Archives de l’étiquette : territoires

Mai 03 2016

Enjeu méthane – faire du déchet fermentescible une source d’énergie : le potentiel de la pyro-gazéification

Faire du déchet une ressource…cet adage de l’économie circulaire prend notamment tout son sens dans les îles, les secteurs en développement et chez les acteurs industriels développant leurs activités d’écologie industrielle.

A la demande de la société Pyrobio, Green Cross a travaillé sur le potentiel et les enjeux d’un procédé de pyro-gazéification à l’échelle d’une entreprise ou d’un territoire producteur de déchet fermentescible et de fibre.

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Le rapport est téléchargeable ICI

 

 

 

 

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Déc 03 2015

webTV tv.cop21.mobi –> actualisée quotidiennement

 

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L2015-11-27 13.50.15a webTV Green Cross est en ligne sur https://vimeo.com/channels/cop21paris

Les thématiques

La transition énergétique, une réalité sur les territoires – Web TV Green Cross 

https://vimeo.com/channels/cop21paris

  • Damien Carême, maire de Grande Synthe
  • Pierre Astruc, secrétaire général de GRTgaz
  • Jean-Yves Leber, créateur de Fenix International
  • Débat animé par Sonia Henry, depuis les locaux de la Française Group

Iles et espaces littoraux, sentinelles du climat

https://vimeo.com/channels/cop21paris

  • Anthony Lecren, ministre de l’environnement et des affaires coutumières, Nouvelle-Calédonie
  • Maina Sage, députée de Polynésie
  • Houria Tazi Sadeq, membre du Conseil National des Droits de l’Homme Marocain,
  • Débat animé par Chloé Nabédian, depuis le pavillon marocain à SolutionsCoP21, au Grand Palais

Entreprendre au féminin pour le climat

https://vimeo.com/channels/cop21paris

  • Christiane Albert, directrice du SICR, fondatrice du cluster CREER, la Réunion
  • Nadège Batou, réalitrice au Congo,
  • Marie-Anne Isler Beguin, signCoP21
  • Dominique Martin Ferrari, WECF
  • Débat animé par Nicolas Imbert, depuis les locaux de la Française Group

Les Chefs d’Etat seront-ils au rendez-vous de la CoP21 ?

Avec des interviews exclusives :

La mobilisation des territoires

L’implication citoyenne à la CoP21  

Protéger les océans pour un climat serein et une humanité préservée

Eau, océan et climat

Retrouvez le plateau TV du Partenariat Français pour l’Eau et de Green Cross sur le compte Youtube du Partenariat Français pour l’Eau :https://www.youtube.com/watch?v=1dnKdL1MpIk&feature=youtu.be

Entreprendre et investir pour le climat

Retrouvez ici-même Michèle Sabban

Michèle Sabban – webTV Green Cross from GCFT on Vimeo.

 

Retrouvez également Sebastian Copeland

Sebastian Copeland – webTV GreenCross from GCFT on Vimeo.

 


Xavier Lépine – webTV Green Cross from GCFT on Vimeo.

 

Delphine Blumereau – webTV Green Cross – tv.cop21.mobi from GCFT on Vimeo.

 

Renaud Prouveur – tv.cop21.mobi from GCFT on Vimeo.

 

 

Pierre Nougué – tv.cop21.info from GCFT on Vimeo.

Yves Mathieu – tv.cop21.mobi from GCFT on Vimeo.
Notre caméra sera également présente demain et les prochains jours, au Bourget et dans le centre de Paris, et ira à la rencontre de tous les impliqués – avec une édition par jour, tous les soirs avant 20h, et des surprises au fil de l’eau – la bande-annonce est ici: https://vimeo.com/147231941

 

Anne Ged – tv.cop21.mobi from GCFT on Vimeo.

Qu’attendre de la COP21 ? Plateau TV au Bourget le 1er décembre 2015.

Thanh-Tam Le – webTV Green Cross from GCFT on Vimeo.

 

La transition énergétique, une réalité sur les territoires – Web TV Green Cross sur vimeo

N’hésitez pas dès maintenant à propager notre webTV sur les réseaux sociaux, à vous abonner et à relayer notre chaîne https://vimeo.com/channels/cop21paris et le site http://tv.cop21.mobi.

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Retour sur la Conférence « Océan : merveille à sauvegarder » sur le village de la Solitaire du Figaro, à Dieppe

Le 26 juin 2015, Green Cross a organisé une conférence-débat portant sur l’économie circulaire maritime sur le village d’arrivée de La Solitaire du Figaro, à Dieppe, avec le soutien de la CCI de Dieppe et de la Solitaire du Figaro – Eric Bompard Cachemire, et en partenariat avec le Réseau GRANDDE et l’Institut de l’Economie Circulaire.

Pour témoigner et partager leurs expertises, les intervenants suivants étaient réunis :

  • Nicolas Imbert, Directeur exécutif, Green Cross France et Territoires
  • Isabelle Joschke et Vincent Biarnès, navigateurs
  • Laurent Georgeault, Institut de l’Economie Circulaire

 

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© GCFT

 

Le panel a échangé autour de la thématique : « Préserver les océans en développant l’économie circulaire maritime, c’est bénéfique pour le climat, pour l’économie et pour l’humanité. Les entreprises et les associations font des propositions et s’engagent sur les territoires. »

 

 

 

La Conférence environnementale a fait de l’Economie circulaire une priorité nationale. Selon l’ADEME, l’économie circulaire est un système économique d’échange et de production qui, à tous les stades du cycle de vie des produits (biens et services), vise à augmenter l’efficacité de l’utilisation des ressources et à diminuer l’impact sur l’environnement.

 

Pour les filières maritimes, l’enjeu consiste à impulser une nouvelle dynamique permettant de concrétiser l’économie circulaire sur toutes les activités économiques opérées en mer et sur le littoral, en intégrant tout la chaîne de valeurs des produits (biens et services). L’économie circulaire maritime est porteuse de nouvelles solutions pour préserver et valoriser l’océan et les littoraux, tout en contribuant au développement des territoires et à la création d’emplois.

 

 

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Nicolas Imbert © GCFT

Parmi les pistes concrètes évoquées à Dieppe, les propositions de l’économie bleue réunies dans la Déclaration de Paris sur l’Océan, lancée le 8 juin à l’Agence Spatiale Européenne, sont porteuses de solutions applicables dès maintenant. Pour les retrouver :

  • La Déclaration de Paris « ParisClimat2015 – Objectif OCEAN » est disponible ICI en français.
  • Paris Declaration « ParisClimate2015 – OCEAN Objectif » is available HERE in english

Cette Déclaration est encore ouverte à signature, et les propositions associées seront à nouveau mises en avant par Green Cross et ses partenaires à Chantilly pour la Global Conference des Ateliers de la Terre, du 6 au 8 juillet.

 

 

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Laurent Georgeault © GCFT

Le potentiel de créations d’emploi de l’économie circulaire constitue une vraie raison d’être optimiste quant à l’avènement d’une meilleure gestion des ressources dans les territoires, quelles que soient les critiques et réticences suscitées actuellement par le processus de négociation internationale sur le climat pour la CoP21.

Retrouvez plus d’informations sur l’étude de l’Institut de l’Economie Circulaire relative au gisement d’emplois que constitue l’économie circulaire : http://www.institut-economie-circulaire.fr/L-Institut-publie-une-etude-sur-le-potentiel-d-emplois-en-economie-circulaire_a867.html

 

 

 

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Vincent Biarnès © GCFT

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Isabelle Joschke © GCFT

Fraîchement arrivés au port après une dernière étape particulièrement éprouvante, les skippers Isabelle Joschke et Vincent Biarnès ont rappelé leur solide engagement pour la préservation de l’environnement, étant eux-mêmes aux premières loges pour observer les pollutions marines et côtières. Leurs témoignages ont donné à voir l’urgence d’agir, au gré d’anecdotes préoccupantes glanées au fil de l’eau.

De son côté, notre ambassadrice Isabelle Joschke s’engage également pour la mixité avec son association « Horizon Mixité ». Plus d’informations : http://institutionnel.generali.fr/ambassadrice-Isabelle-Joschke

 

 

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© GCFT

 

 

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OFFRE DE STAGE: chargé(e) de mission économie circulaire, énergie, transition des territoires

L’économie circulaire, la transition écologique des territoires, l’énergie vous passionnent ? 

Vous êtes étudiant(e) d’une école d’ingénieur ou de commerce, en dernière année ou en année de césure ?

Alors ce stage est fait pour vous:

 

Nous proposons un stage d’une durée de 6 mois, à débuter en septembre 2015. Le stage fera l’objet d’une indemnisation, à négocier selon profil. Le lieu de travail est à Levallois (à 5 minutes des lignes 1 et 3).

Le stage est structuré autour de 4 activités principales :

  • Le support aux activités de Green Cross, sur les domaines de l’économie circulaire, de la transition des territoires et de l’énergie,
  • Une contribution au suivi, à l’animation et à la synthèse des groupes de travail multi-acteurs de Green Cross sur le sujet (économie circulaire littorale, îles pionnières de la transition énergétique et écologique, économie circulaire et énergie, ville durable…)
  • La préparation d’outils et de moyens de support de communication et de vulgarisation pour rendre l’économie circulaire accessible au plus grand nombre – des compétences en infographie ou vidéo seront particulièrement appréciées.
  • Une veille technologique, scientifique et économique sur le sujet et la réalisation de documents de synthèse et de suivi des meilleures pratiques mondiales sur le sujet.

Le / la candidat(e) idéal(e)possède un excellent relationnel et une très bonne compréhension des enjeux environnementaux et sociaux. Il/elle sera en communication régulière avec des interlocuteurs de haut niveau au sein des entreprises, des institutions et des médias, sur des enjeux de gouvernance. La maîtrise du français et de l’anglais est requise, des capacités de communication en espagnol seront un plus.

Une première expérience ou un stage réussi en lien avec l’économie circulaire est un plus.

Envoyez vos candidatures dès que possible. La date limite de réception des candidatures est fixée au 30 juin 2015. Il est demandé aux candidats de préciser avec attention leurs dates de disponibilités possibles et souhaitées (si différentes).

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/stage-eco-circulaire/

Conférence “Changement climatique : Que faire dans le monde, en France et à l’île d’Yeu ?“

A l’invitation de l’association Yeu Demain, Green Cross sera présent via son directeur adjoint Nicolas Imbert à la conférence organisée le 21 avril à 20h30 au Casino de l’île, sur le thème:

Changement climatique

Que faire dans le monde, en France et à l’île d’Yeu ?

 

Lieu : Le Casino

  • Adresse : Rue Neptune
    Port-Joinville  85350  L ILE D YEU

Tarifs :
Entrée libre

Horaires : 20H30

Yeu demain - Association-Ile d'Yeu-vendée - 85

Présentation détaillée de la conférence

Changement climatique : que faire dans le monde, en France et à l’île d’Yeu ?

Atelier de l’association Yeu demain. 21 Avril 2015 – http://www.yeu-demain.asso85.fr/  – yeu-demain@orange.fr 

Le sommet de Paris, le 5ème rapport du GIEC et la nécessité de l’action

La France accueillera à Paris, en décembre 2015, la 21ème Conférence des Parties de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (« COP 21 »). Ce nouveau sommet mondial sur le climat est important car :

  • Le 5ème rapport du GIEC (le groupe d’experts intergouvernemental sur le climat), finalisé en 2014, a clairement montré 3 faits : i) le dérèglement climatique s’est fortement aggravé, ii) sans actions concrètes et de grande ampleur à la fois d’atténuation (réduction des émissions de GES : gaz à effet de serre) et d’adaptation à la nouvelle donne climatique, c’est tout l’avenir de l’humanité qui se verrait mis en péril, et iii) il est possible d’agir.
  • Il s’agit d’aboutir à Paris à un accord global « post Kyoto », applicable à partir de 2020, afin de stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre et de se protéger des impacts annoncés.
  • Cet accord s’accompagnera d’un « Agenda des solutions» mettant en avant des engagements concrets.

Le 5ème rapport du GIEC est structuré en 3 parties :

  • La première alerte sur les changements physiques observés (climat, atmosphère, glaciers, eau et mer…), sur les causes du réchauffement et sur les évolutions climatiques possibles (scénarios).
  • La seconde porte sur les impacts déjà observés, sur les risques annoncés et sur la question de l’adaptation et de la résilience.
  • La troisième porte sur l’atténuation. Elle montre qu’il nous faut diminuer les émissions actuelles de GES de 40 à 70% d’ici 2050 par rapport à 2010 si l’on veut maintenir un monde vivable pour nos enfants. Les deux grandes voies de progrès possibles et nécessaires sont, d’une part, la transition énergétique et, d’autre part, la meilleure gestion du « secteur des terres », c’est-à-dire les sols, l’agriculture, les forêts, les biofilières et l’alimentation.

Le rapport du GIEC invite à des « transformations ». Il nous faut clarifier ce qu’il est possible et nécessaire de viser et agir à chaque niveau.

Clarifier ce qu’il est possible de faire au niveau national : l’exemple de la réflexion stratégique du CGAAER sur l’agriculture, la forêt et les sols

A la demande de son Président, le Ministre Stéphane Le Foll, le Conseil Général de l’Alimentation, de l’Agriculture et des Espaces Ruraux (CGAAER) a engagé depuis mars 2014 une réflexion de fond sur la question des contributions possibles de la forêt, des sols, de l’agriculture et de l’alimentation (le « secteur des terres ») à la lutte contre le changement climatique. La question est complexe car :

  • l’agriculture, la forêt et la sécurité alimentaire sont et vont être très impactées par le changement climatique,
  • le « secteur des terres » est aussi une cause importante d’émissions de GES. S’il peut réduire ses émissions, il lui faudra aussi pouvoir nourrir 2 milliards d’habitants en plus d’ici 2050,
  • le vivant, y compris les océans, peut stocker du carbone et substituer des produits bio-sourcés (ex : biogaz, bois….) à des produits miniers (pétrole, ciment, acier) très émissifs de gaz à effet de serre. L’agriculture, les forêts, les sols et le milieu marin, s’ils sont gérés de manière appropriée, peuvent donc jouer un rôle irremplaçable de régulateur et d’amortisseur du changement climatique.

La complexité du sujet et le fait que les négociations climatiques aient été surtout, jusqu’à présent, le fait d’énergéticiens et de climatologues, et non pas d’agronomes, expliquent que, malgré son importance majeure, la question du vivant ait été encore insuffisamment traitée.

Le rapport du CGAAER montre l’importance de pouvoir agir sur toute une série de leviers d’action. Il chiffre pour la première fois les bénéfices climatiques envisageables pour le pays dans ce domaine élargi, tout en discutant des conditions du succès. L’intérêt de la réflexion française a déjà été reconnu au niveau européen.

 

Agir au niveau local

Tous les territoires doivent se préparer à de nouveaux lendemains. Ils vont devoir à la fois s’adapter et apporter leur contribution à la lutte contre le changement climatique (atténuation). C’est à chacun de s’accorder sur ce qu’il peut concrètement faire de façon à la fois ambitieuse et réaliste. Chacun devra s’engager dans la durée  et apprendre en marchant.

Guillaume Benoit et Nicolas Imbert

 

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8 avril – petit-déjeuner « la place de l’agriculture dans la transition énergétique » avec la participation de Nicolas Imbert

Le mercredi 8 avril 2015, de 9h à 11h, les Ateliers de la Terre organisent un petit-déjeuner de réflexion et d’échange sur le thème 

La place de l’agriculture dans la transition énergétique

    

Le lieu: Hôtel de l’Industrie, 4 place Saint-Germain-des-Prés – 75006 Paris

Nicolas Imbert, directeur exécutif de Green Cross France et Territoires, s’exprimera à ce petit déjeuner.

Contexte:

L’UE entend développer le recours aux énergies d’origine agricole, perçues comme l’un des moyens d’atteindre ses objectifs 2020. La production de biocarburants en Europe de 2006 à 2010 a augmenté de 31%. Cependant, cette énergie reste une réponse parcellaire qui doit être prise en compte dans sa globalité.

Les contradictions sont nombreuses : Le Wall Street Journal a dénoncé l’an dernier l’abattage illégal de forêts américaines destinées à la biomasse européenne. L’énergie d’origine agricole requiert de plus en plus d’espace cultivable, espace qui ne peut alors plus être consacré à la culture de céréales alimentaires. Cela engendre la hausse du prix des matières premières et peut provoquer des famines dans les pays en développement. La production énergétique des fermes pose également le problème de la taille critique de celle-ci et doit être mise en balance avec les pollutions éventuellement générées et les buts réels de production. Si la biomasse est une perspective riche d’opportunités pour la transition énergétique il faut cependant en définir les risques et tenir compte des précautions à prendre.

 

Comment faire de l’agriculture un acteur fort de la transition énergétique ?

Comment exploiter stratégiquement la biomasse sans nuire à l’Homme ni à l’environnement ?

Intervenants confirmés :

  • Bruno Rebelle, directeur de Transitions, ancien responsable de Greenpeace en France et à l’International, président de Planète Urgence
  • Hervé Guyomard, directeur scientifique agriculture de l’INRA
  • Christiane Lambert, première Vice-présidente de la Fédération Nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA)
  • Corinne Lepage, présidente de CAP21/IRC
  • Nicolas Imbert, directeur exécutif Green Cross France et Territoires

Modératrice :

  • Sonia Henry, journaliste, directrice des programmes des Ateliers de la Terre

Inscription obligatoire sur http://bit.ly/1ydBBFW

Des questions sur l’événement Les Matins des Ateliers de la Terre – La place de l’agriculture dans la transition énergétique ? Contactez Les Ateliers de la Terre
(c) Green Cross

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Déc 12 2014

Lima – les négociations patinent, les territoires agissent et nos trépignons

Pour des engagements CONCRETS et une feuille de route SEREINE vers ParisClimat2015

Nous sommes toujours à Lima…aujourd’hui est le dernier jour « officiel » de la CoP21, mais les négociations vont se poursuivre jusqu’à ce soir ou demain soir. L’ambiance pourtant est plutôt ici à la torpeur qu’à l’urgence. Comme la grenouille qui cuit à petit feu et ne sent pas l’eau qui va l’ébouillanter frémir.

Le pavillon français – comme les autres pavillons – commencent à être démonté, et pourtant l’ambiance des négociations est encore celle d’un début de CoP: on parle méthode, les détails administratifs et techniques rendent peu visible le sens politique.

Le texte de synthèse, présenté hier soir sans pouvoir être immédiatement discuté, a des ambiances de réchauffé, et un mérite: il est plus court que ce qu’il remplace.

Mais beaucoup reste à faire, ne serait-ce que pour retravailler sur la confiance et la dynamique des négociations: la France discute activement du texte d’un côté, la Francophonie de l’autre…sans la France. Le multi-acteurs, et notamment l’engagement pionnier, opérationnel et contraignant des territoires, des entreprises et des citoyens, reste aux Voix pour le Climat ou en événement parallèle, et n’a toujours pas gagné son ticket de plein droit pour Paris.

Le village de la CoP a de nombreuses agora pour les échanges informels, et c’est très bien. Il se murmure dans de nombreuses délégations que désormais, seules des impulsions rapides et coordonnées de quelques présidents emblématiques, par plaque géographique (Afrique, Amérique du Nord, Amérique du Sud, Asie, Europe, Océan Indien, Pacifique Sud…), peuvent redonner vision et perspectives, et aboutir à des engagements concrets, légalement contraignants et ancrés dans les politiques nationales, tant pour le post-2020 que pour la période intermédiaire 2016-2020. Beaucoup espèrent de Ban Ki Moon une coordination efficace, et la mobilisation de figures emblématiques de la société civile pour challenger, fédérer, porter cette impulsion.

Le discours de John Kerry, mobilisateur et fédérateur, a remis hier en avant l’importance d’articuler les efforts de chacun, depuis les citoyens jusqu’à l’ensemble des états, dans une logique multi-acteurs. Il a insisté sur l’urgence d’agir, le fait que la raison économique incitent tous les investisseurs et les entreprises à devenir pionniers de la transition climatique, dès maintenant, sans attendre les évolutions législatives. John Kerry a également réaffirmé l’importance de l’accord sino-américain et la possibilité pour tous, y compris les Etats-Unis, d’aller plus loin très rapidement si les positions de négociation écrites (à venir en février-mars) sont concrètes et ambitieuses.

Mais ceci n’interviendra que si un accord mobilisateur est trouvé dans les prochaines heures à Lima, et le chantier est immense.

D’un point de vue technique, le schisme demeure entre ceux qui veulent commencer à parler engagement et financement pour la période intermédiaire, et le post-2020. Les marché de droit génèrent une hostilité croissante, le retour d’expérience de ceux qui les ont mis en place est très mitigés, là où les certificats d’économie d’énergie sont vécus comme plus efficaces et moins spéculatifs.

Travailler des objectifs chiffrés sur l’agriculture et le climat, l’eau et le climat (les fameux nexus – peut-être aussi habitat, mobilité, océan…) recueille les faveurs des acteurs territoriaux, de nombreuses entreprises et ONG, mais aussi de beaucoup d’Etats en phase de développement. Le Pérou a ainsi, à l’issue d’une conférence commune avec la France, adopté le principe d’un débat national suivi d’une loi de transition énergétique, insistant sur l’évolution des modes de ville socle de base d’une transition vers la sobriété désirable et la diversité de modes de production renouvelables. Une initiative bilatérale concrète, des résultats tangibles. La présence de Ségolène Royal, du Parlement et du Sénat a fait de cette initiative un événement bilatéral important et inspirant.

Néanmoins, le malaise persiste…ceux qui parlent du contenu manquent de vision et n’ont pas la perception terrain du contenu, ceux qui agissent ne sont pas entendus pour parler vision ni contenu, et il faut reconstruire une vision pour passer de la profusion de contenus à la consolidation des initiatives autour d’une feuille de route….que de travail avant ParisClimat2015 – et nous ferons notre part, et essaierons de faire plus.

Nicolas Imbert & l’équipe Green Cross France et Territoires

Nos 11 objectifs pour la CoP20
(qui restent plus que jamais d’actualité)

 

  1. Sceller le rapprochement des thématiques (nexus) eau, océan et climatdébouchant sur des engagements structurants au 8ème Forum Mondial de l’Eau en Corée, en avril 2015, puis à ParisClimat2015,
  2. Faire de l’agro-écologie une des solutions concrètes permettant la transition écologique pour donner au terme d’agriculture climatiquement intelligente avant décembre 2015 un sens enfin raisonnable, et qui correspondent à une agriculture saisonnalisée, économie en eau, énergie et en intrant, respectueuse des sols et des humains, et en 4D (déconcentrée, diversifiée, décarbonée, démocratique),
  3. Reconnaître qu’un océan en bonne santé contribue significativement à un climat préservé, et se doter avant 2017 des outils permettant une gestion concertée plus efficace de la santé des océans et de la préservation de leurs capacités naturelles de captation carbone,
  4. Focaliser les engagements du Fond Vert pour le Climat sur des projets concretssur les territoires, construits et pilotés localement, à même de répondre durablement aux enjeux climat, avec une répartition équilibrée entre atténuation et adaptation,
  5. Obtenir des Etats (et des plateformes régionales, notamment de l’Union Européenne) la mise en place effective avant 2020 d’une fiscalité qui cesse les subventions ou distorsions de concurrence favorisant les énergies fossiles sur les énergies renouvelables,
  6. Exclure explicitement des financement accordés par le Fonds Vert le support à toutes les énergies fossiles, et notamment le charbon et le nucléaire,
  7. Faire évoluer REDD+ pour une intégration préalable du droit des populations autochtones, du respect de la biodiversité et des écosystèmes,
  8. Donner une voix aux négociations aux territoires et sociétés civiles (citoyens et associations, entreprises, investisseurs…) qui s’engagent, à hauteur de l’importance de leurs engagements, ceux-ci pouvant être analysés en toute transparence par des tiers,
  9. Obtenir une meilleure effectivité des engagements des Etats, et notamment la possibilité d’audits par des tiers de confiance indépendants, la réparation rapide en cas de manquement, et l’intégration par des règles de respect en droit international,
  10. Mettre en place avant 2017 une instance de témoignage pour les crimes contre le climat et l’environnement, progressivement appelée à se transformer en cour de justice.
  11. Trouver les moyens (financiers, organisationnels, culturels…) d’une coopération décentralisée à même de répondre effectivement aux enjeux d’adaptation.

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Portfolio

Choses vues à Lima – en marge de la Cop20 – (c) GCFT

 Fabien Cousteau – One voice, one planet, one ocean, La Noche Azul, 6 décembre 2014 – (c) GCFT

Urgence d’agir pour l’Arctique

 Des solutions rurales pour le chauffage, l’accès à l’eau et à l’énergie

 Manifestations contre REDD+ sur le site de la conférence -(c) GCFT

 Mobilisation des jeunes coréens -(c) GCFT

 Don’t gamble with our planet future – (c) GCFT

 Voces por le Climat – (c) GCFT – conférence France / Pérou

 Conférence de presse de John Kerry – (c) GCFT – son disponible ici

 Des canadiens recherchent désespérément la politique gouvernementale de leur pays – grosse récompense en vue

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Energie-Cités – Energy-Cities

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Energy Cities est l’association européenne des autorités locales qui inventent leur futur énergétique.

L’association a été créée en 1990 et représente maintenant plus de 1000 villes dans 30 pays.

En janvier 2012, Energy Cities créée l’Alliance pour l’Energie Locale qui réunit tous les acteurs publics, privés et associatifs qui ont un intérêt à une politique énergétique orientée vers la maîtrise de la demande des consommations énergétiques.

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