Jan 15

La Revue de la Terre

Les oubliés de la Terre n°6: Nos choix énergétiques, brique de base d’un avenir commun

Nicolas Imbert signe pour la Revue de la Terre un papier sur “nos choix énergétiques, brique de base d’un avenir commun”, que nous reproduisons ici.

Les oubliés de la Terre n°5: Vers une prise en compte systémique des crises et conflits

Accès à l’eau…à l’alimentation… à l’énergie… préservation de la biodiversité … hygiène et santé publique  ces enjeux ne peuvent désormais plus se traiter séparément, et nécessitent une approche systémique. Qu’il s’agisse de réparation post-traumatisme ou mieux, d’anticipation des conflits. Article en ligne sur: http://www.larevuedelaterre.com/wp-content/uploads/2011/11/RT5_Les_oublies_de_la_terre.pdf

Pour s’abonner et recevoir tous les numéros de la revue de la Terre: http://larevuedelaterre.com/

Déc 26

Le 12 janvier – rencontre informelle et amicale au CESE


Pour se retrouver en cette période de vœux et marquer un départ ambitieux vers le Forum de l’Eau (12 au 17 mars 2012 à Marseille) et le Sommet Rio + 20 (20 au 22 juin 2012 à Rio), Green Cross France et Territoires a organisé une rencontre informelle, avec Reporters d’Espoir, au Conseil Economique, Social et Environnemental.Etaient présents à cette rencontre :

Luc Hardy, vice-président de Green Cross France et Territoires
Nicolas Imbert, directeur exécutif,
Isabelle Joschke, ambassadrice et navigatrice,
Gilles Vanderpooten, directeur de la rédaction et des contenus de Reporters d’Espoirs
Franck Vogel, ambassadeur et photographe.
Jean-Michel Cousteau, Président de Green Cross, a transmis ses voeux via une vidéo de 6 minutes, disponible ici.

Voeux de Jean-Michel Cousteau – Green Cross France et Territoires from GCFT on Vimeo.

Bruno Sroka également

Voeux de Bruno Sroka – Green Cross France et Territoires from GCFT on Vimeo.

Des photos de la cérémonie sont disponibles sur notre page Facebook

Déc 26

Bulletin d’actualité n°2 – décembre 2011 & janvier 2012

Télécharger au format PDF ? Bulletin d’actualité n°2 – décembre 2011 et janvier 2012

 

Il ne s’est rien passé à Durban. Même si les attentes vis-à-vis du forum n’étaient pas exceptionnelles, le résultat est bien au dessous des espérances. La clause de revoyure prévue en 2015 et l’objectif d’un accord, contraignant ou pas, en 2020, n’est ni à la hauteur des enjeux de lutte contre le changement climatique, ni à même de répondre aux forts enjeux de rémédiation, d’accès à l’eau, à l’alimentation et à l’énergie.

C’est pourquoi l’agenda qui nous attend pour 2012 est particulièrement chargé, particulièrement en France :

–          d’une part, en mars, autour du Forum Mondial de l’Eau. Mikhaïl Gorbatchev y sera présent, à l’invitation de la présidence française. Nul doute qu’il plaidera pour une politique ambitieuse tant dans la gestion partagée de la ressource en eau, la nécessité d’économiser l’eau et de la dépolluer, mais aussi l’importance de développer l’accès à l’eau. Jean-Michel Cousteau y sera présent également et présentera un mini-film (6 minutes) rappelant l’importance du cycle de l’eau, et ses principales étapes, autour d’enfants du monde entier. L’occasion à la fois de rappeler l’essentiel et de confirmer les priorités d’une gestion sereine de la ressource en eau,

–          d’autre part, dans la dynamique de préparation de Rio + 20 que nous souhaitons impulser sur les territoires, d’une part pour mettre en avant des démarches qui ont montré leurs résultats dans la lutte contre le changement climatique, d’autre part pour assurer nos représentants de notre détermination, et de celle de la société civile, à voir des engagements concrets, chiffrés et opposables pris au forum, à la fois sur l’économie verte et la gouvernance.

Ceci nous nécessite une grande mobilisation et une organisation efficace, dès le début de l’année…et n’exclut pas la convivialité.

C’est pourquoi nous vous donnons rendez-vous le 12 janvier de 18h30 à 20h30 pour des vœux «  des impliqués », informels et amicaux au Conseil Economique et Social avec nos administrateurs, ambassadeurs, permanents, bénévoles et sympathisant.

Vous souhaitant d’excellentes fêtes de fin d’année,

Nicolas Imbert, directeur exécutif

Le bulletin d’actualité peut être téléchargé en cliquant sur le lien suivant: Bulletin d’actualité n°2 – décembre 2011 et janvier 2012. Il est envoyé dès parution à tous les adhérents à jour de cotisation.

 

 

 

 

Déc 20

20 décembre – participation de Mikhaïl Gorbatchev au Forum Mondial de l’Eau

Pour consulter le communiqué de presse en PDF: Communiqué de presse Green Cross 19 décembre 2011

Green Cross France et Territoires se réjouit de la venue de Mikhaïl Gorbatchev au Forum Mondial de l’Eau, du 12 au 17 mars 2012 à Marseille, et prépare une présence ambitieuse autour du Forum Mondial de l’Eau et en préparation de Rio+20.

M. Mikhaïl Gorbatchev, Prix Nobel de la Paix et Président Fondateur de Green Cross International, se rendra au Forum Mondial de l’Eau du 12 au 17 mars 2012 à Marseille, à l’invitation personnelle du Président Nicolas Sarkozy (http://bit.ly/s974uM).

« Résoudre la crise de l’eau est directement lié au fait de donner une réponse international aux enjeux de lutte contre la pauvreté et de développement humain. C’est une vision que je partage avec le Président Sarkozy », indique M. Mikhaïl Gorbatchev. « Répondre globalement aux défis actuels de dégradation de l’environnement, d’insécurité et de pauvreté, est au cœur de la mission de Green Cross International ».

L’objectif du Forum Mondial de l’Eau est d’apporter une réponse concrète à ces problématiques, tout en positionnant le sujet de l’eau au cœur des agendas politiques.

Selon Marie-Laure Vercambre, directrice internationale du programme Eau, « Green Cross International est active dans la construction de propositions pour une gestion conjointe des ressources en eau, en particulier en apportant des solutions à l’échelle des bassins versants ». Green Cross soutient en particulier la ratification de la Convention des Nations-Unies sur les cours d’eau transfrontaliers, qui est à ce jour le seul outil législatif global proposer pour la coordination des 276 cours d’eau transfrontaliers, sur 145 pays, représentant 40% de la population mondiale.

Jean-Michel Cousteau, Président de Green Cross France et Territoires, sera également présent au Forum et prépare une courte intervention, probablement sous forme d’un petit film, pour sensibiliser à l’importance du cycle de l’eau. Il se « réjouit que la venue de M. Mikhaïl Gorbatchev illustre l’importance de faire de Marseille une rencontre décisive pour apporter des solutions aux enjeux de l’eau, sur la route de Rio+20 ».

Nicolas Imbert, directeur de Green Cross France et Territoires, confirme que « Eau, alimentation, énergie répondent à des logiques similaires, et nécessitent une gouvernance sereine et apaisée, au Nord comme au Sud. Il nous faut définir ensemble et sereinement, de nouvelles formes d’économie de la ressource, de partage et d’innovation pour l’utiliser au mieux et la renouveler. C’est en permettant au plus grand nombre ce nouveau rapport à l’environnement que l’on anticipera et apaisera les conflits, et Marseille est une étage stratégique, où il est urgent d’agir vraiment pour montrer qu’une nouvelle dynamique de rencontre entre les pouvoirs publics, les entreprises et la société civile est possible à l’approche de Rio+20 ».

 

Contact :-         Nicolas Imbert – Directeur exécutif Green Cross France et Territoires

imbert@gcft.fr – +33 6 11 46 37 87 – http://gcft.fr

–         Paul Garwood – Directeur de la communication, Green Cross International paul.garwood@gci.ch  – +41 79 77 60 454 – http://gci.ch

 

Green Cross, est une organisation non gouvernementale internationale. Fondée par Mikhaïl Gorbatchev en 1993, elle concentre son action sur le lien entre pauvreté, sécurité et environnement.

Green Cross France et Territoires est le représentant français de Green Cross International. Elle vise à préserver un milieu sain pour un avenir serein, en s’intéressant particulièrement aux thématiques liant eau, alimentation et énergie dans une approche incarnée sur les territoires. Green Cross France et Territoires est un partenaire agrée du « 1% pour la Planète ».

Le projet Smart Water for Green Schools

L’accès à l’eau potable et à l’assainissement est l’un des plus grands défis mondiaux. L’eau insalubre menace la santé, l’éducation et freine le développement.  Toutes les 20 secondes, un enfant meurt d’une maladie véhiculée parl’eau.

Green Cross a développé au Ghana un programme de développement rural autour de l’accès à l’eau potable via les écoles (projet Smart Water for Green Schools). Un système d’accès à l’eau de boisson, simple et efficace, est installé dans une école, permettant à la fois de fournir de l’eau de boisson aux enfants et à leur famille, et de dépasser les réticences des parents à scolariser leurs enfants. L’apport d’eau dans les écoles et les villages permet de remédier bien sûr aux maladies véhiculées par l’eau, mais également de sécuriser l’environnement scolaire des enfants, et d’alléger la corvée d’eau des femmes et des enfants, qui passent des heures chaque jour à aller chercher l’eau.

Plus de 20 écoles ont été établies sur ce modèle au Ghana. Green Cross travaille à son adaptation dans d’autres régions du monde, en Bolivie notamment.

Déc 12

Green Cross France et Territoires, membre de 1% pour la Planète

Green Cross France et Territoires est partenaire agréé du fonds de dotation 1% pour la Planète.

Cette initiative volontaire permet aux entreprises et organisations qui le souhaitent de consacrer 1% de leur chiffre d’affaire à la préservation de l’environnement, pour le bénéfice de l’humanité.

 

 

Déc 09

L’OME est morte. Vive l’OMC verte !

La tribune opinion |07.12.2011|

 Le “think tank” Les Ateliers de la Terre avancent ses propositions pour relancer l’idée d’une Organisation mondiale de l’environnement.

A quelques mois de la tenue du prochain Sommet de la Terre à Rio,  la France appelle de ses vœux la création d’une Organisation mondiale de l’environnement.  Pierre angulaire de la position officielle française, cette solution apparaît aujourd’hui contre-productive voire irréaliste.

La gestion des problèmes environnementaux souffre depuis longtemps de nombreux maux. La fragmentation des  compétences dans une constellation d’agences institutionnelles, l’absence de prise en compte officielle de la société civile dans le processus de décision et les agendas électoraux, véritables plaies pour toute initiative reposant sur un horizon à long terme, conduisent à un morcellement des réponses. L’échec de Copenhague, il y a deux ans, en fut la preuve. Pourtant, la gouvernance des enjeux environnementaux est d’autant plus d’actualité que les crises environnementales, sociales et économiques s’accélèrent.  Mais la mise en place d’une Organisation mondiale de l’environnement, née de la fusion d’organismes onusiens compétents, apparaît comme une solution mort-née.

Loin de faire l’unanimité au sein des pays membres des Nations-Unies, l’hypothèse d’un consensus paraît peu probable. Si l’OME est désormais défendue par les membres de l’Union Européenne et  l’Union Africaine, de nombreux états y restent fermement opposés, notamment certains pays émergents, craignant  de devoir abandonner de nouveaux attributs de leur souveraineté.

Le transfert de prérogatives des différentes agences des Nations-Unies travaillant sur les thématiques environnementales pourrait se traduire par une “guerre des clans”, chacun se prévalant d’une légitimité par rapport à ses attributions. Face à ces crispations bureaucratiques, on peut donc s’interroger sur la faisabilité et l’efficacité d’un tel système.

Le cout de la création d’une telle institution ne doit pas non plus être sous-estimé. Dans le contexte actuel de crise généralisée, certains gouvernements seront peu enclins à financer une telle structure, ne saisissant que partiellement l’intérêt économique d’une véritable politique environnementale. On peut alors questionner le financement d’une nouvelle organisation de cette ampleur, dans un contexte où les contributions des Etats-membres aux Nations-Unies sont en net recul. Pourquoi alors s’efforcer de créer de nouveaux “monstres” plutôt que de s’appuyer sur des structures existantes ?

D’autres solutions existent, dont les couts seraient moindres et la réalisation moins hasardeuse.  Certains mettent en avant la création d’un Conseil Mondial de l’Environnement réunissant, sous l’égide des Nations-Unies, toutes les parties prenantes aux enjeux environnementaux. D’autres souhaitent un renforcement institutionnel et financier du Programme des Nations Unies pour l’environnement. Séduisantes dans leur approche, les solutions d’une OME, d’un CME, ou d’un PNUE renforcé permettraient une gestion plus efficace des enjeux environnementaux.  Elles ne pourraient cependant traiter les problèmes dans leur transversalité en prenant en compte les aspects économiques et sociaux induits par la recherche d’un développement vraiment durable. Une quatrième voie favoriserait la mise en place de modèles intégrant tous les aspects d’un développement soutenable : celle du “verdissement” de l’Organisation mondiale du commerce.

Ne nous leurrons pas, le système mondial actuel repose sur  l’économie de marché. Vouloir modifier ce paradigme est louable mais il est illusoire d’imaginer un changement instantané.   Une infusion de réglementations environnementales dans les préceptes commerciaux permettrait une transition plus intégrée et efficace. Décriée par certains, l’OMC bénéficie d’une reconnaissance quasi unanime pour son efficacité, incarnée par son Organe de règlement des différends. L’OMC regroupe aujourd’hui 153 Etats membres et a rempli sa mission de libéralisation des échanges commerciaux.

Pourquoi alors ne pas insuffler une réglementation environnementale et sociale dans les statuts de l’OMC et en faire le moteur du verdissement de l’économie mondiale? Cette initiative favoriserait  aussi l’adhésion de plus de membres, créant ainsi un cercle vert et vertueux.

Notre objectif n’est pas de sacrifier l’environnement sur l’autel du commerce, mais au contraire d’assurer l’insertion des règles environnementales et sociales au cœur des marchés.  N’ayons pas peur de le dire, l’OME ne verra pas le jour. Vive l’OMC Verte !

Jérôme Beilin et George J. Gendelman, directeur du développement et co-fondateur des Ateliers de la Terre 

 

 

 

 

Déc 09

Limits to growth

As countries prepare for the UN Conference on Sustainable Development (UNCSD 2012), virtually every one of them is committed to “growth”. With many of them facing unfolding sovereign debt crises, a growing economy is seen as the necessary prerequisite to create jobs and raise income in order to reduce and eliminate budget deficits, not to mention service debts at some point down the road. Low-income countries are also seeking growth to pull their populations out of poverty and invest in desperately-needed infrastructure.

 But is it not time to ask whether the medicine is killing the patient? Humanity currently faces a bleak future, from ecological overshoot and climate change to growing social injustices such as widening income disparities. An increasing number of voices are arguing that these are the symptoms of decades of growth-above-all-else policies coupled with a lack of wealth and resource
redistribution, and that things will only get worse if growth remains the overarching goal of national and international agendas.

 So, what does the path forward to a happy, sustainable world look like in a post-growth world? The starting point is collaboration and reciprocity, since collective problems require collective solutions. UNCSD 2012 is the historical opportunity to finally reach a turning point and draw up the “great transition” blueprints that are founded on attractive sustainable futures jointly conceived. The global initiative “The Future We Want” aims to catalyze visions of a positive future in the lead-up to Rio+20, and it can be harnessed to its full potential by UN-member States in drawing out the outcomes of the Conference.

 Many groups around the world are already trying to work out the solutions, from rethinking the whole economic system to focusing on concrete measures and actions. Networks such as the Great Transition Initiative, the New Economy Network and the New Economics Institute are trying to take a holistic lens to the economy, as do authors such as Juliet Schor in Plenitude and Tim Jackson in Prosperity Without Growth, who talk, for example, about the merits of working less. Exciting patterns and concepts to meet the world’s great challenges are emerging, such as industrial ecology, biomimicry, and new business models such as social enterprises and businesses that subordinate profits to social and environmental goals. We are seeing game-changing initiatives that involve sharing, kindness and trust, from collaborative consumption that includes tool-lending libraries to the Pay It Forward movement, where a stranger in need can enjoy for free a prepaid meal in a restaurant.

 The will is there and people are ready! Governments must now show leadership and act in the collective interest by supporting, scaling up and drawing on the innumerable projects and ideas that are springing up everywhere as answers to the failings of old, stale and ineffective growth strategies. There is no better time to do this than at the 2012 Rio Earth Summit.

 Emmanuel Prinet

 Policy Director at One Earth Initiative Society, Canada

 http://OneEarthWeb.org

?u=19d3da1852472c315fcece5dd&id=f0a3572581

Déc 09

A Green Economy is not enough!

In 1987 the World Commission for Environment and Development (Brundtland Commission)
defined Sustainable Development as (WCED 1987, p.43):

“Sustainable development is development that meets the needs of the present without compromising the ability of future generations to meet their own needs. It contains within it two key concepts:

 1. The concept of “needs”, in particular the essential needs of the world’s poor, to which overriding priority should be given, and

 2. The idea of limitations imposed by the state of technology and social organisation on the environment’s ability to meet present and future needs.”

All too often, only the first part of the definition is quoted and its lack of precision bemoaned, just to come up with “complementary” explanations based on neoclassical economics and neoliberal politics. Such interpretations, in particular the call for more or green growth, and for more market regulations are in clear contradiction to the second part of the definition (which is why only the first part is quoted to begin with). Sustainable development is meant to give (back) the economy a purpose, serving human needs. These needs, however, and in particular the needs of the global poor are not identical with the greed of capital owners and shareholders – free market shareholder value capitalism cannot be sustainable.

Sustainable development is a development within the limits of our environmental space. These limits can be extended by social and technological development (the former including redistribution mechanisms), but cannot be replaced to give way for unlimited growth – but this is exactly what Green Growth (and essentially also the UNEP Green Economy) are calling for. Limits to growth, or resource capping are not part of these policy concepts. They are not sustainable. The Brundtland report’s praise for economic growth has to be understood in this framing: economic growth is justified and considered necessary as far as it is instrumental to reach both the objectives. The OECD Green Growth concept fails on both accounts, and the UNEP Green Economy concept, while paying lip service to the needs of the poor is concrete only as far as the environment is concerned. For this end, a further commodification of nature and a regulation by market instruments is considered
the most promising way forwards, making nature an exchangeable good regardless of local human needs and natural carrying capacities, let alone the dignity of nature itself.

As UNDESA‘s World Economic and Social Survey 2011 points out, technological innovation is indispensible, but not enough to achieve the transition to a sustainable economy: it must be combined with social innovation and strong governments dedicated not to serve markets, but
give them a direction and complement them to overcome their principal lack of direction and social cohesion. Consequently, greening the business world, although overdue for at least 35 years, is a welcome step, but a far cry from leading to a sustainable economy, let alone a sustainable society.

 Joachim H. Spangenberg,

Chair, economic & finance policy working group, BUND/FoE Germany

 http://www.bund.net/

?u=19d3da1852472c315fcece5dd&id=f0a3572581

Déc 09

Why the world urgently needs Millennium Consumption Goals?

 The Millennium Consumption Goals (MCGs) idea was proposed in January 2011 in New York, for the Rio+20 Earth Summit in June 2012. MCGs provide targets to motivate the rich worldwide, to consume and produce more sustainably, thereby improving overall well being, reducing environmental harm, freeing up resources to alleviate poverty, and ensuring intra- and inter-generational equity. MCGs for the affluent would complement the Millennium Development Goals (MDGs) for the poor.

 Addressing underconsumption of the poor, the first MCG ensures that basic human needs are met worldwide. Next, addressing overconsumption of the rich, several resource-related MCGs would target: GHG emissions; energy use; water use; land use and biomass; ores and industrial minerals; construction materials; and polluting discharges. Additional MCGs might cover: food security and agriculture; health, diet and obesity; livelihoods and lifestyles; economic-financial-trade systems; and military expenditures

 We need MCGs urgently, because unsustainable consumption and production have caused
multiple problems threatening humanity’s future – like poverty, resource scarcities, hunger, conflict and climate change. Global production already exceeds the environmental carrying capacity of planet earth by 50%. The world’s 1.4 billion richest people consume over 80% of this output – 60 times more than the poorest 1.4 billion. Meanwhile, MDGs seek to raise consumption levels of
over 2 billion poor. Clearly, the consumption of the rich is both unsustainable and “crowding out” the poor. The MCGs will help to avoid a global resource crisis, by persuading the affluent to contribute to the solution, instead of viewing them as a problem.

 To move this idea forward, the Millennium Consumption Goals Initiative (MCGI) was launched at the UN by a broad stakeholder network. It is action-oriented, inclusive, multi-level, pluralistic and trans-national. MCGs provide a set of benchmarks, supported by a combination of voluntary actions by rich consumers, and enabling government policies promoting sustainable consumption and production. A top down effort is moving the MCGs forward on the Rio+20 agenda– establishing a mandate, benchmarks, and an implementation framework. While international discussions proceed, many prefer to act NOW. This bottom-up approach involves pioneering individuals, communities, organisations, firms, cities, regions and nations, who are already declaring their own voluntary MCGs and implementing them. For example, the biochemical giant Novozymes states: “The Novozymes target is a voluntary Millennium Consumption Goal (MCG) that supports the recently launched global Millennium Consumption Goals Initiative (MCGI).”

MCGs have strategic advantages. First, they would apply worldwide, cutting across nationalistic and regional self-interest. Second, small reductions in rich peoples’ material consumption can improve their well-being (eg. through healthier lifestyles and diets), while lowering environmental harm and freeing up resources to alleviate poverty. Third, MCGs can be implemented using an inclusive, multilevel strategy, which combines both bottom up and top down approaches. Fourth, MCGs have the potential for quicker results, by galvanizing civil society and business to ‘act now’. This could quickly shift the behavior of affluent households and businesses, without relying only on long-term measures. Furthermore, rich individuals and communities could act effectively in their own enlightened self-interest, since they are better educated, have more influence and command more resources. Fifth, MCG-MDG twinning is possible – eg, by linking MCGs in rich communities with MDGs in poor communities. Sixth and finally, MCGs could mobilize, empower and link sustainable consumers and producers (including associated global value/supply chains). The same advertising that now promotes over-consumption could be used to encourage more sustainable consumption. Values and habits could be changed society-wide to favor more sustainable behavior (like the gradual change in attitudes towards smoking). MCGs would “empower the person to define meaningful consumption rather than permitting meaningless consumption to define the person.”

The MCGs are based on a practical framework for making development more sustainable called ‘Sustainomics’, and designed to supplement ongoing initiatives like sustainable consumption and production (SCP) and green economy (GE). By acting together on the MCGs at Rio+20, we will make the planet a safer and better place for our children and grandchildren.

 Mohan Munasinghe

 Millenium Consumption Goals Initiative (MCGI)

http://www.millenniumconsumptiongoals.org/

?u=19d3da1852472c315fcece5dd&id=f0a3572581