Anne-Sophie Bielski

Anne-Sophie possède un DEUG de géographie et une licence professionnelle en urbanisme du Conservatoire National des Arts et Métiers. Elle a développé ses connaissances en développement durable, géographie des milieux naturels et des sociétés, approches territoriales et conduite de projets. En complément, son approche artistique (année préparatoire en architecture, design et projets culturels de l’Institut Supérieur des Arts Appliqués) contribue à son inspiration à la fois stratégique et créative. Anne-Sophie effectue un stage au sein de Green Cross France et Territoires en tant qu’assistante de direction de M. Imbert et contribue aux sujets « eau et territoire » de l’association.

Oct 11

Le défi de l’accès universel à l’énergie

Le Monde 11.10.11

Plus de 1.3 milliard de personnes -près de 20% de la population mondiale – ne bénéficient pas, aujourd’hui d’un accès à l’éléctricité. Ce chiffre a été présenté par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) à l’occasion de la conférence “Energie pour tous”, qu’elle organisait, lundi 10 et mardi 11 octobre, à Oslo, avec la Norvège.

Et cette situation a des conséquences économiques, sociales et sanitaires. L’une d’elles est que 2.7 milliards d’habitants de la planète ne disposent pas de moyens modernes et “propres” de cuisiner. L’utilisation de bois et de charbon de bois entraîne ainsi une pollution des habitants et de la nourriture, qui provoque près de 1.5 million de morts par an, tout en accentuant la déforestation et les dérèglements climatiques.

Face à ces problèmes, le déficit d’accès à l’énergie devient un chantier mondial, qui sera notamment au coeur des discussions de Rio + 20, la conférence sur le développement durable prévue en juin 2012 au Brésil. L’accès universel à une énergie propre est la clé pour répondre à “tous les défis globaux”, a lancé, lundi à Oslo, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon. La pauvreté, le changement climatique, la rareté de l’eau, la santé, la crise alimentaire ou encore l’égalité des chances pour les femmes dans la société: tous ces problèmes ont un lien fort avec l’absence d’accès à l’énergie, selon le diplomate, qi a raconté, au passage, avoir personnellement vécu cette pénurie dans sa jeunesse en Corée, où il étudiait “à la lumière de la bougie“.

L’accès à l’énergie n’est pas inscrit dans les objectifs du Millénaire pour le développement définis dans le cadre des Nations unies en 2000. L’ONU a cependant désigné 2012 “Année internationale popur une énergie durable pour tous”. L’accès universel à l’énergie n’aurait pas de conséquences négatives importantes sur le climat. Il n’accroîtrait les émissions de CO2 que de 0.7% selon l’AIE.

L’équipement de populations privées d’énergie est en marche, mais pas à un rythme suffisant, selon les intervenants à la conférence d’Oslo. L’AIE estime qu’en 2009 près de 9.1 milliards de dollards (6.7 milliards d’euros) ont été investis dans le monde pour développer l’accès à une “énergie moderne”. Cela a permis à 20 millions de personnes d’accéder à l’éléctricité et à 7 millions d’êttre dotées d’équipements de cuisine “sains”, à base de biomasse.

L’Agence a évalué les politiques d’aide à l’accès à l’énergie en cours ou annoncées. Les investissements attendus sont de l’ordre de 296 milliards de dollars entre 2010 et 2030, soit une moyenne annuelle de 14 milliards de dollars. Cela ne suffira pas pour assurer l’accès universel à l’énergie en 2030, d’après l’AIE, étant donné, notamment, l’augmentation de la population mondiale.

“Il faudrait, pour y arriver, multiplier pratiquement par cinq le montant investi en 2009, et arriver à des investissements de l’ordre de 48 milliards de dollars (35 milliards d’euros) par an”, affirme Fatih Birol, économiste en chef  de l’AIE, qui ajoute qu’une telle somme “ne représenterait que 3% des investissements mondiaux prévus dans l’énergie”.

Reste à mobiliser des fonds puis à trouver, sur le terrain, le meilleur dispositif. Quelles formes de financement adopter pour diriger efficacement les milliards nécessaires au développement de l’accès universel à l’énergie? Les participants à la conférence d’Oslo avaient des avis variables sur la question. Sur les montants investis en faveur de l’accès à l’énergie en 2009, 34% provenaient des institutions multilatérales, 30% des pays concernés, 22% d’acteurs privés et 14% de l’aide bilatérale.

Jens Stoltenberg, le premier ministre norvégien, a présenté une nouvelle plate-forme de partenariat international baptisée Energy+. Déjà très présente dans les initiatives internationales pour lutter contre la déforestation et ses effets négatifs sur le climat à travers le mécanisme REDD (Reducing Emissions from Deforestation and Degradation). La Norvège veut essayer de reproduire l’approche de ce dernier, c’est-à-direun soutien financier dépendant du suivi et du contrôle des résultats obtenus par les pays aidés. Mais les difficultés de mise en place de REDD montrent qu’il faudra, pour Energy+, essayer de trouver des mécanismes simples et approuvés par tous.

Une autre proposition qui émergeait à Oslo était l’association des financements publics et privés, l’idée étant d’attirer les fonds privés avec le levier de l’argent public. Cela dit pour attirer les acteurs privés, “il faut surtout des projets rentables commercialement, avec un modèle économique solide”, soulignait Carlos Pascual, du département d’Etat américain. L’austérité qui pèse actuellement sur les finances publiques ne facilite pas les choses.

Mais l’aide bilatérale ou multilatérales n’est qu’un des éléments qui permettent de faire prendre la greffe. Le jeune entrepreneur indien Harish Hande, dont la société “ à vocation sociale” Seico équipe en systèmes d’énergie solaire foyers et entreprises en Inde, est critique envers ceux qui pensent qu’une augmentation des aides est une réponse suffisante. “Si l’Inde est arrivé aujourd’hui à de bons résultats dans sa campagne pour le développement de l’accès à l’énergie, c’est que, depuis plusieurs décennies, un tissu de banques rurales qui prêtent sur le long terme a été mis en  place. Ce réseau n’existe malheureusement pas dans de nombreux pays d’Afrique“, remarque-t-il.

Près de 85% des personnes privées d’accès à l’énergie dans le monde habitent dans des zones rurales, et plus de 95% soit en Afrique soit dans les régions d’Asie en développement.

 

Bertrand d’Armagnac

Article paru dans l’édition du 12.10.11

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Oct 07

Communiqué du 7 octobre 2011

Télécharger le communiqué de presse: Communiqué de presse Green Cross 7 octobre 2011

Green Cross, organisation internationale fondée par Mikhaïl Gorbatchev en 1993, prend un nouveau départ. L’association française – Green Cross France et Territoires – présidée par Jean-Michel Cousteau, recrute un directeur exécutif, Nicolas Imbert, et dévoile ses axes de travail.

L’histoire de Green Cross International

Au Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992, certains délégués proposent la création d’une Croix Rouge internationale pour l’environnement. Concrétisant cette idée, Mikhaïl Gorbatchev fonde Green Cross en 1993.

Aujourd’hui présente dans plus de 30 pays, Green Cross concentre son action sur le lien entre pauvreté, sécurité et environnement.

« La menace pour la sécurité des hommes ne vient plus des conflits entre nations mais du conflit avec la nature et révèle le lien fondamental entre pauvreté, sécurité et environnement. Le monde est saturé de prédictions catastrophiste mais possède une grande capacité de changement et nous sommes une espèce ingénieuse. Le défi qui se présente à nous est une invitation à une transformation radicale que nous ne pouvons refuser. »

Alexander Likhotal, président de GCI

L’association française désire jouer un rôle important dans la préparation de Rio+20, notamment via un plaidoyer pour la ratification au plus tôt du traité sur les cours d’eau transfrontaliers, et en répondant à 5 thématiques principales :

–         Encourager une plus grande prise en compte des thématiques de l’eau, qu’il s’agisse d’accès à l’eau, d’assainissement, de prévention des conflits ou de remédiation,

–         Anticiper les crises environnementales de demain,

–         Susciter le développement de technologies propres créant de la valeur localement, pour l’accès à l’eau et à  l’énergie,

–         Développer la coopération décentralisée autour de projets concrets (notamment le projet Smart Water for Green Schools),

–         Accompagner les populations souffrant des conséquences des catastrophes environnementales via des programmes de médecine sociale, et informer de manière transparente sur les conséquences (notamment post-Tchernobyl).

Ainsi, l’association a nommé un nouveau directeur exécutif, en la personne de Nicolas Imbert. Ingénieur de formation, Nicolas possède 12 ans d’expérience du conseil en stratégie et développement durable, acquise dans des cabinets internationaux.

« C’est un grand honneur et une immense responsabilité que d’être nommé pour diriger Green Cross en France, sous la présidence de Jean-Michel Cousteau », déclare-t-il. « Mieux anticiper les défis environnementaux et y répondre avant que les conflits n’éclatent est un gage de paix et de sécurité, et la société civile peut faciliter cette anticipation, en étant non seulement lanceur d’alerte mais également force de proposition.

« 2012 sera une année essentielle pour faire progresser la synergie entre l’homme et l’environnement » précise Jean-Michel Cousteau, Président de Green Cross France et Territoires. « Et la France, à travers chacun d’entre nous, que ce soit via les institutions, les entreprises et les particuliers, doit y  jouer un rôle essentiel».

Green Cross France et  Territoires développe actuellement son nouveau site web, qui sera lancé fin octobre, et prépare une activement une campagne de fundraising sur ses différents programmes. Elle est présente sur les réseaux sociaux Facebook (http://on.fb.me/_GCFT), Twitter (http://twitter.com/_gcft) et LinkedIn (http://linkd.in/_gcft).

Pour être tenu au courant de son actualité, devenir membre ou donner, il est possible de s’inscrire par email à contact@gcft.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

Oct 06

Mikhaïl Gorbatchev: “L’Europe a tort de nous regarder de haut”.

Paris match |du 6 au 12 octobre 2011|

Russie, crise, nucléaire… le dernier dirigeant soviétique se confie à Match.

Vingt-ans après Tchernobyl: Fukushima. Que pensez-vous du nucléaire? Certains experts critiquent l’état des centrales nucléaires russes… Approuvez-vous la décision allemande de sortir du nucléaire? Et la France, qui ne remet pas en question son choix du nucléaire? Les Etats sont incapables de s’entendre sur le climat. Courrons-nous à la catastrophe?

Mikhail-Gorbatchev-L-europe-a-tort-de-nous-regarder-de-haut-341067

 

Oct 06

Nucléaire : halte aux décisions en catimini

La Tribune Opinion | 06/10/2011 |

Par Nicolas Imbert, directeur de Green Cross France et Territoires

nucleaire-halte-aux-decisions-en-catimini.html

Oct 06

Pour un débat transparent sur notre stratégie énergétique

Terra Eco | 06/10/2011 |

Chronique – Quelques mois après Fukushima et les différents incidents sur les centrales nucléaires, la transition énergétique de la France nécessite une discussion urgente, intégrant consommateurs, élus, associations et entreprises.

Atrticle en ligne sur

Pour-un-debat-transparent-sur,19529.html

 

Alice Rageot

Alice est étudiante en Master Relations Internationales à Sciences Po Lyon. Elle a axé sa formation sur l’étude du monde arabe depuis le début de ses études, et elle a passé son année de mobilité au Caire.

Elle s’oriente actuellement vers une spécialisation en coopération et développement dans le monde arabe et souhaite allier la thématique de l’environnement et de la gestion de l’eau, à celle de la coopération au Maghreb et Moyen-Orient.

Elle effectue un stage chez Green Cross France et Territoires comme chargée de mission, en travaillant notamment sur les conflits latents dans le bassin du Nil.

 

Sep 28

Les parlementaires suisses ont approuvé la sortie progressive du nucléaire

De Agnès PEDRERO (AFP) |28 sept. 2011|

GENEVE — Six mois après la catastrophe de Fukushima, le Parlement suisse a approuvé la sortie progressive du nucléaire, après le feu vert mercredi du Conseil des Etats (chambre haute).

Ravivant les inquiétudes sur la sécurité de l’atome, le très grave accident nucléaire au Japon avait poussé le gouvernement suisse — le premier à réagir dans le monde — à recommander de ne pas remplacer les cinq réacteurs en fonctionnement dans la Confédération helvétique à l’issue de leur période d’exploitation, soit d’ici à 2034.

Un tournant dans la politique nucléaire suisse que les députés avaient approuvé en juin.

Les sénateurs ont fait de même mercredi. Ils ont toutefois apporté une modification importante puisque la version adoptée précise qu'”aucune technologie ne sera interdite”.

Outre des mesures encourageant l’énergie renouvelable et l’efficacité énergétique, le texte voté par la chambre haute exige également la poursuite de la recherche dans le nucléaire.

“Les conséquences de Tchernobyl et Fukushima dans nos mémoires, nous saluons l’initiative suisse et nous espérons que (…) la Suisse ouvrira la voie en Europe et dans le monde de la transition vers l’énergie verte”, a déclaré Alexander Likhotal, président de la Croix Verte internationale, une ONG créée par l’ancien président russe Mikhaïl Gorbatchev.

A la suite du vote des sénateurs, le dossier doit à nouveau être soumis aux députés.

L’Association des entreprises électriques suisses a pris acte du vote des sénateurs, mais souhaite que “la décision définitive concernant la politique énergétique future soit prise dans le cadre d?un processus démocratique”.

Pour sa part, la ministre de l’Energie, Doris Leuthard, a de nouveau plaidé mercredi avec force en faveur de la sortie progressive du nucléaire.

La Suisse est à un tournant, a-t-elle déclaré en substance, il est temps de se tourner vers les énergies renouvelables afin de rattraper le retard.

La Confédération helvétique dispose de cinq réacteurs nucléaires, tous situés dans l’est du pays. Selon les recommandations émises fin mai par le gouvernement, le réacteur de Beznau I devra être découplé du réseau en 2019, ceux de Beznau II et Mühleberg en 2022, celui de Gösgen en 2029 et celui de Leibstadt en 2034.

La décision concrète de ne pas remplacer les centrales nucléaires au terme de leur durée de vie doit être décidée dans plusieurs mois par l’adoption de lois et d’amendements.

Les nouveaux textes de lois décidant de l’arrêt des centrales pourront par ailleurs être soumis au référendum populaire.

En mai, encore sous le choc de Fukushima, environ 80% des Suisses soutenaient la sortie progressive du nucléaire.

Si les citoyens devaient avoir à se prononcer par un vote, la question du coût de l’abandon du nucléaire devrait largement alimenter les débats.

La restructuration du parc énergétique suisse devrait coûter entre 2,2 et 3,8  milliards de francs suisses (entre 0,4 et 0,7% du PIB), selon les estimations des autorités helvétiques.

Pour sa part, la fédération des entreprises suisses, Economie suisse, estime que la sortie progressive du nucléaire est une “décision irresponsable”.

http://www.google.com/hostednews/afp/article/

Sep 26

Développement durable : les Français voient le vert en noir

Les Ateliers de la Terre |Planetreporters |26.09.2011|

L’espoir d’un monde plus durable diminue chez les Français, révèle une nouvelle étude réalisée par Médiascopie. Une conséquence directe des catastrophes écologiques récentes et des nombreux “signaux négatifs” émis par le gouvernement français, selon le fondateur de l’institut, Denis Muzet.

Pour la troisième année consécutive, l’institut Médiascopie a conduit l’étude “Les mots d’un monde plus durable” : six cents Français représentatifs ont été interrogés entre le 28 mars et le 8 avril sur deux cents mots relatifs au champ lexical du développement durable, repérés dans la littérature, les médias, des articles de presse, ou encore dans les conversations de tous les jours. Il est “intéressant de savoir ce que pensent les Français des notions comme celle du développement durable, qui sont plus souvent débattues dans des cercles d’experts”, estime ainsi Denis Muzet. Bilan : l’espoir d’aller vers un monde plus durable s’est nettement dégradé depuis 2009. De 6,9 sur une échelle de 10 cette année-là, il est passé à 6,5 en 2010 pour tomber à 6 cette année.

Une décroissance “impopulaire”

Selon l’étude, les Français ne cautionnent désormais plus un modèle de développement fondé sur la croissance économique et la mondialisation. Paradoxalement, le concept de décroissance reste toutefois “impopulaire” : “C’est un adjectif un peu fort”, tempère Denis Muzet. “Les gens n’ont pas envie de décroître, il faut plutôt leur dire qu’il faut consommer moins.” Jugée bien plus enthousiasmante est l’idée d’une “transition vers une société sans pétrole”, introduite pour la première fois dans l’étude.

La raison de ce changement de mentalité ? Les nombreux “signaux négatifs” qu’ont reçus les Français ces derniers temps, estime le sociologue. À l’échec de la conférence de Copenhague s’est ajouté l’abandon de certains projets comme la taxe carbone ainsi que certaines déclarations provenant du gouvernement. Comme, par exemple, lorsque Nicolas Sarkozy estimait en mars 2010 que l’environnement, “ça commence à bien faire”.

“Une danse à deux”

Les Français ont pris conscience des excès causés par leur mode de vie : “ils savent bien qu’ils ont eux-mêmes laissé faire, qu’ils ont parfois participé au gaspillage”. Pourtant, quand on leur propose des solutions, nombreux disent : “pourquoi pas, tant que ça ne me coûte pas plus cher”, poursuit Denis Muzet. Il existerait ainsi des “solutions magiques” selon lui, comme le covoiturage, qui permettent un “triple bénéfice : économique, écologique et social”. Au final, qui doit agir ? Paradoxalement, les Français souhaitent l’appui des gouvernants, pourtant perçus comme en partie responsables des crises telles que Fukushima : “ça se danse à deux, cette affaire-là”, estime l’auteur de l’étude.

Reste que la morosité des Français devrait continuer à peser à l’avenir, estime Denis Muzet. Les affres de catastrophes telles que celle qui a secoué l’archipel japonais se feront sans doute sentir encore quelques temps. “En 2012, les chiffres seront sans doute encore plus négatifs”, évalue le sociologue.

Olivier Clairouin et Camille Revel-Mouroz

l-enquete-de-l-institut-mediascopie-2011.html

Sep 26

Green Cross: world must continue work of late environmental champion, Wangari Maathai

|26 September 2011|
Geneva: Green Cross International and its global network mourns the passing of its Honorary Board Member and the eminent environmentalist, Wangari Maathai.“Her leadership and work serves to enlighten us all that alleviation of poverty, sustainable development, preservation of our environment, establishment of truly democratic institutions, and peaceful resolution of conflict are all integral parts of a safe and secure global future,” said Mikhail Gorbachev, Founding President of Green Cross International and fellow Nobel Peace Prize laureate. “As the first recipient of a Nobel Peace prize for her environmental work she helped bring about a new understanding of the inter-connections between environment and peace. This is one of her very important contributions.”

Alexander Likhotal, President of Green Cross International, said civil society movements worldwide, especially in Africa, have been empowered by Professor Maathai’s impassioned and practical stands on environmental protection, youth development and grassroots action to protect societies.

“Professor Maathai’s personal efforts, leadership, and practical community work in Kenya and Africa inspire us all by demonstrating the real progress that can be made in addressing environmental security and sustainable development challenges where people have the courage to make the difference,” Mr Likhotal said. “She was a true visionary whose local approach to protecting the environment has so many global applications and possibilities.”

Professor Maathai, who passed away on 25 September 2011, won the Nobel Peace Prize in 2004, becoming the first recipient to receive the award for environmental work. She was awarded the Nobel Prize in recognition of her success in protecting the forests in Kenya and her dedication to increasing environmental awareness in Africa.

During a Green Cross event in 2009, Professor Maathai discussed the challenges facing human kind and the actions that the global population must undertake to save both our race and the planet. “We are now nearly 7 billion people, and those extra people also need land and water to continue to survive,” she said. “With the current trend of mass consumerism and greed, it will be us, and not the planet that is going to be extinct if we don’t change our attitudes.” “When you upset the balance in Africa, then the ripples will go out to Europe, this is inevitable. Please work every day towards doing something to protect the planet. You can only do the best you can, and that is all you can do.”

Green Cross International, founded by Mikhail Gorbachev, is an independent non-profit and nongovernmental organization working to address the inter-connected global challenges of security, poverty eradication and environmental degradation through a combination of high-level advocacy and local projects. GCI is headquartered in Geneva and has a growing network of national organisations in over 30 countries.

 gcint.org