Notre raison d’être

L’histoire de Green Cross International

Au Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992, certains délégués proposent la création d’une Croix Rouge internationale pour l’environnement. Concrétisant cette idée, Mikhaïl Gorbatchev fonde Green Cross en 1993.

Aujourd’hui présente dans plus de 30 pays, Green Cross concentre son action sur le lien entre pauvreté, sécurité et environnement.

« La menace pour la sécurité des hommes ne vient plus des conflits entre nations mais du conflit avec la nature et révèle le lien fondamental entre pauvreté, sécurité et environnement. Le monde est saturé de prédictions catastrophiste mais possède une grande capacité de changement et nous sommes une espèce ingénieuse. Le défi qui se présente à nous est une invitation à une transformation radicale que nous ne pouvons refuser. »

Alexander Likhotal, président de GCI 

L’association française, Green Cross France et Territoires, a pour raison d’être de répondre à 5 thématiques principales :

  • EAU : encourager une plus grande prise en compte des thématiques de l’eau, qu’il s’agisse d’accès à l’eau, d’assainissement, de prévention des conflits ou de suivi post-conflit
  • PREVENTION : anticiper les crises environnementales et humanitaires de demain
  • TRANSITION : promouvoir le développement d’innovations (technologiques, économiques, sociales) propres créant de la valeur localement pour l’accès aux ressources naturelles, l’alimentation et la santé
  • SOLIDARITE : accompagner les populations souffrant des conséquences des catastrophes environnementales via des programmes de médecine sociale, et informer de manière transparente sur les conséquences
  • EDUCATION : intégrer une portée éducative dans les activités, notamment en facilitant les partages de savoir-faire et d’expériences dans le cadre de projets concrets de coopération décentralisée

Notre approche est territoriale : nous pensons que c’est par le développement simultané d’un plaidoyer ambitieux et d’actions concrètes sur le terrain, en concertation avec toutes les parties prenantes, que notre action atteint son meilleur impact.

Déc 07

Emergency Call to Brazil’s President: Prevent a Global Catastrophe!

WWF |07.12.2011|

The Amazon is home to the largest remaining rainforest in the world. But the Brazilian government (backed by powerful agribusiness interests) is poised to open up vast new areas to agriculture and cattle ranching by changing its long-standing forest law.

The countdown has begun. Brazil is about to hand over millions of acres for legal clearance. This is in addition to a planned amnesty for millions of acres of already illegally cleared forest. This would reward the criminal destruction of forest, instead of forcing it to be reforested.

Rainforest covering 175 million acres could be lost or not restored – an area nearly as big as Germany, Austria and Italy combined. The consequences will be felt all over the world: 25 billion additional tons of CO2 could be released – equal to over 50 years of the current emissions of a country such as the UK. The law would also result in the unprecedented destruction of Brazil’s wildlife.

What’s worse, the new version of the law has been rushed through Congress with an alarming disregard for input from scientists, who’ve repeatedly shown that it isn’t necessary to cut more forest to increase Brazil’s economic growth.

Now the fate of the forests rests with President Dilma Rousseff, who could still choose to veto some or all of the proposed changes. In Brazil, over 1.5 million people have already signed a petition urging Dilma to act. Please add your voice to theirs and send an email to the President.

Only she can prevent the catastrophe.

action?ea.client.id=1726&ea.campaign.id=12987&utm_source=twitter&utm_medium=social_media&utm_campaign=brazil_forest_law

Nicolas Imbert (Green Cross France) : « ma vision de Rio + 20 »

Journalistes Ecrivains |03.12.2011|

Nicolas Imbert, nouveau directeur exécutif de Green Cross France et Territoires (GCFT), nous expose sa vision de Rio + 20. Pauvreté, insécurité, dégradation de l’environnement, c’est le cycle infernal que son organisation s’efforce d’inverser.

 Nicolas Imbert, directeur exécutif de Green Cross France et Territoires

Parallèlement à votre nomination, votre Président, Jean-Michel Cousteau, annonce que Green Cross prend un nouveau départ dans la perspective de Rio + 20. Pourquoi ce lien ?

Lors du forum de Rio, en 1992, un groupe de délégués, dont le Commandant  Cousteau, avait imaginé la création d’une organisation similaire à la Croix Rouge internationale, focalisée sur l’environnement. Le Président Mikhail Gorbatchev, mieux informé que quiconque sur « l’arsenal de destruction durable » hérité de la guerre froide, a relevé le défi. Green Cross est née en 1993 avec les priorités suivantes : l’accès à l’eau, la démilitarisation, le désarmement, la médecine sociale et la solidarité. Aujourd’hui présente dans plus de 35 pays, GC élargit son action à la prévention des crises écologiques, énergétiques et alimentaires, trop souvent à l’origine des conflits armés. Dotée d’une expérience spécifique tant globale que locale, notre organisation arrivera à Rio + 20, décidée à maximiser les résultats du sommet.

Quelques applications concrètes ?

Prenons l’accès à l’eau, aujourd’hui stratégique sur tous les continents. La Convention des Nations-Unies sur le droit relatif aux utilisations des cours d’eau internationaux a été signée en 1997 pour désamorcer les conflits entre Etats riverains. Son entrée en vigueur reste encore en attente de ratifications Par ses actions de plaidoyer, Green Cross s’efforce de les obtenir d’ici le Forum Mondial de l’eau en mars 2012. Par ailleurs, nous sommes actuellement préoccupés par le partage des eaux du Nil, majoritairement exploitées par l’Egypte au cours de l’histoire, ce qui ravive aujourd’hui les tensions avec le Soudan, le sud Soudan et l’Ethiopie.

Dans les pays industrialisés, c’est le cocktail de polluants accumulés dans l’eau qui devient un problème de société et de santé publique. GCFT prépare pour 2012 un Livre vert sur les enjeux de la pollution des littoraux, des grands fleuves et des lacs intérieurs en France et en Europe, dont nous dévoilerons les premiers résultats à Rio. On y trouvera l’état des connaissances sur les impacts santé-environnement ainsi qu’un tour d’horizon des technologies de remédiation. Comme on le verra, les coûts de dépollution incitent à se mobiliser sur la prévention !

En tant que co-coordinateur du Sommet, Brice Lalonde, plante fermement le décor : Rio + 20 n’est pas Rio 92 + 20, mais 2012 + 20. Certains parlent même de poser un cliquet sur les décennies passées. Qu’en pense GC ?

L’image du cliquet est intéressante si l’on veut que la prospective tire le Sommet. Rio 92 a lancé le paradigme d’une nouvelle gouvernance. Depuis, la société civile a appris à travailler dans le concert des nations, si discordant soit-il. Chaque sommet impulse un nouveau tempo. Nous avons une partition globale à jouer d’ici les 20 prochaines années. Partition qui s’invente rapidement sur les territoires et dans la coopération décentralisée.

Parmi les plus actifs pour Rio, l’ICLEI (le Conseil International des Gouvernements Locaux pour le Développement Durable) rassemble déjà près de 1500 collectivités engagées sur tous les continents : des villes en quête d’un urbanisme soutenable pour pouvoir accueillir la moitié de l’humanité, des
assemblées territoriales qui échangent leurs meilleures pratiques. Certains pays ont franchi sans attendre le seuil de non retour. Le Costa Rica ou la Suède sont parés pour le XXIe siècle. L’Allemagne vient de mettre un cliquet à sa stratégie énergétique tout en maintenant le cap sur ses objectifs climatiques. Parmi les émergents, la Chine et le Brésil, certes responsables de dommages parfois irréversibles, lancent des innovations alternatives où l’écologie devient vecteur du développement. C’est précisément là que GC veut placer le cliquet pour les 20 prochaines années. Si nous n’y parvenons pas, la compétition économique aura raison des ressources écologiques. Et le perdant sera… l’homme.

Selon Brice Lalonde, les pauvres de la planète sont « très remontés contre l’écologie ». Ils exigent avant tout la justice sociale. Est-ce compatible avec votre démarche ?

La situation est extrêmement hétérogène par continent. Dans de nombreuses contrées du monde, la question la plus préoccupante reste l’accès à l’eau, à l’alimentation, à l’énergie.

A contrario, les économies occidentales ont longuement prospéré sur une exploitation sans compensation d’une grande partie des réserves fossiles de la planète.

Pire, certains instruments de compensation et de péréquation imaginés dès Rio 92 se sont transformés en outils spéculatifs – cela n’est pas sain et les pays pauvres s’indignent légitimement de ce détournement d’objectifs. Globalement, nous pensons que la transition des 20 prochaines années passe par un changement de paradigme économique. La crise financière qui frappe les pays de l’OCDE rend obsolète notre modèle actuel : il faut tendre progressivement vers la proximité des productions vitales, l’économie réconciliée avec l’écologie et le social. Cela passe par des innovations technologiques et sociétales adaptées.

Les idées les plus simples ont parfois des effets systémiques remarquables. Exemple, le projet « smart water for green schools » que nous avons testé au Ghana. 20 écoles ont été équipées d’un point d’eau potable pour les enfants et leur famille. Les maladies hydriques ont été éradiquées, les femmes libérées de la corvée d’eau et tous les enfants sont scolarisés. Ce programme est maintenant en cours d’adaptation en Bolivie. Pauvreté, insécurité, dégradation de l’environnement, mais aussi accès difficile à l’éducation, c’est ce cycle infernal que nous devons inverser.

Ban Ki-Moon, secrétaire général des Nations-Unies, a inscrit les objectifs du millénaire au sommet de l’agenda de Rio + 20. Est-ce la solution ?

Green Cross a déposé un cahier d’acteur, en contribution au draft 0 de Rio + 20. Nous pensons que l’accès universel à une énergie propre et durable, la sécurité alimentaire via le nexus eau-énergie-agriculture est une priorité réalisable bien avant 2030 pour peu qu’on y consacre chaque année le budget d’armement nucléaire de la planète, soit 109 milliards de USD en 2011 ! Nous proposons de faire de Rio+20 l’occasion unique de sceller un plan d’action global chiffré à l’intention des gouvernements, des entreprises et de la société civile, répondant aux trois questions clefs : qui ? quand ? comment ?

Cela passe aussi par un registre d’engagements contraignants comprenant le partage des tâches, l’objectif de résultat et le plan de financement annexé a la déclaration finale. En parallèle, les nations doivent se doter d’un levier d’action coercitif, à même de matérialiser une sanction rapide, financière et juridique, vis-à-vis des acteurs de dommages écologiques majeurs.Nous proposons qu’une instance juridique de rang supranational complémentaire des instances existantes voie le jour dès 2013 pour juger en direct ces dommages spécifiques. La force de la persuasion et l’importance de la sanction, permettraient d’éviter que les catastrophes écologiques ne se multiplient d’une décennie à l’autre. S’ils avaient intégré en amont les coûts directs et indirects (d’assurance notamment) liés à l’existence d’une telle instance, les projets industriels responsables des catastrophes du Golfe du Mexique, de Fukushima ou d’Ajka, pour ne citer qu’eux, n’auraient pu voir le jour, en privilégiant la rentabilité économique au détriment des conditions de sûreté.

A ce propos, le Japon demande une meilleure prise en compte des catastrophes naturelles et technologiques. Que faut-il en attendre ?

Le sujet doit être traité dans une logique de prévention, sur le temps long. Il y a un avant et un après Fukushima. L’urgence va vers le soutien aux populations touchées, et la mise en sûreté de l’ensemble des installations nucléaires mondiales.

Green Cross s’est mobilisé dès sa création sur le soutien aux populations de Tchernobyl. Elle a lancé le programme de médecine sociale Socmed pour les habitants de la zone contaminée en Russie, Biélorussie et en Ukraine. Nous suivons 5000 enfants affectés de maladies chroniques tout en surveillant l’évolution de leur environnement. La Suisse a en partie fondé sa sortie du
nucléaire suite à une visite du site organisée par Green Cross, 25 ans après la catastrophe.

Or les environs de Fukushima comptent une population 10 fois supérieure à celle de Tchernobyl, et le gouvernement japonais tarde à mettre en place un programme de médecine sociale. Nous pensons que l’effort de reconstruction au Japon est énorme, qu’il s’agisse de contamination des sols, de l’eau et des aliments, mais également en terme d’impact sanitaire et psychologique, notamment lors des traumatismes liés au déplacement de populations.

Pour améliorer le suivi des crises potentielles à venir, il est essentiel que le Japon livre le retour d’expérience de Fukushima en toute transparence.

Plus près de nous, quels seraient les effets d’un accident nucléaire dans des régions aussi peuplées que l’Ile de France ou la Vallée du Rhône ? Les Français n’en sont que partiellement informés. Pourtant « l’impensable arrive ». Le débat énergétique ne se résume pas en une approche comptable de milliards investis par énergie produite ni même d’emplois détruits pour les emplois créés.

GCFT s’intéresse-t-elle à d’autres secteurs déterminants pour les choix énergétiques des Français ?

Nous avons lancé la création d’un modèle stratégique de risques sur les enjeux économiques, écologiques et sociaux de l’exploration et de l’exploitation des huiles et gaz de schistes. La confrontation des scénarios et des données, l’anticipation des effets sur le temps long manquent de formalisation et d’estimations indépendantes quantifiées, ce qui rend le débat contradictoire difficile. Avec l’aide d’une société spécialisée dans le risque systémique, nous analysons et compilons les retours d’expérience aux Etats-Unis, en Pologne et en France, pour proposer un modèled’évaluation adapté au contexte français. Un outil et des supports permettant de sensibiliser les décideurs à une approche élargie du risque seront communiqués courant 2012.

Nicolas Imbert, vous avez accepté la direction exécutive de Green Cross France et Territoires après 12 ans d’expérience dans des cabinets conseils prestigieux. Pour quelle raison ?

Nos sociétés ont besoin de prospective, de vision, de démonstration par l’exemple et l’expérimentation. Depuis le début de mon activité d’ingénieur conseil, je parle de transition écologique avec des acteurs importants qui viennent du même monde économique que moi et des représentants des administrations publiques en quête d’objectifs clairs. Parallèlement, la société civile et les ONG ont évolué du rôle historique de lanceurs d’alerte vers celui de co-acteurs d’une nouvelle gouvernance. Ils savent pointer le doigt là où ça fait mal, proposer des solutions et démontrer aux acteurs économiques l’urgence d’infléchir leur stratégie. L’innovation sociétale est en marche. Pour enclencher une vitesse rapide, il faut instaurer une coopération sincère. J’ai la chance de pouvoir jeter des ponts entre ces deux mondes. Une force que l’on va de plus en plus rencontrer dans le paysage associatif;

Marie Hellouin

?p=7955

Nov 29

L’Assemblée taxe l’utilisation des semences

Le Monde | 29.11.11 |

Au moment où le Conseil d’Etat annulait la suspension de culture de maïs OGM de Mosanto MON810 en France, lundi 28 novembre, les députés ont adopté une proposition de loi très controversée touchant au coeur de l’activité agricole. Ce texte relatif aux “certificats d’obtention végétale” instaure le versement d’une redevance pour l’utilisation des semences dites de ferme. Cette appelation désigne les semences que les agriculteurs réutilisent d’une année sur l’autre.

Un tel mécanisme existe déjà pour le blé tendre  : tout agriculteur qui livre sa récolte de blé tendre à un organisme collecteur doit verser une contribution de 5 centimes d’euro par quintal de blé livré

Le texte adopté prévoit donc de l’étendre à d’autres semences. La liste n’est pas arrêtée, mais vingt et une semences seraient concernées, en particulier les céréales. Quid des autres, comme les semences de légumes ? Leur réutilisation pourrait alors se voir interdites. La pratique des semences de ferme “doit être autorisée, mais elle ne peut être libre de droit comme elle l’est aujourd’hui”, a expliqué le ministre de l’agriculture Bruno Le Maire, qui défendait le texte.

Cette proposition de loi, présentée par le sénateur UMP Christian Demuynck, avait été adoptée par le Sénat en première lecture le 8 juillet.  Des syndicats d’agriculteurs comme la Confédération paysanne et la Coordination rurale sont montés au créneau pour dénoncer ce qu’ils qualifient de “privatisation des semences”. Selon Guy Kastler, de la Confédération paysanne : “Le vote à l’Assemblée, sans amender le texte pour qu’il soit définitivement adopté avant l’élection présidentielle représente un véritable passage en force.”

A l’inverse, le Groupement national interprofessionnel des semences (GNIS) se félicite d’un texte qui “sécurise le financement de la recherche et donne aux sélectionneurs les moyens de développer durablement des programmes d’amélioration des plantes“.

Même satisfaction du côté de syndicat agricole FNSEA. Pour son président Xavier Beulin, “il est normal que les agriculteurs participent au financement de la création variétale puisqu’ils en bénéficient“. Il souligne également que le montant des redevances sera discuté au niveau de l’interprofession.

La Coordination rurale n’a pas manqué de souligner que M. Beulin est aussi à la tête du groupe Sofiprotéol, actionnaire de semenciers français comme Limagrain ou Euralis Semences. La balle est maintenant dans le camp de Bruno Le Maire, qui doit préciser les règles par décret.

Laurence Girard

Article paru dans l’édition du 30.11.11

Nov 26

Un prix Nobel sur Naturellia

Naturellia.com |26 novembre 2011|

Martin BENISTON , grand climatologue , Vice Présidentdu groupe « Impacts » de l’IPCCqui a partagé le prix Nobel de la paix en 2007 avec Al Gore, inaugure le salon Naturellia le samedi 26 Novembre.

En octobre 2006, il a été nommé professeur ordinaire à l’Université de Genève, titulaire de la Chaire de climatologie, et directeur de l’institut des sciences de l’environnement. Il a à son actif plus de 120 publications scientifiques, dont 3 livres chez des éditeurs internationaux, et 9 autres ouvrages qu’il a édité ou co-édité. Il siège dans de nombreuses commissions internationales, et en 2000 a été   élu membre de l’Academia Europea.

un-prix-nobel-sur-naturellia

Nov 22

Disparition de Madame Danielle Mitterand

Green Cross France et Territoires |22.11.2011|

Green Cross France et Territoires

Green Cross International

 

Paris, le 22 novembre 2011

 

Green Cross a pris acte avec une grande tristesse du décès de Madame Danielle Mitterrand. Plus que tout, nous retenons l’impact, la vision, la sincérité et la profonde humanité de son engagement. Toutes nos pensées vont en ce moment vers sa famille et ses proches, et tous ceux qu’elle a ému, convaincu et fait bouger.

 

Nous avons perdu une militante passionnée et une défenseure infatigable des droits de l’homme la nuit dernière.

 

Les chemins  de Mikhaïl Gorbatchev, Président fondateur de Green Cross International, et de Danielle Mitterrand se sont croisés à maintes reprises et dans des contextes différents. L’ancien Président de l’URSS et l’épouse de François Mitterrand se rencontrèrent à de nombreuses reprises, dès les années 80, pour consolider leurs engagements pour un monde juste, pacifique, en harmonie avec l’environnement.

 

Les engagements communs de Green Cross et de France Libertés en faveur de l’accès à l’eau et à l’assainissement universel ont mené les deux organisations à unir leurs forces dès leurs premières heures et en 2006, aux côtés de la Coalition Eau, pour que le Droit à l’eau soit enfin reconnu dans la législation française.

 

Danielle Mitterrand est restée engagée jusqu’à son dernier souffle, via la Fondation France Libertés dont elle venait tout juste de présider le 25ème anniversaire. Son œuvre habite et anime toutes les campagnes et les projets. Son énergie déployée à rendre notre monde meilleur et notre planète plus saine nous rapproche de ses convictions et de ses engagements.

 

Plus que jamais, il nous faut continuer à propager avec assiduité, enthousiasme et sérénité l’engagement collectif qu’elle a contribué à impulser pour assurer la protection et le respect des ressources naturelles, et prioritairement de l’eau.

Nov 16

Bulletin d’actualité n°1 – octobre & novembre 2011

Les enjeux climatiques sont plus que jamais au cœur des enjeux humains. On constate que l’accès à l’eau, à l’alimentation et à une énergie efficace et renouvelable sont d’autant mieux gérés qu’ils le sont simultanément, dans une logique de lutte contre le changement climatique.Rio+20 se tiendra du 20 au 22 juin, à la suite d’une semaine d’échange avec la société civile, et concrétise cette approche. Le « Nexus » alimentation / eau / énergie, puisque c’est désormais son nom consacré, sera désormais un objet de négociation.Sur les territoires, on constate que l’approche est identique : l’accès à l’eau, par exemple dans le bassin du Nil, est intimement lié à l’activité agricole et à la possibilité d’accès à l’énergie. Parfois il est possible de trouver des solutions de paix et de coopération, parfois le risque que cela ne dérive en conflit armé est essentiel.

GCFT se positionne par son plaidoyer et ses actions sur ces différents enjeux…et nous avons besoin de vous, par vos actions et votre support.

Le bulletin d’actualité peut être téléchargé en cliquant sur le lien suivant: Bulletin d’actualité n°1 – octobre et novembre 2011. Il est envoyé dès parution à tous les adhérents à jour de cotisation.

Nov 16

La France s’attaque aux antibiotiques intensifs dans l’élevage

L’expansion.com |16.11.2011|

EXCLUSIF. Les antibiotiques sont de moins en moins efficaces en santé humaine. En cause, leur utilisation intensive en élevage animal. Un plan d’action va être lancé.

Quarante mesures pour maîtriser l’usage des antibiotiques en élevage animal: c’est l’objectif du Plan national que va dévoiler, ce jeudi 17 novembre, la Direction générale de l’Alimentation (DGAL), qui dépend du ministère de l’Agriculture.

L’enjeu est crucial. Utilisé de façon intensive en médecine vétérinaire, les antibiotiques perdent progressivement de leur efficacité – certaines bactéries devenant ” antibiorésistantes “. Les conséquences en sont néfastes sur la santé animale, mais aussi, par répercussion, sur la santé humaine. Les infections causées par des micro-organismes résistants aux antimicrobiens seraient ainsi responsables, chaque année en Europe, de 25.000 décès, selon une étude du Centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies (2009).

Ce plan a trois vocations. D’abord, sensibiliser tous les acteurs de la chaîne animale (éleveurs, vétérinaires, pharmaciens-grossistes, laboratoires) aux risques d’un usage intensif d’antibiotiques. ” Nous voulons en réduire l’usage de 25% dans les cinq prochaines années “, annonce Jean-Luc Angot, directeur-général adjoint au sein de la DGAL. Un objectif réaliste, à condition que les efforts de sensibilisation, menés depuis quelques années par les services de l’Etat, se poursuivent. En 2009, le volume total des ventes d’antibios s’élevaient à 1067 tonnes. Et l’exposition des animaux aux antibiotiques avait crû, entre 1999 et 2009, de 12,6%. Depuis, ce ” taux d’exposition ” a baissé. La décrue doit se confirmer.

Ensuite, interdire l’usage des antibiotiques ” critiques “, c’est-à-dire ceux dont il faut absolument préserver l’efficacité pour l’homme. Deux ” familles “sont concernées : les fluoroquinolones et les céphalosporines de troisième et quatrième génération.

Enfin, trouver une alternative aux antibios. Piste privilégiée : la recherche de nouveaux vaccins, notamment dans le domaine des infections bactérielles digestives (salmonelle, colibacille). Une bonne nouvelle pour les labos vétérinaires, qui pourront ainsi compenser la baisse prévisible de ventes d’antibiotiques par la mise sur le marché de nouveaux vaccins.

Démarrée en mars 2011, cette réflexion aura certainement des répercussions internationales. C’est en tout cas l’espoir de la DGAL, qui aimerait que les conclusions de ce plan d’action trouvent un écho à l’OMC, et contribuent à l’élaboration de normes internationales. Il faut savoir qu’en Chine, et même aux Etats-Unis, les antibiotiques sont largement utilisés à titre préventif dans l’élevage, comme promoteurs de croissance.

Charles Haquet

la-france-s-attaque-aux-antibiotiques-intensifs-dans-l-elevage_270933.html

Nov 16

The Finalists: Green School Makeover

Global Green USA| 16.11.2011|

After weeks of deliberation, we announced the 10 finalists for our green school makeover competition, including public, private, and charter schools from a pool of more than 200 entries from across the country. Finalists were chosen based on the clarity and description of the school’s green challenges and need for a makeover. Each of the applications included proposals for green improvements, such as planting organic vegetable gardens, creating recycling programs, and adopting energy efficiency upgrades.

On December 6, one grand prize winner will be selected to receive the ultimate Green School Makeover, which includes $65,000 for school renovations and an additional $65,000 worth of technical assistance. Four runner-up schools will be awarded $2,500 each to make their school more sustainable.

The 10 Finalists for the Green School Makeover Competition:

  1. Garlough Environmental Magnet School; West St. Paul, MN
  2. New York French American Charter School; New York, NY
  3. Prosser Career Academy (CPS); Chicago, IL
  4. Samuel Powel Elementary School; Philadelphia, PA
  5. Scattergood Friends School; West Branch, IA
  6. South Berwyn School District (Heritage Middle School); Berwyn, IL
  7. Texas School for the Deaf; Austin, TX
  8. The Academy for Global Citizenship; Chicago, IL
  9. West Miami Middle School; Miami, FL
  10. Zimmerman School House, Inc. d/b/a Abi’s Place; Coral Springs, FL

 19

Nov 15

PNUE : une bonne gestion des ressources naturelles est cruciale pour garantir la paix

Service d’iinformation des Nations Unies |15 novembre 2011 |

L’importance des ressources naturelles pour la construction est au centre d’un nouveau livre publié par le PNUE.

Un nouveau livre publié par les Nations Unies et des institutions partenaires examine les défis clés auxquels font face les pays qui sortent d’une période de conflit et la manière dont ils gèrent leurs ressources naturelles pour qu’elles contribuent au redressement économique sans causer un nouvel conflit ou une nouvelle dégradation de l’environnement.« Ce projet est l’un des plus importants de son genre, et il contribuera à améliorer la gestion des ressources dans les situations post-conflit à travers un partage des expériences passées et des meilleures pratiques », a dit le Directeur Exécutif du Programment des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), Achim Steiner.

« Le PNUE espère que cette recherche aidera les économies basées sur des ressources naturelles à passer d’une logique de corruption et de recherche de gains à des économies vertes qui puissent aider ces pays à obtenir la paix, la reconstruction et le développement durable », a-t-il ajouté.

Le livre a été publié mardi par le PNUE, l’Institut de droit environnemental (IDE), l’Université de Tokyo et l’Université de McGill au Canada.

« Certains pays sont dotés de richesses naturelles qui peuvent susciter des griefs et des conflits. Néanmoins, dans des situations post-conflit, il existe une opportunité unique pour faire en sorte que les ressources naturelles de grande valeur soit utilisées pour soutenir le développement économique, la gouvernance, et surtout la paix et la stabilité », a dit pour sa part le Président de l’IDE, John Cruden.

La Présidente du Libéria et lauréate du prix Nobel de la paix en 2011, Ellen Johnson Sirleaf, qui a rédigé la préface du livre, a entrepris de diriger son pays vers la paix et la stabilité après une longue guerre qui a ravagé le Libéria. Selon elle, la paix amène une promesse de temps meilleurs qui font enfler les attentes, surtout dans un pays riche en ressources naturelles.

Le livre comporte 30 études de cas de 18 pays différents, de l’Angola au Népal en passant par l’Afghanistan ou encore la République démocratique du Congo.

Il examine comment des ressources de grande valeur peuvent être le mieux gérées dans un contexte post-conflit et il évoque les domaines où le soutien international peut être particulièrement utile, notamment aider à obtenir les meilleurs contrats possible pour l’exploitation des ressources, assurer la transparence de ces contrats, effectuer un contrôle des entreprises exploitantes et assurer la planification stratégique.

storyF.asp?NewsID=26894&Cr=ressources&Cr1=