Amazonie brésilienne: 3 constats sur la situation actuelle, et 5 propositions pour apaiser la région et préserver son futur

« L’Arctique brûle,

L’Amazonie brûle,

La mer brûle…

Et tant que nous n’aurons pas éteint ces incendies, nous ne pourrons pas être en paix. »

Ces paroles, prononcées le 22 septembre 2019 à New-York en préparation de l’Assemblée générale des Nations unies, lors d’un échange entre Jean-Michel Cousteau et le chef Raoni Metuktire, résonnent tout particulièrement à nos oreilles. L’urgence d’agir est pressante, il nous appartient de lancer très rapidement des actions à échelle humaine et d’une portée adaptée à la crise actuelle.

La mise en perspective apportée par l’exposition « Amazônia » du Prix Carmignac du Photojournalisme met en avant les enjeux et la vie quotidienne dans cette zone de tous les enjeux, et nous a inspiré.

Nous avons effectué de cette exposition une lecture en 3 constats, qui sont autant de raisons d’agir pour une planète préservée et un futur plus serein :

  1. Encouragés par les leaders politiques locaux, bénis par les églises, les « pionniers » incendient la forêt primaire pour s’emparer de la terre et y développer monoculture industrielle et élevage extensif,
  2. Les populations amérindiennes sont en danger, comme les écosystèmes auxquels elles s’identifient
  3. Les incendies en Amazonie ont une portée universelle et questionnent notre mode de développement.

Les enjeux sanitaires liées au Covid19 ont encore aggravé la situation.

C’est pourquoi Green Cross, répondant à sa raison d’être environnementale et humaniste, effectue en réponse aux enjeux mis en avant par le prix avec 5 propositions concrètes, qui sont autant de clés pour agir, qui peuvent concrètement être activées dès maintenant.

Les 3 constats mis en perspective par l’exposition « Amazônia » du Prix Carmignac

  1. Encouragés par les leaders politiques locaux, bénis par les églises, les « pionniers » incendient la forêt primaire pour s’emparer de la terre et y développer monoculture industrielle et élevage extensif

Les incendies de l’Amazonie émeuvent la communauté internationale par leur violence et leur ampleur. Pourtant, ils sont vécus localement comme une promesse, l’accès de la classe moyenne à la propriété terrienne, à un petit pavillon sur les terres « gagnées » sur la forêt et à un 4×4 acheté à crédit. Cela passe par la conquête par le feu, doublée d’une violence directe contre ceux qui s’y opposent, avec pour horizon la culture industrielle du soja, l’élevage bovin massif, la construction de routes dévoreuses d’espace et l’installation d’habitats dispersés faits de tôles, de climatiseurs et d’équipements énergivores, sans la moindre considération pour les principes de l’urbanisation. Les autorités locales, mais aussi les banques, accompagnent cette colonisation par des formalités administratives réduites, un accès facilité au crédit et une communication positive. Le tout avec la bénédiction des églises, en particulier des évangélistes américains, qui influent sur le jeu politique et encouragent l’accaparement des terres, y compris par la force.

  1. Les populations amérindiennes sont en danger, comme les écosystèmes auxquels elles s’identifient

Ces terres sont habitées par des communautés traditionnelles indiennes, structurées par un lien très étroit avec la nature. Affaiblis par des attaques répétées et les pollutions de leurs écosystèmes, niés dans leurs droits humains et civiques et leur rapport intime à la terre, les Indiens d’Amazonie luttent pour leur survie, qui va de pair avec la préservation de la forêt, de l’eau et la lutte contre les pollutions. C’est le cœur même de leur vitalité, de leur civilisation, qui est assailli sur plusieurs fronts. Leur détermination est grande, leur mode d’action pacifique, mais ils sont très minoritaires et leur voix est bien faible.

Face à l’emprise de l’agriculture sur la forêt, soutenue politiquement et économiquement car génératrice de revenus rapides dans une économie à la dérive, les arguments de la raison ne portent guère. Cinq cents ans après les plaidoyers de Bartolomé de la Casas, l’Histoire se répète sous ses formes les plus tragiques.

  1. Les incendies en Amazonie ont une portée universelle et questionnent notre mode de développement

Autant la préservation de l’Amazonie n’est aujourd’hui soutenue par aucun modèle économique, autant la déforestation s’inscrit dans des schémas robustes. Il s’agit de produire pour les marchés internationaux du soja dopé aux fertilisants et aux pesticides qui servira aux alimentations animales et humaines, de développer l’élevage bovin pour le marché intérieur et extérieur et d’exporter bois et métaux précieux. Ces produits dont les prix sont régulés à l’échelle internationale ne servent que très peu au développement local. Les besoins associés d’infrastructures et de capitaux attirent l’investissement public et privé, considéré comme outil de régulation et de développement dans une économie très instable.

Pourtant, les marchés du soja, de la viande, du bois ou des ressources minières sont extrêmement volatiles. Aujourd’hui concentrés sur l’Amazonie, ils pourraient se tourner vers d’autres régions du monde. Mais les atteintes à l’environnement, les pollutions multiples de l’eau et des sols, les pertes de biodiversité et la négation des droits humains des Amérindiens ne disparaîtront pas avec eux…

Dans leur grande majorité, les profiteurs de cette déforestation n’habitent pas l’Amazônia, ni même le Brésil : ils sont américains, européens, asiatiques. C’est donc par notre exigence de labels éthiques, par une évolution de notre consommation vers des produits sains, locaux et saisonniers, par une alimentation plus diversifiée et moins carnée que nous pourrons endiguer cet incendie de l’Amazonie.

Il nous appartient également de changer l’imaginaire de nos modes de vie : l’accès à la propriété d’une maison individuelle mal isolée dans une banlieue sans centre, d’un gros véhicule acheté à crédit pour rallier l’hypermarché le plus proche ne sont plus – à supposer qu’ils l’aient jamais été – un modèle de développement humain souhaitable et souhaité par nos sociétés occidentalisées.

Il s’agit également d’aider, à l’échelle internationale, à la reconnaissance de droits humains essentiels : l’accès à l’eau, à l’alimentation et à un habitat décent.

Nos 5 propositions pour apaiser la région et préserver son futur

Proposition 1 : mise en place rapide d’un fonds de préservation de l’Amazonie, fortement doté et capable d’intervenir par acquisition foncière sur les territoires les plus vulnérables.

Dans les situations d’urgence, des fonds dédiés permettant l’acquisition et la sanctuarisation foncière d’espaces menacés ont montré leur pertinence. C’est le cas du Conservatoire du littoral en France ou du National Trust en Grande-Bretagne.

Une telle structure peut être mise en place rapidement, y compris par un montage de droit privé. Pour répondre à l’émotion internationale suscitée par les incendies de l’Amazonie brésilienne, elle pourrait recueillir les dons du monde entier, les transformer en acquisitions foncières dans les zones à fort enjeu et organiser avec les parties prenantes locales, en particulier les Amérindiens, des modes de gestion garantissant biodiversité essentielle et respect des droits humains.

Proposition 2 : développement d’un cadastre et d’un état civil coutumier de l’Amazonie et actions en reconnaissance provinciale, nationale et internationale

Jusqu’à maintenant, le rattachement de la terre aux communautés fait l’objet d’une reconnaissance très partielle et d’une trop faible formalisation, transmise par la culture orale et les chefs coutumiers.

Le développement des outils de recensement a été effectué principalement dans l’état civil, omettant ou niant purement et simplement la transcription foncière des droits des communautés amérindiennes.

Utilisés en Afrique, en Amérique du Sud ou dans l’océan Pacifique, des outils modernes de référencement cadastral et d’état civil, aisés à mettre en place à l’échelle territoriale et utilisant Internet et une « blockchain » pour une identification rapide et une connaissance partagée, peuvent fournir une information cadastrale et d’état civil à même de protéger les populations amérindiennes et d’endiguer l’accaparement des terres. La coexistence en Nouvelle-Calédonie d’un statut coutumier et d’une propriété foncière inscrite dans le code civil, des initiatives similaires menées au Bénin et en Nouvelle-Zélande montrent tout l’intérêt de cette connaissance foncière et identitaire pour une préservation de la paix, des droits humains et de l’environnement.

Proposition 3 : création d’une base de données sur le mécanisme des incendies et la réalité des exactions constatées localement, et facilitation du rôle de lanceur d’alerte

Il n’existe pas à ce stade de site Internet ou de base de données rendant accessibles à l’ensemble des populations les informations issues de l’imagerie satellite, des sources d’informations locales ou de l’action des lanceurs d’alerte, et en les comparant pour que les ressentis des uns s’enrichissent des faits et des interprétations des autres. Un tel outil présenterait une image précise des incendies, des atteintes avérées aux droits humains et des pollutions en Amazonie.

La constitution de ce site, qui pourrait être international et étendu à d’autres zones, offrirait une information ouverte et disponible pour toutes celles et ceux intéressés par la préservation de l’Amazonie. Elle fournirait également aux lanceurs d’alerte un moyen simple et anonyme de partager leurs informations et apporterait une vision consolidée aux décideurs souhaitant se mobiliser.

Proposition 4 : création d’un label « Amazonie préservée » volontaire pour tous les produits en provenance d’Amazonie

Les incendies en cours en Amazonie sont l’un des effets de notre consommation, et pourtant la plupart d’entre nous sont incapables de tracer le lien entre un acte de consommation individuel et son impact sur l’Amazonie.

C’est pourquoi nous préconisons la création d’un label « Amazonie préservée » et son accompagnement par une campagne de sensibilisation du grand public et des principaux acteurs du marché.

Ce label pourrait par exemple garantir que pas plus de 1 % d’un produit n’est directement lié à la déforestation de l’Amazonie, à la pollution de ses eaux ou de ses sols, ou à la violation des droits humains sur l’immensité de son territoire. Il serait financé par une dotation initiale, puis le prélèvement de 0,1 % du prix de vente de chaque produit serait consacré à l’information sur le label et au développement d’initiatives pour une préservation humaine et environnementale de l’Amazonie.

Proposition 5 : mobilisation régionale pour un développement humain pacifique en Amazonie par une conférence territoriale et économique au premier semestre 2020, débouchant sur des engagements concrets et opposables

Les décideurs économiques et territoriaux de l’Amazonie ont aujourd’hui peu d’alternatives de financement à la déforestation, présentée comme voie d’accès des classes moyennes à la prospérité.

Pourtant il existe, en particulier en Amazonie colombienne et péruvienne, des exemples encourageants et transposables de transformation écologique, économique et sociétale performante, basée sur des modèles de restauration des écosystèmes et de commerce équitable et vertueux.

Une conférence régionale à annoncer rapidement, et qui présenterait les résultats de ces travaux lors du 25e Congrès mondial de l’Union internationale pour la conservation de la nature (à Marseille, en janvier 2021), permettrait de référencer ces pratiques et d’améliorer les outils des concours bancaires et des financements privés en Amazonie, mais aussi de l’investissement public et territorial. Le tout pourrait être soutenu par des engagements institutionnels, comme la mobilisation de compartiments dédiés du Fonds vert pour le climat, de la Banque mondiale et du FMI, et faire l’objet d’abondements spécifiques de grands groupes via le WBCSD (Conseil mondial des affaires pour le développement durable) ou des structures dédiées.

Rendons ces propositions effectives : nous nous engageons à leur apporter une grande visibilité et à les inscrire au débat public, pour qu’elles se transforment en engagements opposables. La survie de l’Amazonie est à ce prix.

Arctique : nouvelle frontière 3 constats sur la situation actuelle, et 7 propositions pour sauver l’Arctique

L’Arctique est au cœur de tous les enjeux, et pourtant ce qui s’y passe est à l’abri de nos regards. Alors même que s’y articulent non seulement les effets du dérèglement climatique, mais également des enjeux humains, sociaux, économiques et financiers aussi essentiels que méconnus.

La mise en perspective apportée par l’exposition « Arctique : nouvelle frontière » du Prix Carmignac du Photojournalisme met en ceci, avec un travail particulièrement précis et accéré.

Nous avons effectué de cette exposition une lecture en 3 constats, qui sont autant de raisons d’agir pour une planète préservée et un futur plus serein :

  1. Les effets du dérèglement climatique en Arctique transforment la région en Nouveau Far-West.
  2. 2. Les habitats deviennent de plus en plus vulnérables, la nature a déjà initiée une transition irréversible mais que nous pouvons atténuer.
  3. Les peuples autochtones, qui vivaient en symbiose avec le milieu, se sont rapprochés du mode de vie occidental.

C’est pourquoi Green Cross, répondant à sa raison d’être environnementale et humaniste, effectue en réponse aux enjeux mis en avant par le prix avec 7 propositions concrètes, qui sont autant de clés pour agir, et peuvent être activées dès maintenant.

Les enjeux mis en perspective par l’exposition « Arctique : nouvelle frontière » du Prix Carmignac

  1. Les effets du dérèglement climatique en Arctique transforment la région en Nouveau Far-West.

Qu’il s’agisse de nouvelles routes de navigation, de traits de pêche opérés sur des eaux autrefois recouvertes de glace, de trafic de vestiges d’une vie aujourd’hui disparue ou d’une course effrénée à l’exploitation pétrolière et minière que l’on pensait d’un temps révolu, les trésors de l’Arctique sont l’objet de nombreuses avidités.

Comme lors de la conquête de l’ouest ou des grandes transitions historiques, nous y retrouvons des cowboys et des indiens, des gendarmes et des voleurs. Quels seront les équilibres…ou les déséquilibres… qui se feront jour en Arctique ?

Les scientifiques observent avec inquiétude l’évolution du climat et de la biodiversité, mais aussi l’impact de ces nouvelles activités humaines. Des publications convergentes et de plus en plus alarmantes nous précisent que l’évolution climatique en Arctique a probablement atteint un point d’irréversibilité, et que nous devons enclencher urgemment les mesures d’atténuation et d’adaptation à la hauteur des enjeux.

Les armées, les activités de police et de contrôle tentent de s’organiser et font évoluer leurs organisations sans forcément déployer des moyens à la hauteur des enjeux. Les tensions géopolitiques réapparaissent, tout comme les conflits entre intérêts économiques de court terme et visions de moyen terme pour les territoires. Qu’en subsistera-t-il ?

Nous sommes à la croisée des chemins.

  • Les habitats deviennent de plus en plus vulnérables, la nature a déjà initiée une transition irréversible mais que nous pouvons atténuer.

Des brèches et des cicatrices se développe dans l’Arctique. Au-delà des spectaculaires cratères formés dans le pergélisol qui se multiplient, des cours d’eau et nappes phréatiques dont la vitalité est de plus en plus compromise, ce sont les caractéristiques essentielles des habitats végétaux, animaux et humains qui sont désormais atteintes.

Qu’ils soient terrestres ou marins, les grands animaux migratoires ne peuvent plus reproduire le périple qu’ils parcouraient jusqu’alors. Cette situation préoccupante les désoriente, incite à de nouveaux comportements qui bouleversent les écosystèmes, et met à risque jusqu’à leur survie.

Le cercle arctique, autrefois continent blanc parsemé de quelques pépites vertes et bleues, s’illustre désormais beaucoup plus en marron, gris, vert et bleu.

Est-ce une bonne nouvelle ? Assurément pas. Ce poumon de la planète, qui contribue à la fois à la régulation des courants marins et du climat, recèle des stocks de biodiversité et est un creuset de vie terrestre et marine aussi intense que méconnu, nous appelle à l’aide pour mieux l’aimer, mieux le connaître, mieux le préserver.

Permettre à l’Arctique de passer de la vulnérabilité à la résilience, c’est aider à en préserver la vitalité, mais c’est aussi nous protéger nous-même.

  • Les peuples autochtones, qui vivaient en symbiose avec le milieu, se sont rapprochés du mode de vie occidental.

Historiquement, la vie des peuples de l’Arctique se structurait autour de quelques repères : l’autonomie, l’affirmation identitaire et culturelle forte entre communautés, les solidarités locales et l’organisation collective de la société, l’interaction permanente entre l’humain, le vivant et les éléments. Le développement des industries extractives, la mécanisation des transports, l’arrivée du confort moderne et la révolution des communications ont métamorphosé ces codes.

À la transmission intergénérationnelle a succédé l’internat et l’école à distance loin de la maison et de la communauté. La maison est devenue individuelle, l’électricité indispensable, la voiture et l’accès à la consommation industrialisée un standard inévitable. L’alcool et le tabac coulent à flot, le tourisme a substitué à la rudesse du voyage l’immédiateté d’une rencontre fortuite de deux univers qui se croisent sans jamais se rencontrer. L’intemporalité et la lente dégradation des déchets, les besoins sans cesse plus grands d’énergie, d’espace et de ressources minières, les pollutions multiples et grandissantes laissent un espace de plus en plus restreint pour des modes de vie préservée.

L’éducation formelle, l’accès à la connaissance se sont améliorés. L’accès à la médecine et aux sciences occidentales a amélioré l’espérance de vie, et affaibli les savoirs traditionnels.

Nos 7 propositions pour apaiser la région et préserver son futur

La situation de l’Arctique nous oblige et nous incite aux solidarités. Il s’agit en même temps de coopérer avec les peuples de l’Arctique, de s’assurer qu’ils peuvent choisir leur destin commun, et vivre sereinement dans un environnement préservé. Mais aussi, en les respectant de nous préserver d’une avidité accrue qui obérerait leurs ressources, et que nos choix de société ne mettent à risque ni leur mode de vie, ni leur vitalité, ni leur culture et leur patrimoine immatériel.

Proposition 1 : Revitaliser et faire évoluer la Commission Arctique pour qu’elle devienne un Comité de l’Océan Arctique doté de moyens et d’objectifs de résilience à la hauteur des enjeux, communs et différenciés.

Un levier d’action immédiat et important concernant l’Arctique est la sécurisation et la régulation du trafic maritime dans l’Arctique. Il s’agit d’éviter que ce continent-océan ne soit laissé à la pêche prédatrice et au braconnage, et d’accélérer la transition énergétique mondiale plutôt que de lorgner sur une exploitation déraisonnée des ressources pétrolières et minières de la région.

Proposition 2 : Mettre en place une « autoroute à péage », fonctionnant sur un principe similaire au Canal de Panama, entre Vladivostok et Hammerfest, réservée aux seuls porte-containers récents, surs (double coque), et peu polluants (propulsion gaz).

Proposition 3 : Prendre des décisions immédiates de classification en Aires Marines Protégées (AMP) concernant les souverainetés nationales des États membres, et mettre en place un plan d’action pour annoncer au plus tard en juin 2020 à Marseille lors du Congrès de l’UICN un plan d’action concerté et ratifié permettant la classification de 30% de la surface maritime de l’Arctique en AMP avant le 1er juillet 2025.

Un autre levier est la préservation du patrimoine culturel, de l’identité et du mode de vie des populations, de développer de nouvelles solidarités, d’encourager à la diversité, d’encourager la rencontre entre les peuples au-delà du tourisme superficiel et distant.

Proposition 4 : En concertation avec les organisations internationales, notamment l’OMI (Organisation Maritime Internationale) et l’OIT (Organisation Internationale du Tourisme), mettre en place avant mi-2021 une charte du tourisme arctique responsable, et s’assurer d’un engagement volontaire d’opérateurs pionniers et de personnalités représentatives.

Un dernier levier concernant le changement au quotidien nos modes de vie à la hauteur des enjeux du dérèglement climatique, des dégradations de l’environnement et de notre qualité et vie, et d’accélérer vers l’efficience des comportements dans une société en transition énergétique, économique et sociétale, qui respecte la vitalité de l’Arctique et son rôle essentiel par une préservation prioritaire, et rapide.

Proposition 5 : En concertation avec les organisations internationales, notamment l’OMI (Organisation Maritime Internationale) et l’OIT (Organisation Internationale du Tourisme), mettre en place avant mi-2021 une charte du tourisme arctique responsable, et s’assurer d’un engagement volontaire d’opérateurs pionniers et de personnalités représentatives.

Actualiser les réglementations de pêche des États Membres du G7 et de l’Union Européenne pour traiter les zones nouvellement découvertes par le dérèglement climatique de manière au moins similaires aux réglementations de pêches déjà existantes, et les doter de quotas permettant de maintenir la qualité annuelle prélevée dans l’Arctique à son niveau de 2017.

Proposition 6 : Dans la continuité de l’impulsion française initiée par le CIMER de novembre 2018 à Dunkerque, faire étendre aux États Membres du G7 Biarritz l’engagement « 0 plastique dans l’océan en 2025 ».

Proposition 7 : Identifier en 24 mois les zones à enjeux prioritaire pour limiter les effets de la pollution plastique, des micro-polluants et des perturbateurs endocriniens sur l’Arctique, et mettre en place les outils de remédiation appropriés sur ces zones à enjeux prioritaires.

Éclairons ces possibles…il vous appartient d’y trouver vos équilibres, et vos engagements. Nous nous engageons à mettre en place les mobilisations de haut niveau qui facilitent l’examen et l’éventuelle appropriation de ces propositions, et sensibiliserons sur l’urgence d’agir et les modes d’actions qui nous semblent prioritaires, ci-avant décrits.

Arctique, Amazonie, Congo…plaidoyers pour un environnement et des droits humains préservés

Identifier et agir sur les atteintes à l’environnement et aux droits humains dans les zones à forts enjeux est essentiel, tant pour contribuer à trouver localement les solutions qui s’imposent en réponse aux urgences, que pour identifier comment agir au mieux.

C’est pourquoi, Green Cross, partenaire du Prix Carmignac du Photojournalisme, s’appuie sur les travaux des lauréats du Prix, pour effectuer trois actions de plaidoyer international, complémentaires et coordonnées:

  • Arctique : nouvelle frontière: 3 constats sur la situation actuelle, et7 propositions pour sauver l’Arctique
  • Amazonie brésilienne: 3 constats sur la situation actuelle, et 5 propositions pour apaiser la région et préserver son futur
  • Congo: dévoilé au cours du premier trimestre 2021

Les reportages nous ayant inspirés ont été présentés en 2020 à la Villa Carmignac (Hyères 83), dans le cadre de l’exposition 10 ans de reportages.

D’autres expositions en France et en Grande-Bretagne seront annoncées très prochainement.

Les plaidoyers ont été référencés auprès des Nations-Unies, dans le cadre des engagements relatifs aux Objectifs de Développement Durable, sous les numéros d’enregistrement 36842 (Arctique) et 36876 (Amazonie).

Le rôle du rail dans le maillage et la performance logistique des territoires – 35 propositions de Green Cross pour aller de l’avant

C’est un sujet au coeur de l’actualité.

Après plus d’un mois de travail, et une première séance de débat d’experts qui a eu lieu le 17 juillet, nous publierons et mettrons une note, le rôle du rail dans le maillage et la performance logistique des territoires, avec 35 propositions d’avenir pour le fret ferroviaire, groupées en 5 sections:

  • l’évolution de la logistique en France n’est pas encore au rendez-vous de l’urgence climatique et écologique,
  • le ferroviaire apporte des pistes de réponses pertinentes,
  • besoin d’une forte dynamique de relance,
  • des initiatives concrètes à prendre sur les territoires, de manière concrète et ciblée,
  • c’est maintenant qu’il faut décider et investir pour demain.

Vous pouvez télécharger notre note ICI.

La note fait l’objet d’une mise en débat pendant 1 mois. Une version actualisée sera de nouveau publiée à l’issue du débat, fin août 2020.

Green Cross a déjà publié en mars et mai 2 notes de propositions sectorielles post covid-19 :

Green Cross signe un nouveau partenariat avec l’association « Notre Terre, La Mer »

Green Cross France et Territoires est honoré de vous faire part de son nouveau partenariat, avec l’association « Notre Terre, La Mer ».

L’association « Notre Terre, La Mer » a été fondée en 2020 à Sète à l’initiative de deux amis. Conscients et indignés par la dégradation de leur région, ils ont décidé d’agir. Les 3 points fondamentaux de Notre terre la Mer sont:

  • La dépollution des sites
  • La re végétalisation de la flore
  • La Sensibilisation par des actions pédagogiques auprès des établissements scolaires.

Nous avons l’ambition de mener ce projet sur le plan national et international.

Colloque « Evaluer la résilience territoriale : indicateurs et outils pour la gouvernance

Green Cross France et Territoires participe avec Nicolas Imbert au colloque international « Evaluer la résilience territoriale: indicateurs et outils pour la gouvernance ».
Les 15, 16 et 17 juillet, l’ Ecole des Ingénieurs de la Ville de Paris et l’ IEA de Paris, soutenue par la Ville de Paris organisent une conférence internationale en ligne (en français et en anglais).

C’est le moment de partager les théories, les méthodes et les expériences sur #AssessingResilience. Joignez-vous à trois sessions de présentations et de discussions entre disciplines, secteurs et pays.

L’inscription est gratuite mais obligatoire. Plus d’infos à https://lnkd.in/dyiay8u

Participation de Green Cross France et Territoires au webinaire « De l’utilité évidente de la DDHu pour répondre aux enjeux planétaires contemporains »

Lors de ce webinaire, organisé par l’Association des amis de la Déclaration Universelle des Droits de l’Humanité, de nombreux invités ont pris la parole. Nicolas Imbert, directeur de Green Cross a partagé son expérience entre autre aux côtés de l’ancienne ministre de l’Environnement Corinne Lepage, l’eurodéputé Damien Carême, le Haut fonctionnaire des Nations unies Ricardo Espinosa, le Conseiller spécial climat de la CGLU Afrique Mohamed Nbou.

Dans un contexte post-COVID 19, les participants ont rappelé que la DDHu se montre être un outil utile et indispensable pour répondre aux enjeux planétaires. En effet, la crise sanitaire mondiale a montré toute l’importance d’adopter une telle Déclaration. Les problèmes sont de moins en moins sectoriels mais de plus en plus globaux. Dans le contexte actuel et futur de notre monde, avec notamment l’augmentation des températures, le stress hydrique, l’insécurité alimentaire, la multiplication des risques de maladie comme le paludisme, la DDHu est importante à intégrer dans les politiques publiques et internationales. Elle permet de donner les clés de réponse aux multiples enjeux en se pensant comme une méthodologie plus que seulement des droits et des devoirs. La DDHu offre la possibilité de mettre en harmonie le patrimoine culturel et humain, elle représente un gage de prise en compte du patrimoine local dans une dynamique globale. Elle permet de porter un message fort et s’adapte aux enjeux globaux comme la mise en place des Objectifs de Développement Durable (ODD), la protection et la promotion des droits humains et la question des réfugiés et migrations.

C’est pourquoi cette déclaration doit se diffuser aux différentes échelles ; du local au global. La DDHu porte un message politique fort pourtant c’est davantage la société civile qui s’en empare.  Les Etats ont des difficultés à l’adopter mais la pression citoyenne constitue un poids important dans sa mise en œuvre à l’échelle étatique. En effet, les Comores représentent un bel exemple, les citoyens ont fait pression pour la prise en compte du climat comme une menace et ont permis un engagement national. La signature de la DDHu nécessite d’avoir un personnel politique ambitieux.

« Protéger l’environnement c’est protéger la population » Ricardo Espinosa.

« Ce texte représente l’équilibre et l’harmonie de la planète. » Damien Carême

« Il est nécessaire que nous nous partagions toutes les expériences qui font sens pour promouvoir la DDHu. » Nicolas Imbert

Green Cross et Jean-Michel Cousteau présents lors du Smart Climate Day, organisé par le Monaco Better World Forum à New-York le 22 septembre 2019

A l’occasion de la United Nations Climate Week organisée fin septembre 2019 à New York City pouClimate dayr débattre et trouver des solutions contre le changement climatique et les enjeux environnementaux qui en découlent, le Monaco Better World Forum organise le Smart Climate Day, qui se déroulera le dimanche 22 septembre. Sous le Haut Patronage de son Excellence le Prince Albert II, cet événement a pour ambition de rassembler des personnalités et spécialistes pour échanger sur l’urgence d’agir pour protéger l’état naturel de nos océans.

La journée commencera par une session de MasterMind à l’Institut Français Alliance Française, sur le thème « l’adaptation climatique dans les Caraïbes » qui réunira des personnalités reconnues et influentes du changement et de l’environnement, avec, entre autre, la présence du Président de Green Cross France et Territoires, Jean-Michel Cousteau, qui viendra présenter le programme « Ambassadeur du Littoral ».  Régit par les règles de Chatham House, ce MasterMind s’inscrit pleinement dans l’actualité environnementale et climatique des Caraïbes et permettra de définir des solutions et de mettre en exergue des initiatives positives. Il sera suivi d’une diffusion exceptionnelle du film « Wonders of the Sea 3D », réalisé par Jean-Michel Cousteau et Jean-François Mantello, raconté par Arnold Schwarzenegger. Les échanges et débats se poursuivront ensuite lors d’un dîner de gala, qui accueillera une cérémonie de remise de prix.

Le Smart Climate Day, inscrit au cœur de l’actualité internationale, est une occasion exceptionnelle d’alerter sur l’urgence climatique, et de mobiliser l’ensemble de la communauté internationale à agir en faveur de l’Agenda 2030 et des Objectifs de Développement Durable des Nations Unies. L’engagement du Monaco Better World Forum pour l’Océan sera en particulier concrétisé par deux dons effectués par l’Association, en appui des travaux de Ocean Futures Society et de Green Cross France et Territoires sur le littoral et l’océan.

Plus d’informations sur : https://www.monacobwf.com/events

Des nouvelles de Green Cross

Nous traversons une période inédite, et où plus que jamais la résilience est une clé pour agir essentielle à nos activités. Santé Humaine et Santé Environnementale sont non seulement interdépendantes, mais en situation d’urgence. Et nous sommes capables – via l’engagement de toutes et tous – de prendre les bonnes décisions

“L’Humanité est la seule espèce capable de faire le choix de ne pas disparaître”

Plus que jamais, Green Cross se mobilise au quotidien, les équipes et les administrateurs restent pleinement engagés. Certains de nos événements ont été décalés, d’autres ont été virtualisés, mais nous restons plus que jamais mobilisés et opérationnels autour des inspirations et des clés pour agir afin d’accélérer cette transformation écologique des territoires essentielle à la vie de l’humanité.

La période actuelle nous permet également de reprendre, progressivement, les événements physiques en complément des activités virtuelles, et nous espérons vous y rencontrer très prochainement.

Nous allons ainsi, dans les prochains jours et les prochaines semaines:

  • continuer et accélérer le travail entrepris non seulement pour rapprocher nos structures européennes, en particulier Green Cross Italia et Green Cross France & Territories, mais également redynamiser notre présence à Genève – le directeur Nicolas Imbert y sera de plus en plus régulièrement,
  • continuer la publication de nos notes de propositions sectorielles post covid-19 : après la reconstruction écologique des territoires, l’évolution du secteur aérien, déjà parus, nos prochains travaux seront sur Le rôle du rail dans le maillage et la performance logistique des territoires – Etat des lieux, enjeux et opportunités d’action post-covid. Parution attendue mi-juillet 2020. Si vous souhaitez être informé de la parution de cette note ou souhaitez partager des propositions et contenus avec nous, n’hésitez pas à nous revenir: contact@gcft.fr
  • contribuer au webminaire sur la Déclaration des Droits et Devoirs de l’Humanité, le 2 juillet à 17h, avec la participation de Nicolas Imbert. Renseignements et inscriptions sur https://register.gotowebinar.com/register/2186405667765198863
  • accompagner le lancement de la Charte du Voyageur élaboré par l’Office du Tourisme du Golfe du Morbihan https://www.golfedumorbihan.bzh/charte-du-voyageur/ avec la contribution de Green Cross,
  • effectuer le 9 juillet à 11h, en webminaire, notre Club des Mécènes et Partenaires (sur invitation uniquement, renseignements à contact@gcft.fr).

Green Cross est également heureux d’annoncer sa présence comme partenaire:

Nous avons par ailleurs repositionné à mars 2021 les rencontres professionnelles sur le thème « produits solaires, santé humaine et santé environnementale » initialement planifiées en mars 2020.

Nous sommes également heureux de vous annoncer que l’exploratrice et photojournaliste Ania Freindorf a reçu une mention « honorable » lors des Worldwide Photography Award 2020, patroné par Julia Margaret Cameron: https://www.thegalaawards.com/15th-jmca-pro-documentary-reportage-to-fine-art – féilicitations à elle et à ce superbe projet, que nous espérons très prochainement voir exposé en Europe.

Espérant vous rencontrer très prochainement, nous vous souhaitons une excellente journée.

L’équipe Green Cross

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Nos actions vous intéressent ? Soutenez-les !

En cette période troublée, les temps sont particulièrement durs pour le fonctionnement de notre association. Nous sommes bien entendus solidaires et appelons au respect des consignes des autorités, et en télétravail depuis le 9 mars. Tous nos événements prévus entre mars et juin 2020 sont reportés à une date ultérieure, nous vous tiendrons informés. Mais nous avons plus que jamais besoin de vous.

Nos actions vous intéressent et vous souhaitez vous engager ? Pensez à adhérer à l’association ou nous faire un don. Votre don et votre cotisation (déductibles à hauteur de 60%) sont nécessaires à notre fonctionnement.

Pour adhérer, renouveler votre adhésion, nous soutenir… : http://bit.ly/JeRejoinsGCFT

Bandeau article 10 proposals for more resilient people & territories

Noémie Barahona

Noémie est étudiante en Master 2 Relations Internationales – Sécurité/Défense à l’Université Catholique de Lille. Elle est passionnée de voyages, toutes les occasions sont bonnes pour prendre le sac à dos et découvrir de nouvelles destinations. Cette soif de découverte lui a également permis de prendre conscience des enjeux environnementaux et de questionner ses acquis. Un premier stage au sein de l’Organisation Internationale pour les migrations (OIM) au Niger lui a donné l’opportunité de traiter des enjeux environnementaux au Sahel, notamment autour des migrations « environnementales » lors de la mise en place de projets d’aide au développement. Ainsi que de confirmer sa volonté de travailler sur la question environnementale. Son parcours académique lui a permis de se spécialiser sur les enjeux géopolitiques de l’environnement comme sur les questions énergétiques, les mécanismes de la gouvernance climatique mondiale et la sécurité environnementale.

Fortement motivée à rejoindre nos rangs, elle travaillera à nos côtés pour promouvoir le développement durable à travers nos différents projets.