Green Cross signe un nouveau partenariat avec l’association « Notre Terre, La Mer »

Green Cross France et Territoires est honoré de vous faire part de son nouveau partenariat, avec l’association « Notre Terre, La Mer ».

L’association « Notre Terre, La Mer » a été fondée en 2020 à Sète à l’initiative de deux amis. Conscients et indignés par la dégradation de leur région, ils ont décidé d’agir. Les 3 points fondamentaux de Notre terre la Mer sont:

  • La dépollution des sites
  • La re végétalisation de la flore
  • La Sensibilisation par des actions pédagogiques auprès des établissements scolaires.

Nous avons l’ambition de mener ce projet sur le plan national et international.

Colloque « Evaluer la résilience territoriale : indicateurs et outils pour la gouvernance

Green Cross France et Territoires participe avec Nicolas Imbert au colloque international « Evaluer la résilience territoriale: indicateurs et outils pour la gouvernance ».
Les 15, 16 et 17 juillet, l’ Ecole des Ingénieurs de la Ville de Paris et l’ IEA de Paris, soutenue par la Ville de Paris organisent une conférence internationale en ligne (en français et en anglais).

C’est le moment de partager les théories, les méthodes et les expériences sur #AssessingResilience. Joignez-vous à trois sessions de présentations et de discussions entre disciplines, secteurs et pays.

L’inscription est gratuite mais obligatoire. Plus d’infos à https://lnkd.in/dyiay8u

Participation de Green Cross France et Territoires au webinaire « De l’utilité évidente de la DDHu pour répondre aux enjeux planétaires contemporains »

Lors de ce webinaire, organisé par l’Association des amis de la Déclaration Universelle des Droits de l’Humanité, de nombreux invités ont pris la parole. Nicolas Imbert, directeur de Green Cross a partagé son expérience entre autre aux côtés de l’ancienne ministre de l’Environnement Corinne Lepage, l’eurodéputé Damien Carême, le Haut fonctionnaire des Nations unies Ricardo Espinosa, le Conseiller spécial climat de la CGLU Afrique Mohamed Nbou.

Dans un contexte post-COVID 19, les participants ont rappelé que la DDHu se montre être un outil utile et indispensable pour répondre aux enjeux planétaires. En effet, la crise sanitaire mondiale a montré toute l’importance d’adopter une telle Déclaration. Les problèmes sont de moins en moins sectoriels mais de plus en plus globaux. Dans le contexte actuel et futur de notre monde, avec notamment l’augmentation des températures, le stress hydrique, l’insécurité alimentaire, la multiplication des risques de maladie comme le paludisme, la DDHu est importante à intégrer dans les politiques publiques et internationales. Elle permet de donner les clés de réponse aux multiples enjeux en se pensant comme une méthodologie plus que seulement des droits et des devoirs. La DDHu offre la possibilité de mettre en harmonie le patrimoine culturel et humain, elle représente un gage de prise en compte du patrimoine local dans une dynamique globale. Elle permet de porter un message fort et s’adapte aux enjeux globaux comme la mise en place des Objectifs de Développement Durable (ODD), la protection et la promotion des droits humains et la question des réfugiés et migrations.

C’est pourquoi cette déclaration doit se diffuser aux différentes échelles ; du local au global. La DDHu porte un message politique fort pourtant c’est davantage la société civile qui s’en empare.  Les Etats ont des difficultés à l’adopter mais la pression citoyenne constitue un poids important dans sa mise en œuvre à l’échelle étatique. En effet, les Comores représentent un bel exemple, les citoyens ont fait pression pour la prise en compte du climat comme une menace et ont permis un engagement national. La signature de la DDHu nécessite d’avoir un personnel politique ambitieux.

« Protéger l’environnement c’est protéger la population » Ricardo Espinosa.

« Ce texte représente l’équilibre et l’harmonie de la planète. » Damien Carême

« Il est nécessaire que nous nous partagions toutes les expériences qui font sens pour promouvoir la DDHu. » Nicolas Imbert

Green Cross et Jean-Michel Cousteau présents lors du Smart Climate Day, organisé par le Monaco Better World Forum à New-York le 22 septembre 2019

A l’occasion de la United Nations Climate Week organisée fin septembre 2019 à New York City pouClimate dayr débattre et trouver des solutions contre le changement climatique et les enjeux environnementaux qui en découlent, le Monaco Better World Forum organise le Smart Climate Day, qui se déroulera le dimanche 22 septembre. Sous le Haut Patronage de son Excellence le Prince Albert II, cet événement a pour ambition de rassembler des personnalités et spécialistes pour échanger sur l’urgence d’agir pour protéger l’état naturel de nos océans.

La journée commencera par une session de MasterMind à l’Institut Français Alliance Française, sur le thème « l’adaptation climatique dans les Caraïbes » qui réunira des personnalités reconnues et influentes du changement et de l’environnement, avec, entre autre, la présence du Président de Green Cross France et Territoires, Jean-Michel Cousteau, qui viendra présenter le programme « Ambassadeur du Littoral ».  Régit par les règles de Chatham House, ce MasterMind s’inscrit pleinement dans l’actualité environnementale et climatique des Caraïbes et permettra de définir des solutions et de mettre en exergue des initiatives positives. Il sera suivi d’une diffusion exceptionnelle du film « Wonders of the Sea 3D », réalisé par Jean-Michel Cousteau et Jean-François Mantello, raconté par Arnold Schwarzenegger. Les échanges et débats se poursuivront ensuite lors d’un dîner de gala, qui accueillera une cérémonie de remise de prix.

Le Smart Climate Day, inscrit au cœur de l’actualité internationale, est une occasion exceptionnelle d’alerter sur l’urgence climatique, et de mobiliser l’ensemble de la communauté internationale à agir en faveur de l’Agenda 2030 et des Objectifs de Développement Durable des Nations Unies. L’engagement du Monaco Better World Forum pour l’Océan sera en particulier concrétisé par deux dons effectués par l’Association, en appui des travaux de Ocean Futures Society et de Green Cross France et Territoires sur le littoral et l’océan.

Plus d’informations sur : https://www.monacobwf.com/events

Des nouvelles de Green Cross

Nous traversons une période inédite, et où plus que jamais la résilience est une clé pour agir essentielle à nos activités. Santé Humaine et Santé Environnementale sont non seulement interdépendantes, mais en situation d’urgence. Et nous sommes capables – via l’engagement de toutes et tous – de prendre les bonnes décisions

“L’Humanité est la seule espèce capable de faire le choix de ne pas disparaître”

Plus que jamais, Green Cross se mobilise au quotidien, les équipes et les administrateurs restent pleinement engagés. Certains de nos événements ont été décalés, d’autres ont été virtualisés, mais nous restons plus que jamais mobilisés et opérationnels autour des inspirations et des clés pour agir afin d’accélérer cette transformation écologique des territoires essentielle à la vie de l’humanité.

La période actuelle nous permet également de reprendre, progressivement, les événements physiques en complément des activités virtuelles, et nous espérons vous y rencontrer très prochainement.

Nous allons ainsi, dans les prochains jours et les prochaines semaines:

  • continuer et accélérer le travail entrepris non seulement pour rapprocher nos structures européennes, en particulier Green Cross Italia et Green Cross France & Territories, mais également redynamiser notre présence à Genève – le directeur Nicolas Imbert y sera de plus en plus régulièrement,
  • continuer la publication de nos notes de propositions sectorielles post covid-19 : après la reconstruction écologique des territoires, l’évolution du secteur aérien, déjà parus, nos prochains travaux seront sur Le rôle du rail dans le maillage et la performance logistique des territoires – Etat des lieux, enjeux et opportunités d’action post-covid. Parution attendue mi-juillet 2020. Si vous souhaitez être informé de la parution de cette note ou souhaitez partager des propositions et contenus avec nous, n’hésitez pas à nous revenir: contact@gcft.fr
  • contribuer au webminaire sur la Déclaration des Droits et Devoirs de l’Humanité, le 2 juillet à 17h, avec la participation de Nicolas Imbert. Renseignements et inscriptions sur https://register.gotowebinar.com/register/2186405667765198863
  • accompagner le lancement de la Charte du Voyageur élaboré par l’Office du Tourisme du Golfe du Morbihan https://www.golfedumorbihan.bzh/charte-du-voyageur/ avec la contribution de Green Cross,
  • effectuer le 9 juillet à 11h, en webminaire, notre Club des Mécènes et Partenaires (sur invitation uniquement, renseignements à contact@gcft.fr).

Green Cross est également heureux d’annoncer sa présence comme partenaire:

Nous avons par ailleurs repositionné à mars 2021 les rencontres professionnelles sur le thème « produits solaires, santé humaine et santé environnementale » initialement planifiées en mars 2020.

Nous sommes également heureux de vous annoncer que l’exploratrice et photojournaliste Ania Freindorf a reçu une mention « honorable » lors des Worldwide Photography Award 2020, patroné par Julia Margaret Cameron: https://www.thegalaawards.com/15th-jmca-pro-documentary-reportage-to-fine-art – féilicitations à elle et à ce superbe projet, que nous espérons très prochainement voir exposé en Europe.

Espérant vous rencontrer très prochainement, nous vous souhaitons une excellente journée.

L’équipe Green Cross

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Nos actions vous intéressent ? Soutenez-les !

En cette période troublée, les temps sont particulièrement durs pour le fonctionnement de notre association. Nous sommes bien entendus solidaires et appelons au respect des consignes des autorités, et en télétravail depuis le 9 mars. Tous nos événements prévus entre mars et juin 2020 sont reportés à une date ultérieure, nous vous tiendrons informés. Mais nous avons plus que jamais besoin de vous.

Nos actions vous intéressent et vous souhaitez vous engager ? Pensez à adhérer à l’association ou nous faire un don. Votre don et votre cotisation (déductibles à hauteur de 60%) sont nécessaires à notre fonctionnement.

Pour adhérer, renouveler votre adhésion, nous soutenir… : http://bit.ly/JeRejoinsGCFT

Bandeau article 10 proposals for more resilient people & territories

Noémie Barahona

Noémie est étudiante en Master 2 Relations Internationales – Sécurité/Défense à l’Université Catholique de Lille. Elle est passionnée de voyages, toutes les occasions sont bonnes pour prendre le sac à dos et découvrir de nouvelles destinations. Cette soif de découverte lui a également permis de prendre conscience des enjeux environnementaux et de questionner ses acquis. Un premier stage au sein de l’Organisation Internationale pour les migrations (OIM) au Niger lui a donné l’opportunité de traiter des enjeux environnementaux au Sahel, notamment autour des migrations « environnementales » lors de la mise en place de projets d’aide au développement. Ainsi que de confirmer sa volonté de travailler sur la question environnementale. Son parcours académique lui a permis de se spécialiser sur les enjeux géopolitiques de l’environnement comme sur les questions énergétiques, les mécanismes de la gouvernance climatique mondiale et la sécurité environnementale.

Fortement motivée à rejoindre nos rangs, elle travaillera à nos côtés pour promouvoir le développement durable à travers nos différents projets.

Obituary Naziha Mestaoui – Creator of the I Tree 1 Heart Art Installation that Launched the Paris Climate Summit

From Nick Nuttall, who was in 2015 UN-spokeperson for climate and CoP21

It was on the eve of the major United Nations climate change Summit in Paris where the extraordinary talent of Naziha Mestaoui, the Tunisian-Belgium artist who has died aged 45 years-old, was first glimpsed by millions of viewers around the globe.

(c) Ania Freindorf

As night fell over the French capital city on the evening of the 29th of November 2015, the iconic Eiffel Tower was transformed from brooding, somber metalwork into a bright green forest of virtual, trees bursting into verdant, rapturous, life every second.

On the banks of the Seine, TV crews and dignitaries  including UN Secretary-General Ban ki-Moon; actress Marion Cotillard and environmentalist Nicolas Hulot, applauded from the Mona Bismark American centre as messages of love, the urgency  of climate action and hope for humanity were woven into the pulsating art installation.

Few of those watching would have known that they were witnessing the award-winning work of one of the pioneers of real-time video and 3D mapping technology that made the 1 Tree 1 Heart lumiere not only possible, but ground-breaking in breadth, ingenuity and scale.

Her achievement was not just artistic or technological: Naziha had defied doubters, leap frogged the bureaucracy, wooed backers and now astonished Parisians and an international audience alike.

It proved to be a moment of brilliance, innovation and above all inspiration in a city readying itself to host next morning 130 heads of state and close to 50,000 delegates for one of the most important UN Summits in history.

Naziha could not have known when she planned 1 Tree 1 Heart some two years earlier, what it might also mean for the people of Paris.

Yet each growing tree, beamed onto the tower with the beat of a real person’s heart, proved an uplifting antidote to a city still raw and mourning as a result of terrorist attacks just 16 days before.

Naziha Mestaoui, who died on 29 April 2020 from a rare condition, was born in 1975 in Brussels, Belgium.

She was a polymath weaving a unique artistic style that combined architecture, the impact of advanced technologies; environmentalism and increasingly a fascination for the way indigenous peoples in places like the Amazon relate to nature as equals.

Some of her early love for the natural world is credited to the shared interest in curative plants by her father Azedine, who came from a family of prosperous traders from Djerba, Tunisia and her Belgium mother Francine.

Home was also often full of injured animals which Naziha and her two sisters would care for.

In an interview in De Tijd in 2017, she recalled: “As a child I already loved nature. Whenever we found a wounded bird in the park, we took it home with us to take care of it. Sometimes we had as many as 30 animals in the house, from squirrels to parakeets or magpies. We put birds under infrared lights and ground-up grains to feed them more easily”.

Naziha indeed expressed her view later in life that  care for nature was woven into her very being. She once told a journalist at Le Figaro: « I am descended from a well-known saint in Djerba, whose name, Mestaoui, means « guardian of the land »–the one who takes care of nature. It’s in my DNA. »

By the age of 18 Naziha, who was fluent in three languages, had decided to attend architecture school. She took with her a fascination for quantum physics which, as a way of explaining the visible but also the invisible forces at work in the world, would also shape her view of humanity and its place in nature.

It would eventually also lead her to meet, intellectually connect and be inspired by the cultures of indigenous peoples, including those in the Amazon, where she later formed a life-long bond with communities such as the Huni Kuin who straddle Brazil and Peru.

She studied at the Graz Institute of Technology in Austria and La Cambre—a Brussels-based institute famous not just for architecture but for its school of visual arts—between 1996 and 1999.

During this period Naziha also co-founded LAB(au), a collective exploring the impacts of advanced technologies on art, before moving to Paris, to collaborate with the artist and author Yacine Ait Kaci.

Under the name Electronic Shadows, the duo evolved and push the frontiers of their unique style of light, sound and digitalization. It attracted the attention and commissions from the Museum of Modern Art, New York and the Centres George Pompidou to Tokyo’s Metropolitan Museum of Photography and the FRAC Centre in Orleans.

After 2011, Naziha embarked on a solo career, founding the initiative Act with Art, with a stronger focus on environment and spiritual values. Her first visit to meet the Huni Kuin came in 2012 on a trip to Brazil.

It was life-changing event, accelerating not only a determination to act on environmental damage but crystalizing the concept of ‘fygital’—the idea that a digital art installation can inspire transformational acts in the real world

Naziha described the moment when she had the idea for 1 Heart 1 Tree. She had been taking part in a traditional ceremony involving a special, locally brewed beer.

 “A drummer was playing a rhythm all the time. And after a while you notice that everyone’s heartbeat is synchronized to it. You live on the same frequency and that connects everyone,” recalled Naziha.

That moment in the forest, hundreds of kilometres from the nearest city, led to the Tunisian-Belgium artist designing a digital App. This allowed a person to select from the screen a tree, using their finger, and the App to sense his or her heartbeat from the person’s pulse.

In Paris, on the eve of the landmark COP21 UN Climate Summit, this was the special effect that in part created the unique spectacle witnessed by the dignitaries on the Seine and TV viewers world-wide.

CC BY-SA 2.0 – Yann Caradec

In the real world, the trees chosen and paid for by participants led to the planting of 100,000 trees in sites ranging from Brazil and Peru to Kenya and India that have not only helped fight climate change but improve the lives of local people.

After Paris 2015, Naziha returned every year to spend a few months with indigenous peoples in Brazil and embarked on new projects including an orange tree program in Senegal with the charity Océanium.

Before her death she was in early discussions with partners in Miami, Florida and the UN Environment on a project called 1 Heart 1 Ocean.

A marine equivalent of the climate installation that electrified the world in 2015, the new project would have had corals and seagrasses beamed onto iconic buildings to allow people to support ocean restoration in the real world.

Naziha Mestaoui, environmentalist, pioneer of 3D digital art installations and architect, is survived by her parents Azedine and Francine and her 2 sisters

Hommage à Naziha Mestaoui, artiste avant-gardiste et engagée

Ecrit par Nick Nuttall, qui en 2015 était le porte-parole des Nations-Unies en charge du Climat et de la CoP 21.

En mémoire à Naziha Mestaoui, créatrice de l’installation d’art « 1 Heart 1 Tree » lancée à l’occasion du Sommet de Paris sur le climat en 2015, Nick Nuttall, porte-parole de l’ONU à la COP 21, nous a fait parvenir cet hommage. Cette initiative, originale, participative, poétique et engagée, avait été soutenue par UNRIC. Naziha Mestaoui est décédée le 29 avril dernier.

(c) Ania Freindorf

« C’était à la veille de la COP 21, la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique à Paris, où l’extraordinaire talent de Naziha Mestaoui, artiste tuniso-belge décédée à l’âge de 45 ans, avait été admiré pour la première fois par des millions de personnes à travers le monde.

Alors que la nuit tombait sur la capitale française dans la soirée du 29 novembre 2015, l’emblématique Tour Eiffel avait été transformée, passant d’une structure métallique grise et inerte en une forêt verte virtuelle éclatante de lumière, les arbres luxuriants étincelant chaque seconde divinement.

Sur les rives de la Seine, des équipes de télévision et des personnalités, dont le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, l’actrice Marion Cotillard et l’écologiste Nicolas Hulot, avaient applaudi depuis le centre américain Mona Bismark alors que des messages d’amour, d’urgence climatique et d’espoir pour l’humanité, étaient incorporés dans cette émouvante installation artistique.

Peu de ceux qui l’admiraient alors savaient qu’ils assistaient au travail primé de l’une des pionnières de la technologie de cartographie vidéo en 3D en temps réel, qui avait rendu la lumière de 1 Heart 1 Tree non seulement possible, mais révolutionnaire par sa portée, son ingéniosité et son échelle.

La réalisation de cette œuvre n’était pas seulement artistique ou technologique : Naziha avait défié les sceptiques, outrepassé les velléités bureaucratiques, touché les bailleurs de fonds, émerveillé les Parisiens et un public international.

Ce fut un moment d’éblouissement, d’innovation et surtout d’inspiration dans une ville qui se préparait à accueillir dès le lendemain matin 130 chefs d’Etat et près de 50 000 délégués pour l’un des plus importants sommets des Nations Unies de l’histoire (la COP21).

Naziha ne pouvait pas savoir, quand elle avait planifié 1 Heart 1 Tree quelque deux ans plus tôt, ce que cela pourrait signifier aussi pour les Parisiens.

En effet, chaque arbre grandissant, projeté sur la tour Eiffel au rythme du battement de cœur d’une vraie personne, s’était révélé un antidote édifiant pour une ville encore à vif et en deuil à la suite des attentats terroristes survenus à peine 16 jours auparavant. 

Naziha Mestaoui, décédée le 29 avril 2020 d’une maladie rare, était née en 1975 à Bruxelles, en Belgique.

Dotée de talents très complémentaires, elle avait tissé un style artistique unique qui combinait l’architecture, les technologies de pointe, l’environnement et une fascination croissante pour la façon dont les peuples autochtones dans des endroits comme l’Amazonie vivaient leur rapport à la nature, sur un pied d’égalité ».

Une partie de son amour précoce pour le monde naturel était due à sa passion pour les plantes médicinales, intérêt partagé avec son père Azedine, issu d’une famille de commerçants prospères de Djerba, en Tunisie, et sa mère belge, Francine.

Sa maison était également souvent remplie d’animaux blessés dont Naziha et ses deux sœurs s’occupaient.

Dans une interview à De Tijd en 2017, elle avait d’ailleurs rappelé : « Enfant, j’aimais déjà la nature. Chaque fois que nous trouvions un oiseau blessé dans le parc, nous le ramenions chez nous pour en prendre soin. Parfois, nous avions jusqu’à 30 animaux dans la maison, des écureuils aux perruches en passant par les pies. Nous placions les oiseaux sous des lumières infrarouges et des grains broyés pour les nourrir plus facilement ».

Naziha avait également rappelé à quel point le souci de la nature était blotti au plus profond d’elle-même. Ainsi, elle avait dit un jour à un journaliste du Figaro : « Je descends d’un saint bien connu à Djerba, dont le nom, Mestaoui, signifie « gardien de la terre »- celui qui prend soin de la nature. C’est dans mon ADN.»

À l’âge de 18 ans, Naziha, qui parlait couramment trois langues, décida d’entrer à l’école d’architecture. Elle était fascinée par la physique quantique qui, expliquant les forces visibles mais aussi invisibles à l’œuvre dans le monde, avait contribué à façonner sa vision de l’humanité et sa place dans la nature.

Ceci la conduisit également à rencontrer, à se connecter intellectuellement et à s’inspirer des cultures des peuples autochtones, dont ceux d’Amazonie, où elle noua par la suite des liens durables avec des communautés telles que celle des Huni Kuin qui vivent à la frontière entre le Brésil et le Pérou.

Elle étudia ensuite à l’Institut de technologie de Graz en Autriche et à La Cambre – un institut basé à Bruxelles, célèbre non seulement pour l’architecture mais pour son école d’arts graphiques – entre 1996 et 1999.

Pendant cette période, Naziha co-fonda également LAB(au), un collectif explorant les impacts des technologies de pointe sur l’art, avant de s’installer à Paris, pour collaborer avec l’artiste et auteur Yacine Ait Kaci.

Sous le nom d’Electronic Shadows, le duo évolua et repoussa les frontières de son style unique de lumière, de son et de numérisation. Il attira l’attention et les commandes du Musée d’art moderne de New York et du Centre George Pompidou, du Metropolitan Museum of Photography de Tokyo et du FRAC (Fonds Régional d’Art Contemporain) d’Orléans.

Puis engagée dans une carrière en solo dès 2011, Naziha lança l’initiative Act with Art, en mettant davantage l’accent sur l’environnement et les valeurs spirituelles. Sa première rencontre avec les Huni Kuin date de 2012, lors d’un voyage au Brésil.

Cet événement allait changer sa vie, accélérant non seulement sa détermination à agir sur les dommages environnementaux, mais concrétisant également le concept de « fygital » – l’idée qu’une installation d’art numérique peut inspirer un acte transformationnel dans le monde réel.

Naziha décrivit le moment où elle eut l’idée de 1 Heart 1 Tree. Elle avait participé à une cérémonie traditionnelle impliquant une bière spéciale brassée localement :

« Un batteur jouait un rythme en permanence. Et au bout d’un moment, on s’aperçoit que les battements de cœur de chacun sont synchronisés avec ce rythme. Vous vivez sur la même fréquence et cela relie tout le monde », se remémorait ainsi Naziha.

Ce moment dans la forêt, à des centaines de kilomètres de la ville la plus proche, conduisit l’artiste tuniso-belge à concevoir une application numérique. Celle-ci permettrait à une personne de sélectionner un arbre sur un écran, à l’aide de son doigt, et l’application de détecter alors le battement de son cœur, à partir de son pouls.

A Paris, à la veille de la COP21, sommet historique sur le climat, c’est cet événement artistique qui a en partie créé un spectacle unique, dont ont été témoins les nombreuses personnalités, au bord de la Seine, et les téléspectateurs du monde entier.

Dans le monde réel, les arbres choisis et payés par les participants ont conduit à la plantation de 100 000 arbres, sur des sites allant du Brésil au Pérou en passant par le Kenya et l’Inde. Ces arbres ont non seulement contribué à lutter contre le changement climatique mais aussi à améliorer la vie des populations locales.

Après Paris 2015, Naziha est revenue chaque année passer quelques mois avec les peuples autochtones du Brésil et s’est investie dans de nouveaux projets, dont un programme d’orangers au Sénégal avec l’association caritative Oceanium.

Avant sa mort, elle était en discussion avec des partenaires à Miami, en Floride, et avec le Programme des Nations Unies pour l’environnement autour d’un projet baptisé 1 Heart 1 Ocean.

Equivalent marin de l’installation climatique qui avait ému le monde en 2015, dans la lignée de 1 Heart 1 Tree, le nouveau projet aurait projeté des coraux et des herbiers marins sur des bâtiments emblématiques afin de permettre aux citoyens de soutenir la protection des océans dans le monde réel.

CC BY-SA 2.0 – Yann Caradec

Naziha Mestaoui, artiste, environnementaliste, pionnière des installations d’art numérique 3D et architecte, laisse dans le deuil ses parents Azedine et Francine et ses 2 sœurs.

April 22nd, 2020 – 50th anniversary of the Earth Day – for a peaceful planet & an unburden future

On the occasion of the 50th Earth Day, Green Cross presents, in partnership with EarthX, various testimonies and recommendations from committed personalities, who each in their own way wished to celebrate this day, for a peaceful planet and a unburden humanity.

Their video testimonials are presented here, and also available on https://vimeo.com/channels/earthday2020

Bertrand Badré

Emmanuel Dupuy

Fabienne Durand

Ania Freindorf

Cyrielle Hariel

Nicolas Imbert

Green Cross Italy, from their Senegal project

Corinne Lepage

Bertrand Piccard

We wish you a nice Earth Day, to take care of the planet, and take care of yourself.

« Humanity is the only species capable of making the choice not to disappear »
Jean-Michel Cousteau

22 avril 2020 – 50ème Journée de la Terre – témoignages pour une planète sereine et une humanité préservée

A l’occasion de la 50ème Journée de la Terre, Green Cross, en partenariat avec EarthX, présente différents témoignages et recommandations de personnalités, engagées, qui chacune à leur manière ont souhaité célébrer cette journée, pour une planète sereine et une humanité préservée.

Retrouvez ici leurs témoignages, également disponibles sur https://vimeo.com/channels/journeeterre/

Bertrand Badré

Emmanuel Dupuy

Fabienne Durand

Ania Freindorf

Cyrielle Hariel

Nicolas Imbert

Green Cross Italie, depuis le Sénégal

Corinne Lepage

Bertrand Piccard

Nous vous souhaitons une belle journée de la Terre, et surtout prenez soin de la planète, et prenez soin de vous.

« L’Humanité est la seule espèce capable de faire le choix de ne pas disparaître »
Jean-Michel Cousteau