Archives de l’étiquette : Rio +20

Juil 04 2012

Les jeunes proposent des lignes directrices concrètes pour la gouvernance de l’eau et de l’environnement

 

Suite au Forum Mondial de l’Eau qui s’est déroulé à Marseille en mars 2012, Green Cross France et Territoires, sous l’impulsion de son Président Jean-Michel Cousteau, a  décidé de relayer la voix des jeunes à Rio+20. Ce projet a abouti à la production de deux synthèses de propositions des jeunes, que Green Cross a pu mettre en avant à Rio.

 

La première synthèse a été coordonnée par le Collectif des Jeunes Français à Rio+20. Elle s’attache à encourager les gouvernements et décideurs à mettre en place un véritable programme d’actions concrètes en matière de gouvenance environnementale sur la scène internationale.

Présentée lors de la journée Green Cross par Céline Ramstein, déléguée des Jeunes Français pour Rio+20, et Henri Landes, membre du REFEDD et Président de l’association Climates, cette synthèse est à retrouver en version pdf ici : Collectif Jeunes Français à Rio+20 – Position.

 

La seconde synthèse a été consacrée plus particulièrement aux problématiques de l’eau. Le document a été finalisé par Green Cross France et Territoires à partir des contributions apportées par ces trois organismes de jeunes :

–  Association SimONU d’Euromed Management,

–  Conseil Régional des Jeunes de Provence-Alpes-Côte d’Azur,

–  Association Batna Sciences Po Rennes.

Vous pouvez retrouver cette synthèse en version PDF ici : Synthese_Jeunes_Focus_Eau 

 

 

Henri Landes et Céline Ramstein à Rio lors de la Journée Green Cross, le 16 juin 2012.

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Juil 04 2012

Manifeste de Marseille pour une éthique de la responsabilité des entreprises et des institutions vis-à-vis de l’eau, de l’environnement et de l’humanité

 

Le Manifeste de Marseille a été rédigé dans le prolongement du 6ème Forum Mondial de l’Eau à Marseille, et diffusé à l’occasion du Sommet de Rio+20 en juin 2012. Vous le retrouverez en intégralité en version pdf ici : Manifeste_de_Marseille

 

Citoyens, exerçant ou non des activités professionnelles, représentants d’organisations publiques ou privées, locales, nationales ou internationales, ont décidé de rassembler leurs énergies en proposant cette contribution de la société civile à la réflexion sur la gouvernance mondiale de l’environnement dans une vision de développement durable.

 

Ce Manifeste est ainsi destiné à formuler auprès de la future instance mondiale de gouvernance de l’environnement des principes juridiques permettant de  faire « prendre de la hauteur » au droit de l’environnement et du développement durable en s’inspirant de dispositifs innovants du droit français.

 

La réflexion entammée à l’occasion de Rio+20 doit se poursuivre. Il est urgent d’encourager les gouvernements et les décideurs à faire évoluer le contexte juridique de la gouvernance mondiale de l’environnement.

 

Appel est donc fait aux volontaires pour s’associer à la liste des  signataires !

 

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Juin 14 2012

Rio+20 – side event : « Changer les horizons de la durabilité : rendre ou peindre l’économie verte »

 

 

Le 21 juin, de 17h à 18h30, aura lieu à Rio le side event « Changer les horizons de la durabilité : rendre ou peindre l’économie verte », organisé conjointement par Green Cross International, le Club of Rome et l’initiative pour la Charte de la Terre.

 

Date : 21 juin, 17h – 18h30 

Lieu : RioCentro, Centre des Conventions, Rio de Janeiro, Brésil (Salle T-4)

 

Les participants du Sommet de la Terre de Rio 1992 avaient invité le Président Mikhaïl Gorbatchev à créer une « Croix-Rouge pour l’environnement ». Vingt ans après, Green Cross International retourne au Brésil avec d’éminents partenaires (le Club de Rome et l’Initiative pour la Charte de la Terre) pour organiser un side event consacré au besoin crucial de transition vers un développement durable, reposant sur un ensemble cohérent de politiques et centré sur la population et la planète.

 

Œuvrer en faveur de l’économie verte ne constitue qu’une partie d’une réponse appelée à être multiple. Il ne s’agit que d’une étape sur la route vers la durabilité. La communauté globale doit investir tout autant d’énergie dans la sécurisation de la paix, l’éradication de la pauvreté, ou la protection des ressources naturelles. Pour réussir, l’interaction entre acteurs politiques, entrepreneurs et société civile est un prérequis.

 

Aussi, le 21 juin, des personnalités issues de ces différents domaines seront réunies pour discuter de l’urgence de modifier nos systèmes politiques, sociaux et économiques, afin de pouvoir endiguer la destruction de notre écosystème planétaire et assurer une perpétuation saine et sereine de l’espèce humaine.

 

Ensemble, ces trois organisations offrent une plateforme diversifiée mais unie, à même de présenter une ligne de conduite et des options qui soient à la fois crédibles, scientifiquement justifiables, socialement légitimes, et politiquement réalisables, afin de répondre au défi du changement climatique et aux menaces qui y sont liées, telles que la déforestation, la crise de l’eau, les évènements climatiques extrêmes, la pauvreté ou encore l’insécurité.

 

Les intervenants :

Alexander Likhotal, Président, Green Cross International (GCI).

Mirian Vilela, Directrice executive, Initiative pour la Charte de la Terre (ECI).

Professeur Ernst Ulrich von Weizsaecker, Co-Chair, Panel International sur l’Usage Durable des Ressources, Club de Rome.

Ashok Khosla, Président, Union Internationale pour la Conservation de la Nature (IUCN).

Marisa Arienza, Présidente, Green Cross Argentine.

 

Contacts :

Agenda :      Adam Koniuszewski  adam.koniuszewski@gci.ch (anglais et français)

Médias :         Paul Garwood           paul.garwood@gci.ch (anglais)

Logistique :     Marianne Berner       marianne.berner@gci.ch (anglais et français)

 

Plus d’informations : http://www.gcint.org/event/un-side-event-green-cross-earth-charter-club-rome

 

 

 

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Mai 25 2012

Bulletin d’actualité n°4 – avril & mai 2012

G8…G20…Rio+20. L’agenda international de ces mois de mai et juin est très chargé.

Quelle place pour l’environnement ? Surtout, ne pas être une contrainte de plus face à une urgence économique et financière qui malmène nos pays occidentaux. Mais plutôt une brique fondamentale dans la co-construction qui s’amorce.

Conflits d’accès à l’eau de plus en plus importants, problèmes de pollution de la ressource, modèles agricoles qui doivent être repensés en profondeur, stratégies énergétiques à rendre plus agiles et diversifiées… ces enjeux sont désormais criants, ils se matérialisent au Sud et au Nord, et à chaque fois des réponses adaptées doivent être trouvées. Et ces réponses, et c’est nouveau, font émerger de nouveaux modèles économiques, attirent l’investissement public et privé, sont sources d’innovation et de richesse durable.

C’est bien l’émergence de ces nouveaux modèles que nous devons pousser et accélérer à Rio+20, pour ancrer la transition écologique au cœur de l’économie. D’où la continuité, et non l’opposition entre G8, G20 (mais aussi G77) et Rio+20. C’est un agenda essentiel, et pour lequel le temps presse.

Dans ce cadre nous espérons déclencher, par la mobilisation française du 8 juin, un formidable élan pour faire de Rio+20 le départ d’un plan d’action ambitieux et concret vers la transition écologique de nos économies. Et nous vous invitons à en suivre les progrès, jour après jour, mois après mois.  Nous avons besoin pour ceci du soutien de chacun d’entre vous.
Nicolas Imbert, directeur exécutif, Green Cross France et Territoires

 

Vous pouvez télécharger ci-après la 4ème newsletter en PDF :

GCFT_newsletter_n4_mai 2012

 

 

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Rio+20: questions d’eau

Table ronde

Le 15 mars 2012 de 13h à 14h30

Chambre de Commerce et d’Industrie Marseille-Provence
Palais de la Bourse – 9 Canebière 13001 – salle des séances

organisée par Euromed Management, Green Cross France & Territoires et le Club France Rio+20.

En juin 2012, la conférence des Nations Unies sur le Développement Durable aura lieu à Rio de Janeiro, marquant le 20ème anniversaire de la Conférence des Nations Unies sur l’environnent et le développement de 1992 et le 10ème anniversaire du sommet mondial sur le développement durable de 2002.

Dans la perspective des objectifs de Rio +20, les enjeux de l’eau ont été placés au cœur de la gouvernance internationale et des agendas politiques.

Au mois de mars, Marseille accueillera le 6ème Forum Mondial de l’Eau (la conférence préparatoire Eau, Planète et Peuples, le Forum Alternatif puis la Journée Mondiale de l’Eau). Les événements comme ceux-ci sont des briques fondamentales à la construction d’un élan envers des nouvelles stratégies, politiques et pratiques.

C’est dans ce contexte qu’Euromed Management, Green Cross France & Territoires et le Club France Rio +20 ont choisi d’organiser une table ronde sur le sujet de « Rio +20 : Questions d’eau ». Fortement impliqués à la fois dans le 6ème Forum Mondial de l’Eau et la Conférence de Rio +20, ces organisations se proposent d’échanger sur l’engagement de la société civile, des entrepreneurs du monde et des gouvernements  sur la problématique et comment ils influencent les enjeux de gouvernance internationaux.

Intervenants

  • Gilles Berhault –  Président du Comité 21, d’ACCID et président du Comité d’Orientation du Club Rio+20
  • Bernard Belletante – Directeur général d’Euromed Management
  • Shazia Dewany – Chef de projet adjointe, SimONU
  • Jean-Michel Cousteau – Président de Green Cross France et Territoires
  • Brice Lalonde – Coordinateur Exécutif de la Conférence des Nations Unies sur le Développement Durable ( Rio+20)

La table ronde est organisée dans le cadre de l’éco-festival H2o de Luminy, un side event officiel du Forum Mondial de l’Eau.

Nombre de places limité, inscription obligatoire ici
Pour plus d’information 

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Déc 09 2011

Limits to growth

As countries prepare for the UN Conference on Sustainable Development (UNCSD 2012), virtually every one of them is committed to “growth”. With many of them facing unfolding sovereign debt crises, a growing economy is seen as the necessary prerequisite to create jobs and raise income in order to reduce and eliminate budget deficits, not to mention service debts at some point down the road. Low-income countries are also seeking growth to pull their populations out of poverty and invest in desperately-needed infrastructure.

 But is it not time to ask whether the medicine is killing the patient? Humanity currently faces a bleak future, from ecological overshoot and climate change to growing social injustices such as widening income disparities. An increasing number of voices are arguing that these are the symptoms of decades of growth-above-all-else policies coupled with a lack of wealth and resource
redistribution, and that things will only get worse if growth remains the overarching goal of national and international agendas.

 So, what does the path forward to a happy, sustainable world look like in a post-growth world? The starting point is collaboration and reciprocity, since collective problems require collective solutions. UNCSD 2012 is the historical opportunity to finally reach a turning point and draw up the “great transition” blueprints that are founded on attractive sustainable futures jointly conceived. The global initiative “The Future We Want” aims to catalyze visions of a positive future in the lead-up to Rio+20, and it can be harnessed to its full potential by UN-member States in drawing out the outcomes of the Conference.

 Many groups around the world are already trying to work out the solutions, from rethinking the whole economic system to focusing on concrete measures and actions. Networks such as the Great Transition Initiative, the New Economy Network and the New Economics Institute are trying to take a holistic lens to the economy, as do authors such as Juliet Schor in Plenitude and Tim Jackson in Prosperity Without Growth, who talk, for example, about the merits of working less. Exciting patterns and concepts to meet the world’s great challenges are emerging, such as industrial ecology, biomimicry, and new business models such as social enterprises and businesses that subordinate profits to social and environmental goals. We are seeing game-changing initiatives that involve sharing, kindness and trust, from collaborative consumption that includes tool-lending libraries to the Pay It Forward movement, where a stranger in need can enjoy for free a prepaid meal in a restaurant.

 The will is there and people are ready! Governments must now show leadership and act in the collective interest by supporting, scaling up and drawing on the innumerable projects and ideas that are springing up everywhere as answers to the failings of old, stale and ineffective growth strategies. There is no better time to do this than at the 2012 Rio Earth Summit.

 Emmanuel Prinet

 Policy Director at One Earth Initiative Society, Canada

 http://OneEarthWeb.org

?u=19d3da1852472c315fcece5dd&id=f0a3572581

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Déc 07 2011

Un tribunal pénal international pour l’environnement ?

Une version PDF de l’article, publié dans l’édition de décembre-janvier du magazine Décisions Durable, est disponible ici: Dd09_FuturImmediat_TPIE_decisions_durables.

Nicolas Imbert, directeur de Green Cross France et Territoires.

Le sujet environnemental est au cœur de notre quotidien. La préparation de Rio +20 et la tenue du forum du 4 au 6 juin 2012, sont des moments essentiels pour définir la trajectoire mondiale des vingt prochaines années. L’installation d’un tribunal pénal international pour l’environnement, sur proposition de Mikhaïl Gorbatchev fondateur de l’ONG Green Cross International, devrait y être annoncée.

Le « zero draft » que le secrétariat de la Conférence va présenter en janvier 2012 devrait comporter une vision commune et des mises en œuvre coordonnées sur le changement climatique, l’accès à l’eau, à l’énergie et à la nourriture. Il s’agit non seulement d’environnement, mais aussi d’économique et de social.

Sur ces sujets plus que sur tous les autres, la coopération internationale est environnementale. La nature ne connait pas de frontière et la nécessité de survie fait franchir les frontières aux réfugiés climatiques, sanitaires et de la faim. C’est pourquoi le sommet de la Terre de Rio avait fait émerger, il y a déjà vingt ans, la nécessité d’une cour internationale de l’environnement.

Trois plans d’action

Différentes formes en ont été ébauchées, sans qu’aucune ne déclenche le consensus nécessaire à sa mise en œuvre. Il est à nouveau temps d’en esquisser les contours, pour favoriser une décision ambitieuse à Rio. Ainsi, nous suggérons la mise en place de trois niveaux d’interventions différents :

  1. Le premier niveau est le témoignage : les victimes d’une dégradation environnementale
    s’exprimeront devant la cour, représentation de la communauté internationale, exposeront
    leur situation, les dégradations constatées et les effets subis ;
  2. Le deuxième niveau est l’anticipation, la prévention et l’arbitrage des conflits. Il
    s’agit de désamorcer  un conflit naissant
    lié à une dégradation écologique, un accès aux ressources ou à l’alimentation,
    avant qu’il ne se transforme en conflit armé. Cela peut reposer sur une méthode
    analytique et arbitrale, intégrant analyse d’impact et démarche de médiation,
    que ce soit pour des parties prenantes privées ou publiques ;
  3. Le troisième niveau est celui de l’autorité
    judiciaire
    , capable de mettre en cause, de juger contradictoirement, de
    prononcer et de faire exécuter des sanctions.

C’est en se développant sur ces trois plans que la future cour internationale de l’environnement pourra asseoir sa pérennité et sa légitimité. Dans un contexte où le droit international est neuf, où le droit à l’environnement est transverse sans avoir été intégré dans les juridictions internationales de manière spécifique, le recours au témoignage et à la médiation permet de démontrer rapidement une valeur ajoutée importante.

L’autorité judiciaire est nécessaire pour confirmer la légitimité de la cour, mais ne doit être exercée qu’avec parcimonie. Elle s’installera progressivement, au fur et à mesure des ratifications et des adaptations des législations minières, environnementales, industrielles, économiques et sociales pour une meilleure intégration des critères d’écologie et d’accès à la subsistance. Nous souhaitons que la future cour siège à La Haye, afin de bénéficier au mieux de l’expérience de cours pénales installés pour des conflits guerriers.

Prévention des menaces

Pourquoi créer une cour internationale de l’environnement ? Les menaces environnementales sont plus dangereuses et plus fréquentes que par le passé : catastrophe nucléaire de Fukushima, famine en corne de l’Afrique, conflits d’accès aux ressources en Atacama ou en Afghanistan, tensions sur la question de l’eau dans la vallée du Nil et ailleurs, marées noires déclenchées ici par une exploitation en grande profondeur, là par un navire mal sécurisé… Tous ces conflits, qui n’auraient pas été si les risques et les enjeux avaient été évalués, ont un dénominateur commun : avoir eu pour déclencheur ou catalyseur une intervention humaine.

Il faut aussi que les risques soient financièrement évalués pour que le décisionnaire en réponde à hauteur des conséquences de ses actes. L’émergence d’une cour internationale de l’environnement constitue le premier moyen mettant en avant le principe de responsabilité élargie du donneur d’ordre. Favorisant témoignage et médiation, elle sera plus pédagogique que procédurière. A nos yeux, elle représente un levier essentiel pour concilier l’économie avec l’environnement et le social, développer la conscience mondiale et encourager les initiatives vertueuses.

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Nicolas Imbert (Green Cross France) : « ma vision de Rio + 20 »

Journalistes Ecrivains |03.12.2011|

Nicolas Imbert, nouveau directeur exécutif de Green Cross France et Territoires (GCFT), nous expose sa vision de Rio + 20. Pauvreté, insécurité, dégradation de l’environnement, c’est le cycle infernal que son organisation s’efforce d’inverser.

 Nicolas Imbert, directeur exécutif de Green Cross France et Territoires

Parallèlement à votre nomination, votre Président, Jean-Michel Cousteau, annonce que Green Cross prend un nouveau départ dans la perspective de Rio + 20. Pourquoi ce lien ?

Lors du forum de Rio, en 1992, un groupe de délégués, dont le Commandant  Cousteau, avait imaginé la création d’une organisation similaire à la Croix Rouge internationale, focalisée sur l’environnement. Le Président Mikhail Gorbatchev, mieux informé que quiconque sur « l’arsenal de destruction durable » hérité de la guerre froide, a relevé le défi. Green Cross est née en 1993 avec les priorités suivantes : l’accès à l’eau, la démilitarisation, le désarmement, la médecine sociale et la solidarité. Aujourd’hui présente dans plus de 35 pays, GC élargit son action à la prévention des crises écologiques, énergétiques et alimentaires, trop souvent à l’origine des conflits armés. Dotée d’une expérience spécifique tant globale que locale, notre organisation arrivera à Rio + 20, décidée à maximiser les résultats du sommet.

Quelques applications concrètes ?

Prenons l’accès à l’eau, aujourd’hui stratégique sur tous les continents. La Convention des Nations-Unies sur le droit relatif aux utilisations des cours d’eau internationaux a été signée en 1997 pour désamorcer les conflits entre Etats riverains. Son entrée en vigueur reste encore en attente de ratifications Par ses actions de plaidoyer, Green Cross s’efforce de les obtenir d’ici le Forum Mondial de l’eau en mars 2012. Par ailleurs, nous sommes actuellement préoccupés par le partage des eaux du Nil, majoritairement exploitées par l’Egypte au cours de l’histoire, ce qui ravive aujourd’hui les tensions avec le Soudan, le sud Soudan et l’Ethiopie.

Dans les pays industrialisés, c’est le cocktail de polluants accumulés dans l’eau qui devient un problème de société et de santé publique. GCFT prépare pour 2012 un Livre vert sur les enjeux de la pollution des littoraux, des grands fleuves et des lacs intérieurs en France et en Europe, dont nous dévoilerons les premiers résultats à Rio. On y trouvera l’état des connaissances sur les impacts santé-environnement ainsi qu’un tour d’horizon des technologies de remédiation. Comme on le verra, les coûts de dépollution incitent à se mobiliser sur la prévention !

En tant que co-coordinateur du Sommet, Brice Lalonde, plante fermement le décor : Rio + 20 n’est pas Rio 92 + 20, mais 2012 + 20. Certains parlent même de poser un cliquet sur les décennies passées. Qu’en pense GC ?

L’image du cliquet est intéressante si l’on veut que la prospective tire le Sommet. Rio 92 a lancé le paradigme d’une nouvelle gouvernance. Depuis, la société civile a appris à travailler dans le concert des nations, si discordant soit-il. Chaque sommet impulse un nouveau tempo. Nous avons une partition globale à jouer d’ici les 20 prochaines années. Partition qui s’invente rapidement sur les territoires et dans la coopération décentralisée.

Parmi les plus actifs pour Rio, l’ICLEI (le Conseil International des Gouvernements Locaux pour le Développement Durable) rassemble déjà près de 1500 collectivités engagées sur tous les continents : des villes en quête d’un urbanisme soutenable pour pouvoir accueillir la moitié de l’humanité, des
assemblées territoriales qui échangent leurs meilleures pratiques. Certains pays ont franchi sans attendre le seuil de non retour. Le Costa Rica ou la Suède sont parés pour le XXIe siècle. L’Allemagne vient de mettre un cliquet à sa stratégie énergétique tout en maintenant le cap sur ses objectifs climatiques. Parmi les émergents, la Chine et le Brésil, certes responsables de dommages parfois irréversibles, lancent des innovations alternatives où l’écologie devient vecteur du développement. C’est précisément là que GC veut placer le cliquet pour les 20 prochaines années. Si nous n’y parvenons pas, la compétition économique aura raison des ressources écologiques. Et le perdant sera… l’homme.

Selon Brice Lalonde, les pauvres de la planète sont « très remontés contre l’écologie ». Ils exigent avant tout la justice sociale. Est-ce compatible avec votre démarche ?

La situation est extrêmement hétérogène par continent. Dans de nombreuses contrées du monde, la question la plus préoccupante reste l’accès à l’eau, à l’alimentation, à l’énergie.

A contrario, les économies occidentales ont longuement prospéré sur une exploitation sans compensation d’une grande partie des réserves fossiles de la planète.

Pire, certains instruments de compensation et de péréquation imaginés dès Rio 92 se sont transformés en outils spéculatifs – cela n’est pas sain et les pays pauvres s’indignent légitimement de ce détournement d’objectifs. Globalement, nous pensons que la transition des 20 prochaines années passe par un changement de paradigme économique. La crise financière qui frappe les pays de l’OCDE rend obsolète notre modèle actuel : il faut tendre progressivement vers la proximité des productions vitales, l’économie réconciliée avec l’écologie et le social. Cela passe par des innovations technologiques et sociétales adaptées.

Les idées les plus simples ont parfois des effets systémiques remarquables. Exemple, le projet « smart water for green schools » que nous avons testé au Ghana. 20 écoles ont été équipées d’un point d’eau potable pour les enfants et leur famille. Les maladies hydriques ont été éradiquées, les femmes libérées de la corvée d’eau et tous les enfants sont scolarisés. Ce programme est maintenant en cours d’adaptation en Bolivie. Pauvreté, insécurité, dégradation de l’environnement, mais aussi accès difficile à l’éducation, c’est ce cycle infernal que nous devons inverser.

Ban Ki-Moon, secrétaire général des Nations-Unies, a inscrit les objectifs du millénaire au sommet de l’agenda de Rio + 20. Est-ce la solution ?

Green Cross a déposé un cahier d’acteur, en contribution au draft 0 de Rio + 20. Nous pensons que l’accès universel à une énergie propre et durable, la sécurité alimentaire via le nexus eau-énergie-agriculture est une priorité réalisable bien avant 2030 pour peu qu’on y consacre chaque année le budget d’armement nucléaire de la planète, soit 109 milliards de USD en 2011 ! Nous proposons de faire de Rio+20 l’occasion unique de sceller un plan d’action global chiffré à l’intention des gouvernements, des entreprises et de la société civile, répondant aux trois questions clefs : qui ? quand ? comment ?

Cela passe aussi par un registre d’engagements contraignants comprenant le partage des tâches, l’objectif de résultat et le plan de financement annexé a la déclaration finale. En parallèle, les nations doivent se doter d’un levier d’action coercitif, à même de matérialiser une sanction rapide, financière et juridique, vis-à-vis des acteurs de dommages écologiques majeurs.Nous proposons qu’une instance juridique de rang supranational complémentaire des instances existantes voie le jour dès 2013 pour juger en direct ces dommages spécifiques. La force de la persuasion et l’importance de la sanction, permettraient d’éviter que les catastrophes écologiques ne se multiplient d’une décennie à l’autre. S’ils avaient intégré en amont les coûts directs et indirects (d’assurance notamment) liés à l’existence d’une telle instance, les projets industriels responsables des catastrophes du Golfe du Mexique, de Fukushima ou d’Ajka, pour ne citer qu’eux, n’auraient pu voir le jour, en privilégiant la rentabilité économique au détriment des conditions de sûreté.

A ce propos, le Japon demande une meilleure prise en compte des catastrophes naturelles et technologiques. Que faut-il en attendre ?

Le sujet doit être traité dans une logique de prévention, sur le temps long. Il y a un avant et un après Fukushima. L’urgence va vers le soutien aux populations touchées, et la mise en sûreté de l’ensemble des installations nucléaires mondiales.

Green Cross s’est mobilisé dès sa création sur le soutien aux populations de Tchernobyl. Elle a lancé le programme de médecine sociale Socmed pour les habitants de la zone contaminée en Russie, Biélorussie et en Ukraine. Nous suivons 5000 enfants affectés de maladies chroniques tout en surveillant l’évolution de leur environnement. La Suisse a en partie fondé sa sortie du
nucléaire suite à une visite du site organisée par Green Cross, 25 ans après la catastrophe.

Or les environs de Fukushima comptent une population 10 fois supérieure à celle de Tchernobyl, et le gouvernement japonais tarde à mettre en place un programme de médecine sociale. Nous pensons que l’effort de reconstruction au Japon est énorme, qu’il s’agisse de contamination des sols, de l’eau et des aliments, mais également en terme d’impact sanitaire et psychologique, notamment lors des traumatismes liés au déplacement de populations.

Pour améliorer le suivi des crises potentielles à venir, il est essentiel que le Japon livre le retour d’expérience de Fukushima en toute transparence.

Plus près de nous, quels seraient les effets d’un accident nucléaire dans des régions aussi peuplées que l’Ile de France ou la Vallée du Rhône ? Les Français n’en sont que partiellement informés. Pourtant « l’impensable arrive ». Le débat énergétique ne se résume pas en une approche comptable de milliards investis par énergie produite ni même d’emplois détruits pour les emplois créés.

GCFT s’intéresse-t-elle à d’autres secteurs déterminants pour les choix énergétiques des Français ?

Nous avons lancé la création d’un modèle stratégique de risques sur les enjeux économiques, écologiques et sociaux de l’exploration et de l’exploitation des huiles et gaz de schistes. La confrontation des scénarios et des données, l’anticipation des effets sur le temps long manquent de formalisation et d’estimations indépendantes quantifiées, ce qui rend le débat contradictoire difficile. Avec l’aide d’une société spécialisée dans le risque systémique, nous analysons et compilons les retours d’expérience aux Etats-Unis, en Pologne et en France, pour proposer un modèled’évaluation adapté au contexte français. Un outil et des supports permettant de sensibiliser les décideurs à une approche élargie du risque seront communiqués courant 2012.

Nicolas Imbert, vous avez accepté la direction exécutive de Green Cross France et Territoires après 12 ans d’expérience dans des cabinets conseils prestigieux. Pour quelle raison ?

Nos sociétés ont besoin de prospective, de vision, de démonstration par l’exemple et l’expérimentation. Depuis le début de mon activité d’ingénieur conseil, je parle de transition écologique avec des acteurs importants qui viennent du même monde économique que moi et des représentants des administrations publiques en quête d’objectifs clairs. Parallèlement, la société civile et les ONG ont évolué du rôle historique de lanceurs d’alerte vers celui de co-acteurs d’une nouvelle gouvernance. Ils savent pointer le doigt là où ça fait mal, proposer des solutions et démontrer aux acteurs économiques l’urgence d’infléchir leur stratégie. L’innovation sociétale est en marche. Pour enclencher une vitesse rapide, il faut instaurer une coopération sincère. J’ai la chance de pouvoir jeter des ponts entre ces deux mondes. Une force que l’on va de plus en plus rencontrer dans le paysage associatif;

Marie Hellouin

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Oct 26 2011

ONU : rôle crucial des ONG pour les transitions, l’environnement, le désarmement

Dépêches du Service d’information des Nations Unies |26 octobre 2011|

Des affiches de campagne pour le scrutin du 23 octobre 2011 à Sousse, en Tunisie. Les ONG ont un rôle crucial à jouer pour les transitions, selon l’ONU.

A l’occasion d’une rencontre avec les organisations non gouvernementales (ONG), le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a rappelé mercredi que dans les domaines du développement durable, du désarmement et de l’aide aux pays en transition, la société civile joue un rôle crucial.« Premièrement, le développement durable. Le premier Sommet de la Terre constitue une étape. Il a permis de produire l’Agenda 21 et des conventions contraignantes sur le changement climatique et la biodiversité. La sensibilisation globale a augmenté. De même que l’engagement des organisations non gouvernementales », a déclaré Ban Ki-moon lors de cette rencontre.Il a également souligné l’importance de l’organisation l’année prochaine de la Conférence des Nations Unies pour le développement durable à Rio de Janeiro, au Brésil, appelée Rio+20 car la rencontre se déroule 20 ans après le premier Sommet de la Terre en 1992 qui marqua le début de l’essor du développement durable et de l’économie verte.Le Chef de l’ONU a salué la déclaration adoptée le mois dernier par le Département de l’information de l’ONU et les organisations non gouvernementales à Bonn, en Allemagne.« Le second secteur pour lequel les ONG peuvent faire la différence est le désarmement. Nous avons eu des progrès encourageants ces récentes années, fait avancer de grandes mesures par la société civile et les organisations », a souligné le Secrétaire général.

« Nous devons continuer à pousser pour plus de transparence? pour plus de réductions des arsenaux et pour plus de ratifications dans les traités de désarmement », a-t-il ajouté.

Pour Ban Ki-moon, le soutien aux pays en transition, comme la Tunisie, l’Egypte et la Libye, a besoin des organisations non gouvernementales afin de promouvoir la démocratie, l’indépendance des médias et construire des systèmes judicaires indépendants.

« Les temps sont difficiles pour l’économie. Budgets réduits. Coupes. Serrage de ceinture. Vous vivez tous cela. Partout les populations vivent dans la peur. Cela dépend de vous de restaurer cette foi, de fournir ce dont les populations ont besoin. De ne pas oublier les personnes dans le besoin spécialement dans ces temps difficiles », a insisté Ban Ki-moon.

« C’est seulement en travaillant ensemble, avec un partenariat fort, que nous pouvons faire progresser nos objectifs communs », a-t-il conclu.

storyF.asp?NewsID=26728&Cr=ONG&Cr1

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Oct 11 2011

Le défi de l’accès universel à l’énergie

Le Monde 11.10.11

Plus de 1.3 milliard de personnes -près de 20% de la population mondiale – ne bénéficient pas, aujourd’hui d’un accès à l’éléctricité. Ce chiffre a été présenté par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) à l’occasion de la conférence « Energie pour tous », qu’elle organisait, lundi 10 et mardi 11 octobre, à Oslo, avec la Norvège.

Et cette situation a des conséquences économiques, sociales et sanitaires. L’une d’elles est que 2.7 milliards d’habitants de la planète ne disposent pas de moyens modernes et « propres » de cuisiner. L’utilisation de bois et de charbon de bois entraîne ainsi une pollution des habitants et de la nourriture, qui provoque près de 1.5 million de morts par an, tout en accentuant la déforestation et les dérèglements climatiques.

Face à ces problèmes, le déficit d’accès à l’énergie devient un chantier mondial, qui sera notamment au coeur des discussions de Rio + 20, la conférence sur le développement durable prévue en juin 2012 au Brésil. L’accès universel à une énergie propre est la clé pour répondre à « tous les défis globaux », a lancé, lundi à Oslo, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon. La pauvreté, le changement climatique, la rareté de l’eau, la santé, la crise alimentaire ou encore l’égalité des chances pour les femmes dans la société: tous ces problèmes ont un lien fort avec l’absence d’accès à l’énergie, selon le diplomate, qi a raconté, au passage, avoir personnellement vécu cette pénurie dans sa jeunesse en Corée, où il étudiait « à la lumière de la bougie« .

L’accès à l’énergie n’est pas inscrit dans les objectifs du Millénaire pour le développement définis dans le cadre des Nations unies en 2000. L’ONU a cependant désigné 2012 « Année internationale popur une énergie durable pour tous ». L’accès universel à l’énergie n’aurait pas de conséquences négatives importantes sur le climat. Il n’accroîtrait les émissions de CO2 que de 0.7% selon l’AIE.

L’équipement de populations privées d’énergie est en marche, mais pas à un rythme suffisant, selon les intervenants à la conférence d’Oslo. L’AIE estime qu’en 2009 près de 9.1 milliards de dollards (6.7 milliards d’euros) ont été investis dans le monde pour développer l’accès à une « énergie moderne ». Cela a permis à 20 millions de personnes d’accéder à l’éléctricité et à 7 millions d’êttre dotées d’équipements de cuisine « sains », à base de biomasse.

L’Agence a évalué les politiques d’aide à l’accès à l’énergie en cours ou annoncées. Les investissements attendus sont de l’ordre de 296 milliards de dollars entre 2010 et 2030, soit une moyenne annuelle de 14 milliards de dollars. Cela ne suffira pas pour assurer l’accès universel à l’énergie en 2030, d’après l’AIE, étant donné, notamment, l’augmentation de la population mondiale.

« Il faudrait, pour y arriver, multiplier pratiquement par cinq le montant investi en 2009, et arriver à des investissements de l’ordre de 48 milliards de dollars (35 milliards d’euros) par an », affirme Fatih Birol, économiste en chef  de l’AIE, qui ajoute qu’une telle somme « ne représenterait que 3% des investissements mondiaux prévus dans l’énergie ».

Reste à mobiliser des fonds puis à trouver, sur le terrain, le meilleur dispositif. Quelles formes de financement adopter pour diriger efficacement les milliards nécessaires au développement de l’accès universel à l’énergie? Les participants à la conférence d’Oslo avaient des avis variables sur la question. Sur les montants investis en faveur de l’accès à l’énergie en 2009, 34% provenaient des institutions multilatérales, 30% des pays concernés, 22% d’acteurs privés et 14% de l’aide bilatérale.

Jens Stoltenberg, le premier ministre norvégien, a présenté une nouvelle plate-forme de partenariat international baptisée Energy+. Déjà très présente dans les initiatives internationales pour lutter contre la déforestation et ses effets négatifs sur le climat à travers le mécanisme REDD (Reducing Emissions from Deforestation and Degradation). La Norvège veut essayer de reproduire l’approche de ce dernier, c’est-à-direun soutien financier dépendant du suivi et du contrôle des résultats obtenus par les pays aidés. Mais les difficultés de mise en place de REDD montrent qu’il faudra, pour Energy+, essayer de trouver des mécanismes simples et approuvés par tous.

Une autre proposition qui émergeait à Oslo était l’association des financements publics et privés, l’idée étant d’attirer les fonds privés avec le levier de l’argent public. Cela dit pour attirer les acteurs privés, « il faut surtout des projets rentables commercialement, avec un modèle économique solide », soulignait Carlos Pascual, du département d’Etat américain. L’austérité qui pèse actuellement sur les finances publiques ne facilite pas les choses.

Mais l’aide bilatérale ou multilatérales n’est qu’un des éléments qui permettent de faire prendre la greffe. Le jeune entrepreneur indien Harish Hande, dont la société «  à vocation sociale » Seico équipe en systèmes d’énergie solaire foyers et entreprises en Inde, est critique envers ceux qui pensent qu’une augmentation des aides est une réponse suffisante. « Si l’Inde est arrivé aujourd’hui à de bons résultats dans sa campagne pour le développement de l’accès à l’énergie, c’est que, depuis plusieurs décennies, un tissu de banques rurales qui prêtent sur le long terme a été mis en  place. Ce réseau n’existe malheureusement pas dans de nombreux pays d’Afrique« , remarque-t-il.

Près de 85% des personnes privées d’accès à l’énergie dans le monde habitent dans des zones rurales, et plus de 95% soit en Afrique soit dans les régions d’Asie en développement.

 

Bertrand d’Armagnac

Article paru dans l’édition du 12.10.11

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