Archives de l’étiquette : gorbatchev

Août 21 2014

Entrée en vigueur de la convention sur les cours d’eau internationaux

La perception de Mikhaïl Gorbatchev

Avec la ratification effectuée par le Vietnam en mai 2014, la Convention de 1997 a eu désormais 35 Etats signataires, et est donc entrée en vigueur le 17 août 2014. Alors que l’importance stratégique de l’eau est de plus en plus perceptible et à l’occasion de très nombreux conflits, cette entrée en vigueur est une excellente nouvelle pour une gestion plus sereine des eaux transfrontalières.
Mikhail Gorbatchev salue cette entrée en vigueur, et indique que « 50 ans ont été nécessaires à l’élaboration de son texte, révélant un réel problème du système multilatéraliste contemporain[…]. Ainsi, même s’il est légitime de se réjouir de cette entrée en vigueur tant attendue, il convient de ne pas se reposer sur nos lauriers. […]. Dans un monde souffrant de plus en plus de stress hydrique, les eaux partagées sont un enjeu de pouvoir et font l’objet de compétitions entre les pays, voire entre les différents usagers. Ce combat pour l’eau attise les tensions politiques et exacerbe l’impact sur les écosystèmes.
Marie-Laure Vercambre, directrice du programme Eau de Green Cross International, précise que « tous les bassins transfrontaliers d’un territoire national vont aussi en bénéficier, pourvoyant une couverture légale et commune, à tous ces cours d’eau qui comme nous le savons, seront par la suite de plus en plus exploités, utilisés et développés ».

Ci-joint: Liste des Etats parties actuels de la convention

 

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COP19 Varsovie : les propositions de Green Cross

UNFCCC-COP19-logoLa COP19 (19ème édition de la conférence des parties) se tiendra à Varsovie du 11 au 22 Novembre 2013 à Varsovie. En amont de l’ouverture de la conférence, Green Cross France et Territoires fait part de ses positions de négociation, dans la continuité des travaux de nos partenaires de la Climate Change Task Force, mais également des enjeux abordés lors des 20 ans de Green Cross, les 3 et 4 septembre, en présence de Mikhaïl Gorbatchev. 

Cette conférence a pour nous trois objectifs principaux :

  • Déclencher un sursaut à hauteur des urgences de la planète (catastrophes nucléaires, réchauffement climatique, mauvaise gestion des ressources, mauvaise répartition des richesses, pollution de la Haute Mer et des océans….)
  • Rassembler les différentes parties prenantes, associations, acteurs publics territoriaux, nationaux et territoriaux, acteurs privés pour que les décideurs fassent du changement climatique et de la transition écologique de leur territoire une priorité, pour ne pas réitérer l’échec relatif de la COP18 à Doha. (http://oceans.taraexpeditions.org/fr/les-negociations-du-climat-bloquees-a-doha.php?id_page=1229)
  • Mettre la communauté internationale en ordre de marche pour trouver un accord climatique mondial réellement opérationnel et ambitieux qui devra être signé au plus tard pour la 21ème conférence, au Bourget en 2015.

Nos priorités opérationnelles quant à la conférence de Varsovie sont les suivantes.

  • Mettre rapidement à plat l’ensemble des financements, en particulier les financements innovants, pour avantager les financements allant sur des résultats de terrain, et de manière générale privilégier les financements SMART (Scalable, Measurable, Accountable, Realistic, Tangible), faire en sorte qu’ils soient auditables et que les résultats soient démontrés
  • Développer la transparence sur les fonds d’adaptation, et mieux coordonner ces financements avec les mesures issues de la société civile.
  • Abandonner les revendications EXTRAPLAC actuellement mises en avant par la France (Extension des Droits d’Exploitation du plateau continental), réaffirmer les engagements de Rio+20 (http://gcft.fr/wp-content/uploads/2012/06/20120626_Rio+20-en-10-points1.pdf) pour une gouvernance sereine des océans, repréciser le rôle essentiel des océans dans la préservation du climat et encourager les annonces volontaires d’aires marines protégées.

Nous pensons que les revendications de propriété sur le plateau territorial étendu sont une voie d’entrée à des demandes d’exploration et d’exploitation des ressources pétrolières, minières, fossiles et halieutiques présentes en grande profondeur. Nous suggérons, dans la continuité des travaux entrepris par le Parlement et la Commission Européenne, un nouvel encadrement juridique et assuranciel des activités d’exploration et d’exploitation.

Au vu également des menaces critiques de sécurité posées par le changement climatique, nous recommandons la prise en compte par le Conseil de Sécurité des Nations Unies des enjeux essentiels liés au changement climatique, notamment en termes de soutenabilité, de risques de déplacement massifs de population et d’atteinte à la sûreté et à la sécurité des populations.

Nous pensons également qu’il est important en prévision de la 21ème conférence des parties de constituer dès cette année un groupe pilote souhaitant avancer très opérationnellement sur la mise en place d’une cour de justice internationale de l’environnement (http://gcft.fr/WP/un-tribunal-penal-international-pour-lenvironnement/).

Green Cross soutient la mobilisation des Climates lors de la Cop19 et encourage également l’initiative CoP in my city (http://copinmycity.weebly.com/).

 

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Sep 02 2013

20 ans – premiers retours de l’Assemblée Générale

En direct de l’Assemblée Générale de Green Cross – pensées et citations effectuées ce matin

Bonjour,

Devant l’ensemble des délégations Green Cross (200 personnes de plus de 30 pays), un panel prestigieux notamment composé des lauréats des Prix Nobels Mikhaïl Gorbatchev, Dr. Rajendra Pachauri, Lech Walesa et de Jerzy Buzek, Rashid Khalikov, Jakob von Uexkull, Corinne Lepage, Sandrine Salerno… (photos en bas du document)

Mikhaïl Gorbatchev a ouvert la session en rappelant que le message qu’il a souhaité impulser en créant Green Cross suite au sommet de Rio 1992 est plus que jamais d’actualité: « nous sommes en train de perdre notre planète, et nous sommes très proche de la ligne rouge ». Agé de 82 ans désormais, le Président Gorbatchev est plus que jamais décidé à poursuivre l’effort entrepris et dans le même temps à transmettre cette volonté et ces méthodes d’actions, afin de continuer à prendre soin de la planète pour assurer un futur commun.

Lech Walesa a rappelé son attachement à Green Cross en rappelant que les négociations internationales et les comportements sont tellement focalisés sur les aspects financiers que l’on en oublie l’environnement. Il est temps de penser à moyen terme et de faire évoluer cet état de fait, et c’est le bon moment pour le faire.

Corinne Lepage confirmait ceci: il est temps et il est possible maintenant de changer le monde et le rendre raisonnable. Ceci veut dire non seulement incarner la transition concrètement, mais aussi changer les rapports de force. Ce qui passe notamment par la création d’une institution internationale, tribunal ou cour de justice, à même d’anticiper et de traiter les conflits environnementaux. Mais également par une meilleure coordination entre les organisations non gouvernementales et les décideurs publics et privés.

Jerzy Buzek, après avoir rappelé le paradoxe de Frankenstein cher à Bruno Latour, nous précise toute la conviction qu’il a dans le fait que Green Cross est à même d’impulser, de soutenir et d’aider à ce changement.

Comme le rappelait Jacob von Uexkull, nous devons faire tout notre possible pour opérer ce changement dès maintenant. En commençant par un changement de trajectoire pour préserver les ressources naturelles, notamment l’eau, l’alimentation et les ressources nécessaires à l’énergie, et en assurer un accès serein de tous sans compromettre la stabilité de la planète

Parmi les événements à venir:

  • Green Star Awards le 2 septembre de 16h30 à 17h30, Centre International de Conférences de Genève: les Green Star Awards récompensent les individus, les organisations, les gouvernements et les entreprises ayant accompli des prouesses dans le domaine de la prévention, la préparation et la réponse aux urgences environnementaleshttp://www.gcint.org/green-star-awards
  • Concert des 20 ans avec Andréi Gavrilov au piano, le 2 septembre à 20h, Victoria Hall
  • Dialogues pour la Terre le 3 septembre de 9h30 à 18h, au Palais des Nations, 14, Avenue de la Paix: avec notamment les prises de parole de Corinne Lepagne, Hamadoum Touré, Bertrand PIccard, Ruud Lubbers, Xavier Lépine, Marie-Hélène Aubert, Brice Lalonde, William Becker, Jean-Michel Cousteau, Mohamed El-Ashry, Frederico Mayor. http://www.gcint.org/earth-dialogues-2013 et à suivre en direct sur http://www.gcint.org/watch-green-cross-events-un-live-web-3-sept-2013?id=smx11247564
  • Comédie musicale le 3 septembre à 20h, au Palais des Nations, salle des Assemblées: 2050, le futur que nous voulons, avec notamment des délégués des Green Cross des différents pays. http://www.gcint.org/event/musical-2050-future-we-want

Quelques photographies de l’événement (D.R. Green Cross France et Territoires):

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Juin 07 2012

Rio+20 c’est avec vous – Green Cross France à la Villette le 8 juin au Forum du Club France Rio+20

Green Cross France et Territoires se mobilise ce vendredi 8 juin lors de l’événement Rio+20, c’est avec vous – organisé par le Club France Rio+20 en présence du Président de la République, et réaffirme ses objectifs pour le forum qui se déroule à Rio du 20 au 22 juin.

 

En Juin 1992 se réunissait la Conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement avec 110 chefs d’Etat et la présence en session présidentielle de 2 participants qui n’étaient pas chefs d’état en exercice : le Président Mikhaïl Gorbatchev et le Commandant Jacques-Yves Cousteau.

L’année suivante, Mikhaïl Gorbatchev créait Green Cross, organisation non gouvernementale internationale, avec le support du Commandant Cousteau, afin d’aider à préserver un milieu sain pour assurer un avenir serein.

Réussir Rio+20 est essentiel – ce sera difficile et nécessitera la mobilisation de tous les acteurs.

Green Cross sera présent à Rio+20 avec une délégation internationale menée par Alexander Likhotal et de nombreux événements. Un planning jour par jour sera diffusé le 12 juin.

Seront notamment présents aux événements organisés par Green Cross : Bill Becker, Jean-Michel Cousteau, Toni Frisch, Luc Hardy, Nicolas Imbert, Alexander Likhotal, Mohan Munasinghe, Severn Cullis-Suzuki, Vandana Shiva

 Ce 8 juin, pour le lancement de Rio+20, Green Cross participe à Paris à l’événement Rio+20, c’est avec vous, en présence du Président de la République, par l’intermédiaire de ses ambassadeurs Isabelle Joschke, Bruno Sroka, Franck Vogel et de son directeur exécutif Nicolas Imbert.

Le programme détaillé du Club France Rio+20 ainsi que le communiqué de presse de l’Elysée sont disponibles sur http://bit.ly/Lytlqf.

C’est maintenant que toutes et tous, en qualité de citoyen, consommateur, entreprise, décideur politique, devront concrètement nous mobiliser et faire une co-construction ambitieuse, sereine, coordonnée, pragmatique, d’un futur qui assure la transition écologique de l’économie et devienne plus serein et plus juste.

Concrètement, nous avons 10 objectifs pour Rio, les voici

 

En synthèse

… atteindre, avec le concours de toutes les parties prenantes, l’accord le plus
ambitieux, réaliste et concret possible à Rio+20, et mettre en place dès le 23 juin 2012 les outils d’un suivi attentif des prochaines étapes.

 5 objectifs de démarche :

  • Une meilleure intégration et prise en compte des gouvernements et collectivités locales dans les instances internationales,
  • Un calendrier contraignant et plus ambitieux que la déclaration préparatoire, effectuant en 18 mois le plan de travail prévu sur 2012-2015,
  • Des innovations diversifiées, adaptées aux attentes, vers une  économie verte qui serve efficacement le bien-être de tous,
  • Une meilleure mise en adéquation des fonds environnementaux internationaux avec les objectifs collectivement définis,
  • Des orientations qui portent dès leur adoption leurs indicateurs  d’évaluation associés.

 5 résultats à atteindre :

  • Une meilleure intégration des thématiques eau, agriculture, énergie, industrie, biodiversité, éducation  sur les territoires,
  • La prise en compte et l’anticipation du rôle des enjeux d’accès (à l’alimentation, à l’eau, à l’énergie…) dans les conflits.
  • La création effective dès 2013 d’une organisation mondiale de l’environnement avec une institution internationale de témoignage pouvant acquérir des compétences juridiques,
  • L’amorce lors de la conférence de la création en 2012 d’un tiers de confiance, indépendant, international, qui valide la transparence des engagements dans la durée,
  • Le renforcement du cadre éthique du développement durable, matérialisé notamment par une mention explicite de la Charte de la Terre dans le document final.

 

La délégation de Green Cross France et Territoires sera présente à Rio du 15 au 23 mars. Programme détaillé et fiches action à venir la semaine prochaine.

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Mar 09 2012

Green Cross à Marseille du 9 au 16 mars – Spécial EAU

Depuis ce 9 mars, Green Cross est présent activement sur Marseille, capitale de l’eau.

Quelques temps forts de notre présence sur Marseille:

Vendredi 9 et Samedi 10 mars: dans le cadre du Forum Préparatoire Eau, Planète et Peuples

    • participation de Marie-Laure Vercambre (Green Cross International – responsable eau) à l’atelier n°7 « les conflits d’usage liés à l’eau », le 9 mars à 11h,
    • rencontre thématique « préparer le sommet des peuples et Rio+20 »: intervention de Nicolas Imbert, le 10 mars à 9h30

Au Forum Mondial de l’Eau, du 12 au 17 mars:

     Le 12 mars (site du 6ème FME, Parc Chanot, accès payant sur inscription )

    • Intervention du Président Mikhaïl Gorbatchev à la session présidentielle d’ouverture du Forum Mondial de l’Eau, le 12 mars entre 11h et 13h,
    • Participation de Jean-Michel Cousteau à un échange avec le Conseil Régional des Jeunes, le 12 mars entre 16h et 17h, dans le cadre des travaux préparatoires au Parlement Mondial de la Jeunesse sur l’Eau,
     Le 13 mars (site du 6ème FME, Parc Chanot, accès payant sur inscription )

    Le 14 mars (site du 6ème FME, Parc Chanot, accès payant sur inscription )

Jeudi 15 mars,  au Palais de la Bourse (accès gratuit, inscription préalable ici)
  • Rio +20, questions d’eau, de 13h à 14h30, coorganisé avec le Club Rio+20 et Euromed. Avec les interventions de Jean-Michel Cousteau, Brice Lalonde…
De très nombreux autres évènements sont organisés durant toute la semaine à Marseille, avec la participation de Green Cross…nous nous rendrons également au Forum Alternatif le 15 et le 16 (aucune inscription requise).
Pour nous suivre et nous soutenir à distance, nous avons pensé à vous:
– en créant un Dossier de l’impliqué, téléchargeable ici avec les infos indispensables sur l’eau,
N’hésitez pas à contribuer et à nous faire part de vos implications: http://gcft.fr/WP/soutenir/

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Notre raison d’être

L’histoire de Green Cross International

Au Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992, certains délégués proposent la création d’une Croix Rouge internationale pour l’environnement. Concrétisant cette idée, Mikhaïl Gorbatchev fonde Green Cross en 1993.

Aujourd’hui présente dans plus de 30 pays, Green Cross concentre son action sur le lien entre pauvreté, sécurité et environnement.

« La menace pour la sécurité des hommes ne vient plus des conflits entre nations mais du conflit avec la nature et révèle le lien fondamental entre pauvreté, sécurité et environnement. Le monde est saturé de prédictions catastrophiste mais possède une grande capacité de changement et nous sommes une espèce ingénieuse. Le défi qui se présente à nous est une invitation à une transformation radicale que nous ne pouvons refuser. »

Alexander Likhotal, président de GCI 

L’association française, Green Cross France et Territoires, a pour raison d’être de répondre à 5 thématiques principales :

  • EAU : encourager une plus grande prise en compte des thématiques de l’eau, qu’il s’agisse d’accès à l’eau, d’assainissement, de prévention des conflits ou de suivi post-conflit
  • PREVENTION : anticiper les crises environnementales et humanitaires de demain
  • TRANSITION : promouvoir le développement d’innovations (technologiques, économiques, sociales) propres créant de la valeur localement pour l’accès aux ressources naturelles, l’alimentation et la santé
  • SOLIDARITE : accompagner les populations souffrant des conséquences des catastrophes environnementales via des programmes de médecine sociale, et informer de manière transparente sur les conséquences
  • EDUCATION : intégrer une portée éducative dans les activités, notamment en facilitant les partages de savoir-faire et d’expériences dans le cadre de projets concrets de coopération décentralisée

Notre approche est territoriale : nous pensons que c’est par le développement simultané d’un plaidoyer ambitieux et d’actions concrètes sur le terrain, en concertation avec toutes les parties prenantes, que notre action atteint son meilleur impact.

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Nicolas Imbert (Green Cross France) : « ma vision de Rio + 20 »

Journalistes Ecrivains |03.12.2011|

Nicolas Imbert, nouveau directeur exécutif de Green Cross France et Territoires (GCFT), nous expose sa vision de Rio + 20. Pauvreté, insécurité, dégradation de l’environnement, c’est le cycle infernal que son organisation s’efforce d’inverser.

 Nicolas Imbert, directeur exécutif de Green Cross France et Territoires

Parallèlement à votre nomination, votre Président, Jean-Michel Cousteau, annonce que Green Cross prend un nouveau départ dans la perspective de Rio + 20. Pourquoi ce lien ?

Lors du forum de Rio, en 1992, un groupe de délégués, dont le Commandant  Cousteau, avait imaginé la création d’une organisation similaire à la Croix Rouge internationale, focalisée sur l’environnement. Le Président Mikhail Gorbatchev, mieux informé que quiconque sur « l’arsenal de destruction durable » hérité de la guerre froide, a relevé le défi. Green Cross est née en 1993 avec les priorités suivantes : l’accès à l’eau, la démilitarisation, le désarmement, la médecine sociale et la solidarité. Aujourd’hui présente dans plus de 35 pays, GC élargit son action à la prévention des crises écologiques, énergétiques et alimentaires, trop souvent à l’origine des conflits armés. Dotée d’une expérience spécifique tant globale que locale, notre organisation arrivera à Rio + 20, décidée à maximiser les résultats du sommet.

Quelques applications concrètes ?

Prenons l’accès à l’eau, aujourd’hui stratégique sur tous les continents. La Convention des Nations-Unies sur le droit relatif aux utilisations des cours d’eau internationaux a été signée en 1997 pour désamorcer les conflits entre Etats riverains. Son entrée en vigueur reste encore en attente de ratifications Par ses actions de plaidoyer, Green Cross s’efforce de les obtenir d’ici le Forum Mondial de l’eau en mars 2012. Par ailleurs, nous sommes actuellement préoccupés par le partage des eaux du Nil, majoritairement exploitées par l’Egypte au cours de l’histoire, ce qui ravive aujourd’hui les tensions avec le Soudan, le sud Soudan et l’Ethiopie.

Dans les pays industrialisés, c’est le cocktail de polluants accumulés dans l’eau qui devient un problème de société et de santé publique. GCFT prépare pour 2012 un Livre vert sur les enjeux de la pollution des littoraux, des grands fleuves et des lacs intérieurs en France et en Europe, dont nous dévoilerons les premiers résultats à Rio. On y trouvera l’état des connaissances sur les impacts santé-environnement ainsi qu’un tour d’horizon des technologies de remédiation. Comme on le verra, les coûts de dépollution incitent à se mobiliser sur la prévention !

En tant que co-coordinateur du Sommet, Brice Lalonde, plante fermement le décor : Rio + 20 n’est pas Rio 92 + 20, mais 2012 + 20. Certains parlent même de poser un cliquet sur les décennies passées. Qu’en pense GC ?

L’image du cliquet est intéressante si l’on veut que la prospective tire le Sommet. Rio 92 a lancé le paradigme d’une nouvelle gouvernance. Depuis, la société civile a appris à travailler dans le concert des nations, si discordant soit-il. Chaque sommet impulse un nouveau tempo. Nous avons une partition globale à jouer d’ici les 20 prochaines années. Partition qui s’invente rapidement sur les territoires et dans la coopération décentralisée.

Parmi les plus actifs pour Rio, l’ICLEI (le Conseil International des Gouvernements Locaux pour le Développement Durable) rassemble déjà près de 1500 collectivités engagées sur tous les continents : des villes en quête d’un urbanisme soutenable pour pouvoir accueillir la moitié de l’humanité, des
assemblées territoriales qui échangent leurs meilleures pratiques. Certains pays ont franchi sans attendre le seuil de non retour. Le Costa Rica ou la Suède sont parés pour le XXIe siècle. L’Allemagne vient de mettre un cliquet à sa stratégie énergétique tout en maintenant le cap sur ses objectifs climatiques. Parmi les émergents, la Chine et le Brésil, certes responsables de dommages parfois irréversibles, lancent des innovations alternatives où l’écologie devient vecteur du développement. C’est précisément là que GC veut placer le cliquet pour les 20 prochaines années. Si nous n’y parvenons pas, la compétition économique aura raison des ressources écologiques. Et le perdant sera… l’homme.

Selon Brice Lalonde, les pauvres de la planète sont « très remontés contre l’écologie ». Ils exigent avant tout la justice sociale. Est-ce compatible avec votre démarche ?

La situation est extrêmement hétérogène par continent. Dans de nombreuses contrées du monde, la question la plus préoccupante reste l’accès à l’eau, à l’alimentation, à l’énergie.

A contrario, les économies occidentales ont longuement prospéré sur une exploitation sans compensation d’une grande partie des réserves fossiles de la planète.

Pire, certains instruments de compensation et de péréquation imaginés dès Rio 92 se sont transformés en outils spéculatifs – cela n’est pas sain et les pays pauvres s’indignent légitimement de ce détournement d’objectifs. Globalement, nous pensons que la transition des 20 prochaines années passe par un changement de paradigme économique. La crise financière qui frappe les pays de l’OCDE rend obsolète notre modèle actuel : il faut tendre progressivement vers la proximité des productions vitales, l’économie réconciliée avec l’écologie et le social. Cela passe par des innovations technologiques et sociétales adaptées.

Les idées les plus simples ont parfois des effets systémiques remarquables. Exemple, le projet « smart water for green schools » que nous avons testé au Ghana. 20 écoles ont été équipées d’un point d’eau potable pour les enfants et leur famille. Les maladies hydriques ont été éradiquées, les femmes libérées de la corvée d’eau et tous les enfants sont scolarisés. Ce programme est maintenant en cours d’adaptation en Bolivie. Pauvreté, insécurité, dégradation de l’environnement, mais aussi accès difficile à l’éducation, c’est ce cycle infernal que nous devons inverser.

Ban Ki-Moon, secrétaire général des Nations-Unies, a inscrit les objectifs du millénaire au sommet de l’agenda de Rio + 20. Est-ce la solution ?

Green Cross a déposé un cahier d’acteur, en contribution au draft 0 de Rio + 20. Nous pensons que l’accès universel à une énergie propre et durable, la sécurité alimentaire via le nexus eau-énergie-agriculture est une priorité réalisable bien avant 2030 pour peu qu’on y consacre chaque année le budget d’armement nucléaire de la planète, soit 109 milliards de USD en 2011 ! Nous proposons de faire de Rio+20 l’occasion unique de sceller un plan d’action global chiffré à l’intention des gouvernements, des entreprises et de la société civile, répondant aux trois questions clefs : qui ? quand ? comment ?

Cela passe aussi par un registre d’engagements contraignants comprenant le partage des tâches, l’objectif de résultat et le plan de financement annexé a la déclaration finale. En parallèle, les nations doivent se doter d’un levier d’action coercitif, à même de matérialiser une sanction rapide, financière et juridique, vis-à-vis des acteurs de dommages écologiques majeurs.Nous proposons qu’une instance juridique de rang supranational complémentaire des instances existantes voie le jour dès 2013 pour juger en direct ces dommages spécifiques. La force de la persuasion et l’importance de la sanction, permettraient d’éviter que les catastrophes écologiques ne se multiplient d’une décennie à l’autre. S’ils avaient intégré en amont les coûts directs et indirects (d’assurance notamment) liés à l’existence d’une telle instance, les projets industriels responsables des catastrophes du Golfe du Mexique, de Fukushima ou d’Ajka, pour ne citer qu’eux, n’auraient pu voir le jour, en privilégiant la rentabilité économique au détriment des conditions de sûreté.

A ce propos, le Japon demande une meilleure prise en compte des catastrophes naturelles et technologiques. Que faut-il en attendre ?

Le sujet doit être traité dans une logique de prévention, sur le temps long. Il y a un avant et un après Fukushima. L’urgence va vers le soutien aux populations touchées, et la mise en sûreté de l’ensemble des installations nucléaires mondiales.

Green Cross s’est mobilisé dès sa création sur le soutien aux populations de Tchernobyl. Elle a lancé le programme de médecine sociale Socmed pour les habitants de la zone contaminée en Russie, Biélorussie et en Ukraine. Nous suivons 5000 enfants affectés de maladies chroniques tout en surveillant l’évolution de leur environnement. La Suisse a en partie fondé sa sortie du
nucléaire suite à une visite du site organisée par Green Cross, 25 ans après la catastrophe.

Or les environs de Fukushima comptent une population 10 fois supérieure à celle de Tchernobyl, et le gouvernement japonais tarde à mettre en place un programme de médecine sociale. Nous pensons que l’effort de reconstruction au Japon est énorme, qu’il s’agisse de contamination des sols, de l’eau et des aliments, mais également en terme d’impact sanitaire et psychologique, notamment lors des traumatismes liés au déplacement de populations.

Pour améliorer le suivi des crises potentielles à venir, il est essentiel que le Japon livre le retour d’expérience de Fukushima en toute transparence.

Plus près de nous, quels seraient les effets d’un accident nucléaire dans des régions aussi peuplées que l’Ile de France ou la Vallée du Rhône ? Les Français n’en sont que partiellement informés. Pourtant « l’impensable arrive ». Le débat énergétique ne se résume pas en une approche comptable de milliards investis par énergie produite ni même d’emplois détruits pour les emplois créés.

GCFT s’intéresse-t-elle à d’autres secteurs déterminants pour les choix énergétiques des Français ?

Nous avons lancé la création d’un modèle stratégique de risques sur les enjeux économiques, écologiques et sociaux de l’exploration et de l’exploitation des huiles et gaz de schistes. La confrontation des scénarios et des données, l’anticipation des effets sur le temps long manquent de formalisation et d’estimations indépendantes quantifiées, ce qui rend le débat contradictoire difficile. Avec l’aide d’une société spécialisée dans le risque systémique, nous analysons et compilons les retours d’expérience aux Etats-Unis, en Pologne et en France, pour proposer un modèled’évaluation adapté au contexte français. Un outil et des supports permettant de sensibiliser les décideurs à une approche élargie du risque seront communiqués courant 2012.

Nicolas Imbert, vous avez accepté la direction exécutive de Green Cross France et Territoires après 12 ans d’expérience dans des cabinets conseils prestigieux. Pour quelle raison ?

Nos sociétés ont besoin de prospective, de vision, de démonstration par l’exemple et l’expérimentation. Depuis le début de mon activité d’ingénieur conseil, je parle de transition écologique avec des acteurs importants qui viennent du même monde économique que moi et des représentants des administrations publiques en quête d’objectifs clairs. Parallèlement, la société civile et les ONG ont évolué du rôle historique de lanceurs d’alerte vers celui de co-acteurs d’une nouvelle gouvernance. Ils savent pointer le doigt là où ça fait mal, proposer des solutions et démontrer aux acteurs économiques l’urgence d’infléchir leur stratégie. L’innovation sociétale est en marche. Pour enclencher une vitesse rapide, il faut instaurer une coopération sincère. J’ai la chance de pouvoir jeter des ponts entre ces deux mondes. Une force que l’on va de plus en plus rencontrer dans le paysage associatif;

Marie Hellouin

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Nov 22 2011

Disparition de Madame Danielle Mitterand

Green Cross France et Territoires |22.11.2011|

Green Cross France et Territoires

Green Cross International

 

Paris, le 22 novembre 2011

 

Green Cross a pris acte avec une grande tristesse du décès de Madame Danielle Mitterrand. Plus que tout, nous retenons l’impact, la vision, la sincérité et la profonde humanité de son engagement. Toutes nos pensées vont en ce moment vers sa famille et ses proches, et tous ceux qu’elle a ému, convaincu et fait bouger.

 

Nous avons perdu une militante passionnée et une défenseure infatigable des droits de l’homme la nuit dernière.

 

Les chemins  de Mikhaïl Gorbatchev, Président fondateur de Green Cross International, et de Danielle Mitterrand se sont croisés à maintes reprises et dans des contextes différents. L’ancien Président de l’URSS et l’épouse de François Mitterrand se rencontrèrent à de nombreuses reprises, dès les années 80, pour consolider leurs engagements pour un monde juste, pacifique, en harmonie avec l’environnement.

 

Les engagements communs de Green Cross et de France Libertés en faveur de l’accès à l’eau et à l’assainissement universel ont mené les deux organisations à unir leurs forces dès leurs premières heures et en 2006, aux côtés de la Coalition Eau, pour que le Droit à l’eau soit enfin reconnu dans la législation française.

 

Danielle Mitterrand est restée engagée jusqu’à son dernier souffle, via la Fondation France Libertés dont elle venait tout juste de présider le 25ème anniversaire. Son œuvre habite et anime toutes les campagnes et les projets. Son énergie déployée à rendre notre monde meilleur et notre planète plus saine nous rapproche de ses convictions et de ses engagements.

 

Plus que jamais, il nous faut continuer à propager avec assiduité, enthousiasme et sérénité l’engagement collectif qu’elle a contribué à impulser pour assurer la protection et le respect des ressources naturelles, et prioritairement de l’eau.

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Sep 28 2011

Les parlementaires suisses ont approuvé la sortie progressive du nucléaire

De Agnès PEDRERO (AFP) |28 sept. 2011|

GENEVE — Six mois après la catastrophe de Fukushima, le Parlement suisse a approuvé la sortie progressive du nucléaire, après le feu vert mercredi du Conseil des Etats (chambre haute).

Ravivant les inquiétudes sur la sécurité de l’atome, le très grave accident nucléaire au Japon avait poussé le gouvernement suisse — le premier à réagir dans le monde — à recommander de ne pas remplacer les cinq réacteurs en fonctionnement dans la Confédération helvétique à l’issue de leur période d’exploitation, soit d’ici à 2034.

Un tournant dans la politique nucléaire suisse que les députés avaient approuvé en juin.

Les sénateurs ont fait de même mercredi. Ils ont toutefois apporté une modification importante puisque la version adoptée précise qu' »aucune technologie ne sera interdite ».

Outre des mesures encourageant l’énergie renouvelable et l’efficacité énergétique, le texte voté par la chambre haute exige également la poursuite de la recherche dans le nucléaire.

« Les conséquences de Tchernobyl et Fukushima dans nos mémoires, nous saluons l’initiative suisse et nous espérons que (…) la Suisse ouvrira la voie en Europe et dans le monde de la transition vers l’énergie verte », a déclaré Alexander Likhotal, président de la Croix Verte internationale, une ONG créée par l’ancien président russe Mikhaïl Gorbatchev.

A la suite du vote des sénateurs, le dossier doit à nouveau être soumis aux députés.

L’Association des entreprises électriques suisses a pris acte du vote des sénateurs, mais souhaite que « la décision définitive concernant la politique énergétique future soit prise dans le cadre d?un processus démocratique ».

Pour sa part, la ministre de l’Energie, Doris Leuthard, a de nouveau plaidé mercredi avec force en faveur de la sortie progressive du nucléaire.

La Suisse est à un tournant, a-t-elle déclaré en substance, il est temps de se tourner vers les énergies renouvelables afin de rattraper le retard.

La Confédération helvétique dispose de cinq réacteurs nucléaires, tous situés dans l’est du pays. Selon les recommandations émises fin mai par le gouvernement, le réacteur de Beznau I devra être découplé du réseau en 2019, ceux de Beznau II et Mühleberg en 2022, celui de Gösgen en 2029 et celui de Leibstadt en 2034.

La décision concrète de ne pas remplacer les centrales nucléaires au terme de leur durée de vie doit être décidée dans plusieurs mois par l’adoption de lois et d’amendements.

Les nouveaux textes de lois décidant de l’arrêt des centrales pourront par ailleurs être soumis au référendum populaire.

En mai, encore sous le choc de Fukushima, environ 80% des Suisses soutenaient la sortie progressive du nucléaire.

Si les citoyens devaient avoir à se prononcer par un vote, la question du coût de l’abandon du nucléaire devrait largement alimenter les débats.

La restructuration du parc énergétique suisse devrait coûter entre 2,2 et 3,8  milliards de francs suisses (entre 0,4 et 0,7% du PIB), selon les estimations des autorités helvétiques.

Pour sa part, la fédération des entreprises suisses, Economie suisse, estime que la sortie progressive du nucléaire est une « décision irresponsable ».

http://www.google.com/hostednews/afp/article/

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Mar 30 2011

Gorbatchev fête ses 80 ans entre amis

Actu  Match | 30/03/2011
Presque vingt ans après la chute de l’Urss, l’ancien Premier ministre Michel Rocard et l’ex-patron du Quai d’Orsay Hubert Védrine évoquent leurs souvenirs avec le dernier dirigeant de l’Urss. Le Nobel de la paix fête son anniversaire lors d’une soirée de gala le 30 mars au Royal Albert Hall de Londres.

 

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