucléaire, qui lui-même rend les relations encore plus conflictuelles et l’environnement planétaire plus dangereux.

Ainsi, comme l’ont également soutenu Corinne Lepage, ancienne Ministre de l’Environnement, avocate et femme politique française engagée dans la Protection de l’Environnement, et Joël Guerriau, sénateur, secrétaire de la Commission des Affaires Etrangères, de la Défense et des Forces Armées du Sénat, Président du groupe interparlementaire France-Iran, il est essentiel d’aller dans le sens d’une non-prolifération de l’armement nucléaire, et même d’envisager un désarmement.

Il est donc indispensable pour les décideurs politiques de s’engager sur ce sujet, notamment à l’approche des élections présidentielles françaises.

Et comme a très justement cité Nicolas Hulot en conclusion de ce colloque :

“Si le monde explose, la dernière voix audible sera celle d’un expert disant que la chose est impossible.”,

Peter Ustinov, L’amour des quatre colonels

 

Quelques photographies de l’événement :

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2017-03-13 15.02.36

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Et ils parlent de notre événement sur Twitter, #DéfenseClimat :

@Ale_moreau @technoscopie @jmc_nonukes @IDNuc @Emdupuy @Cleantuesday @emiegaillard @clemetivier @AnneBeaufume

 

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Défense, Dissuasion et Climat – Quelles évolutions dans un monde qui change ?

Dans un contexte où l’armement nucléaire représente 15% du budget de la défense français, mais s’avère absent des scènes médiatique et politique à l’approche des élections présidentielles, il est essentiel de faire un point sur ce sujet : mettre en lumière les acquis, repérer les risques, et distinguer les perspectives qui s’offrent à nous.

Mikhaïl Gorbatchev, notamment, souligne que, face à l’évolution des profils de conflits, il est nécessaire de changer de regard sur le monde, et en particulier sur la doctrine militaire, et éventuellement ouvrir un nouveau chapitre dans le désarmement, global et nucléaire…  (http://bit.ly/MGDirectMatin)

Il s’agit donc de considérer les nouveaux types de menaces et de conflits, allant de pair avec les bouleversements climatiques : insécurité alimentaire, migrations contraintes des populations, épuisement des ressources…

Mais aussi de questionner l’opportunité d’un abandon progressif des armements nucléaires à l’heure où un processus de création d’un traité d’interdiction des armes nucléaires est lancé à l’ONU.

Sans oublier la gestion raisonnée de l’armement nucléaire existant, dans la dynamique progressive de la ratification de l’accord de Paris, et à la suite des nouvelles orientations politiques du gouvernement Trump et des futures élections présidentielles françaises.

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Retrouvez ainsi des thématiques palpitantes et pleines d’enjeux : stratégie, défense, sécurité, à des niveaux de gouvernance nationaux et internationaux…

Et pour ce faire, nous aurons le plaisir d’accueillir de nombreux experts : Jean-Marie Collin, Emmanuel Dupuy, Joel Guerriau, Nicolas Hulot, Corinne Lepage, Général Bernard Norlain, Gilles Pennequin, Paul Quilès, Winiki Sage, Hubert Védrine (témoignage vidéo).

Le colloque sera structuré en trois parties :

  • Défense et climat : quels liens ? – Jean-Marie Collin, Emmanuel Dupuy, Gilles Pennequin, Winiki Sage
  • Quels acquis et quelles évolutions depuis la conférence « Défense et Climat » de novembre 2015 à Paris ? – Nicolas Hulot
  • Dissuasion et arme nucléaire : comment s’adapter à un monde qui change ? – Corinne Lepage, Général Bernard Norlain, Paul Quilès, Hubert Védrine (témoignage vidéo), Joel Guerriau

Le colloque sera présenté par Fanny Agostini, journaliste climat et environnement, et Nicolas Imbert, directeur Green Cross.

N’hésitez pas à réserver vos places dès maintenant, l’inscription préalable est obligatoire pour participer à ce colloque sur invitation.

Informations et inscriptions:  http://bit.ly/13MarsDefenseClimat

Accès à l’invitation : Invitation_13_mars_Défense_Dissuasion&Climat

 

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