Le partenariat Ecoplage – Green Cross renouvelé pour la protection du littoral

ECOPLAGE est une société française spécialisée dans le drainage des plages de sable. Depuis 1996, ECOPLAGE étudie et conçoit des projets sur les 5 continents et met à disposition son expertise pour répondre aux problématiques liées à la gestion et à la valorisation des plages, dans une démarche écologique et de protection du littoral.

Ecoplage dispose de 2 procédés brevetés :

  • Ecoplage® : Système de drainage sous la plage parallèle au trait de côte qui permet d’assécher l’estran et de freiner l’érosion.

Le drain crée par son action une zone asséchée qui favorise l’infiltration des vagues et donc le dépôt des sédiments en suspension. En même temps, une partie de l’énergie des vagues est absorbée et l’effet érosif atténué.

  • Enerplage® : Système qui utilise le drainage de plage pour obtenir de l’eau de mer hautement filtrée. Cette eau peut être utilisée pour alimenter des bassins (piscines, aquariums, conchyliculture…), pour réoxygéner des lagunes, ports…, mais cette eau peut également répondre à des problématiques liées à l’urbanisation grandissante du littoral. En effet, l’eau de mer drainée peut être utilisée par des unités de dessalement pour produire de l’eau douce, mais également par des pompes à chaleur pour chauffer et/ou refroidir des infrastructures. Il s’agit pour cette dernière utilisation d’utiliser l’énergie calorifique de la mer, c’est le principe de la thalassothermie.

Ecologique, silencieux et invisible, Ecoplage® n’a aucun impact négatif sur l’environnement. Il n’induit jamais une érosion sur le littoral voisin, et n’a aucun impact négatif sur la faune et la flore. Il s’agit donc d’une méthode « douce » s’inscrivant totalement dans une politique de Développement Durable.

SMILO et Green Cross: un nouveau partenariat pour la durabilité et la résilience des îles

Green Cross est honorée de vous faire part de son nouveau partenariat avec l’association SMILO. Ce sont de belles opportunités en perspective pour de nouveaux projets communs en faveur d’une gestion durable des territoires insulaires.

SMILO (Small Islands Organisation) est une ONG qui accompagne les petites îles de moins de 150 km² vers une gestion durable de leur territoire. Autour d’une gouvernance partagée, l’approche SMILO vise à initier et valoriser des démarches intégrées de préservation et de gestion durable des ressources naturelles autour des thématiques eau & assainissement, déchets, énergie, biodiversité, paysages et patrimoines.  Les pratiques durables des îles sont reconnues par l’obtention du label « Ile Durable ». Actuellement, 18 îles sont engagées dans ce processus de labellisation. Dans ce cadre, SMILO gère le Fonds pour les îles, qui finance des opérations concrètes sur les îles pour contribuer à la préservation de leur environnement. SMILO anime également un réseau international d’îles et partenaires insulaires situés en Europe, Méditerranée, Afrique, Océan Indien et Asie du Sud-Est pour renforcer la solidarité entre les îles, favoriser l’échange d’expériences et promouvoir des bonnes pratiques. http://www.smilo-program.org/fr/

Green Cross change d’adresse… et reste toujours aussi active!

Bonjour,

Après plus de 5 ans passées au 33 rue Chaptal à Levallois, Green Cross déménage pour revenir sur Paris.
Dès ce lundi, notre adresse de correspondance devient la suivante:

Green Cross France et Territoires
chez FIP
37 avenue Franklin D. Roosevelt
75 008 Paris

Toutes nos autres coordonnées restent inchangées (téléphones, email….). Avec une émotion particulière pour Sollis notre colocataire pendant 5 ans.

A noter que nous appliquons toujours le télétravail comme mode de fonctionnement par défaut, et que nous ne recevons personne sans rendez-vous préalable.

Vos prochains rendez-vous avec Green Cross

  • Le 1er octobre, nous participons à Normandie pour la Paix, avec une intervention de Nicolas Imbert sur la Géopolitique de l’eau. C’est à Caen, mais également en ligne,
  • Les Voiles de l’Energie et de l’Environnement ont égalé les rencontres annuelles à Marseille aux 22 et 23 mai 2021 (sous réserves), mais organisent un débat en ligne « Voile et Objectifs de Développement Durable – Formulation de principes directeurs, concrétisations et promotion de filières », le 9 octobre de 17h à 19h&(, avec la participation de Green Cross. Contact: voilesv2e@gmail.com
  • Rencontres E5T de la Rochelle, les 21 et 22 octobre 2020: https://www.e5t.fr/
  • Décembre 2020 – date à déterminer: Assemblée Générale annuelle de Green Cross France et Territoires (physique ou virtuelle selon les circonstances)
  • Assises Européennes de la Transition Energétique, du 12 au 14 janvier 2021 à Dunkerque: https://www.assises-energie.net/
  • Le Congrès Mondial de l’UICN, prévu à Marseille du 7 au 15 janvier, est reporté à une date ultérieure et selon des modalités à déterminer.

Exposition Glaciers Nus – Après le Tour de France, présence durant toute la saison d’hiver à Courchevel

Le 16 septembre, l’exposition européenne Glaciers Nus /Naked Glaciers réalisée par l’artiste-photographe Ania Freindorf et en partenariat avec l’ONG Green Cross et la Chambre des Energies Renouvelables et de l’Ecologie de Monaco, accueillait les équipes du Tour de France lors de l’étape du Col de la Loze.

Au cœur des Alpes, c’était l’occasion d’intégrer à cet évènement très populaire, les enjeux et conséquence du réchauffement climatique sur ces paysage et d’aborder le sujet de l’urgence climatique et environnementale et de l’importance de sauvegarder rapidement et efficacement les milieux les plus vulnérables, mais également de la sortie du plastique jetable à usage unique et de la nécessité d’une évolution de nos comportements afin d’assurer à tous un avenir serein.

Installée à l’Hôtel Mercure de Courchevel (Jardin Alpin), l’exposition restera ouverte et visible pour toute la saison d’hiver. 

Premiers visuels (c) Ania Freindorf: http://bit.ly/GlaciersNusTDF

Nous avons BESOIN de VOUS 

Pilotée par Margot Coesnon, chargée de mission Green Cross France et Territoires, la campagne de renouvellement d’adhésion a commencé. N’hésitez pas à réserver à Margot votre meilleur accueil.

Et, si vous souhaitez adhérer ou renouveler spontanément votre adhésion individuelle, c’est ici: http://www.desclespouragir.fr/adherer/

Nous vous souhaitons une excellente fin de semaine,
Bien à vous,
L’équipe Green Cross France et Territoires

Tous ensemble avec GCFT

L’exposition « Glaciers Nus », présente sur le parcours du Tour de France, reste ouverte cet hiver à Courchevel

L’urgence climatique et écologique incite à mobiliser chacune et chacun d’entre nous, dans tous les champs d’activité de la société. Pour ceci, l’émotion et l’art sont des vecteurs essentiels dans la prise de conscience. Les événements sportifs majeurs également.

C’est pourquoi Green Cross dévoile en avant-première, à Courchevel, lors du passage du Tour de France, l’exposition Naked Glaciers / Glaciers Nusréalisée par l’artiste et photojournaliste Ania Freindorf.

Cette exposition a été rendue possible grâce au soutien de la Chambre des Energies Renouvelables et de l’Environnement de Monaco. Green Cross accompagne depuis son l’initiation l’expédition Glaciers Nus d’Ania Freindorf, dont la première étape est présentée ici, et qui rendra compte de l’évolution des glaciers sur les 7 continents. Cette installation à l’Hotel Mercure de Courchevel est la première exposition européenne de l’expédition, et sera visible durant toute la saison d’hiver 2020 -2021.

L’exposition restera ouverte et visible pour toute la période de décembre à avril. La date du vernissage, prévue courant décembre, sera communiquée au plus tôt.
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Illustrations (copyright Ania Freindorf)

Développement du fret ferroviaire, transformation du transport aérien, résilience du territoire: les contributions de Green Cross

Après plus d’un mois de travail, et une première séance de débat d’experts qui a eu lieu le 17 juillet, nous publierons et mettrons une note, le rôle du rail dans le maillage et la performance logistique des territoires, avec 35 propositions d’avenir pour le fret ferroviaire, groupées en 5 sections:

  • l’évolution de la logistique en France n’est pas encore au rendez-vous de l’urgence climatique et écologique,
  • le ferroviaire apporte des pistes de réponses pertinentes,
  • besoin d’une forte dynamique de relance,
  • des initiatives concrètes à prendre sur les territoires, de manière concrète et ciblée,
  • c’est maintenant qu’il faut décider et investir pour demain.

Vous pouvez télécharger notre note ICI.

La note fait actuellement l’objet d’une mise en débat pendant 1 mois. Une version actualisée sera de nouveau publiée à l’issue du débat, au plus tard le 15 septembre 2020, et nous prévoyons de lancer sur la même période différents débats en région.

Green Cross a déjà publié en mars et mai 2 notes de propositions sectorielles post covid-19 :

Face aux catastrophes environnementales, nous devons anticiper le risque plutôt que de le subir

Message de Jean-Michel Cousteau et Nicolas Imbert
 
La catastrophe humaine et écologique survenue à Beyrouth le 4 août nous interpelle tous. Cette tragédie meurtrière et dévastatrice est survenue parce que du nitrate d’ammonium en grande quantité, était stockée proche du port, en pleine zone urbaine.
 
Le 25 juillet dernier, le vraquier MV Wakashio, qui a heurté un récif au sud-est de l’île Maurice, a provoqué une marée noire et des dégâts irrémédiables par l’importance du fuel qui s’est déjà échappé des coques, soit 800 tonnes. Il semblerait que les 2 000 tonnes restantes soient désormais récupérées et ce danger écarté, mais il reste désormais le problème de l’épave et de son déséchouage.
 
L’explosion d’AZF à Toulouse, le naufrage du Kea Trader sur les récifs Dunant au large de la Nouvelle-Calédonie, la catastrophe de DeepWater Horizon dans le Golfe du Mexique sont autant d’autres catastrophes industrielles récentes qui montrent que nous n’avons encore que trop peu mis en place les dispositifs légaux, assurantiels et financiers pour d’une part prévenir le risque, d’autre part avoir préparé des dispositifs de réponse rapide permettant une action ciblée et efficace dès la survenue de l’accident, où qu’il advienne.
 
Jean-Michel Cousteau, président de Green Cross France et Territoires, rappelle que « l’espère humaine est la seule espèce qui a le privilège de choisir de ne pas disparaître ».
 
Nous devons mettre en place, concrètement et dès que possible, un mécanisme légal, assuranciel et financier international pour prévenir la reproduction de telles catastrophes, qui à la fois valorise les entrepreneurs précautionneux et décourage les comportements irresponsables tant envers l’environnement que les populations.
 
Nous devons également être en mesure de mettre en place, former et structurer des brigades de secours environnementales au plus proche des populations, capables d’anticiper les risques et d’intervenir très rapidement après d’éventuelles catastrophes.
C’est pourquoi Green Cross propose, dans ce contexte de relance internationale post-covid19 qui permet de déployer rapidement, de rendre plus opérationnels les principes de prévention, précaution et pollueur-payeur sur toutes les activités générant un risque de catastrophe industrielle majeure, comme suit :   

  • Co-construction de manière transparente et démocratique sur chaque territoire d’un plan de prévention des risques environnementaux, impliquant à travers un processus démocratiquement transparents et les autorités, et les professionnels du risque, et les entreprises, et les citoyens, et permettant à chacun de savoir comment agir pour prévenir le risque et le réduire, mais aussi juste après une catastrophe,
  • Obligation pour les entreprises d’être correctement assurées pour l’ensemble des impacts de leurs activités et le risque de catastrophe industrielle,  et ce auprès d’assureurs ou de réassureurs non liés ni aux concepteurs, exploitants ou sous-traitants, ni aux Etats,
  • Obligation pour chaque entreprise de mettre à disposition 1% de ses revenus sur le territoire à un fond 1% risque industriel, géré par le territoire – à l’échelle nationale ou subnationale – pour financer les conséquences d’éventuelles catastrophes, mais aussi la prévention des risques, l’indemnisation des victimes et la fin de vie. La consignation de ce fonds pouvant diminuer très rapidement dans le temps si l’exploitant démontre de manière contradictoire et prouvée sa performance environnementale.

 
Nicolas Imbert, directeur de Green Cross France et Territoires, précise « cette période de reconstruction post-covid19 est critique, et c’est le moment idéal pour faire les bons changements structurels qui sont de vrais choix de société. En responsabilisant les entreprises par ce fond 1% risque industriel, en co-construisant les plans de prévention avec le public, de manière très transparente, en s’assurant que chacun est assuré à hauteur du risque qu’il génère, on s’autorise  à la fois à prévenir l’accident industriel et à en limiter l’impact et les dégâts. C’est aussi un signal très fort pour l’économie, qui récompensera les entreprises et les choix de consommation vertueux pour la planète, et pénalisera celles et ceux qui ne prennent pas des précautions à hauteur du risque généré. C’est pourquoi il nous faut agir maintenant, en commençant par les secteurs d’activités et les états déjà prêts. L’initiative se propagera ensuite très rapidement par effet d’entrainement.

Amazonie brésilienne: 3 constats sur la situation actuelle, et 5 propositions pour apaiser la région et préserver son futur

« L’Arctique brûle,

L’Amazonie brûle,

La mer brûle…

Et tant que nous n’aurons pas éteint ces incendies, nous ne pourrons pas être en paix. »

Ces paroles, prononcées le 22 septembre 2019 à New-York en préparation de l’Assemblée générale des Nations unies, lors d’un échange entre Jean-Michel Cousteau et le chef Raoni Metuktire, résonnent tout particulièrement à nos oreilles. L’urgence d’agir est pressante, il nous appartient de lancer très rapidement des actions à échelle humaine et d’une portée adaptée à la crise actuelle.

La mise en perspective apportée par l’exposition « Amazônia » du Prix Carmignac du Photojournalisme met en avant les enjeux et la vie quotidienne dans cette zone de tous les enjeux, et nous a inspiré.

Nous avons effectué de cette exposition une lecture en 3 constats, qui sont autant de raisons d’agir pour une planète préservée et un futur plus serein :

  1. Encouragés par les leaders politiques locaux, bénis par les églises, les « pionniers » incendient la forêt primaire pour s’emparer de la terre et y développer monoculture industrielle et élevage extensif,
  2. Les populations amérindiennes sont en danger, comme les écosystèmes auxquels elles s’identifient
  3. Les incendies en Amazonie ont une portée universelle et questionnent notre mode de développement.

Les enjeux sanitaires liées au Covid19 ont encore aggravé la situation.

C’est pourquoi Green Cross, répondant à sa raison d’être environnementale et humaniste, effectue en réponse aux enjeux mis en avant par le prix avec 5 propositions concrètes, qui sont autant de clés pour agir, qui peuvent concrètement être activées dès maintenant.

Les 3 constats mis en perspective par l’exposition « Amazônia » du Prix Carmignac

  1. Encouragés par les leaders politiques locaux, bénis par les églises, les « pionniers » incendient la forêt primaire pour s’emparer de la terre et y développer monoculture industrielle et élevage extensif

Les incendies de l’Amazonie émeuvent la communauté internationale par leur violence et leur ampleur. Pourtant, ils sont vécus localement comme une promesse, l’accès de la classe moyenne à la propriété terrienne, à un petit pavillon sur les terres « gagnées » sur la forêt et à un 4×4 acheté à crédit. Cela passe par la conquête par le feu, doublée d’une violence directe contre ceux qui s’y opposent, avec pour horizon la culture industrielle du soja, l’élevage bovin massif, la construction de routes dévoreuses d’espace et l’installation d’habitats dispersés faits de tôles, de climatiseurs et d’équipements énergivores, sans la moindre considération pour les principes de l’urbanisation. Les autorités locales, mais aussi les banques, accompagnent cette colonisation par des formalités administratives réduites, un accès facilité au crédit et une communication positive. Le tout avec la bénédiction des églises, en particulier des évangélistes américains, qui influent sur le jeu politique et encouragent l’accaparement des terres, y compris par la force.

  1. Les populations amérindiennes sont en danger, comme les écosystèmes auxquels elles s’identifient

Ces terres sont habitées par des communautés traditionnelles indiennes, structurées par un lien très étroit avec la nature. Affaiblis par des attaques répétées et les pollutions de leurs écosystèmes, niés dans leurs droits humains et civiques et leur rapport intime à la terre, les Indiens d’Amazonie luttent pour leur survie, qui va de pair avec la préservation de la forêt, de l’eau et la lutte contre les pollutions. C’est le cœur même de leur vitalité, de leur civilisation, qui est assailli sur plusieurs fronts. Leur détermination est grande, leur mode d’action pacifique, mais ils sont très minoritaires et leur voix est bien faible.

Face à l’emprise de l’agriculture sur la forêt, soutenue politiquement et économiquement car génératrice de revenus rapides dans une économie à la dérive, les arguments de la raison ne portent guère. Cinq cents ans après les plaidoyers de Bartolomé de la Casas, l’Histoire se répète sous ses formes les plus tragiques.

  1. Les incendies en Amazonie ont une portée universelle et questionnent notre mode de développement

Autant la préservation de l’Amazonie n’est aujourd’hui soutenue par aucun modèle économique, autant la déforestation s’inscrit dans des schémas robustes. Il s’agit de produire pour les marchés internationaux du soja dopé aux fertilisants et aux pesticides qui servira aux alimentations animales et humaines, de développer l’élevage bovin pour le marché intérieur et extérieur et d’exporter bois et métaux précieux. Ces produits dont les prix sont régulés à l’échelle internationale ne servent que très peu au développement local. Les besoins associés d’infrastructures et de capitaux attirent l’investissement public et privé, considéré comme outil de régulation et de développement dans une économie très instable.

Pourtant, les marchés du soja, de la viande, du bois ou des ressources minières sont extrêmement volatiles. Aujourd’hui concentrés sur l’Amazonie, ils pourraient se tourner vers d’autres régions du monde. Mais les atteintes à l’environnement, les pollutions multiples de l’eau et des sols, les pertes de biodiversité et la négation des droits humains des Amérindiens ne disparaîtront pas avec eux…

Dans leur grande majorité, les profiteurs de cette déforestation n’habitent pas l’Amazônia, ni même le Brésil : ils sont américains, européens, asiatiques. C’est donc par notre exigence de labels éthiques, par une évolution de notre consommation vers des produits sains, locaux et saisonniers, par une alimentation plus diversifiée et moins carnée que nous pourrons endiguer cet incendie de l’Amazonie.

Il nous appartient également de changer l’imaginaire de nos modes de vie : l’accès à la propriété d’une maison individuelle mal isolée dans une banlieue sans centre, d’un gros véhicule acheté à crédit pour rallier l’hypermarché le plus proche ne sont plus – à supposer qu’ils l’aient jamais été – un modèle de développement humain souhaitable et souhaité par nos sociétés occidentalisées.

Il s’agit également d’aider, à l’échelle internationale, à la reconnaissance de droits humains essentiels : l’accès à l’eau, à l’alimentation et à un habitat décent.

Nos 5 propositions pour apaiser la région et préserver son futur

Proposition 1 : mise en place rapide d’un fonds de préservation de l’Amazonie, fortement doté et capable d’intervenir par acquisition foncière sur les territoires les plus vulnérables.

Dans les situations d’urgence, des fonds dédiés permettant l’acquisition et la sanctuarisation foncière d’espaces menacés ont montré leur pertinence. C’est le cas du Conservatoire du littoral en France ou du National Trust en Grande-Bretagne.

Une telle structure peut être mise en place rapidement, y compris par un montage de droit privé. Pour répondre à l’émotion internationale suscitée par les incendies de l’Amazonie brésilienne, elle pourrait recueillir les dons du monde entier, les transformer en acquisitions foncières dans les zones à fort enjeu et organiser avec les parties prenantes locales, en particulier les Amérindiens, des modes de gestion garantissant biodiversité essentielle et respect des droits humains.

Proposition 2 : développement d’un cadastre et d’un état civil coutumier de l’Amazonie et actions en reconnaissance provinciale, nationale et internationale

Jusqu’à maintenant, le rattachement de la terre aux communautés fait l’objet d’une reconnaissance très partielle et d’une trop faible formalisation, transmise par la culture orale et les chefs coutumiers.

Le développement des outils de recensement a été effectué principalement dans l’état civil, omettant ou niant purement et simplement la transcription foncière des droits des communautés amérindiennes.

Utilisés en Afrique, en Amérique du Sud ou dans l’océan Pacifique, des outils modernes de référencement cadastral et d’état civil, aisés à mettre en place à l’échelle territoriale et utilisant Internet et une « blockchain » pour une identification rapide et une connaissance partagée, peuvent fournir une information cadastrale et d’état civil à même de protéger les populations amérindiennes et d’endiguer l’accaparement des terres. La coexistence en Nouvelle-Calédonie d’un statut coutumier et d’une propriété foncière inscrite dans le code civil, des initiatives similaires menées au Bénin et en Nouvelle-Zélande montrent tout l’intérêt de cette connaissance foncière et identitaire pour une préservation de la paix, des droits humains et de l’environnement.

Proposition 3 : création d’une base de données sur le mécanisme des incendies et la réalité des exactions constatées localement, et facilitation du rôle de lanceur d’alerte

Il n’existe pas à ce stade de site Internet ou de base de données rendant accessibles à l’ensemble des populations les informations issues de l’imagerie satellite, des sources d’informations locales ou de l’action des lanceurs d’alerte, et en les comparant pour que les ressentis des uns s’enrichissent des faits et des interprétations des autres. Un tel outil présenterait une image précise des incendies, des atteintes avérées aux droits humains et des pollutions en Amazonie.

La constitution de ce site, qui pourrait être international et étendu à d’autres zones, offrirait une information ouverte et disponible pour toutes celles et ceux intéressés par la préservation de l’Amazonie. Elle fournirait également aux lanceurs d’alerte un moyen simple et anonyme de partager leurs informations et apporterait une vision consolidée aux décideurs souhaitant se mobiliser.

Proposition 4 : création d’un label « Amazonie préservée » volontaire pour tous les produits en provenance d’Amazonie

Les incendies en cours en Amazonie sont l’un des effets de notre consommation, et pourtant la plupart d’entre nous sont incapables de tracer le lien entre un acte de consommation individuel et son impact sur l’Amazonie.

C’est pourquoi nous préconisons la création d’un label « Amazonie préservée » et son accompagnement par une campagne de sensibilisation du grand public et des principaux acteurs du marché.

Ce label pourrait par exemple garantir que pas plus de 1 % d’un produit n’est directement lié à la déforestation de l’Amazonie, à la pollution de ses eaux ou de ses sols, ou à la violation des droits humains sur l’immensité de son territoire. Il serait financé par une dotation initiale, puis le prélèvement de 0,1 % du prix de vente de chaque produit serait consacré à l’information sur le label et au développement d’initiatives pour une préservation humaine et environnementale de l’Amazonie.

Proposition 5 : mobilisation régionale pour un développement humain pacifique en Amazonie par une conférence territoriale et économique au premier semestre 2020, débouchant sur des engagements concrets et opposables

Les décideurs économiques et territoriaux de l’Amazonie ont aujourd’hui peu d’alternatives de financement à la déforestation, présentée comme voie d’accès des classes moyennes à la prospérité.

Pourtant il existe, en particulier en Amazonie colombienne et péruvienne, des exemples encourageants et transposables de transformation écologique, économique et sociétale performante, basée sur des modèles de restauration des écosystèmes et de commerce équitable et vertueux.

Une conférence régionale à annoncer rapidement, et qui présenterait les résultats de ces travaux lors du 25e Congrès mondial de l’Union internationale pour la conservation de la nature (à Marseille, en janvier 2021), permettrait de référencer ces pratiques et d’améliorer les outils des concours bancaires et des financements privés en Amazonie, mais aussi de l’investissement public et territorial. Le tout pourrait être soutenu par des engagements institutionnels, comme la mobilisation de compartiments dédiés du Fonds vert pour le climat, de la Banque mondiale et du FMI, et faire l’objet d’abondements spécifiques de grands groupes via le WBCSD (Conseil mondial des affaires pour le développement durable) ou des structures dédiées.

Rendons ces propositions effectives : nous nous engageons à leur apporter une grande visibilité et à les inscrire au débat public, pour qu’elles se transforment en engagements opposables. La survie de l’Amazonie est à ce prix.

Arctique : nouvelle frontière 3 constats sur la situation actuelle, et 7 propositions pour sauver l’Arctique

L’Arctique est au cœur de tous les enjeux, et pourtant ce qui s’y passe est à l’abri de nos regards. Alors même que s’y articulent non seulement les effets du dérèglement climatique, mais également des enjeux humains, sociaux, économiques et financiers aussi essentiels que méconnus.

La mise en perspective apportée par l’exposition « Arctique : nouvelle frontière » du Prix Carmignac du Photojournalisme met en ceci, avec un travail particulièrement précis et accéré.

Nous avons effectué de cette exposition une lecture en 3 constats, qui sont autant de raisons d’agir pour une planète préservée et un futur plus serein :

  1. Les effets du dérèglement climatique en Arctique transforment la région en Nouveau Far-West.
  2. 2. Les habitats deviennent de plus en plus vulnérables, la nature a déjà initiée une transition irréversible mais que nous pouvons atténuer.
  3. Les peuples autochtones, qui vivaient en symbiose avec le milieu, se sont rapprochés du mode de vie occidental.

C’est pourquoi Green Cross, répondant à sa raison d’être environnementale et humaniste, effectue en réponse aux enjeux mis en avant par le prix avec 7 propositions concrètes, qui sont autant de clés pour agir, et peuvent être activées dès maintenant.

Les enjeux mis en perspective par l’exposition « Arctique : nouvelle frontière » du Prix Carmignac

  1. Les effets du dérèglement climatique en Arctique transforment la région en Nouveau Far-West.

Qu’il s’agisse de nouvelles routes de navigation, de traits de pêche opérés sur des eaux autrefois recouvertes de glace, de trafic de vestiges d’une vie aujourd’hui disparue ou d’une course effrénée à l’exploitation pétrolière et minière que l’on pensait d’un temps révolu, les trésors de l’Arctique sont l’objet de nombreuses avidités.

Comme lors de la conquête de l’ouest ou des grandes transitions historiques, nous y retrouvons des cowboys et des indiens, des gendarmes et des voleurs. Quels seront les équilibres…ou les déséquilibres… qui se feront jour en Arctique ?

Les scientifiques observent avec inquiétude l’évolution du climat et de la biodiversité, mais aussi l’impact de ces nouvelles activités humaines. Des publications convergentes et de plus en plus alarmantes nous précisent que l’évolution climatique en Arctique a probablement atteint un point d’irréversibilité, et que nous devons enclencher urgemment les mesures d’atténuation et d’adaptation à la hauteur des enjeux.

Les armées, les activités de police et de contrôle tentent de s’organiser et font évoluer leurs organisations sans forcément déployer des moyens à la hauteur des enjeux. Les tensions géopolitiques réapparaissent, tout comme les conflits entre intérêts économiques de court terme et visions de moyen terme pour les territoires. Qu’en subsistera-t-il ?

Nous sommes à la croisée des chemins.

  • Les habitats deviennent de plus en plus vulnérables, la nature a déjà initiée une transition irréversible mais que nous pouvons atténuer.

Des brèches et des cicatrices se développe dans l’Arctique. Au-delà des spectaculaires cratères formés dans le pergélisol qui se multiplient, des cours d’eau et nappes phréatiques dont la vitalité est de plus en plus compromise, ce sont les caractéristiques essentielles des habitats végétaux, animaux et humains qui sont désormais atteintes.

Qu’ils soient terrestres ou marins, les grands animaux migratoires ne peuvent plus reproduire le périple qu’ils parcouraient jusqu’alors. Cette situation préoccupante les désoriente, incite à de nouveaux comportements qui bouleversent les écosystèmes, et met à risque jusqu’à leur survie.

Le cercle arctique, autrefois continent blanc parsemé de quelques pépites vertes et bleues, s’illustre désormais beaucoup plus en marron, gris, vert et bleu.

Est-ce une bonne nouvelle ? Assurément pas. Ce poumon de la planète, qui contribue à la fois à la régulation des courants marins et du climat, recèle des stocks de biodiversité et est un creuset de vie terrestre et marine aussi intense que méconnu, nous appelle à l’aide pour mieux l’aimer, mieux le connaître, mieux le préserver.

Permettre à l’Arctique de passer de la vulnérabilité à la résilience, c’est aider à en préserver la vitalité, mais c’est aussi nous protéger nous-même.

  • Les peuples autochtones, qui vivaient en symbiose avec le milieu, se sont rapprochés du mode de vie occidental.

Historiquement, la vie des peuples de l’Arctique se structurait autour de quelques repères : l’autonomie, l’affirmation identitaire et culturelle forte entre communautés, les solidarités locales et l’organisation collective de la société, l’interaction permanente entre l’humain, le vivant et les éléments. Le développement des industries extractives, la mécanisation des transports, l’arrivée du confort moderne et la révolution des communications ont métamorphosé ces codes.

À la transmission intergénérationnelle a succédé l’internat et l’école à distance loin de la maison et de la communauté. La maison est devenue individuelle, l’électricité indispensable, la voiture et l’accès à la consommation industrialisée un standard inévitable. L’alcool et le tabac coulent à flot, le tourisme a substitué à la rudesse du voyage l’immédiateté d’une rencontre fortuite de deux univers qui se croisent sans jamais se rencontrer. L’intemporalité et la lente dégradation des déchets, les besoins sans cesse plus grands d’énergie, d’espace et de ressources minières, les pollutions multiples et grandissantes laissent un espace de plus en plus restreint pour des modes de vie préservée.

L’éducation formelle, l’accès à la connaissance se sont améliorés. L’accès à la médecine et aux sciences occidentales a amélioré l’espérance de vie, et affaibli les savoirs traditionnels.

Nos 7 propositions pour apaiser la région et préserver son futur

La situation de l’Arctique nous oblige et nous incite aux solidarités. Il s’agit en même temps de coopérer avec les peuples de l’Arctique, de s’assurer qu’ils peuvent choisir leur destin commun, et vivre sereinement dans un environnement préservé. Mais aussi, en les respectant de nous préserver d’une avidité accrue qui obérerait leurs ressources, et que nos choix de société ne mettent à risque ni leur mode de vie, ni leur vitalité, ni leur culture et leur patrimoine immatériel.

Proposition 1 : Revitaliser et faire évoluer la Commission Arctique pour qu’elle devienne un Comité de l’Océan Arctique doté de moyens et d’objectifs de résilience à la hauteur des enjeux, communs et différenciés.

Un levier d’action immédiat et important concernant l’Arctique est la sécurisation et la régulation du trafic maritime dans l’Arctique. Il s’agit d’éviter que ce continent-océan ne soit laissé à la pêche prédatrice et au braconnage, et d’accélérer la transition énergétique mondiale plutôt que de lorgner sur une exploitation déraisonnée des ressources pétrolières et minières de la région.

Proposition 2 : Mettre en place une « autoroute à péage », fonctionnant sur un principe similaire au Canal de Panama, entre Vladivostok et Hammerfest, réservée aux seuls porte-containers récents, surs (double coque), et peu polluants (propulsion gaz).

Proposition 3 : Prendre des décisions immédiates de classification en Aires Marines Protégées (AMP) concernant les souverainetés nationales des États membres, et mettre en place un plan d’action pour annoncer au plus tard en juin 2020 à Marseille lors du Congrès de l’UICN un plan d’action concerté et ratifié permettant la classification de 30% de la surface maritime de l’Arctique en AMP avant le 1er juillet 2025.

Un autre levier est la préservation du patrimoine culturel, de l’identité et du mode de vie des populations, de développer de nouvelles solidarités, d’encourager à la diversité, d’encourager la rencontre entre les peuples au-delà du tourisme superficiel et distant.

Proposition 4 : En concertation avec les organisations internationales, notamment l’OMI (Organisation Maritime Internationale) et l’OIT (Organisation Internationale du Tourisme), mettre en place avant mi-2021 une charte du tourisme arctique responsable, et s’assurer d’un engagement volontaire d’opérateurs pionniers et de personnalités représentatives.

Un dernier levier concernant le changement au quotidien nos modes de vie à la hauteur des enjeux du dérèglement climatique, des dégradations de l’environnement et de notre qualité et vie, et d’accélérer vers l’efficience des comportements dans une société en transition énergétique, économique et sociétale, qui respecte la vitalité de l’Arctique et son rôle essentiel par une préservation prioritaire, et rapide.

Proposition 5 : En concertation avec les organisations internationales, notamment l’OMI (Organisation Maritime Internationale) et l’OIT (Organisation Internationale du Tourisme), mettre en place avant mi-2021 une charte du tourisme arctique responsable, et s’assurer d’un engagement volontaire d’opérateurs pionniers et de personnalités représentatives.

Actualiser les réglementations de pêche des États Membres du G7 et de l’Union Européenne pour traiter les zones nouvellement découvertes par le dérèglement climatique de manière au moins similaires aux réglementations de pêches déjà existantes, et les doter de quotas permettant de maintenir la qualité annuelle prélevée dans l’Arctique à son niveau de 2017.

Proposition 6 : Dans la continuité de l’impulsion française initiée par le CIMER de novembre 2018 à Dunkerque, faire étendre aux États Membres du G7 Biarritz l’engagement « 0 plastique dans l’océan en 2025 ».

Proposition 7 : Identifier en 24 mois les zones à enjeux prioritaire pour limiter les effets de la pollution plastique, des micro-polluants et des perturbateurs endocriniens sur l’Arctique, et mettre en place les outils de remédiation appropriés sur ces zones à enjeux prioritaires.

Éclairons ces possibles…il vous appartient d’y trouver vos équilibres, et vos engagements. Nous nous engageons à mettre en place les mobilisations de haut niveau qui facilitent l’examen et l’éventuelle appropriation de ces propositions, et sensibiliserons sur l’urgence d’agir et les modes d’actions qui nous semblent prioritaires, ci-avant décrits.

Arctique, Amazonie…plaidoyers pour un environnement et des droits humains préservés

Identifier et agir sur les atteintes à l’environnement et aux droits humains dans les zones à forts enjeux est essentiel, tant pour contribuer à trouver localement les solutions qui s’imposent en réponse aux urgences, que pour identifier comment agir au mieux.

C’est pourquoi, Green Cross, partenaire du Prix Carmignac du Photojournalisme, s’appuie sur les travaux des lauréats du Prix, pour effectuer deux actions de plaidoyer international, complémentaires et coordonnées:

Les reportages nous ayant inspirées sont visibles toute la saison à la Villa Carmignac (Hyères 83), dans le cadre de l’exposition 10 ans de reportages.

Les plaidoyers ont été référencés auprès des Nations-Unies, dans le cadre des engagements relatifs aux Objectifs de Développement Durable, sous les numéros d’enregistrement 36842 (Arctique) et 36876 (Amazonie).

Le rôle du rail dans le maillage et la performance logistique des territoires – 35 propositions de Green Cross pour aller de l’avant

C’est un sujet au coeur de l’actualité.

Après plus d’un mois de travail, et une première séance de débat d’experts qui a eu lieu le 17 juillet, nous publierons et mettrons une note, le rôle du rail dans le maillage et la performance logistique des territoires, avec 35 propositions d’avenir pour le fret ferroviaire, groupées en 5 sections:

  • l’évolution de la logistique en France n’est pas encore au rendez-vous de l’urgence climatique et écologique,
  • le ferroviaire apporte des pistes de réponses pertinentes,
  • besoin d’une forte dynamique de relance,
  • des initiatives concrètes à prendre sur les territoires, de manière concrète et ciblée,
  • c’est maintenant qu’il faut décider et investir pour demain.

Vous pouvez télécharger notre note ICI.

La note fait l’objet d’une mise en débat pendant 1 mois. Une version actualisée sera de nouveau publiée à l’issue du débat, fin août 2020.

Green Cross a déjà publié en mars et mai 2 notes de propositions sectorielles post covid-19 :