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Sep 19 2014

Appel de Jean-Michel Cousteau – Marche pour le Climat – 21 septembre, 14h Paris Place de la République et partout dans le monde

Ce 21 septembre, Jean-Michel Cousteau nous appelle à participer à la Marche pour le Climat – http://peoplesclimate.org/fr/

JM_Cousteau_21septembre.wmv from GCFT on Vimeo.

 

Bonjour,

C’est Jean-Michel Cousteau…

Aujourd’hui, c’est un grand jour pour le climat. Vous êtes mobilisés, nous sommes mobilisés pour agir contre le dérèglement climatique au quotidien.

Lundi 23 et mardi 24 septembre aura lieu à New-York, aux Nations-Unies, une réunion de tous les Chefs d’Etats de la Planète, en amont des conférences climat 2014 à Lima et 2015 à Paris. Nous devons collectivement obtenir de cette réunion une impulsion internationale à la hauteur des enjeux qui nous attendent, qui débouchent sur des actions précises et des résultats concrets.

Il est essentiel que cette mobilisation soit forte, ambitieuse et concrète. Et ce sera grâce à vous.

Concrètement, nous agissons, avec Green Cross, avec Ocean Futures, pour obtenir 3 avancées significatives.

Prenons tout d’abord conscience qu’un océan en bonne santé est nécessaire pour un climat préservé. Retrouvons un océan en bonne santé, mettons en place une gestion sereine pour vivre des intérêts de notre rapport à la mer sans mettre en danger le capital. Cette mobilisation est en cours, les pays du Pacifique Sud, qui subissent les premiers le changement climatique, nous montrent la voie et s’organisent concrètement pour faire face. Ils ont aussi besoin de nous.

Ensuite, réaffirmons l’importance prioritaire d’agir maintenant, à la fois pour lutter contre le dérèglement climatique et pour prendre les mesures d’adaptations prioritaires. C’est urgent – aidons nos Etats à utiliser plus efficacement l’énergie, à la produire de manière plus renouvelable et écologique, faisons évoluer notre alimentation. Le temps presse – c’est économiquement pertinent de le faire le plus vite possible et ceci contribue à préserver la paix et la coopération entre les territoires.

Enfin, et surtout, agissons. C’est par nos comportements, par nos actions au quotidien, de citoyen, de consommateur, de contribuable, que nous construisons pierre après pierre le futur de la planète…ou pas.
« Vous êtes ce que vous faites » nous disait Severn Suzuki, alors âgée de 12 ans, à Rio en 1992.

Soyons ce que nous faisons, agissons, mobilisons nos dirigeants.

Maintenant

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Août 21 2014

Entrée en vigueur de la convention sur les cours d’eau internationaux

La perception de Mikhaïl Gorbatchev

Avec la ratification effectuée par le Vietnam en mai 2014, la Convention de 1997 a eu désormais 35 Etats signataires, et est donc entrée en vigueur le 17 août 2014. Alors que l’importance stratégique de l’eau est de plus en plus perceptible et à l’occasion de très nombreux conflits, cette entrée en vigueur est une excellente nouvelle pour une gestion plus sereine des eaux transfrontalières.
Mikhail Gorbatchev salue cette entrée en vigueur, et indique que « 50 ans ont été nécessaires à l’élaboration de son texte, révélant un réel problème du système multilatéraliste contemporain[…]. Ainsi, même s’il est légitime de se réjouir de cette entrée en vigueur tant attendue, il convient de ne pas se reposer sur nos lauriers. […]. Dans un monde souffrant de plus en plus de stress hydrique, les eaux partagées sont un enjeu de pouvoir et font l’objet de compétitions entre les pays, voire entre les différents usagers. Ce combat pour l’eau attise les tensions politiques et exacerbe l’impact sur les écosystèmes.
Marie-Laure Vercambre, directrice du programme Eau de Green Cross International, précise que « tous les bassins transfrontaliers d’un territoire national vont aussi en bénéficier, pourvoyant une couverture légale et commune, à tous ces cours d’eau qui comme nous le savons, seront par la suite de plus en plus exploités, utilisés et développés ».

Ci-joint: Liste des Etats parties actuels de la convention

 

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Mai 25 2012

Bulletin d’actualité n°4 – avril & mai 2012

G8…G20…Rio+20. L’agenda international de ces mois de mai et juin est très chargé.

Quelle place pour l’environnement ? Surtout, ne pas être une contrainte de plus face à une urgence économique et financière qui malmène nos pays occidentaux. Mais plutôt une brique fondamentale dans la co-construction qui s’amorce.

Conflits d’accès à l’eau de plus en plus importants, problèmes de pollution de la ressource, modèles agricoles qui doivent être repensés en profondeur, stratégies énergétiques à rendre plus agiles et diversifiées… ces enjeux sont désormais criants, ils se matérialisent au Sud et au Nord, et à chaque fois des réponses adaptées doivent être trouvées. Et ces réponses, et c’est nouveau, font émerger de nouveaux modèles économiques, attirent l’investissement public et privé, sont sources d’innovation et de richesse durable.

C’est bien l’émergence de ces nouveaux modèles que nous devons pousser et accélérer à Rio+20, pour ancrer la transition écologique au cœur de l’économie. D’où la continuité, et non l’opposition entre G8, G20 (mais aussi G77) et Rio+20. C’est un agenda essentiel, et pour lequel le temps presse.

Dans ce cadre nous espérons déclencher, par la mobilisation française du 8 juin, un formidable élan pour faire de Rio+20 le départ d’un plan d’action ambitieux et concret vers la transition écologique de nos économies. Et nous vous invitons à en suivre les progrès, jour après jour, mois après mois.  Nous avons besoin pour ceci du soutien de chacun d’entre vous.
Nicolas Imbert, directeur exécutif, Green Cross France et Territoires

 

Vous pouvez télécharger ci-après la 4ème newsletter en PDF :

GCFT_newsletter_n4_mai 2012

 

 

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Eau

Encourager une plus grande prise en compte des thématiques de l’eau, au sens le plus large (accès à l’eau, assainissement, prévention et lutte contre les pollutions.

L’eau est, avec l’alimentation, un élément indispensable à la vie, au quotidien. Près d’un milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau potable…plus de 2,6 milliards n’ont pas accès à des services d’assainissement.

Green Cross s’engage depuis sa création pour le droit à l’eau. Cet engagement nous conduit désormais à envisager la question de l’eau d’une manière systémique, en intégrant les contraintes générées par une urbanisation et une industrialisation accrue, les effets présents et à venir du changement climatique, l’empreinte agricole et les enjeux démographiques.

Droit à l’eau et à l’assainissement

En juillet 2010, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté une résolution dans laquelle elle déclare que le droit à une eau potable, salubre et propre est un « droit fondamental, essentiel au plein exercice du droit à la vie et de tous les droits de l’homme ». Les organisations nationales de Green Cross s’engagent aujourd’hui pour que ce droit soit progressivement mis en œuvre par toutes les nations.

Coopération sur les eaux transfrontalières

L’eau ne connait pas de frontières. Son partage est source de tensions et de conflits entre les Etats qui se partagent la gestion et l’utilisation des quelques 276 cours d’eau et presque autant d’aquifères internationaux. Seuls 40% de ces cours d’eau font l’objet d’accords entre Etats.

  • Green Cross encourage la bonne gouvernance et coopération entre les acteurs partageant un même bassin pour que la ressource en eau devienne un vecteur de paix plutôt qu’une source de conflits.
  • Nous soutenons activement la ratification de la Convention des Nations Unies sur les cours d’eau internationaux, adoptée en 1997, qui facilite leur protection et leur gestion durable et équitable.
  • Nous promouvons une vision partagée des ressources naturelles au sein de tous nos programmes, notamment le projet Smart Water For Green Schools qui se déploie dans plusieurs grands bassins internationaux.

Assainissement, prévention et lutte contre les pollutions

De nombreux cours d’eau et littoraux sont polluées, en France et plus généralement dans le monde. Cette situation est sources de problèmes sanitaires, d’enjeux de santé humaine et animale, et génère des dégradations perceptibles de la qualité de vie.

Green Cross s’engage, en France et à l’international, pour contribuer à l’analyse des pollutions des cours d’eaux et littoraux, identifier des axes de résorption progressive de ces pollutions et proposer des comportements alternatifs d’utilisation des ressources en eau et d’assainissement.

Nous sollicitions et cherchons à tester des solutions innovantes, en France et à l’International, notamment via le  projet Smart Water For Green Schools.

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Nov 09 2011

L’ONU insiste sur le rôle crucial de la médiation dans la prévention des conflits

9 November 2011 –Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, et le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Nassir Abdulaziz Al-Nasser, ont insisté mercredi sur le rôle crucial de la médiation dans la prévention des conflits, à l’occasion d’une réunion consacrée à cette question au siège de l’ONU à New York.

« La médiation et les autres outils pacifiques sont au coeur même des Nations Unies. Le monde traverse actuellement un moment particulièrement difficile et les Nations Unies peuvent et doivent jouer un rôle important pour résoudre les différends et les conflits à travers le monde », a dit M. Al Nasser.

« Les Nations Unies ont un avantage comparatif. Elles fournissent la légitimité internationale pour un processus de médiation spécifique », a-t-il ajouté.

Pour sa part, le Secrétaire général de l’ONU a estimé que la prévention grâce à la médiation était une des priorités du travail des Nations Unies dans les cinq années à venir.

« Je suis heureux de noter dans quelle mesure nous reconnaissons la médiation comme un outil précieux pour la gestion et la résolution des conflits. Nous avons fait des progrès dans le renforcement de nos capacités et dans l’établissement de partenariats efficaces avec les organisations régionales et la société civile », a-t-il dit.

Selon lui, les Nations Unies sont en mesure d’offrir aujourd’hui un soutien plus cohérent et plus professionnel aux processus complexes de maintien de la paix. Ban Ki-moon a rappelé que le Département des affaires politiques a été renforcé pour mieux répondre aux opportunités de résoudre des crises, notamment grâce à l’utilisation de la médiation. « Nos envoyés et nos missions de terrain sont sur le front de ces efforts, soutenus par l’expertise croissante à notre disposition », a-t-il dit.

En 2010, l’unité de soutien à la médiation du Département des affaires politiques a ainsi fourni un soutien opérationnel à 20 processus de médiation, de facilitation et de dialogue, citant en particulier le Sahara occidental, le processus de paix au Darfour et Chypre.

Dans certains cas, l’ONU soutient les médiateurs nationaux et locaux qui tentent de réunir des parties en conflit autour d’une table de négociation. C’est le cas en République centrafricaine, au Lesotho et au Libéria.

printnews.asp?nid=26848

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Nov 06 2011

Les casques bleus oeuvrent pour une bonne utilisation des ressources naturelles

Dépêche du service d’information des Nations Unies |6 novembre 2011|

Un casque bleu en patrouille.

Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a souligné dimanche que l’effort pour assurer une gestion équitable et durable des ressources naturelles fait partie du travail des casques bleus et des missions de maintien de la paix dans les pays qui sortent depériodes de conflit puisque les richesses naturelles ont tendance à alimenter les conflits.« Les opérations de maintien de la paix de l’ONU, qui jouent un rôle décisif aux côtés des pays qui sortent d’un conflit, sont particulièrement bien placées pour améliorer la manière dont l’environnement est protégé et les ressources naturelles aménagées. Un bon début consisterait à réduire au minimum leur propre empreinte écologique, » a déclaré Ban Ki-Moon dans un message pour marquer le dixième anniversaire de la Journée internationale de la prévention de l’exploitation de l’environnement en temps de guerre et de conflit armé.Le Secrétaire général a indiqué que depuis la première célébration de cette journée il y a 10 ans, la famille des Nations Unies a beaucoup avancé dans sa connaissance des rapports complexes qui unissent la guerre et l’environnement, et dans sa compréhension de la part qui revient aux ressources naturelles dans l’instabilité et la violence, qu’elles alimentent et financent.« Nous avons aidé plusieurs pays, de la Sierra Leone au Timor-Leste, à atténuer les risques que présente pour l’environnement l’édification de la paix et à réaliser le potentiel économique qui s’offre à eux s’ils exploitent leurs richesses naturelles en se souciant de l’avenir. Il y a pourtant encore un grave problème : quand il y a une guerre, l’environnement est toujours parmi les victimes », a dit Ban Ki-moon.« Or, la demande de ressources naturelles ne cesse d’augmenter pour répondre aux besoins d’une population qui ne cesse non plus d’augmenter à l’avenant. Les nations fragiles, notamment celles qui sortent d’un conflit, doivent se préparer à une vive concurrence pour leurs ressources dans les décennies qui viennent. La compétition sera rendue d’autant plus âpre par les changements climatiques dont on peut prédire les effets sur l’eau potable, la sécurité vivrière, le niveau des mers et la répartition des populations », a-t-il poursuivi.Donner aux pays de meilleurs moyens de gérer leurs ressources de manière transparente, équitable et efficace à long terme reste selon le Secrétaire général une mission importante du maintien de la paix et de l’édification de la paix, tout comme l’aide au développement plus générale apportée aux États Membres.« En cette Journée internationale, prenons conscience de l’ampleur dans l’espace et dans le temps des répercussions qu’ont les dégâts écologiques que nous provoquons en temps de paix comme en temps de guerre. Et réaffirmons l’attachement que nous portons à cet aspect décisif de la paix et de la sécurité qui est un patrimoine naturel aménagé sans hypothéquer l’avenir » a souligné Ban Ki-moon.

storyF.asp?NewsID=26825&Cr=naturelles&Cr1=

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Oct 11 2011

Le défi de l’accès universel à l’énergie

Le Monde 11.10.11

Plus de 1.3 milliard de personnes -près de 20% de la population mondiale – ne bénéficient pas, aujourd’hui d’un accès à l’éléctricité. Ce chiffre a été présenté par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) à l’occasion de la conférence « Energie pour tous », qu’elle organisait, lundi 10 et mardi 11 octobre, à Oslo, avec la Norvège.

Et cette situation a des conséquences économiques, sociales et sanitaires. L’une d’elles est que 2.7 milliards d’habitants de la planète ne disposent pas de moyens modernes et « propres » de cuisiner. L’utilisation de bois et de charbon de bois entraîne ainsi une pollution des habitants et de la nourriture, qui provoque près de 1.5 million de morts par an, tout en accentuant la déforestation et les dérèglements climatiques.

Face à ces problèmes, le déficit d’accès à l’énergie devient un chantier mondial, qui sera notamment au coeur des discussions de Rio + 20, la conférence sur le développement durable prévue en juin 2012 au Brésil. L’accès universel à une énergie propre est la clé pour répondre à « tous les défis globaux », a lancé, lundi à Oslo, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon. La pauvreté, le changement climatique, la rareté de l’eau, la santé, la crise alimentaire ou encore l’égalité des chances pour les femmes dans la société: tous ces problèmes ont un lien fort avec l’absence d’accès à l’énergie, selon le diplomate, qi a raconté, au passage, avoir personnellement vécu cette pénurie dans sa jeunesse en Corée, où il étudiait « à la lumière de la bougie« .

L’accès à l’énergie n’est pas inscrit dans les objectifs du Millénaire pour le développement définis dans le cadre des Nations unies en 2000. L’ONU a cependant désigné 2012 « Année internationale popur une énergie durable pour tous ». L’accès universel à l’énergie n’aurait pas de conséquences négatives importantes sur le climat. Il n’accroîtrait les émissions de CO2 que de 0.7% selon l’AIE.

L’équipement de populations privées d’énergie est en marche, mais pas à un rythme suffisant, selon les intervenants à la conférence d’Oslo. L’AIE estime qu’en 2009 près de 9.1 milliards de dollards (6.7 milliards d’euros) ont été investis dans le monde pour développer l’accès à une « énergie moderne ». Cela a permis à 20 millions de personnes d’accéder à l’éléctricité et à 7 millions d’êttre dotées d’équipements de cuisine « sains », à base de biomasse.

L’Agence a évalué les politiques d’aide à l’accès à l’énergie en cours ou annoncées. Les investissements attendus sont de l’ordre de 296 milliards de dollars entre 2010 et 2030, soit une moyenne annuelle de 14 milliards de dollars. Cela ne suffira pas pour assurer l’accès universel à l’énergie en 2030, d’après l’AIE, étant donné, notamment, l’augmentation de la population mondiale.

« Il faudrait, pour y arriver, multiplier pratiquement par cinq le montant investi en 2009, et arriver à des investissements de l’ordre de 48 milliards de dollars (35 milliards d’euros) par an », affirme Fatih Birol, économiste en chef  de l’AIE, qui ajoute qu’une telle somme « ne représenterait que 3% des investissements mondiaux prévus dans l’énergie ».

Reste à mobiliser des fonds puis à trouver, sur le terrain, le meilleur dispositif. Quelles formes de financement adopter pour diriger efficacement les milliards nécessaires au développement de l’accès universel à l’énergie? Les participants à la conférence d’Oslo avaient des avis variables sur la question. Sur les montants investis en faveur de l’accès à l’énergie en 2009, 34% provenaient des institutions multilatérales, 30% des pays concernés, 22% d’acteurs privés et 14% de l’aide bilatérale.

Jens Stoltenberg, le premier ministre norvégien, a présenté une nouvelle plate-forme de partenariat international baptisée Energy+. Déjà très présente dans les initiatives internationales pour lutter contre la déforestation et ses effets négatifs sur le climat à travers le mécanisme REDD (Reducing Emissions from Deforestation and Degradation). La Norvège veut essayer de reproduire l’approche de ce dernier, c’est-à-direun soutien financier dépendant du suivi et du contrôle des résultats obtenus par les pays aidés. Mais les difficultés de mise en place de REDD montrent qu’il faudra, pour Energy+, essayer de trouver des mécanismes simples et approuvés par tous.

Une autre proposition qui émergeait à Oslo était l’association des financements publics et privés, l’idée étant d’attirer les fonds privés avec le levier de l’argent public. Cela dit pour attirer les acteurs privés, « il faut surtout des projets rentables commercialement, avec un modèle économique solide », soulignait Carlos Pascual, du département d’Etat américain. L’austérité qui pèse actuellement sur les finances publiques ne facilite pas les choses.

Mais l’aide bilatérale ou multilatérales n’est qu’un des éléments qui permettent de faire prendre la greffe. Le jeune entrepreneur indien Harish Hande, dont la société «  à vocation sociale » Seico équipe en systèmes d’énergie solaire foyers et entreprises en Inde, est critique envers ceux qui pensent qu’une augmentation des aides est une réponse suffisante. « Si l’Inde est arrivé aujourd’hui à de bons résultats dans sa campagne pour le développement de l’accès à l’énergie, c’est que, depuis plusieurs décennies, un tissu de banques rurales qui prêtent sur le long terme a été mis en  place. Ce réseau n’existe malheureusement pas dans de nombreux pays d’Afrique« , remarque-t-il.

Près de 85% des personnes privées d’accès à l’énergie dans le monde habitent dans des zones rurales, et plus de 95% soit en Afrique soit dans les régions d’Asie en développement.

 

Bertrand d’Armagnac

Article paru dans l’édition du 12.10.11

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