Archives de l’étiquette : Pollution

Cop22: Green Cross publie sa synthèse, et lance sa feuille de route 2017

Sitôt la CoP22 terminée, le contexte sur nos territoires nous rappelle l’urgence d’une transition écologique à la hauteur des enjeux.

Afin de figer les travaux effectués en commun, vous trouverez notre première ébauche de synthèse de la CoP22, en cliquant sur le lien suivant: http://bit.ly/CoP22brief

img_0528Voici quelques-unes de nos priorités pour 2017:

  • 2017: stop plastics in the sea, avec des mesures concrètes co-construites entre janvier et mars 2017, annoncées à New-York en juin pour la Journée Mondiale de l’Océan, mises en place dès que possible, et dont il sera rendu compte notamment à la CoP23,
  • la déclaration universelle des droits de l’humanité, qui suivant la fois de ratification gouvernementale impulsée par la reconnaissance des Comores via son président, se propagera dans les instances étatiques tout en continuant à être reconnue sur le terrain, par les collectivités locales, les entreprises et le secteur associatif,
  • la transition écologique des territoires, tant en adaptation qu’en atténuation, avec ses dimensions eau littoral et océan, alimentation et agriculture, ville durable, énergie et économie circulaire, ainsi que les enjeux sur la paix et la coopération.

Vous trouverez également de nombreux contenus issus de la CoP22 sur la webTV Green Cross: https://vimeo.com/GCFT

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Déc 09 2016

Pollution à Paris – Green Cross appelle à la responsabilité des dirigeants du pays hôte de la CoP21

Quelques jours après que se soit tenue la CoP22 qui ré-insistait, dans la continuité de la CoP21, sur les liens entre santé, environnement et climat, Green Cross apporte tout son soutien à la mise en place de la circulation alternée pour limiter les risques sur la santé des parisiens, et appelle à une sortie au plus vite du diesel en ville.

La qualité de l’air dans l’agglomération parisienne appelle à des réactions d’urgence, et de prévention. Nicolas Imbert, directeur de Green Cross France et Territoires, précise « nous sommes exposés depuis mercredi dernier à un pic de pollution aux particules fines très important. C’est le sixième pic de pollution de l’année. Le dispositif législatif prévoit pour ceci une mise en place de la circulation alternée, qui devait arriver dimanche ou lundi. Dans ce contexte, le refus d’agir de la préfecture de police est non seulement incompréhensible, mais de plus inconséquent. C’est la santé des parisiens et des franciliens qui est sacrifiée, alors même que les habitants réclament des réactions à la hauteur de l’urgence ».

Green Cross en appelle à la Ministre de l’Environnement, Présidente de la CoP21, Madame Ségolène Royal, et au premier Ministre Manuel Valls, pour que la loi soit respectée et la circulation alternée mise en place sans délai. Il s’agit non seulement de la santé des parisiens et franciliens, mais également demontrer que la France ne le laissera pas détourner des objectifs climat et environnementaux issus de la CoP21 par quelques intérêts particuliers, sur des questions aussi simples et essentielles que la qualité de l’air et la santé environnementale.

Les mesures visant à rendre aux piétons les voies sur berge contribuent à permettre à la capitale de respirer à nouveau, tout comme le développement des mobilités douces diversifiées. A moyen et long terme, il est également essentiel que la France fasse toute la lumière nécessaire sur les tricheries aux émissions de particules fines et de CO2 qui rendent certains véhicules très répandus en France beaucoup plus émissifs que la loi ne les y autorisent, notamment à froid et en ville. Cette situation doit être clarifiée très vite pour reconquérir une meilleure qualité de l’air.

Vous pourrez retrouver des contenus complémentaires sur la webTV Green Cross: https://vimeo.com/GCFT

Retrouvez également le plateau du Grand Référendum Sud Radio du 9 décembre, avec Nicolas Imbert, sur http://www.sudradio.fr/Podcasts/Le-Grand-Referendum/Pollution-Nous-sommes-nous-reveilles-trop-tard

 

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Avr 12 2016

Avis de concours photo – océan: des clés pour agir

Avis de concours photo – OCEAN : des clés pour agir

Clôture des candidatures : 9 MAI 2016

Green Cross, organise un jeu-concours qui débouchera sur la réalisation d’une exposition itinérante et l’illustration d’un ouvrage à paraître avant septembre 2016, sur le thème océan : des clés pour agir. Cet ouvrage tout comme l’exposition associée cherchent à mettre en avant les merveilles de l’océan, mais aussi son quotidien, et la nécessité de le préserver.

Vous êtes photographe ? Participez à notre concours !

Envoyez-nous un portfolio de 2 à 8 clichés (ainsi que les légendes 150 mots max en français et en anglais) en JPEG ou TIFF haute définition (email jusque 10 Mo, Dropbox au-delà), accompagnée d’une note d’intention de 500 mots en français, qui soit en rapport avec au moins 1 des 10 thématiques suivantes :

  1. Merveilles de l’océan,
  2. Santé de l’océan,
  3. Océan et humanité (femme, enfant, homme…),
  4. Territoires littoraux, territoires pionniers
  5. Océan dans notre assiette, océan à préserver,
  6. Maritimisation du Monde,
  7. Sureté et surveillance pour un développement plus durable,
  8. Innovation durable (navire, infrastructures, préservation…)
  9. Littoral, océan et dérèglement climatique,
  10. Comment réduire les macrodéchets plastiques

Toutes les localisations peuvent concourir, mais nous examinerons avec un intérêt tout particulier les travaux photographiques réalisées dans les régions et pays du monde suivants : Amérique du Sud, Cameroun, Campagnes et Villes françaises, Chine, Cuba, golfe de Guinée, îles pionnières (toutes mers du monde), Maroc, Nouvelle-Calédonie, Québec, Sénégal.

Nous pourrons retenir entre 1 et 3 clichés par lauréat.

Le concours est doté de 3 prix principaux (que le jury pourra décider de compléter avec des prix spéciaux), dotés financièrement comme suit :

  • Premier prix : 500 euros,
  • Deuxième prix : 300 euros,
  • Troisième prix (et éventuels prix spéciaux du jury) : 200 euros chacun.

Les lauréat(e)s bénéficieront d’une mise en visibilité sur le lieu de l’exposition, sur l’ouvrage « des clés pour agir » et sur le catalogue, et seront cités pendant 1 an comme partenaire de Green Cross, et invités à différentes manifestations de Green Cross et de ses partenaires.

En répondant, le candidat autorise Green Cross, si il est lauréat, à reproduire et adapter son œuvre pour l’intégrer à l’exposition, pour l’utiliser également dans le catalogue, distribué en format papier et électronique, et dans les ouvrages de la série « les clés pour agir / keys to act », également distribués en format papier et électronique, et ce sans autre rétribution que le prix ci-avant cité.

Les candidatures sont à envoyer par email exclusivement, à contact@gcft.fr, avant le 9 mai 2016 à 23h59.

Elles comprendront:

  • de 2 à 8 clichés, format JPEG ou TIFF haute définition (email jusque 10 Mo, Dropbox au-delà), tous légendés en français et en anglais (150 mots max en français et en anglais).
  • une note d’intention de 500 mots en français.
  • une photo portait du photographe (format 4/3), une description en 250 signes en français / 250 signes en anglais, ainsi que 2 liens vers un site web (idéalement 1 en français, 1 en anglais).
  • les prénoms et nom d’artiste du photographe (si différent du nom d’expéditeur).

 

 

Clôture des candidatures : 9 MAI 2016

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Green Cross et les Expéditions 7ème continent s’associent dans la lutte contre la pollutions des océans par les déchets plastiques

Green cross septieme continent océans

Jean-Michel Cousteau le rappelle « il n’y a qu’un seul cycle de l’eau – nous buvons l’océan »…raison de plus pour considérer « qu’un océan en bonne santé, c’est un climat préservé ».
Pour Patrick Deixonne Chef de mission des expéditions 7° Continent : La pollution plastique dans nos océans est une véritable catastrophe écologique qui passe inaperçue et qui fait froid dans le dos  quand on se retrouve nez à nez avec elle.
C’est pourquoi les Expéditions 7e Continent et Green Cross vont collaborer dans la lutte contre la dispersion des déchets plastiques dans nos océans. Les océans du monde entier sont soumis à de très nombreuses pollutions.
L’effet des plastiques sur les océans sont encore peu connus, mais déjà identifiés comme problématiques.

Impacts des plastiques sur la faune océanique, transport, de relargage et bioaccumulation de polluants tels les PCBs (PolyChloroBiphényle) ou les HAPs (hydrocarbures aromatiques polycycliques), modifications des écosystèmes induites par la présence de substances réactives…de nombreuses observations nous inquiètent, et appellent à agir.

Nous devons continuer à faire progresser la science et  tout faire pour trouver des solutions afin de réduire cette pollution qui pourrait affecter la santé des écosystèmes et de l’humanité. Le prochain départ des Expéditions 7ème continent en Atlantique Nord et Sud, et les travaux de Green Cross sur l’économie circulaire et le cycle de l’eau contribuent à solliciter l’attention et à viser l’implication de chacune et chacun.
Les Expéditions 7e Continent et Green Cross vont collaborer dans la lutte contre la dispersion des déchets plastiques dans nos océans. Ce partenariat s’inscrit dans le souhait de développement des Expéditions 7e Continent d’accueillir au sein du club 7e Continent des associations et entreprises qui œuvrent pour la protection de l’environnement, dans un contexte international. Il permet à Green Cross, très investi dans l’économie circulaire et les enjeux liés à l’eau et aux océans, de développer ces opportunités de solution et de continuer à agir dans la prévention et la gestion des pollutions critiques pour préserver un avenir serein.

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Le gaz de schiste

gaz-schiste1L’exploitation par fracturation hydraulique des gaz de schiste procure à l’exploitant un retour sur investissement annuel de 1% dans le meilleur des cas. Ce qui met en avant une faible rentabilité pour l’exploitant sous oublier un risque économique élevé.
Un constat donc beaucoup moins réjouissant que ce qu’avancent quelques supporteurs à l’heure actuel.
Les risques d’exploitation des gaz de schiste sont, par contre, eux, importants et avérés. C’est d’ailleurs pour cela que le Conseil Constitutionnel interdit la fracturation hydraulique sur le sol français. De par la fracturation de la roche-mère, des polluants tels que le mercure, le plomb ou encore du cadmium sont libérés. Ceux-ci sont cancérigènes, reprotoxiques et mutagènes. Le milieu de fracturation agit comme un catalyseur qui génère de nouvelles molécules toxiques. Ces substances pouvant contaminer eaux de surface et nappe phréatique.
Des risques représentant un enjeu direct pour la santé humaine et l’ensemble du biotope avec une pollution des eaux et des sols mais aussi des risques sismiques et des conflits d’usage.

Gaz de schiste : http://gcft.fr/WP/gds/
Synthèse du rapport Green Cross sur le gaz de schiste : http://gcft.fr/wp-content/uploads/2013/07/20130222_Synthese_etude_gcft_gaz_schistefinal.pdf

La version électronique du rapport complet Green Cross sur le gaz de schiste est distribuée gratuitement par email à tous les adhérents Green Cross à jour de cotisation – écrire à contact@gcft.fr 

 

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Khamu Ram Bishnoï

Khamu-Ram-Bishnoi-par-Franck-VogelKhamu Ram Bishnoï se bat depuis 2005 contre la pollution du désert par le plastique. Il ramasse les sacs plastiques, sensibilise la communauté au problème en parcourant les plus grands pèlerinages avec son mégaphone et ses banderoles. Avec ses propres deniers de petit fonctionnaire il se bat et obtient de bons résultats : il a mis en place une distribution gratuite de sacs en toile pour les pèlerins afin d’éviter qu’ils utilisent des sacs plastiques pour réaliser les dunes. Par ailleurs, son ami le photographe Franck Vogel a pu l’inviter en France en décembre 2008 au Forum international du développement durable à Courchevel, où il a pu transmettre la philosophie et parler de son combat. Lors de son séjour à Paris, il a découvert les poubelles urbaines. Grâce au documentaire de Franck Vogel et Benoit Ségur, « Rajasthan, l’âme d’un prophète » (France 5), dans lequel il est un des personnages principaux, il eu les moyens de fabriquer les premiers exemplaires, avec des matériaux locaux et des techniques de productions faciles sur place. Les lieux saints Bishnoïs sont maintenant propres, mais il reste désormais à gérer la collecte et le retraitement. Un projet est en cours avec l’aide de Green Cross France. Il a  été élu homme extraordinaire d’Inde pour l’environnement en février 2013.

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Nov 29 2012

La qualité des eaux de surface selon l’Agence Européenne pour l’Environnement

Le 14 novembre, l’Agence Européenne pour l’Environnement a publié son rapport sur la qualité des eaux de surfaces et les résultats de sont pas à la hauteur des attentes. En effet, en 2015 seul 52% des eaux de surface auront atteint un bon état écologique… selon la Directive Cadre sur l’Eau (DCE), la totalité de ces eaux auraient dû atteindre un bon état écologique. De plus nous pouvons nous inquiéter du fait que 40% des données sur la qualité des eaux de surface n’est pas disponible.

La principale source de pollution est générée par les pollutions diffuses et notamment les nitrates et autres nutriments agricoles.

Ainsi l’Agence préconise une meilleure gestion intégrée des ressources afin de permettre un bon état des lacs, rivières, zones côtières et zones de transition. GCFT appuie cette préconisation et souhaite participer au rétablissement et à la préservation écologique de l’eau à travers ses projets, tel celui de transition de la filière porcine en Bretagne Nord.

Rapport à retrouver ici  l’article intégral et accédez au portail de l’Agence Européenne de l’Eau pour plus d’information.

 

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Nov 14 2012

COP18 de Doha: les propositions de GCFT;

 

La 18e Conférence sur le Climat se déroulera du 26 novembre au 7 décembre 2012 à Doha (Qatar). GCFT fait part de ses propositions pour une conférence réussie.

Cette conférence a, selon nous, 3 objectifs principaux: un accord pour la poursuite du protocole de Kyoto ; une augmentation des ambitions et de la portée des engagements actuels; la mise en place un nouveau pacte mondial post-2015.

Nos  propositions concourent à la préfiguration rapide d’une institution internationale reconnue pour l’environnement – que ce soit via un renforcement des prérogatives et des moyens du PNUE ou par la création d’une agence, organisation ou structure ad-hoc. Nous pensons que l’entrée en vigueur de cette institution devra impérativement être effectuée avant la Cop20 (2014) ou au plus tard la Cop21 (2015), afin de conserver une continuité dans les engagements climatiques.

Nos propositions s’inscrivent aussi dans l’instauration d’une continuité ambitieuse et réaliste aux engagements de Kyoto.

Nous proposons également des préconisation pouvant être réalisées à l’échelle française ou européenne pour montrer nos capacités d’innovation et d’engagement responsable vers la transition écologique.

Retrouvez ici l’ensemble des Propositions de GCFT pour Doha

 

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Sep 05 2011

Les algues vertes ou l’urgence d’une transition économique des territoires

Terra Eco. net |05.09.2011|

Contribution de Nicolas Imbert, directeur exécutif de Green Cross France et Territoires, sur l’urgence d’une transition économique des territoires suite aux marées d’algues vertes

Les marées d’algues vertes en Bretagne nord ont défrayé la chronique estivale. Le mal est profond : chaque année, il faut évacuer des dizaines de milliers de tonnes d’algues vertes pour assurer la sérénité des estivants.

Les actions de communication entreprises par le gouvernement ne changent pas la donne du problème et donnent une impression de confusion, parfois inquiétante lorsqu’on ferme les plages qui ne sont pas nettoyées, parfois anormalement rassurante lorsque le président de la République fustige, quelques jours avant la mort des premiers marcassins, le comportement des lanceurs d’alertes qui ont identifié l’ampleur du problème et la nécessité d’y remédier sans délai, via une transformation majeure de l’économie du territoire nord-breton.

Un mal profond qui nécessite de changer de projet de territoire

Pourtant, la manière dont nous gérons collectivement, ou non, la question des algues vertes, est révélatrice des défis qui nous attendent pour lancer rapidement la transition vers une économie plus durable, concrètement, sur les territoires.Les enjeux immédiats de la prolifération des algues vertes sont nombreux : la vie courante est fortement perturbée par ce phénomène. C’est tout un département fortement tourné vers la mer qui doit affronter les effets de la crise : impact sur le tourisme et sur l’image de la Bretagne Nord, difficultés pour la pêche et la valorisation des produits de la mer, et remise en question de la confiance portée par les citoyens à leur modèle sanitaire, agricole et économique.

Découvrons-nous le problème ? Techniquement, non. Les lanceurs d’alertent le soulignent depuis plus de 20 ans, l’Europe alerte régulièrement et condamne la France sur la teneur excessive en nitrate des eaux, en Bretagne notamment. Tout ceci a été consolidé dans le Plan de Lutte contre les algues vertes présenté par le gouvernement en février 2010.

Mais, au-delà des mesures techniques, c’est d’un véritable projet de territoire autour d’une reconversion du modèle agricole, économique et touristique dont la Bretagne Nord a besoin, et qui nécessite mobilisation, moyens et consensus.

Le modèle « traditionnel » a fait long feu

Ce projet suppose une transition importante du modèle de développement actuel, à bout de souffle, vers un modèle raisonnable, économiquement viable pour chacun des acteurs, écologiquement et socialement acceptable. Et ceci est inéluctable.

Parmi les urgences, celle de rénover le modèle agricole et notamment la production porcine est criante. Désormais, les exploitants sont confrontés à un triple défi économique :

  • Les porcs sont vendus sur un marché international « industriel » où le prix est déterminant, sans critère de qualité discriminant. Ce qui les rend aujourd’hui exposés à une concurrence féroce, aujourd’hui de l’Allemagne, demain du Brésil ou de la Chine.
  • L’aliment, le plus souvent acheté, est soumis à de fortes variations de cours et ne fait que s’enchérir,
  • alors que les exploitants étrangers tirent une partie substantielle de leurs revenus de la valorisation des coproduits, notamment en étant producteurs d’énergies renouvelables, les producteurs français n’ont qu’un accès restreint à cette source de revenus.

Ce triple défi a lancé la filière dans une course en avant effrénée, pour laquelle la seule variable d’ajustement consiste à augmenter la pression sur l’environnement et le besoin de subventions tout en demandant des dérogations sociales. Le gouvernement a appuyé cette course en avant, en autorisant coup sur coup l’augmentation de taille des exploitations, l’augmentation des surfaces d’épandage et une charge à l’essieu accrue.

Les agriculteurs n’ont pas souhaité ce modèle. Ils ont appliqués une politique centralisée donnant un rôle productif exacerbé à la Bretagne pour « nourrir la France » et suivi les orientations ministérielles, les syndicats professionnels et les organismes de développement de la filière pour mettre en place une politique qui s’avère actuellement fondamentalement inadaptée, incapable de leur garantir un revenu stable et à la hauteur de leur travail et générant une pression environnementale qui affaiblit durablement les écosystèmes. Et pourtant, aujourd’hui encore, ceux qui font le pari d’une production plus durable et raisonnée restent comparativement bien moins aidé que leurs collègues, et de plus doivent se passer de nombreuses facilités techniques et réseaux réservés de fait aux agriculteurs ayant fait le choix de la production industrielle.

Comment changer, ici et maintenant ?

Pourtant, un autre projet de territoire existe, et il porte à la fois un mieux-être économique, écologique et social. En infléchissant la production porcine pour une production plus focalisée sur la qualité que sur la quantité, il est possible d’améliorer à la fois le revenu des agriculteurs, la qualité sanitaire des produits et la préservation de l’environnement. Cela génèrera également plus de production d’aliments à proximité des exploitations.

Une polyculture de proximité, associée à de petites installations porcines, que ce soit en élevage bio ou de manière élargie par un approvisionnement en aliment local et des exploitations extensives, diminuera fortement la pression sur les sols. L’agriculteur, qui vendra mieux une production de qualité, pourra également diversifier ses revenus par la production d’énergie à partir de la biomasse et les coproduits issus du traitement des lisiers sur des jardins filtrants. Dans une logique de coopération et de partenariat, il intégrera d’autant plus facilement la production à proximité des produits transformés, charcuterie notamment, qu’il est en mesure d’assurer la traçabilité et la qualité de la matière première. Ce qui permettra alors à la filière alimentaire une transformation douce et sereine, qui compensera par une qualité et une valorisation individuelle accrue la perte des volumes de consommation de viande actuellement constatée.

En parallèle, les agences de l’eau, plutôt que de subir des coûts de traitement sans cesse croissants et de laisser dériver la qualité de l’eau au-delà des limites tolérées européennes, pourront plus facilement « sanctuariser » les points de captage en établissant des contrats de performance cofinançant la transition vers une agriculture biologique des agriculteurs à proximité des captages, et génèreront par ces investissements une réduction des émissions à la source rendant moins coûteux le traitement, pour une meilleure qualité. Et ce, en permettant via des sols organiques régénérés de limiter les proliférations d’algues vertes en cas d’intempérie, par réduction de la criticité du ruissèlement.

Que manque-t-il pour mettre en place cette transition ? L’effort financier global pour permettre le changement de modèle n’est pas discriminant, la somme des subsides nécessaires pour dépolluer les eaux, traiter les effluents, nettoyer les plages et subventionner des produits agricoles vendus à prix cassés suffirait largement, si elle était investie sur trois ans au lieu d’être dispersée de manière curative, à financer cette transition. Et ce, en créant de l’emploi et un projet de territoire.

Alors, on continue à se pencher la tête dans le sable, avec les mesures curatives condamnées à terme ? Qu’il s’agisse d’une usine de méthanisation plus dimensionnée pour exister que pour être efficace dans son fonctionnement où d’un ramassage insuffisant et principalement à la charge des collectivités locales ? Ou bien on prend au sérieux le signal que nous envoient les algues vertes et la crise réunies en cette fin d’été pour lancer dès maintenant la transition écologique de l’économie ?

 

Les-algues-vertes-ou-l-urgence-d,19071.html

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