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Transition énergétique: le gaz, un accélérateur indispensable

Alors que s’ouvrent en ce moment même les Assises Européennes de la Transition Énergétique, du 30 janvier au 1er février, à Genève, il nous semble important de rappeler l’enjeu essentiel de complémentarité entre le gaz et l’électricité pour réussir la transition énergétique, ainsi que l’urgence de prendre désormais les bonnes mesures pour accélérer cette transition.

Dans le même temps, s’ouvre la période de concertation permettant l’adoption de la révision de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE), alors que les signaux stratégiques et politiques incitent à la plus grande prudence, et nous sommes inquiets:

  • Comme l’a rappelé le Président Emmanuel Macron en ouverture du One Planet Summit, le 12 décembre 2017, nous sommes en train de perdre la bataille contre le dérèglement climatique si nous n’enclenchons pas plus vite et plus fortement la transition écologique de nos économies, à commencer par la transition énergétique,
  • Or, la France est en retard dans sa stratégie bas-carbone et sa transition énergétique, comme le relevait le 22 janvier le premier suivi de la stratégie nationale bas carbone (SNBC) au Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire (cf. article Actu-Environnement).

Vous trouverez plus d’informations sur le débat public en cours sur https://ppe.debatpublic.fr/, et pourriez y poster vos contributions, remarques et cahiers d’acteurs.

La Loi de Transition Énergétique, issue du Débat National sur la Transition Énergétique, a connu en 2017 de nombreux coups de canifs inquiétant, à commencer par le recul sur la baisse du nucléaire à 50% de la production électrique en 2025. Plus récemment, ce sont les 3 scénarios de transition énergétique les moins énergivores, et les plus propres des inflexions constatées de consommation des français, qui disparaissent du périmètre des documents proposés à la concertation sur la PPE, et ce, dans un contexte mondial où jamais les énergies renouvelables n’ont été aussi compétitives, et où de l’aveu même d’EDF jamais les coûts de production du nucléaire neuf n’ont été aussi élevés et hors concours comparés aux énergies renouvelables, ce qui est acté par les déboires financiers et d’Orano (ex-Areva), et d’EDF, et un sous-provisionnement financier des démantèlements inquiétant pour les générations actuelles et futures.

Pourtant, les solutions existent et se déploient, à l’échelle des territoires. L’efficacité énergétique, comme les énergies 4D (déconcentrées, décarbonées, diversifiées, démocratiques) sur les territoires, montrent chaque jour leur pertinence pour passer de la vulnérabilité à la résilience, et assurer à moindre coût la réponse à nos besoins énergétiques.

Comment accélérer cette transition, en particulier au niveau national ? Le consensus des économistes (à l’exemple de Christian de Perthuis) et des prospectivistes (IFRI, OCDE…) pour montrer que la transition énergétique s’appuiera par un recours au gaz massifié sur 15 à 30 % des besoins énergétiques, nécessitant de prendre des décisions maintenant et dans les 3 prochaines années pour être en phase avec les objectifs de l’Accord de Paris, et nos objectifs européens. Ceci peut se faire dès maintenant, avec des investissements mesurés et portant une rentabilité rapide, avec des technologies disponibles dès maintenant, avec des bénéfices importants sur la qualité de l’air, la santé environnementale, mais aussi l’emploi et notre qualité de vie au quotidien.

Ces enjeux manquent encore de matérialité dans les travaux préalables à la concertation sur la PPE, ils sont trop peu reflétés dans nos ambitions nationales, et pourtant indispensables à une transition énergétique réussie sur les territoires.

C’est pourquoi Green Cross porte désormais au débat le fruit du travail de son Think-and-do Tank « Ville et Territoires durables, énergie et économie circulaire« , et une note qui propose 17 clés pour agir afin de faire du gaz un accélérateur de la transition énergétique.

Le rapport détaillé sera publié le 30 janvier lors de l’ouverture des Assises Européennes de la Transition Énergétique, et nous vous proposons dès maintenant de prendre connaissance du brief pour dirigeants, également téléchargeable ICI.

 

Le gazaccélérateur de la transition énergétique ?

Brief pour dirigeants – Version 2.0 – janvier 2018

La transition énergétique est une dynamique complexe, qui comprend tout à la fois un travail sur les comportements et les usages, le développement forcené de l’efficacité énergétique, et la substitution des énergies non renouvelables par des énergies de sources renouvelables dont la transformation sera la moins impactante possible pour la planète.

Le Think-and-Do Tank « énergie, économie circulaire et ville durable » de Green Cross, formé d’experts de la transition énergétique et de représentants des différentes parties prenantes, s’est attaché depuis 2015 à travailler sur les enjeux opérationnels de la transition énergétique sur les territoires, et souhaite après 2 ans de travaux mettre en avant ses conclusions sur un point essentiel mais pas encore assez débattu : le gaz, accélérateur de la transition énergétique ?

En effet, le gaz est un accélérateur trop peu connu de la transition énergétique des territoires : il permet une mobilité plus propre, le réseau existant est performant, agile et durable, le gaz permet le stockage de l’énergie, et sa combustion est propre. C’est un moyen de chauffage, de production de chaleur, de froid et d’électricité performant. Il accélère la mise en place concrète de l’économie circulaire, que ce soit en zone urbaine comme en zone rurale, sur des territoires insulaires ou isolés comme dans les métropoles. Sa composition peut elle-même évoluer, via les 2ème et 3ème générations d’agrocarburants et en particulier les bio-gaz et bio-GNV, pour intégrer une part plus importante de renouvelables.

17 clés peuvent être activées dès maintenant pour en développer l’usage, et ainsi accélérer la transition énergétique de l’économie, susciter l’entrepreneuriat et atteindre rapidement des résultats concrets sur le climat et l’environnement, la qualité de vie et l’économie. La mise en œuvre de ces clés accélère, dans un contexte où la France est en retard par rapport à ses engagements de transition énergétique, la mise en place de l’Accord de Paris et le passage au stade opérationnel des Climpacts (One Planet Summit), mais aussi l’incarnation des Objectifs de Développement Durable (ODD).

Ces clés pour agir, très opérationnelles, peuvent, via le gaz, accélérer la transition énergétique. Elles sont groupées en 4 thèmes structurant : transition écologique de l’économie., mobilitébâtiment et infrastructures industrielles, biomasse alimentation et déchets,

Transition écologique de l’économie : 5 clés pour agir

  • encourager le recours au gaz dans les schémas logistiques territoriaux et mettre en avant la différence qualitative entre la solution actuelle et une solution full-gaz
  • consolider et renforcer l’efficacité du transport multimodal par des actions consolidées au maillage territorial dense, en partant de la dimension territoriale et en développant la synergie des acteurs (publics / privés, locaux / nationaux et internationaux) mais aussi l’attractivité prix / qualité.
  • modéliser, de manière territorialisée, l’impact des évolutions en cours sur la transition gaz (motorisation des navires, des transports terrestres, transformation du paysage urbain), et leur impact multi-factoriel (climat / qualité air / biodiversité / performance et résilience transport), et mettre ceci en perspective dans les plans d’évolution des territoires.
  • mettre en avant les réussites déjà obtenues en termes de contractualisation entre donneur d’ordre et chaînes d’approvisionnement (ex : contrats livraison GNV, mutation au gaz des bus, retrofit navire…) en ayant des kits pédagogiques et de transition à destination des décideurs territoriaux, publics et privés.
  • augmenter de 25% en 2017, puis ensuite d’au moins 20% par an sur les 3 prochaines années, le taux de la contribution climat énergie.
Mobilité : 6 clés pour agir

  • faciliter, par des mesures coercitives et incitatives, la migration au gaz sur une période de 3 ans de tous les camions et bus > 8,5 tonnes circulant en agglomération qui ne sont pas déjà électriques, et en 10 ans sur tous les véhicules > 3,5 tonnes.
  • instaurer une commission logistique permanente au niveau national, puis européen, en charge de fournir information et transparence sur la performance environnementale de chaque flux transporté, sur sa contribution à la lutte contre le dérèglement climatique et à une meilleure qualité de l’air
  • débloquer les verrous législatifs compliquant l’avitaillement au gaz et l’opération sous pavillon français des navires de marchandises et de passagers opérant sur le territoire français, mouillant ou faisant escale dans un port français.
  • imposer que toute commande publique de moyens à la mer ou de desserte maritime après 2019 demande une solution de référence soit utilisant des énergies renouvelables, soit au gaz.
  • rendre opérationnelle avant 2025 une solution d’avitaillement gaz dans chaque port de commerce français, y compris en outremer.
  • mettre en place un cadre législatif et fiscal stable et incitatif pour l’équipement au gaz d’un véhicule existant en zone rurale ou suburbaine, pour les flottes de véhicules d’entreprise au gaz ou pour le remplacement d’un véhicule diesel par un véhicule au gaz.

 

Biomasse, alimentation et déchets : 4 clés pour agir

  • accélérer concrètement dès 2018, par des actions législatives européennes et nationales ambitieuses et une meilleure transparence sur les approvisionnements, la transition vers des agro-carburants de seconde et troisième génération, et développer une politique bio-GNV ambitieuse à l’avant-garde de cette transition
  • dès 2018, rendre accessible via un mécanisme de labellisation ou d’étiquetage, pour chaque source d’approvisionnement utilisant le terme « bio » ou « renouvelable » une information synthétique, transparente et validée sur la source d’énergie, les empreintes carbones et environnementale, et la génération de production.
  • développer les infrastructures de mutualisation pour la collecte et la valorisation de la biomasse, notamment d’origine agricole, et avoir sous 3 ans au moins 6 démonstrateurs opérationnels, dont un en outremer.
  • installer au moins 3 démonstrateurs industriels de pyrogazéification, dont un fonctionnant à base de CSR.
Bâtiment et infrastructures industrielles : 3 clés pour agir

  • intégrer dans les réglementations thermiques post-2018 un « chèque-optimisation » pour les propriétaires de logement gaz ayant une pertinence écologique à moderniser leur installation.
  • valoriser via la réglementation thermique et la politique fiscale les co-générations et multi-générations couplées à des installations d’énergies renouvelables pour les constructions nouvelles.
  • mettre en place, sous 2 ans, 4 à 5 démonstrateurs industriels Power-to-Gas répartis sur le territoire, en lien avec des producteurs de CO2 concentré.

La note détaillée est disponible sur simple demande à contact@gcft.fr – cette note est mise en débat avec les principaux think-tanks et réseaux impliqués sur le sujet de septembre 2017 à janvier 2018. A l’issue de ce débat, une version actualisée des points de vue et retours d’expériences des débattants sera publiée, au premier semestre 2018.

Pour en savoir plus sur les enjeux économiques et le rôle du gaz dans la transition énergétique, mais aussi vis-à-vis du dérèglement climatique et de l’Accord de Paris, un papier synthétique de Christian de Perthuis : https://theconversation.com/quel-climat-preparons-nous-pour-demain-87454

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/transition-energetique-le-gaz-un-accelerateur-indispensable/

Le gaz, accélérateur de la transition énergétique ? notre contribution aux Assises Européennes de la Transition Energétique

Alors que s’ouvre la période de concertation permettant l’adoption de la révision de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE), les signaux stratégiques et politiques incitent à la plus grande prudence, et nous sommes inquiets:

  • Comme l’a rappelé le Président Emmanuel Macron en ouverture du One Planet Summit, le 12 décembre 2017, nous sommes en train de perdre la bataille contre le dérèglement climatique si nous n’enclenchons pas plus vite et plus fortement la transition écologique de nos économies, à commencer par la transition énergétique,
  • Or, la France est en retard dans sa stratégie bas-carbone et sa transition énergétique, comme le relevait le 22 janvier le premier suivi de la stratégie nationale bas carbone (SNBC) au Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire (cf. article Actu-Environnement).

Les Assises Européennes de la Transition Énergétique, qui se tiennent du 30 janvier au 1er février, cette année à Genève, s’ouvriront dans ce contexte. 

La Loi de Transition Énergétique, issue du Débat National sur la Transition Énergétique, a connu en 2017 de nombreux coups de canifs inquiétant, à commencer par le recul sur la baisse du nucléaire à 50% de la production électrique en 2025. Plus récemment, ce sont les 3 scénarios de transition énergétique les moins énergivores, et les plus propres des inflexions constatées de consommation des français, qui disparaissent du périmètre des documents proposés à la concertation sur la PPE, et ce, dans un contexte mondial où jamais les énergies renouvelables n’ont été aussi compétitives, et où de l’aveu même d’EDF jamais les coûts de production du nucléaire neuf n’ont été aussi élevés et hors concours comparés aux énergies renouvelables, ce qui est acté par les déboires financiers et d’Orano (ex-Areva), et d’EDF, et un sous-provisionnement financier des démantèlements inquiétant pour les générations actuelles et futures.

Pourtant, les solutions existent et se déploient, à l’échelle des territoires. L’efficacité énergétique, comme les énergies 4D (déconcentrées, décarbonées, diversifiées, démocratiques) sur les territoires, montrent chaque jour leur pertinence pour passer de la vulnérabilité à la résilience, et assurer à moindre coût la réponse à nos besoins énergétiques.

Comment accélérer cette transition, en particulier au niveau national ? Le consensus des économistes (à l’exemple de Christian de Perthuis) et des prospectivistes (IFRI, OCDE…) pour montrer que la transition énergétique s’appuiera par un recours au gaz massifié sur 15 à 30 % des besoins énergétiques, nécessitant de prendre des décisions maintenant et dans les 3 prochaines années pour être en phase avec les objectifs de l’Accord de Paris, et nos objectifs européens. Ceci peut se faire dès maintenant, avec des investissements mesurés et portant une rentabilité rapide, avec des technologies disponibles dès maintenant, avec des bénéfices importants sur la qualité de l’air, la santé environnementale, mais aussi l’emploi et notre qualité de vie au quotidien.

Ces enjeux manquent encore de matérialité dans les travaux préalables à la concertation sur la PPE, ils sont trop peu reflétés dans nos ambitions nationales, et pourtant indispensables à une transition énergétique réussie sur les territoires.

C’est pourquoi Green Cross porte désormais au débat le fruit du travail de son Think-and-do Tank « Ville et Territoires durables, énergie et économie circulaire« , et une note qui propose 17 clés pour agir afin de faire du gaz un accélérateur de la transition énergétique.

Le rapport détaillé sera publié le 30 janvier lors de l’ouverture des Assises Européennes de la Transition Énergétique, et nous vous proposons dès maintenant de prendre connaissance du brief pour dirigeants, également téléchargeable ICI.

 

Le gazaccélérateur de la transition énergétique ?

Brief pour dirigeants – Version 2.0 – janvier 2018

La transition énergétique est une dynamique complexe, qui comprend tout à la fois un travail sur les comportements et les usages, le développement forcené de l’efficacité énergétique, et la substitution des énergies non renouvelables par des énergies de sources renouvelables dont la transformation sera la moins impactante possible pour la planète.

Le Think-and-Do Tank « énergie, économie circulaire et ville durable » de Green Cross, formé d’experts de la transition énergétique et de représentants des différentes parties prenantes, s’est attaché depuis 2015 à travailler sur les enjeux opérationnels de la transition énergétique sur les territoires, et souhaite après 2 ans de travaux mettre en avant ses conclusions sur un point essentiel mais pas encore assez débattu : le gaz, accélérateur de la transition énergétique ?

En effet, le gaz est un accélérateur trop peu connu de la transition énergétique des territoires : il permet une mobilité plus propre, le réseau existant est performant, agile et durable, le gaz permet le stockage de l’énergie, et sa combustion est propre. C’est un moyen de chauffage, de production de chaleur, de froid et d’électricité performant. Il accélère la mise en place concrète de l’économie circulaire, que ce soit en zone urbaine comme en zone rurale, sur des territoires insulaires ou isolés comme dans les métropoles. Sa composition peut elle-même évoluer, via les 2ème et 3ème générations d’agrocarburants et en particulier les bio-gaz et bio-GNV, pour intégrer une part plus importante de renouvelables.

17 clés peuvent être activées dès maintenant pour en développer l’usage, et ainsi accélérer la transition énergétique de l’économie, susciter l’entrepreneuriat et atteindre rapidement des résultats concrets sur le climat et l’environnement, la qualité de vie et l’économie. La mise en œuvre de ces clés accélère, dans un contexte où la France est en retard par rapport à ses engagements de transition énergétique, la mise en place de l’Accord de Paris et le passage au stade opérationnel des Climpacts (One Planet Summit), mais aussi l’incarnation des Objectifs de Développement Durable (ODD).

Ces clés pour agir, très opérationnelles, peuvent, via le gaz, accélérer la transition énergétique. Elles sont groupées en 4 thèmes structurant : transition écologique de l’économie., mobilitébâtiment et infrastructures industrielles, biomasse alimentation et déchets,

Transition écologique de l’économie : 5 clés pour agir

  • encourager le recours au gaz dans les schémas logistiques territoriaux et mettre en avant la différence qualitative entre la solution actuelle et une solution full-gaz
  • consolider et renforcer l’efficacité du transport multimodal par des actions consolidées au maillage territorial dense, en partant de la dimension territoriale et en développant la synergie des acteurs (publics / privés, locaux / nationaux et internationaux) mais aussi l’attractivité prix / qualité.
  • modéliser, de manière territorialisée, l’impact des évolutions en cours sur la transition gaz (motorisation des navires, des transports terrestres, transformation du paysage urbain), et leur impact multi-factoriel (climat / qualité air / biodiversité / performance et résilience transport), et mettre ceci en perspective dans les plans d’évolution des territoires.
  • mettre en avant les réussites déjà obtenues en termes de contractualisation entre donneur d’ordre et chaînes d’approvisionnement (ex : contrats livraison GNV, mutation au gaz des bus, retrofit navire…) en ayant des kits pédagogiques et de transition à destination des décideurs territoriaux, publics et privés.
  • augmenter de 25% en 2017, puis ensuite d’au moins 20% par an sur les 3 prochaines années, le taux de la contribution climat énergie.
Mobilité : 6 clés pour agir

  • faciliter, par des mesures coercitives et incitatives, la migration au gaz sur une période de 3 ans de tous les camions et bus > 8,5 tonnes circulant en agglomération qui ne sont pas déjà électriques, et en 10 ans sur tous les véhicules > 3,5 tonnes.
  • instaurer une commission logistique permanente au niveau national, puis européen, en charge de fournir information et transparence sur la performance environnementale de chaque flux transporté, sur sa contribution à la lutte contre le dérèglement climatique et à une meilleure qualité de l’air
  • débloquer les verrous législatifs compliquant l’avitaillement au gaz et l’opération sous pavillon français des navires de marchandises et de passagers opérant sur le territoire français, mouillant ou faisant escale dans un port français.
  • imposer que toute commande publique de moyens à la mer ou de desserte maritime après 2019 demande une solution de référence soit utilisant des énergies renouvelables, soit au gaz.
  • rendre opérationnelle avant 2025 une solution d’avitaillement gaz dans chaque port de commerce français, y compris en outremer.
  • mettre en place un cadre législatif et fiscal stable et incitatif pour l’équipement au gaz d’un véhicule existant en zone rurale ou suburbaine, pour les flottes de véhicules d’entreprise au gaz ou pour le remplacement d’un véhicule diesel par un véhicule au gaz.

 

Biomasse, alimentation et déchets : 4 clés pour agir

  • accélérer concrètement dès 2018, par des actions législatives européennes et nationales ambitieuses et une meilleure transparence sur les approvisionnements, la transition vers des agro-carburants de seconde et troisième génération, et développer une politique bio-GNV ambitieuse à l’avant-garde de cette transition
  • dès 2018, rendre accessible via un mécanisme de labellisation ou d’étiquetage, pour chaque source d’approvisionnement utilisant le terme « bio » ou « renouvelable » une information synthétique, transparente et validée sur la source d’énergie, les empreintes carbones et environnementale, et la génération de production.
  • développer les infrastructures de mutualisation pour la collecte et la valorisation de la biomasse, notamment d’origine agricole, et avoir sous 3 ans au moins 6 démonstrateurs opérationnels, dont un en outremer.
  • installer au moins 3 démonstrateurs industriels de pyrogazéification, dont un fonctionnant à base de CSR.
Bâtiment et infrastructures industrielles : 3 clés pour agir

  • intégrer dans les réglementations thermiques post-2018 un « chèque-optimisation » pour les propriétaires de logement gaz ayant une pertinence écologique à moderniser leur installation.
  • valoriser via la réglementation thermique et la politique fiscale les co-générations et multi-générations couplées à des installations d’énergies renouvelables pour les constructions nouvelles.
  • mettre en place, sous 2 ans, 4 à 5 démonstrateurs industriels Power-to-Gas répartis sur le territoire, en lien avec des producteurs de CO2 concentré.

La note détaillée est disponible sur simple demande à contact@gcft.fr – cette note est mise en débat avec les principaux think-tanks et réseaux impliqués sur le sujet de septembre 2017 à janvier 2018. A l’issue de ce débat, une version actualisée des points de vue et retours d’expériences des débattants sera publiée, au premier semestre 2018.

Pour en savoir plus sur les enjeux économiques et le rôle du gaz dans la transition énergétique, mais aussi vis-à-vis du dérèglement climatique et de l’Accord de Paris, un papier synthétique de Christian de Perthuis : https://theconversation.com/quel-climat-preparons-nous-pour-demain-87454

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Nov 09 2017

Abandon de l’objectif 50 % nucléaire à horizon 2025 – un contresens historique et un non-sens économique

A l’issue du Débat National sur la Transition Energétique, première mobilisation de l’ensemble des composantes de la société civile française, un consensus global avait permis de faire de la réduction de la part du nucléaire civil de 75 % à 50 % de la production électrique d’ici à 2025 un élément fondamental de la stratégie énergétique du pays, et un point structurant de la relation de co-construction entre le gouvernement, les politiques régionales et locales, les initiatives privées et la société civile.

L’annonce gouvernementale ce jour de revenir sur cet engagement structurant (la réduction de 75% à 50% de la part du nucléaire dans la production électrique) est un coup de canif incompréhensible dans le consensus énergétique construit entre toutes les parties prenantes françaises.

Annoncé en ouverture de la CoP 23, et à quelques semaines de la date anniversaire de l’Accord de Paris issu de la CoP 21, c’est un très mauvais signe contre la transition écologique et énergétique du pays, et un message violent délivré à nos voisins européens.

Aujourd’hui, de l’aveu même d’EDF, le nucléaire n’est plus compétitif pour tout nouvel investissement, et le maintien même des installations dans un état de sûreté et de sécurité nominal au sens de l’ASN grève significativement les comptes de l’opérateur. C’est pourquoi il est urgent, pour des seuls raisons de rigueur économique et de salubrité publique, que chaque euro nouvellement investi dans le nucléaire, qu’il soit public ou privé, le soit exclusivement au profit d’un dé-commissionnement au plus vite des installations nucléaires, et d’un démantèlement anticipé, planifié, budgété et réalisé sous contrôle institutionnel et démocratique.

En outre, l’attribution en 2017 du Prix Nobel de la Paix à ICAN (Campagne Internationale pour Abolir les Armes Nucléaires) montre si besoin était la volonté internationale majoritaire partagée, civile, militaire, des sociétés civiles et des gouvernements, de voire la planète s’affranchir de toute nouvelle production de combustible nucléaire, et de tourner la page de l’atome pour viser une société pacifiée, et en phase avec l’urgence climatique.

Le lobby électro-nucléaire français est de plus en plus isolé sur la scène internationale, que les dirigeants finlandais et britanniques confrontés à des retards et problèmes de conformités récurrents envisagent sérieusement l’abandon des projets en cours, que le gouvernement chinois fait état de ses préoccupations de sécurité récurrentes quant aux centrales nucléaires construites par les français.

L’objectif de réduction de 75 % à 50 % de la part du nucléaire était en passe d’être atteint de manière anticipée: les mises à l’arrêt régulières de centrales nucléaires (cf. Tricastin), couplées à des progrès régulièrement constatés dans l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables 4D (déconcentrées, décarbonées, diversifiées, démocratiques), les projets de méthanisaton de seconde et troisième génération, le power-to-gaz couplés à des renouvelables, montrent si besoin était que le pays si il en fait le choix politique peut atteindre rapidement, avec une meilleure compétitivité que via le choix électronucléaire et en anticipant de manière bien plus sereine le futur, un maximum de 50 % nucléaire dans l’électricité à horizon 2025 et la sortie complète du nucléaire à horizon 2050.

Enfin, dans un contexte de pétrole bon marché et de dérèglement climatique accéléré, la France joue sur les 2-3 ans à venir sa politique énergétique et d’investissement qui la positionnera – où non – dans une trajectoire soutenable énergétiquement, et en provisionnant à la hauteur des coûts réels l’impact du démantèlement nucléaire en France.

Dans ce contexte, l’abandon de cet objectif de réduction de 75 % à 50 % de la part du nucléaire à horizon 2025 est non seulement un contresens historique, mais également un couteau dans le dos planté à tous les entrepreneurs qui créent de l’emploi autour de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables en France, et enfin un terrible héritage transmis aux jeunes générations et aux générations futures.

Alors que s’ouvre la CoP 23, que plus que jamais les Régions et les Entrepreneurs sont investis dans la transition énergétique, et à quelques semaines de l’anniversaire de l’Accord de Paris, il est urgent que le gouvernement revienne sans délai sur ce coup de canif donné dans la Loi de Transition Energétique, et réaffirme par la voie du Président de la République (comme le candidat Emmanuel Macron s’y était engagé) le respect absolu de la Loi de Transition Energétique, dont l’engagement de réduction de 75% à 50% de la part du nucléaire dans la production électrique fait partie.

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/abandon-de-lobjectif-50-nucleaire-a-horizon-2025-un-contresens-historique-et-un-non-sens-economique/

Green Cross aux Assises Européennes de la Transition Énergétique à Dunkerque

Mardi 26 janvier 2016, au Kursaal à Dunkerque, Nicolas Imbert intervenait au cours de la plénière d’ouverture au sein de la session perspective : l’après COP21.

Gilles Berhault, Président du Comité 21 a introduit la session en saluant l’engagement de la société civile pendant la COP21, que ce soit au Bourget, à Montreuil, au Grand Palais ou au CentQuatre, les citoyens ont signalé aux politiques qu’ils étaient prêts pour l’action.

 

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Le Dr Kamel Ben Naceur, de l’Agence Internationale de l’énergie, a rappelé qu’un découplage entre émissions de CO2 et croissance économique était désormais constaté. Il imagine un pic des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici cinq ans au plus tard grâce à la percée des énergies renouvelables dont le prix baisse de façon continue, le cout du photovoltaïque a chuté de 60% depuis 2009, celui de l’éolien terrestre de 40%. Il rappelle que l’’objectif des 2°C, voire des 1,5°C, ne pourra être atteint que si un effort considérable est fait en faveur de l’efficacité énergétique.

Célia Blauel, adjointe à la mairie de Paris en charge des problématiques environnementales, a tenu à mettre en avant l’intérêt des questions sociales au sein de la transition énergétique. Le chemin nous amenant à la COP22 doit permettre de ressouder les liens inter-territoriaux. Elle souhaite que l’Etat donne les moyens politiques et financiers aux collectivités permettant d’accélérer la transition.

Lucie Guillet, membre de l’équipe interministérielle pour la plan d’action Lima to Paris action plan, souligne la vraie réussite que constitue l’accord de Paris avec les contributions nationales de 187 pays. L’un des éléments majeurs de l’accord, est, à son sens, la sanctuarisation d’un mécanisme dynamique permettant de revoir les engagements à la hausse tous les cinq ans avec de surcroît l’obligation de faire un bilan sur les efforts réalisés.

Yves Marignac, porte-parole de l’association négaWatt a souligné la nouvelle désirabilité du scénario négaWatt de transition énergétique suite à l’accord de Paris. Il faut supprimer les trop nombreux gaspillages encore observés dans les pays du Nord pour libérer l’accès à des consommations vitales au Sud. La sobriété et l’efficacité énergétiques sont au centre des enjeux et doivent se décliner rapidement sur les territoires, la chasse au gaspillage d’électricité dans les bâtiments tertiaires notamment doit se généraliser. A plus long terme il faudra repenser la façon de se déplacer, les transports sont le secteur encore aujourd’hui le plus dépendant aux énergies fossiles.

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Nicolas Imbert, directeur exécutif de Green Cross France et Territoires note l’importance de l’accord de Paris. Après une longue période d’incantation, nous avons tourné une page vers une action globale. Les INDCS, contributions soumises par les pays, ont été une avancée significative. Nicolas Imbert attire notre attention sur la contribution d’un pays comme le Rwanda qui après la guerre a su se montrer résilient, à la fois dans ses politiques urbaines mais aussi par des mesures appliquées avant certains pays occidentaux telles que l’interdiction des sacs plastiques. Il insiste sur l’effet levier que l’efficacité énergétique peut avoir sur les territoires, en Nouvelle Calédonie par exemple, où la mise en place d’un éclairage public à LED a contribué à rendre obsolète le projet de nouvelle centrale électrique à charbon.

 

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Quelle transition énergétique voulons-nous ? le 4 novembre à l’IPAG, Paris, 18h45

25 jours avant ParisClimat2015, quel avenir énergétique construire, pour ébaucher des perspectives économiquement sereines, résilientes, écologiquement responsables et qui permettent et accélèrent la transition écologique des territoires.

La récente publication de la note ADEME 100% renouvelables en 2050 rend encore plus visible désormais la construction d’un avenir énergétique en 4D: déconcentré, décarboné, diversifié démocratique.

C’est pourquoi Green Cross et l’IPAG co-organisent une conférence, à Paris, 4 semaines avant l’ouverture de ParisClimat2015.  La conférence se déroulera le 4 novembre de 18h45 à 20h45, dans les locaux parisiens de l’IPAG (184 boulevard Saint-Germain, 75 007 Paris).

3 temps dans le débat:

  • Les « acteurs du nouveau monde ». Comment la France s’empare de la transition écologique de l’économie pour en faire un élan d’entrepreneuriat et d’innovation.
  • Gouvernance énergétique, transition écologique. Les enjeux et les réponses des territoires
  • Retours d’expérience, enjeux d’innovation et de transition

 

Nous aurons le témoignage exceptionnel de Josias Gasser, conseiller National Suisse (Grisons) et vice-président du groupe parlementaire Suisse pour la transition énergétique.

 

Parmi les débattants:

  • Corinne Lepage, auteur du rapport ADNMonde sur les entrepreneurs du Nouveau Monde et la Transition Ecologique, pour la Ministre Ségolène Royal,
  • Pierre Astruc, secrétaire général de GRTGaz,
  • Robert Bell, économiste,
  • Guillaume Bigot, directeur général de l’IPAG,
  • François-Michel Lambert, président de l’Institut de l’Economie Circulaire,
  • Yves Marignac, directeur de WISE-Paris
  • Claire Roumet, directrice générale d’Energies Cités.

Pensez à vous inscrire dès maintenant sur http://www.eventbrite.com/e/billets-transition-energetique-quelles-perspectives-4-semaines-avant-la-cop21-19224258274?aff=affiliate1

Entrée gratuite sur inscription préalable, pièce d’identité exigée à l’entrée.

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Regards sur la politique – transition énergétique

Quelques jours après la présentation du projet de loi-cadre sur la transition énergétique, Nicolas Imbert est intervenu en direct dans l’émission « Regards sur la Politique« .

Vous avez manqué l’émission ? Retrouvez-là sur le site http://regardssurlapolitique.com/2014/06/21/transition-energetique-enfin/

Paris, 21 juin 2014. – Emission enregistrée en studio et en direct avec :

  • Bruno Rebelle , directeur de Transitions
  • Bettina Laville, directrice de recherche à l’IRIS
  • Jean-François Julliard , directeur de Greenpeace France
  • Nicolas Imbert , directeur de Green Cross France

Fiche technique

Présentation – Antoine Kowalski (@antoinekowalski) et Déborah Coeffier ().

Coordination – Cécile Rondeau-Arnaud
Direction d’antenne – Michelle Gaillard
Réalisation – Céline Le Bras
Habillage sonore – Emmanuel de Miscault

 

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Transition énergétique: entretien avec le Groupe Chronos

Alors que la transition énergétique devient une réalité opérationnelle de plus en plus quotidienne sur les territoires, Nicolas Imbert a été interviewée par la journaliste Anne de Malleray pour le Groupe Chronos, sur les enjeux de cette transition.

L’interview est en ligne sur : http://www.groupechronos.org/themas/entretiens/entretien-avec-nicolas-imbert-directeur-de-green-cross-france-il-faut-repenser-la-question-energetique-en-termes-de-besoins-et-d-usages.

Elle est d’une actualité brûlante, notamment puisque le gouvernement s’apprête à déposer son projet de loi-cadre sur la transition énergétique, et que le débat est au cœur des enjeux de décentralisation.

Pour en savoir plus, et notamment consulter nos travaux sur l’énergie, c’est ICI.

Éolien terrestre en Bretagne

 

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Projet de loi sur la transition énergétique : la position des acteurs de la transition

transition-energetique.zoomLe projet de loi actuel reprend certaines conclusions du Débat national sur la transition énergétique et les objectifs présentés par le Président de la République lors de l’ouverture de la Conférence environnementale de 2013 et met notamment l’accent sur la rénovation thermique des bâtiments, un des enjeux majeurs de la transition.
La CNTE attire l’attention, tout d’abord, sur la nécessité d’utiliser des jalons de transitions intermédiaires, des mesures à court terme et la promotion de la sobriété énergétique pour un premier élément de transition et un engagement de mutation. De plus, la commission met en avant l’utilité de renforcer l’implication des citoyens et des collectivités dans une transition énergétique mais aussi un accompagnement des transitions professionnelles. Pour cela, elle demande à l’Etat de réfléchir à un financement à la hauteur de ces enjeux. Par ailleurs, préciser la manière dont l’Etat entend mettre en œuvre la réduction de la part de nucléaire dans la production d’électricité en 2025. Pour finir, prendre en compte le changement obligatoire des modes de transports actuels vers des transports plus écologiques comme les véhicules électriques et les transports collectifs.

Les signataires de cette lettre adressée au ministre de l’écologie, M. Philippe Martin, furent nombreux : CFDT, CLER, Ecologie sans frontières, Energy Cities, FNE, FNH, FUB, Humanité et Biodiversité, Green Cross, Les Petits Débrouillards, OREE, RAC, Scouts et Guides de France, UNSA, WWF, 4D mais aussi M. Denis Baupin, M. Ronan Dantec et M. Bruno Rebelle.

Site web CFDT : http://www.cfdt.fr/portail/confederation-j_5

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Green Cross publie un rapport d’enquête-analyse sur les gaz de schistes

[important]Article de Nicolas Imbert : Les gaz de Schiste ne peuvent pas financer la transition énergétique [/important]

Enjeux sanitaires, environnementaux et économiques liés à l’exploitation des gaz de schiste

En un peu plus de 100 pages d’analyses et d’illustrations, le rapport que publie Green Cross France et Territoires synthétise un an de travaux sur les enjeux liés aux gaz de schiste (et plus généralement aux hydrocarbures de roche-mère).

Notre rapport d’enquête-analyse met en exergue les enjeux et les conséquences directement liés à l’extraction des gaz de schiste, en insistant tout particulièrement sur les problématiques sanitaires, environnementales et économiques.

Une version résumée, en 8 pages, Téléchargeable ici

Une première critique de notre pubication parue le 25 mars sur Enerpresse.

Commander notre rapport d’enquête-analyse (port compris, avec envoi sous 15 jours) :


Commande



 

La version électronique du rapport complet Green Cross sur le gaz de schiste est distribuée gratuitement par email à tous les adhérents Green Cross à jour de cotisation – écrire à contact@gcft.fr pour l’obtenir, et aller sur http://green-cross-france-et-territoires.cotiserenligne.fr/ pour adhérer.

 

 

Les points saillants du rapport

Ø       L’exploitation par fracturation hydraulique n’est pas rentable sur une période inférieure à 15 ans (et très incertaine au-delà) si elle paye ses externalités.

Ø      L’exploitation des gaz de schiste est une technique lourde, fortement consommatrice en énergie. Le Rendement Energétique sur Investissement est très médiocre (1 à 2 unités d’énergie générée sur l’ensemble de la période pour 1 unité investie), pour un besoin en infrastructures très importants (de l’ordre de 54 000 à 174 000 m3 d’eau à injecter, 8 000 à 140 000 m3 d’eau de reflux à traiter,  5 000 trajets de camions par puits – le tout avec des technologies importées et des emplois locaux quasi inexistants.

Ø      L’occupation de l’espace (au sol) est largement supérieure à des énergies renouvelables produisant la même quantité d’énergie. Le besoin d’infrastructures dédiées engendrera un impact sur le territoire rural avec notamment une artificialisation des sols, une pression foncière importante, et rendra caduque de nombreuses activités touristiques et rurales (exploitation forestière, prélèvement des eaux, tourisme…), ainsi que l’agriculture. La qualité de l’alimentation en eau (nappe phréatique et eau de surface) peut également être impactée.  Selon le rapport du Parlement Européen, une centrale solaire sur la même surface (10 000m²) produit 1,1GWh/an d’électricité (la consommation d’électricité de 150 personnes pendant 1 an)  pendant 20 ans, alors qu’au bout de 10 ans environ, la plateforme de gaz de schiste ne fournit plus assez de gaz pour produire cette même quantité d’électricité. Le compromis utilisation des sols / rendement énergétique est défavorable aux gaz de schiste.

Ø      Les  risques sanitaires sont importants. Ils sont principalement dus à la libération de métaux lourds et substances radioactives depuis la roche mère, via la surface, les eaux et le sous-sol, mais aussi dans une moindre mesure aux eaux de fracturation. Trois effets de l’exploitation génèrent ces risques, indépendamment des techniques utilisées.
o       Tout d’abord la remontée de polluants naturellement présents dans la roche-mère avec les eaux de fracturation : on peut ainsi retrouver dans les eaux usées du mercure (reprotoxique), du plomb et du cadmium (cancérigène, reprotoxique et mutagène), du thallium,  des traces d’autres métaux toxiques. Liés à la remontée de polluants naturels, ces risques difficilement gérables, car inhérents à la technique de fracturation, hydraulique ou pas. Le traitement des eaux usées contaminées est très difficile et donc le risque sur la santé est très important.
o       Ensuite, la pollution des eaux de fracturation par les additifs chimiques utilisés pour la fracturation hydraulique. Parmi les substances à éliminer impérativement: benzène, formaldéhyde, oxyde d’éthylène, acrylamide, silice cristalline…toutes ces substances sont contrôlées en Europe par la directive REACH. Par contre, le milieu de fracturation se comporte comme un réacteur chimique susceptible de faire apparaître des molécules toxiques
o       Enfin, les fuites de méthane au niveau du puits, qui peuvent contaminer eaux de surface et nappe phréatique.

Ø      Des risques environnementaux à différents niveaux :
o       Avec les techniques d’extraction actuelles, les risques de pollution des eaux sont inévitables. Seuls 70% de ce qui est injecté vers roche-mère remonte via le puits. Les « pertes » sont propagées de manière non anticipée ni contrôlée à ce jour dans les couches rocheuses et sédimentaires. Les polluants peuvent être ceux naturellement présents dans la roche mère, les additifs chimiques, ou encore une contamination par le méthane. La contamination peut se produire dans les nappes phréatiques ou en aval des stations d’épurations pour les eaux qui seraient rejetées aux milieux naturels en étant encore polluées.
o       Les risques sismiques ont également régulièrement été mis en avant
o       Les conflits d’usage sont également mise en exergue dans le rapport. De par les volumes consommés, la fracturation hydraulique créée une tension supplémentaire sur la disponibilité de la ressource en eau alors que certaines régions sont déjà en situation de stress hydrique. En particulier dans le quart sud-est de la France.
Ø       Aucune technique alternative, qu’elle soit mature ou bien à l’état de prototype, ne permet d’éliminer ces risques. Alors  que laisser les gaz de schiste en place en l’attente d’éventuelles techniques éprouvée de manière contradictoire comme à risque convenablement maîtrisé, permet non seulement  de préserver un cadre de vie sain, mais également donne un signal clair au marché, et de sortir d’une politique d’investissement public qui avantage les énergies fossiles pour migrer vers des politiques publiques et des comportements économiques propices au développement des renouvelables et de l’efficacité énergétique.

ILLUSTRATIONS

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NOS PROPOSITIONS

UNE NOUVELLE GOUVERNANCE ENERGETIQUE ET MINIERE

En anticipation de la nécessaire réforme du code minier, pour tous les producteurs et explorateurs d’énergie fossile,rendre opérationnel les principes de prévention, précaution et pollueur-payeur par l’application des mesures suivantes:
•         Couverture assurancielle sur la base de l’incidentologie réelle, déterminée de manière contradictoire sur le périmètre d’exploitation (géographique: 100 km, temporel: 20 ans) avec obligation d’assurer a minima 60% du risque auprès d’assureurs ou de réassureurs privés, non liés ni aux concepteurs, exploitants ou sous-traitants, ni aux Etats,
•         Obligation pour chaque exploitant / explorateur de libérer, de manière linéaire sur 5 ans, une garantie financière égale à un an de production, destinée à financer par un fonds professionnel mutualisé, les conséquences d’éventuelles catastrophes, mais aussi la prévention des risques, l’indemnisation des victimes et la fin de vie. La consignation de ce fonds pouvant diminuer très rapidement dans le temps si l’exploitant démontre de manière contradictoire et prouvée sa performance environnementale,
•         Création d’un fonds 1% fossile (1% du chiffre d’affaire de l’exploitant, versé trimestriellement), qui permettra de financer des travaux de prévention des risques et de réparation des milieux dégradés, mais aussi de financer des projets réduisant la dépendance aux énergies fossiles.

EFFICACITE ENERGETIQUE ET ENERGIES 4D SUR LES TERRITOIRES

La valorisation de l’efficacité énergétique et des énergies 4D (déconcentrées, décarbonées, Notre objectif global est de valoriser l’efficacité énergétique et les énergies 4D (déconcentrées, décarbonées, diversifiées et démocratiques) comme des réponses opérationnelles aux scenarios énergétiques 2020 et 2050. Avec des moyens spécifiques:
•         Limitation des distorsions de concurrence entre énergies fossiles et renouvelables (assurance sur nucléaire, provision et financement…) et actions d’urgence sur les filière solaire (en cours) et éolien (à faire),
•         10 démonstrateurs pour rendre désirable la sobriété énergétique,
•         10 000 emplois pour identifier et apporter des réponses aux précarité,
•         Construction d’un champion européen (« airbus-like ») des renouvelables,
•         Consolidation des budgets pilotes existant (grand emprunt, banque publique d’investissements,…) pour desprojets volontaires et lucides de transition énergétique sur les territoires
•         Une prise de décision transparente et contradictoire des enjeux énergétiques, avec suivi annuel multi-parties prenantes.

Green Cross a mis en place un groupe de travail énergie qui rendra en juin et septembre 2013 ses travaux sur les thématiques suivantes, en appui au débat national sur la transition énergétique :

 

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/gds/