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Crèmes solaires : pourquoi et comment bien les choisir ?

(c) GCFT

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En France, 15 millions de crèmes solaires seraient vendues chaque année. Certains de leurs composants, notamment le « benzophenone-2 » (BP2), peuvent être toxiques pour les organismes vivants : nous, mais aussi les récifs coralliens…

 

Quels sont les impacts ?

 

  • Santé humaine : le BP2 aurait des conséquences néfastes sur le système hormonal et les fonctions reproductrices féminines, le système immunitaire et les fonctions thyroïdiennes.

 

  • Récifs coralliens : aujourd’hui, 75% des récifs coralliens sont menacés de disparition dans le monde et on estime qu’entre 4000 et 6000 tonnes de crèmes solaires sont libérées sur les récifs coralliens chaque année à travers le monde. Le danger que constituent les crèmes solaires pour les coraux est encore souvent sous-estimé et mal connu, bien que leur impact toxique ait été démontré par les travaux de différents chercheurs (Schlumpf et al. en 2004, Weisbrod et al. en 2007).

 

  • Un exemple : à la Réunion, l’ARVAM tire la sonnette d’alarme. Les récifs coralliens de l’île, étroits et très fréquentés, hébergent plus de 3600 espèces (faune et flore), dont 170 espèces de coraux constructeurs. Une enquête menée en 2014 a révélé entre autres que 25% des composants des crèmes solaires finissent dans le lagon à chaque bain de 20 minutes.

 

 Alors, comment chacun d’entre nous peut agir ?

 

  • La mention de la présence de BP2 dans les crèmes solaires est devenue obligatoire sur les emballages depuis le 11 juillet 2013 : voilà une bonne indication pour un achat responsable !

 

  • Il existe aussi des crèmes solaires certifiées sans danger pour le milieu marin : ce sont celles-ci que nous devrions utiliser désormais. En effet, les fabricants commencent à développer de nouvelles gammes de produits, avec le soutien de chercheurs.

 

  • Le biomimétisme constitue une remarquable source d’inspiration : les végétaux et invertébrés marins sessiles ne peuvent se déplacer, et développent donc des mécanismes de protection intrinsèques dont les Hommes peuvent s’inspirer. L’exploitation de ces solutions a même déjà commencé, notamment celle des MAAs (Mycosporine like Amino Acids), contenues dans certaines algues rouges comme les Porphyra umbilicalis. L’Océan, une belle source de solutions !

 

 

CONTEXTE :

 A l’occasion du colloque « Paris Climat 2015 – Objectif Océans : Les propositions de l’économie bleue », qui se tenait à l’Agence Spatiale Européenne à l’initiative de Green Cross, notre note sur les crèmes solaires a été lancée. Ce papier est issu d’une table ronde organisée à l’Aquarium de la Porte Dorée le 9 février, réunissant les intervenants suivants :

  • Michel Hignette : directeur de l’Aquarium de la Porte Dorée – Paris
  • Nicolas Imbert : directeur exécutif GREEN CROSS France et Territoires
  • Jean-Pascal Quod : directeur général de l’ARVAM (Agence de Recherche et de Valorisation Marines), La Réunion

Retrouvez l’intégralité de la note « Crèmes solaires, perturbateurs endocriniens, santé humaine et impact sur les récifs coralliens » ici

 

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Le livret « eau, des clés pour agir » – version 2015

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TERRE…OCEANS….eau
Il est grand temps de faire le point, de regarder quels sont les enjeux, et comment chacun peut agir.

C’est ce que nous avons fait. Green Cross a sorti cet ouvrage en 2014, et l’actualise annuellement depuis. La version 2015 est disponible gratuitement en ligne ICI: Livret_eau_2015

Il est également possible de commander en ligne sur http://gcft.fr/WP/eau-des-cles-agir/. N’hésitez pas le cas échéant à renouveler votre adhésion et à commander l’ouvrage en même temps !

Notre livret présente les enjeux de l’eau, précise ce qu’il est possible de faire, et donne des exemples et retours d’expériences concrets d’actions efficaces pour l’environnement, l’économie et la société.

 

Pour acheter le livret, c’est ICI:


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Pour télécharger gratuitement le livret eau c’est LA.

Pour commander la version papier: vous pouvez remplir le bon de commande ICI

 

 

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« EAU: des clés pour agir » édition 2014

B00KAT3NWSNotre livret présente les enjeux de l’eau, précise ce qu’il est possible de faire, et donne des exemples et retours d’expériences concrets d’actions efficaces pour l’environnement, l’économie et la société.

Il est possible de commander et d’adhérer via le bon téléchargeable ici ou en ligne sur http://gcft.fr/WP/eau-des-cles-agir/

Vous trouverez ici le livret et sa page de présentation.

 

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Green Cross et Tara initient une initiative commune pour contribuer à la mobilisation de la société civile en préparation de la COP21 à Paris

PARIS-COP21-230x230La COP21 qui aura lieu à Paris en 2015 sera l’occasion de fédérer le plus largement la société civile sur les enjeux « Océan et climat ».

Pour cela un agenda structuré est dès à présent mis en place où l’on peut retrouver diverses participations à des évènements tels que le Sommet des chefs d’états pour le climat à l’ONU en Septembre prochain, la COP 20 à Lima en Décembre prochain mais aussi au Forum Mondial de l’Eau à Daegu-Gyeongbuk du 12 au 17 avril 2015.
Les sujets qui nous tiennent à cœur sont :

  • Réparer les océans – entre enjeux climat, biodiversité, pollutions, on fait comment ?
  • Le Cycle de l’eau – enjeux et urgence d’agir
  • Rémunérer les services rendus par les écosystèmes marins – où en est-on ?
  • Haute mer – enjeux de gouvernance et prévention des conflits
  • Temps des engagements internationaux et des solutions concrètes

Pour que ce succès soit total, nous comptons sur la participation de toutes et tous, et nous souhaitons mobiliser tous les réseaux. 

Une session de travail aura lieu le 10 février, et nous vous tiendrons informé début mars des formes concrètes de cette plateforme. Si vous souhaitez contribuer, n’hésitez pas à vous signaler entretemps à contact@gcft.fr

Site web de Tara : http://oceans.taraexpeditions.org/?id_page=1

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Participez à la construction de l’Oeil du vaisseau Sea Orbiter

[important] Participez à la construction de l’Oeil du Sea Orbiter avec kiss kiss bank bank, plateforme de crowdfunding : : http://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/the-eye-of-seaorbiter[/important]

sea-orbiter (1)Sea Orbiter, le premier vaisseau océanique support à des explorations et activités éducatives qui permettront d’explorer sous la surface des océans, va être construit. Une grande opération de financement participatif est lancée autour de la réalisation de l’Oeil de Sea Orbiter. Chacune et chacun d’entre nous peut contribuer au financement de cette pièce stratégique, et également s’en sentir coconstructeur, et copropriétaire.

 

Ce grand projet a été impulsé par Jacques Rougerie, architecte océanographe. Cette maison sous-marine devrait mesurer 59 mètres de haut et va permettre d’explorer 24h/24 les fonds marins avec un équipage de 22 personnes.

L’oeil du sea-orbiter accueille le poste de vigie de 18 mètres de haut, et il permettra au monde entier de suivre en direct l’avancée et les découvertes du vaisseau.

Tara, Green Cross, Sea Orbiter, Nausicaa et le Réseau Océan Mondial travaillent de concert sur la thématique des océans, au sein de la Blue Society Alliance créée à Rio en juin 2012. Nous sommes particulièrement heureux de relayer cette initiative et aurons à cœur que le vaisseau devienne la porte d’entrée vers la planète Océan, mais aussi l’un des lieux essentiels à notre plaidoyer et à nos actions. (http://gcft.fr/WP/category/nos-actions/eau-et-oceans/)


Présentation du Sea Orbiter en vidéo :

 

 

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Resolute Marine Energy

Resolute Marine Energy est une compagnie innovante basée à Boston (USA) qui développe le premier système modulaire de dessalement par énergie des vagues au monde.

Le système Wave2O™ est composé de convertisseurs d’énergie qui extraient l’énergie de la houle pour pressuriser de l’eau de mer. Cette eau de mer est alors acheminée sur la cote où elle est utilisée par un système de désalinisation par osmose inverse pour produire de l’eau douce. Le système Wave2O™ peut produire entre 1000 et 5000 m3 d’eau douce par jour, suffisamment pour couvrir les besoins d’une communauté de 10000 habitant et plus. Il peut être installé en quelques semaines et, parce qu’il n’a besoin que l’énergie des vagues pour fonctionner, ne demande aucune connexion à un réseau électrique ou à un générateur diesel. Il est donc parfaitement adapté aux besoins d’une communauté côtière ou insulaire, n’ayant pas ou peu d’accès à des infrastructures.

Pour plus d’information, prière de contacter Mr. Olivier Ceberio, COO (oceberio@resolutemarine.com).

 

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Conférence de Paris sur la Haute Mer – le 11 avril au CESE

[important]Pour signer l’appel du 11 avril: rendez-vous sur http://www.lahautemer.org[/important]

La conférence du 11 avril sur la haute mer a été un franc succès…nous ne manquerons pas de vous communiquer très prochainement les éléments permettant de la revivre.

Pour en savoir plus:

Programme détaillé et informations complémentaires sur http://www.hautemer2013.lecese.fr/

Parce que la Haute mer n’appartient à personne, elle doit être sauvegardée et gérée dans l’intérêt général, comme un « bien commun de l’humanité. Au travers de l’Appel pour la Haute mer, nous nous engageons à mobiliser toutes les forces vives de la société civile, pour pousser nos gouvernements, partenaires économiques et réseaux à obtenir l’ouverture de négociations pour un accord ambitieux à l’Assemblée Générale des Nations Unies de 2014 sur cette question de la Haute Mer.

 

Les actes de la conférences ainsi que différentes interviews des conférenciers seront disponibles également dans les prochaines semaines

 

Votre soutien nous est précieux:

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Juil 24 2012

Conférence à Cherbourg – Il est temps de revaloriser le potentiel des mers et des océans

 

A l’occasion de l’arrivée de la Solitaire du Figaro à Cherbourg, Green Cross France et Territoires (GCFT) a organisé une table-ronde consacrée aux enjeux environnementaux et économiques liés aux océans.

L’occasion pour l’association et son ambassadrice, la navigatrice Isabelle Joschke, de rappeler l’urgence de reconnaître le rôle des océans dans le maintien des grands équilibres de notre planète, et d’introduire l’idée d’une meilleure valorisation de ces espaces.

 

Isabelle Joschke, navigatrice et ambassadrice de GCFT, Nicolas Imbert, directeur exécutif de GCFT, et Serge Herbin, animateur du village de la Solitaire (Crédits photos : GCFT)

 

Encourager la gestion durable des mers et des océans : il y a urgence

Isabelle Joschke, fraîchement arrivée de la Solitaire du Figaro, a souhaité témoigner de l’état des océans. Observatrice privilégiée des pollutions maritimes, la navigatrice ne manque pas d’anecdotes marquantes  glanées lors de ses nombreuses courses en mer.

Elle a ainsi rappelé que l’omniprésence des pollutions ne touchait pas que les côtes, mais qu’il s’agissait également d’une réalité frappante au large. Cela se matérialise de façon parfois inattendue, comme lorsqu’Isabelle Joschke a navigué « au milieu d’une mer de pinceaux » en 2008, entre Cherbourg et les îles anglo-normandes.

Souvenons-nous que Jean-Michel Cousteau, Président de GCFT, qualifie les espaces maritimes « de véritables poubelles ». Des gigantesques « continents » de déchets plastiques se sont amassés dans les océans Pacifique Nord et Atlantique. Ils sont pourtant au cœur du système d’eau planétaire, dont dépendent directement la vie, le bien-être et la prospérité de chacun d’entre nous.

Ceci est le résultat de nos comportements quotidiens. 80% des pollutions observées en mer proviennent des terres, dont les quelques 8 millions de détritus qui y sont jetés chaque jour, selon le PNUE. Par ailleurs, l’étendue des pollutions diffuses est encore mal évaluée, et les dégazages sont estimés à un million de tonnes par an – ce qui représente plus de trente fois la cargaison de l’Erika.

Un état des lieux alarmant ? Certes, mais rien d’irréversible pour autant. L’urgence nous pousse à agir pour valoriser les mers et les océans, et ce sont nos comportements qui feront la différence.

 

Engager la société dans une revalorisation du potentiel des océans

De retour de Rio+20, la conférence des Nations-Unies consacrée au développement durable, le directeur exécutif de GCFT, Nicolas Imbert, a présenté les avancées qui ont pu s’observer sur la thématique des océans. Si 65% de la surface des océans ne fait toujours pas l’objet de réglementation, les acteurs de la société civile sont mobilisés pour aller de l’avant.

Cinq organisations se sont ainsi réunies au sein de « l’Alliance pour les Mers et les Océans » : Nausicaa, Sea Orbiter, Tara Expéditions, World Ocean Network, et Green Cross France et Territoires. Cette alliance vise à fédérer les énergies pour encourager une gestion durable des mers et des océans, et engager la société dans ce qu’elle appelle la « Blue Society ».

GCFT souhaite limiter l’exploitation déraisonnée de l’ensemble des ressources, qu’elles soient halieutiques, mais aussi minières et énergétiques ; les diverses formes de pollutions, la destruction des habitats, les atteintes à la biodiversité et aux écosystèmes (notamment en haute mer), les bouleversements liés aux changements climatiques… Elle désire le faire avec les acteurs économiques, et non dans la logique restrictive de la restauration des écosystèmes pour leur simple conservation.

C’est bien toute la dynamique de l’Alliance pour les Mers et les Océans, qui vise à favoriser une revalorisation du potentiel des mers et des océans comme solution d’avenir pour nos sociétés. Il s’agit de favoriser l’avènement d’une nouvelle société, la « Blue Society », qui repose sur une exploitation pérenne des ressources de la mer et qui ouvre l’accès à de nouvelles richesses et à de nouvelles économies et de nouveaux emplois. En somme, il s’agit de mettre la culture des mers et des océans au cœur d’une dynamique de développement durable construite en partenariat avec tous les acteurs mobilisés dans cette démarche.

Isabelle Joschke, sur son bateau Galettes Saint-Michel (Crédits photos : GCFT)

 

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