Archives de l’étiquette : énergie

Revue de presse hebdo GCFT #3

Veuillez trouver ci-après la revue de presse de Green Cross France et Territoires couvrant la période du 21 avril au 6 mai 2015.

Revue de presse #3

Bonne lecture

 

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Revue de presse hebdo GCFT #1

Voici la revue de presse couvrant la période 20 mars au 2 avril 2015.

Revue de presse #1

Bonne lecture

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Mar 20 2015

Agenda Green Cross – actualisé en mars 2015

  • 22 mars : journée mondiale de l’eau, sortie de l’édition 2015 de l’Eau: des clés pour agir en français et en anglais – http://gcft.fr/?p=3846
  • 8 avril: petit-déjeuner des Ateliers de la Terre agriculture et transition énergétique avec la participation de Hervé Guyomard, Christiane Lambert, Corinne Lepage, Bruno Rebelle, et Nicolas Imbert – programme et inscription sur http://bit.ly/1EYlukH
  • 9 avril : session de travail ParisClimat2015 : Les propositions de l’économie bleue organisée par GCFT, à l’Agence Spatiale Européenne, Paris – inscriptions sur http://bit.ly/OceanCoP21
  • 9 avril, 18h: table ronde « Entreprise et climats – quels enjeux face à la crise » organisée par Cap CoP21, avec une intervention de Nicolas Imbert – programme et inscriptions sur http://gcft.fr/WP/cap-cop21/
  • 12 au 17 avril : Forum Mondial de l’Eau (en Corée, Daegu-Gyeongbuk). Plaidoyer cycle de l’eau, et présence de Marie-Laure Vercambre, responsable eau, sur place
  • 20 et 21 mai : conférence au CESE sur la mobilisation des entreprises
  • 4 et 5 juin : CopMed 21 à Marseille
  • 8 juin 2015: Journée Mondiale de l’Océan, et conférence internationale ParisClimat2015 : Les propositions de l’économie bleue organisée par GCFT, à l’Agence Spatiale Européenne, Paris
  • 30 Juin au 2er juillet : sommet climat & territoires à Lyon (GCFT en charge avec ICLEI et la Chambre de Commerce Internationale de la thématique adaptation…)

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Déc 12 2014

Lima – les négociations patinent, les territoires agissent et nos trépignons

Pour des engagements CONCRETS et une feuille de route SEREINE vers ParisClimat2015

Nous sommes toujours à Lima…aujourd’hui est le dernier jour « officiel » de la CoP21, mais les négociations vont se poursuivre jusqu’à ce soir ou demain soir. L’ambiance pourtant est plutôt ici à la torpeur qu’à l’urgence. Comme la grenouille qui cuit à petit feu et ne sent pas l’eau qui va l’ébouillanter frémir.

Le pavillon français – comme les autres pavillons – commencent à être démonté, et pourtant l’ambiance des négociations est encore celle d’un début de CoP: on parle méthode, les détails administratifs et techniques rendent peu visible le sens politique.

Le texte de synthèse, présenté hier soir sans pouvoir être immédiatement discuté, a des ambiances de réchauffé, et un mérite: il est plus court que ce qu’il remplace.

Mais beaucoup reste à faire, ne serait-ce que pour retravailler sur la confiance et la dynamique des négociations: la France discute activement du texte d’un côté, la Francophonie de l’autre…sans la France. Le multi-acteurs, et notamment l’engagement pionnier, opérationnel et contraignant des territoires, des entreprises et des citoyens, reste aux Voix pour le Climat ou en événement parallèle, et n’a toujours pas gagné son ticket de plein droit pour Paris.

Le village de la CoP a de nombreuses agora pour les échanges informels, et c’est très bien. Il se murmure dans de nombreuses délégations que désormais, seules des impulsions rapides et coordonnées de quelques présidents emblématiques, par plaque géographique (Afrique, Amérique du Nord, Amérique du Sud, Asie, Europe, Océan Indien, Pacifique Sud…), peuvent redonner vision et perspectives, et aboutir à des engagements concrets, légalement contraignants et ancrés dans les politiques nationales, tant pour le post-2020 que pour la période intermédiaire 2016-2020. Beaucoup espèrent de Ban Ki Moon une coordination efficace, et la mobilisation de figures emblématiques de la société civile pour challenger, fédérer, porter cette impulsion.

Le discours de John Kerry, mobilisateur et fédérateur, a remis hier en avant l’importance d’articuler les efforts de chacun, depuis les citoyens jusqu’à l’ensemble des états, dans une logique multi-acteurs. Il a insisté sur l’urgence d’agir, le fait que la raison économique incitent tous les investisseurs et les entreprises à devenir pionniers de la transition climatique, dès maintenant, sans attendre les évolutions législatives. John Kerry a également réaffirmé l’importance de l’accord sino-américain et la possibilité pour tous, y compris les Etats-Unis, d’aller plus loin très rapidement si les positions de négociation écrites (à venir en février-mars) sont concrètes et ambitieuses.

Mais ceci n’interviendra que si un accord mobilisateur est trouvé dans les prochaines heures à Lima, et le chantier est immense.

D’un point de vue technique, le schisme demeure entre ceux qui veulent commencer à parler engagement et financement pour la période intermédiaire, et le post-2020. Les marché de droit génèrent une hostilité croissante, le retour d’expérience de ceux qui les ont mis en place est très mitigés, là où les certificats d’économie d’énergie sont vécus comme plus efficaces et moins spéculatifs.

Travailler des objectifs chiffrés sur l’agriculture et le climat, l’eau et le climat (les fameux nexus – peut-être aussi habitat, mobilité, océan…) recueille les faveurs des acteurs territoriaux, de nombreuses entreprises et ONG, mais aussi de beaucoup d’Etats en phase de développement. Le Pérou a ainsi, à l’issue d’une conférence commune avec la France, adopté le principe d’un débat national suivi d’une loi de transition énergétique, insistant sur l’évolution des modes de ville socle de base d’une transition vers la sobriété désirable et la diversité de modes de production renouvelables. Une initiative bilatérale concrète, des résultats tangibles. La présence de Ségolène Royal, du Parlement et du Sénat a fait de cette initiative un événement bilatéral important et inspirant.

Néanmoins, le malaise persiste…ceux qui parlent du contenu manquent de vision et n’ont pas la perception terrain du contenu, ceux qui agissent ne sont pas entendus pour parler vision ni contenu, et il faut reconstruire une vision pour passer de la profusion de contenus à la consolidation des initiatives autour d’une feuille de route….que de travail avant ParisClimat2015 – et nous ferons notre part, et essaierons de faire plus.

Nicolas Imbert & l’équipe Green Cross France et Territoires

Nos 11 objectifs pour la CoP20
(qui restent plus que jamais d’actualité)

 

  1. Sceller le rapprochement des thématiques (nexus) eau, océan et climatdébouchant sur des engagements structurants au 8ème Forum Mondial de l’Eau en Corée, en avril 2015, puis à ParisClimat2015,
  2. Faire de l’agro-écologie une des solutions concrètes permettant la transition écologique pour donner au terme d’agriculture climatiquement intelligente avant décembre 2015 un sens enfin raisonnable, et qui correspondent à une agriculture saisonnalisée, économie en eau, énergie et en intrant, respectueuse des sols et des humains, et en 4D (déconcentrée, diversifiée, décarbonée, démocratique),
  3. Reconnaître qu’un océan en bonne santé contribue significativement à un climat préservé, et se doter avant 2017 des outils permettant une gestion concertée plus efficace de la santé des océans et de la préservation de leurs capacités naturelles de captation carbone,
  4. Focaliser les engagements du Fond Vert pour le Climat sur des projets concretssur les territoires, construits et pilotés localement, à même de répondre durablement aux enjeux climat, avec une répartition équilibrée entre atténuation et adaptation,
  5. Obtenir des Etats (et des plateformes régionales, notamment de l’Union Européenne) la mise en place effective avant 2020 d’une fiscalité qui cesse les subventions ou distorsions de concurrence favorisant les énergies fossiles sur les énergies renouvelables,
  6. Exclure explicitement des financement accordés par le Fonds Vert le support à toutes les énergies fossiles, et notamment le charbon et le nucléaire,
  7. Faire évoluer REDD+ pour une intégration préalable du droit des populations autochtones, du respect de la biodiversité et des écosystèmes,
  8. Donner une voix aux négociations aux territoires et sociétés civiles (citoyens et associations, entreprises, investisseurs…) qui s’engagent, à hauteur de l’importance de leurs engagements, ceux-ci pouvant être analysés en toute transparence par des tiers,
  9. Obtenir une meilleure effectivité des engagements des Etats, et notamment la possibilité d’audits par des tiers de confiance indépendants, la réparation rapide en cas de manquement, et l’intégration par des règles de respect en droit international,
  10. Mettre en place avant 2017 une instance de témoignage pour les crimes contre le climat et l’environnement, progressivement appelée à se transformer en cour de justice.
  11. Trouver les moyens (financiers, organisationnels, culturels…) d’une coopération décentralisée à même de répondre effectivement aux enjeux d’adaptation.

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Portfolio

Choses vues à Lima – en marge de la Cop20 – (c) GCFT

 Fabien Cousteau – One voice, one planet, one ocean, La Noche Azul, 6 décembre 2014 – (c) GCFT

Urgence d’agir pour l’Arctique

 Des solutions rurales pour le chauffage, l’accès à l’eau et à l’énergie

 Manifestations contre REDD+ sur le site de la conférence -(c) GCFT

 Mobilisation des jeunes coréens -(c) GCFT

 Don’t gamble with our planet future – (c) GCFT

 Voces por le Climat – (c) GCFT – conférence France / Pérou

 Conférence de presse de John Kerry – (c) GCFT – son disponible ici

 Des canadiens recherchent désespérément la politique gouvernementale de leur pays – grosse récompense en vue

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Déc 08 2014

Lima – changeons de méthode pour répondre aux enjeux climat… …et développer une vie plus durable et serein !

GRANDE MOBILISATION pour le climat DEMAIN

2014-12-06 11.14.10

Depuis le 5 décembre, Nicolas Imbert, directeur exécutif, est à Lima pour représenter Green Cross à la 20ème conférence des parties sur le changement climatique. Les journées des 6 et 7 décembre ont été consacrées au rapprochement entre les thématiques eau, océans et climat, agriculture et climat, énergie et climat.

Cette semaine, et jusqu’au 12 décembre, est essentielle pour le climat. Il s’agit de faire en sort que la 21ème conférence climat, à Paris en décembre 2015, débouche sur des solutions opérationnelles et engageantes dès maintenant et pour le Post-2015, et également d’obtenir un accord inclusif et différencié, mobilisant l’ensemble de la planète.

L’humanité ne peut plus attendre. Il y a désormais urgence climatique, et les négociations doivent opérer un changement de méthode. A l’initiative de Ban Ki Moon, les 23 et 24 septembre à New York ont été l’électrochoc annonçant ce changement.

Je fais semblant car je suis comédien, c’est mon métier déclarait Leonardo di Caprio aux présidents réunis. Face au changement climatique, vous ne pouvez plus faire semblant, vous devez agir, leur intima-t-il. Ce à quoi Ban Ki Moon répliqua il n’y a pas de Plan B car il n’y a pas de Planète B.

Nous devons donc profiter de la CoP20 pour confirmer ce changement de méthode, nécessaire et en cours. Pour le moment, les négociations sont molles et techniciennes. A l’extérieur, les gens manifestent et s’indignent: REDD+ oublie de faire la forestation avec les populations locales et d’une manière écologiquement responsable, les grands projets inutiles se multiplie sans consultation démocratiques préalables…et de nombreux projets concrets de transition écologique émergent sur les territoires.

De nombreuses initiatives pour le climat ont eu lieu et réussissent, elles sont locales, territorialisées, efficaces. Il est temps de plus les déployer, de retravailler financement et partages d’expérience, d’agir mus par l’exigence de concret et de résultats à la hauteur des enjeux. C’est le sens de notre plaidoyer actuels, comme de nos projets et engagements, notamment pour l’eau et les océans, l’agriculture et l’alimentation, l’énergie, l’économie circulaire. Et c’est ce que nous voulons voir clairement émerger dans la feuille de route de Lima.

Nos 11 objectifs pour la CoP20 – Lima

  1. Sceller le rapprochement des thématiques (nexus) eau, océan et climatdébouchant sur des engagements structurants au 8ème Forum Mondial de l’Eau en Corée, en avril 2015, puis à ParisClimat2015,
  2. Faire de l’agro-écologie une des solutions concrètes permettant la transition écologique pour donner au terme d’agriculture climatiquement intelligente avant décembre 2015 un sens enfin raisonnable, et qui correspondent à une agriculture saisonnalisée, économie en eau, énergie et en intrant, respectueuse des sols et des humains, et en 4D (déconcentrée, diversifiée, décarbonée, démocratique),
  3. Reconnaître qu’un océan en bonne santé contribue significativement à un climat préservé, et se doter avant 2017 des outils permettant une gestion concertée plus efficace de la santé des océans et de la préservation de leurs capacités naturelles de captation carbone,
  4. Focaliser les engagements du Fond Vert pour le Climat sur des projets concretssur les territoires, construits et pilotés localement, à même de répondre durablement aux enjeux climat, avec une répartition équilibrée entre atténuation et adaptation,
  5. Obtenir des Etats (et des plateformes régionales, notamment de l’Union Européenne) la mise en place effective avant 2020 d’une fiscalité qui cesse les subventions ou distorsions de concurrence favorisant les énergies fossiles sur les énergies renouvelables,
  6. Exclure explicitement des financement accordés par le Fonds Vert le support à toutes les énergies fossiles, et notamment le charbon et le nucléaire,
  7. Faire évoluer REDD+ pour une intégration préalable du droit des populations autochtones, du respect de la biodiversité et des écosystèmes,
  8. Donner une voix aux négociations aux territoires et sociétés civiles (citoyens et associations, entreprises, investisseurs…) qui s’engagent, à hauteur de l’importance de leurs engagements, ceux-ci pouvant être analysés en toute transparence par des tiers,
  9. Obtenir une meilleure effectivité des engagements des Etats, et notamment la possibilité d’audits par des tiers de confiance indépendants, la réparation rapide en cas de manquement, et l’intégration par des règles de respect en droit international,
  10. Mettre en place avant 2017 une instance de témoignage pour les crimes contre le climat et l’environnement, progressivement appelée à se transformer en cour de justice.
  11. Trouver les moyens (financiers, organisationnels, culturels…) d’une coopération décentralisée à même de répondre effectivement aux enjeux d’adaptation.

Demain, le 10 décembre, Lima va accueillir la plus grande mobilisation populaire sur le climat de l’histoire de l’Amérique du Sud – soutenez-nous via les réseaux sociaux, faites part de votre implication.

Nous avons besoin de vous.

Et nous ne sommes pas seuls: de tels événements montrent l’importance des réseaux, et nous sommes ravis d’être depuis de nombreuses années aux côtés de 4D, des Acteurs en Transition Energétique, de l’AJEC21, du Club France Développement Durable, de la Coalition Climat 21, d’Energy-Cities, de l’Institut pour l’Economie Circulaire, et des nombreux réseaux internationaux…

mascottes(c) GCFT

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Transition énergétique: entretien avec le Groupe Chronos

Alors que la transition énergétique devient une réalité opérationnelle de plus en plus quotidienne sur les territoires, Nicolas Imbert a été interviewée par la journaliste Anne de Malleray pour le Groupe Chronos, sur les enjeux de cette transition.

L’interview est en ligne sur : http://www.groupechronos.org/themas/entretiens/entretien-avec-nicolas-imbert-directeur-de-green-cross-france-il-faut-repenser-la-question-energetique-en-termes-de-besoins-et-d-usages.

Elle est d’une actualité brûlante, notamment puisque le gouvernement s’apprête à déposer son projet de loi-cadre sur la transition énergétique, et que le débat est au cœur des enjeux de décentralisation.

Pour en savoir plus, et notamment consulter nos travaux sur l’énergie, c’est ICI.

Éolien terrestre en Bretagne

 

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Resolute Marine Energy

Resolute Marine Energy est une compagnie innovante basée à Boston (USA) qui développe le premier système modulaire de dessalement par énergie des vagues au monde.

Le système Wave2O™ est composé de convertisseurs d’énergie qui extraient l’énergie de la houle pour pressuriser de l’eau de mer. Cette eau de mer est alors acheminée sur la cote où elle est utilisée par un système de désalinisation par osmose inverse pour produire de l’eau douce. Le système Wave2O™ peut produire entre 1000 et 5000 m3 d’eau douce par jour, suffisamment pour couvrir les besoins d’une communauté de 10000 habitant et plus. Il peut être installé en quelques semaines et, parce qu’il n’a besoin que l’énergie des vagues pour fonctionner, ne demande aucune connexion à un réseau électrique ou à un générateur diesel. Il est donc parfaitement adapté aux besoins d’une communauté côtière ou insulaire, n’ayant pas ou peu d’accès à des infrastructures.

Pour plus d’information, prière de contacter Mr. Olivier Ceberio, COO (oceberio@resolutemarine.com).

 

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Mai 29 2012

28 juin – Forum ENERPRESSE – Table ronde sur le pétrole

Le 28 juin, de 9h30 à 11h00, Nicolas Imbert interviendra dans le cadre de la 5ème édition du Forum Enerpresse, consacré à la thématique suivante : « Energie – Climat, le choc économique ».

Il participera à la première table ronde :

PETROLE : UNE DEPENDANCE A TOUT PRIX

Jeudi 28 juin 2012 – de 9h30 à 11h

Centre international de Deauville

1, avenue Lucien-Barrière

14800 DEAUVILLE

Programme complet et informations pratiques sur  programme-enerpresse-forum-2012

 


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Déc 07 2011

Assez de mythes : le nucléaire est plus cher que les énergies renouvelables

| 07.12.11 | 14h51  •  Mis à jour le 08.12.11 | 12h09

L’affirmation est martelée au point de passer pour une évidence : le nucléaire coûterait moins cher que les énergies renouvelables. « Corollaire » : diminuer la part du premier pour développer les secondes, comme le propose par exemple l’accord Europe Ecologie-Les Verts-PS, augmenterait le prix de l’électricité, appauvrirait les ménages et amènerait les usines à délocaliser. Pourtant, cette affirmation est déjà fausse et le sera encore plus à l’avenir.

Si l’électricité est moins chère en France que dans la plupart des autres pays européens, c’est parce que l’Etat a longtemps subventionné le développement du parc nucléaire et que le niveau actuel du tarif réglementé ne permet pas de financer le renouvellement du parc, quels que soient les choix à venir entre nucléaire, centrales thermiques et énergies renouvelables. L’évolution récente des coûts de production électrique est, à ce titre, éclairante.

Dès les années 1980, le programme nucléaire français a vu son coût augmenter, évolution qui ne fait que se prolonger avec le réacteur surpuissant EPR. Cette dérive s’observe en particulier sur les coûts d’investissement, un poste très important. Comme le montre un article publié dans la revue scientifique Energy Policy, le coût d’investissement dans les centrales nucléaires françaises a été multiplié par 3,4 en vingt-cinq ans, même en déduisant la hausse du niveau général des prix. L’EPR ne fait que poursuivre cette trajectoire puisque en supposant – hypothèse optimiste – que la facture finale ne dépasse pas la dernière estimation (6 milliards d’euros), on atteint 3,64 euros le watt – 4,7 fois plus qu’en 1974.

Autre problème, ces coûts ne prennent pas en compte le démantèlement des centrales en fin de vie, ceux de la gestion des déchets, du risque d’accident et les divers coûts de fonctionnement. En se développant, la plupart des techniques voient leur coût diminuer par effet d’apprentissage, et c’est le cas pour les énergies renouvelables ; mais, avec le nucléaire, l’inverse se produit : plus on le développe, plus il coûte cher.

UNE BAISSE IMPRESSIONNANTE

En comparaison, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, le coût d’investissement de l’éolien terrestre était en 2009 de 1,30 euro le watt. Même « normalisé » pour prendre en compte l’intermittence, le coût d’investissement de l’éolien est environ 15 % inférieur à celui de l’EPR, démantèlement inclus. Et, selon une analyse de Bloomberg, le coût de l’électricité d’origine éolienne, déjà divisé par 4,5 depuis les années 1980, devrait encore diminuer de 12 % dans cinq ans.

Quant à l’énergie solaire tirée des panneaux photovoltaïques, elle a connu une baisse impressionnante : début 2011, un module photovoltaïque coûtait en moyenne 1,20 euro le watt en Europe, contre 4,2 euros le watt dix ans plus tôt. Depuis quelques mois, la moyenne sur le marché allemand est même de 1 euro le watt. Même normalisé pour prendre en compte l’intermittence, le coût d’investissement dans le photovoltaïque ne dépasse plus celui de l’EPR (en incluant le démantèlement) que d’environ 25 %. De plus, les professionnels du secteur anticipent encore une baisse de 35 % à 50 % des coûts d’ici à 2020. Comme l’écrit le Prix Nobel d’économie Paul Krugman, « si la tendance à la baisse continue (et elle semble s’accélérer) nous ne sommes plus qu’à quelques années du point où la production d’électricité à partir de panneaux solaires deviendra moins coûteuse que celle à partir de charbon ». Pour simplifier, les calculs présentés ici laissent de côté les coûts de fonctionnement, mais ces derniers sont du même ordre de grandeur entre éolien et nucléaire, et plus faibles pour le photovoltaïque. De même, si un renforcement du réseau est nécessaire en cas de développement des renouvelables, c’est aussi le cas pour l’EPR (340 millions d’euros pour la ligne Cotentin-Maine nécessitée par l’EPR de Flamanville).

Nous vivons un moment historique : celui où les énergies renouvelables deviennent moins coûteuses que l’électricité d’origine nucléaire ou fossile, pour peu qu’elle soit obligée de payer pour ses externalités négatives : émissions de CO2, risques d’accidents, déchets radioactifs… La France se crispera-t-elle sur une technique dépassée, ou se tournera-t-elle vers la seule manière durable de produire de l’énergie : la mobilisation des flux d’énergie renouvelable, et celle, indissociable, des économies d’énergie ?

Sandrine Mathy, présidente du RAC
Isabelle Autissier, présidente du WWF France
Madeleine Charru, présidente du CLER
Adélaïde Colin, porte-parole de Greenpeace France
Bruno Genty, président de France Nature Environnement
Stéphen Kerckhove, délégué général d’Agir pour l’Environnement
Sébastien Lapeyre, directeur du CNIID
Serge Orru, directeur général du WWF France
Sandrine Mathy, Isabelle Autissier, Adélaïde Colin, Madeleine Charru, Bruno Genty, Stéphen Kerckhove, Sébastien Lapeyre, Serge Orru
Article paru dans l’édition du 08.12.11

assez-de-mythes-le-nucleaire-est-plus-cher-que-les-energies-renouvelables_1614336_3232.html

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Transition

Promouvoir le développement d’innovations (technologiques, économiques, sociales) propres créant de la valeur localement pour l’accès aux ressources naturelles, l’alimentation et la santé

Stratégies Energétiques pour l’Avenir

Plus de 1,3 milliard de personnes, soit près de 20 % de la population mondiale, ne bénéficient pas aujourd’hui d’un accès satisfaisant à l’énergie,  notamment d’origine électrique. A contrario, des comportements de plus en plus énergivores, notamment dans les pays énergivores faisant naître des impératifs d’efficacité énergétique. L’extraction des énergies fossiles, comme l’exploitation concentrée de certaines énergies, donnent également lieu à des tensions géopolitiques et opérationnelles et nécessitent une gestion du risque, de la sureté de fonctionnement et de la sécurité, à même de garantir un avenir serein aux populations.

Il est urgent d’unir nos efforts pour permettre un accès universel à une énergie propre et durable. L’ONU a désigné 2012 « Année internationale pour une énergie durable pour tous ».

Green Cross encourage de nouveaux modèles de comportement pour réduire la consommation d’énergie, assurer une autonomie énergétique accrue sur le territoire via l’utilisation accrue de renouvelables et la maîtrise de la demande, enrayer le changement climatique et préserver les ressources naturelles. Nous agissons également pour accélérer et faciliter le développement des technologies propres, de manière diversifiée et déconcentrée, localement ou à l’international.

Par ailleurs, dans la continuité de ses actions pour le désarmement et l’accompagnement du démantèlement des installations à risque, Green Cross encourage une information transparente sur les risques liés à l’exploitation des énergies fossiles, en particulier du nucléaire. Elle sensibilise à l’importance d’une sureté accrue de fonctionnement, un démantèlement propre et maîtrisé des installations en fin de vie et une mise en sûreté des matériels et déchets irradiés.

“ Pour mettre un terme au cercle vicieux “la lutte contre la pauvreté se fait au prix d’un environnement dégradé”, le monde doit rapidement passer à des énergies efficaces, sûres et renouvelables, lesquelles apporteront d’énormes bénéfices économiques, sociaux et environnementaux. Alors que la population mondiale continue de s’agrandir et que la demande énergétique croît, nous devons investir dans des sources d’énergie alternatives et plus durables (éolienne, solaire, géothermique, hydroélectrique) et dans des campagnes généralisées pour une meilleure maîtrise et de meilleurs rendements de l’énergie, qui offriront des possibilités plus sûres, plus efficaces et plus abordables pour concilier à la fois la demande en énergie et la protection de notre fragile planète. ”

Mikhaïl Gorbatchev, Président fondateur de GCI

 

Impulsion d’une logique territoriale

 

Les modèles émergeants, qui permettent d’assurer à la fois une meilleure qualité de vie et une préservation durable de la planète, ne peuvent se concevoir hors sol. Ils s’incarnent dans un contexte territorial, économique, environnemental et social, dont ils vont utiliser les atouts.

Green Cross encourage l’émergence de projets ambitieux sur les territoires et apporte son soutien à des initiatives d’expérimentation transverse, notamment sur les thématiques liées à l’eau, à l’alimentation et à l’énergie. Ceci passe par une identification des différentes innovations possibles, qu’elles soient technologiques, environnementale et sociale, un dialogue et une co-construction sur le terrain, ainsi que le partage de bonnes pratiques qui pourront être adaptées et diversifiées dans d’autres contextes.

Nous pensons que cet accompagnement est tout aussi nécessaire et urgent au Nord qu’au Sud, que ce soit sur un territoire réduit ou à grande échelle. Ainsi, notre plaidoyer tire sa raison d’être et sa pérennité de l’amélioration perceptible qu’il aura réussi à impulser sur le terrain.

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