Archives de l’étiquette : COP21

Déc 11 2015

Négociations #CoP21 – message de Jean-Michel Cousteau

La phase actuelle de négociation est critique pour le futur commun de l’humanité. Voici le message de Jean-Michel Cousteau aux négociateurs

J’ai grandi au bord de la mer Méditerranée, dans le Sud de la France, et ai commencé à plonger à l’âge de 7 ans. Mon père, Jacques-Yves Cousteau, son équipe et moi-même, ont produit de nombreux films documentaires pour présenter les merveilles des océans au public.

Au cours de mes 70 ans de plongée, j’ai découvert des endroits magnifiques de par le monde. Mais j’ai aussi assisté à la destruction de la planète. Maintenant, et c’est nouveau, nous devons affronter le plus grand défi de l’histoire humaine : l’accélération du changement climatique. Avec les dirigeants et gouvernants mondiaux réunis à Paris – et le monde entier qui regarde.

Le temps est plus que compté. Il y a eu assez de discours. Nous devons prendre désormais action, maintenant, pour infléchir la trajectoire de notre futur commun. Nous devons nous focaliser sur les solutions. Aucune nation ne sortira vainqueur d’une augmentation des émissions de gaz à effet de serre, d’une montée des températures ou d’une détérioration de la santé des océans. Nous gagnerons si nous protégeons les terres et océans.

Chaque nation dans le monde gagnera si nous nous rassemblons pour trouver des solutions. Chaque nation aura quelque chose à gagner si nous réalisons que la qualité de nos futurs dépend de la santé de la planète. Confrontée à ce défi, l’espèce humaine innovera de manière remarquable, et peut s’adapter aux besoins changeants de notre époque. Nous sommes la seule espèce sur la planète qui peut faire le choix de ne pas disparaître.

Aujourd’hui, les connaissances sont plus importantes que jamais, et nous pouvons communiquer pour atteindre l’ensemble du monde. Nous savons que le climat se dérègle rapidement, que la biodiversité est altérée, et l’eau de la planète de plus en plus polluée. Mais ensemble, nous pouvons résoudre ces problèmes. Les opportunités de création d’activités sont sans fin. Nous pouvons mieux capter l’énergie du soleil, des vents, des marées et courants. Nous pouvons réemployer ou recycler les produits chimiques avant qu’ils ne rentrent dans l’océan, et cultiver durablement l’océan. Les possibilités de développer nos communautés humaines tout en protégeant notre bien commun sont multiples.

Il n’y a qu’un seul système d’eau, et ensemble, nous vivons sur une seule planète de terre et d’eau. Nos vies sont toutes liées, et nos futurs intimement connectés. Construisons le futur de l’eau et des énergies propres qui nous permettra de vivre. Le temps de l’action, c’est maintenant.

Vous pouvez retrouver cette déclaration en français et en anglais.

Décryptage du texte du 10 décembre

Nous avons revu le texte du 10 décembre (http://bit.ly/UNFCCC_draft_dec10) à la lueur de nos 8+1 mots-clés… et voici le résultat.

A moins de 6 heures de la clôture prévue des négociations, le statut juridique du texte n’est toujours pas tranché, ni ce qui est contraignant et ce qui ne l’est pas. C’est un obstacle majeur pour en faire un texte d’action et de réponse à l’urgence climatique.

Le rôle des acteurs non-étatiques, essentiel dans les progrès et actions annoncées pendant la CoP21, est reconnu. L’adaptation fait l’objet d’une attention désormais plus en rapport avec les enjeux. Mais le dispositif de réponse est trop lent : avec une première revue quinquennale globale des émissions en 2024, le texte désavoue le GIEC et ne répond pas à l’urgence climatique. L’ambition de co-construction d’un futur souhaitable (qu’il s’agisse de financement, de transferts de technologie ou de coopération) n’est pas en rapport avec les enjeux. La cible 2050 n’est plus définie, ni les engagements concrets sur l’énergie, l’alimentation, la préservation de l’eau et des océans.

Ce texte est une incantation, non un cadre d’action: l’ambition affichée de réduction du dérèglement climatique à 2°C nécessite des moyens sans commune mesure avec le contenu du texte. Nous espérons que les engagements et plans d’actions des pays (INDC), ainsi que les solutions issues du Plan d’action Lima Paris (LPAA) seront eux développés, poursuivis, partagés très rapidement et surtout mis en oeuvre dès que possible.

Nos curseurs par rapport aux 8+1 mots-clés que doivent comporter un accord ambitieux

1 – Rôle des gouvernements locaux                                                
2 – Suivi effectif et révision des engagements                                                                     
3 – Pertes et dommages                                                                                                                  
4 – Approche inclusive sur les territoires                              
5 – Reconnaissance des savoirs traditionnels                                               
6 – Financement (à l’échelle des territoires)                                                                
7 – Accélération de la mise en réseau des solutions                                                       
8 – Droits humains                                                                                                                       

Droits humains : urgent d’agir – reconnaissons dès maintenant la démarche entreprise vers une déclaration universelle des droits et devoirs de l’humanité (www.droitshumanite.fr), et proposons un procédé pour la reconnaître en moins de 12 mois.

+1 Evolution de la gouvernance pour la CoP22                                                                         

Evolution de la gouvernance pour la CoP22 : les négociateurs sont dans une bulle trop éloignée de l’action. Plus que jamais, une refonte en profondeur du processus de décision UNFCCC est impérative. Retrouvez sur https://www.youtube.com/watch?v=YZjqSN6ybeM la vidéo de Nicolas Imbert sur le sujet.

Clés de lecture du texte – Les 8 + 1 mots-clés qui construiront un accord acceptable à Paris, ou non !  English version to follow – version PDF disponible ici

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Déc 11 2015

Agora Océans et économie circulaire du 10 Décembre

Lors de l’Agora « Océans et économie circulaire » organisée par Green Cross le 10 décembre 2015, la place occupée par les océans dans la lutte contre les dérèglements climatiques a été démontrée, ainsi que les pistes d’innovation qu’ils nous offrent. Un retour sur la COP21 et sur les résultats de la Déclaration ParisClimat2015 ont également été présentés. On a ainsi parlé adaptation, mais également solutions.

Parmi les intervenants, des entrepreneurs innovants, à l’échelle française et internationale, ont aussi parlé solutions.

  • Louis Win-Nemou, contributeur d’Océania 21, chef de la tribu Gohapin, Nouvelle Calédonie

Le lien à la terre et les savoirs traditionnels du peuple calédonien sont menacés par la présence de ressources très convoitées : métaux rares, pétrole, gaz… C’est une perte de savoirs traditionnels anciens de 3000 ans qu’encourt l’Humanité.

En Nouvelle-Calédonie, le travail qui est réalisé sur le développement durable va de pair avec le bien-être des populations. Ce sont ces populations qui subissent déjà aujourd’hui les conséquences des changements climatiques : montée des eaux, réchauffement, cyclones. Leur sens de la résilience est indispensable, tout comme la recherche de solutions locales : la plantation d’arbres, par exemple le palétuvier, qui permet de capter 3 à 4 fois plus de carbone que la moyenne, et aide à casser les vagues.

Au sein d’Océania 21, la réunion de 21 peuples autochtones, reconnus par le droit international, a permis de faire valoir leurs revendications. La Déclaration de Lifou apporte aussi des éléments concrets sur l’adaptation, l’atténuation et le financement. Elle a été référencée aux Sommets de Lyon et de Bogota. Sur les 21 pays insulaires que composent Océania 21, 17 sont indépendants et peuvent donc porter leurs voix et celle des autres à l’ONU et autres organisations internationales.

  • Diffusion du film « Choses vues, mots entendus, 8 mois après PAM »

Ce web-documentaire sur les conséquences au Vanuatu du cyclone PAM qui a frappé l’océan Pacifique Sud début 2015. Ania Freindorf, la réalisatrice, rappelle qu’il existe seulement 3% des aires naturelles protégées. Ce film appelle à l’action et montre comment les pays insulaires se mobilisent.

Louis Win-Nemou a souligné qu’El Nino se reforme plus vite que d’habitude, et que les catastrophes naturelles qui les accompagnent sont de plus grande ampleur. D’une fréquence décennale, ces catastrophes deviennent annuelles. La plantation d’arbres et le développement de l’apiculture peut contribuer, mais le problème majeur reste celui du changement des mentalités, et la préservation des particularités culturelles, notamment dans les pratiques agricoles. Louis Win-Nemou a évoqué l’exemple de la production vivrière d’igname, qui est devenue quasi-impossible du fait de la concurrence de l’igname transgénique en Australie et à Hawaii. La nécessité de préserver des graines non transgéniques dans une banque est posée.

La question de l’eau, plus particulièrement de son approvisionnement et de sa montée, est devenue majeure. Au passage d’El Nino, les pluies sont tellement violentes et les sols perméables, que l’eau ne fait que ruisseler en surface. Le lien entre la pollution en amont et son impact en aval est aussi à faire.

Dec 10 copyright

  • Quels navires pour le futur ?

Boris Federovsky, conseiller technique du GICAN

Ont été évoquées les opportunités que représente l’océan, vecteur essentiel du transport maritime, ainsi que les apports de la technique. Cette dernière permet de répondre à des besoins de sécurité, environnementaux, économiques et opérationnels. En mer, l’économie circulaire prend tout son sens. La transformation optimale de l’énergie, la valorisation des déchets, ainsi que le traitement de l’eau, constituent le triptyque sur lequel repose l’économie circulaire à terre. Le concept de multi-activités en mer complète ces notions de réduction de la consommation de ressources – énergie, matériaux, eau – et de limitation, voire de suppression des rejets dans l’environnement.

Mathieu Kerhuel, président d’Advanced Aerodynamic vessels (A2V)

Présentation d’un prototype de navire d’un nouveau genre. Son design génère une portance aérodynamique qui lui permet d’être extrêmement rapide et d’avoir une faible consommation.

A usage commercial, ces bateaux ont la particularité et l’avantage d’être légers car composés de matériaux composites et de fibres de verre. S’ils sont plus coûteux à l’achat que les bateaux traditionnels, leur légèreté permet de faire des économies de carburant.

  • Océans et économie circulaire

Brigitte Bornemann, directrice des publications, Energies de la Mer

Le portail d’informations qu’elle a développé concerne la filière des énergies de la mer, y compris les navires les infrastructures du littoral , telles que les ports, les usines de production, la logistique. Il propose également une veille sur les impacts environnementaux, sociétaux et socio-économiques.

L’intérêt de la production d’énergies renouvelables marines a également été mis en lumière : il s’agit d’une activité non délocalisable, à dimension territoriale et prédictible.

Le projet de Serious game, véritable outil d’analyse stratégique et pédagogique développé par le Lycée Vauban de Brest dans le cadre du Campus des métiers de la mer présente des technologies que l’on peut développer en mer, entre autres les éoliennes offshore posées ou flottantes ; l’hydrolien, le houlomoteur ainsi les technologies fluviales . Le jeu en 3D, permettra de gérer à partir de données le potentiel énergétique en temps réel converti en production énergétique.

Laure Rondeau-Desroches, responsable communication Europe, Afrique, Moyen-Orient d’Interface

La société Interface existe depuis les années 70, mais elle n’a amorcé son changement stratégique qu’en 1994, en étant à l’avant-garde de la RSE. Son objectif pour 2020 : zéro déchet, zéro impact négatif. Cela passe par l’élimination des déchets, un objectif zéro émission nocive (qualité de l’air intérieur), l’utilisation d’énergies renouvelables, une optimisation des transports, la sensibilisation des parties prenants, et de nouvelles façons de commercer.

Un changement stratégique a été initié suite à l’analyse du cycle de vie des produits (dalles de moquette) : les 2/3 des externalités négatives proviennent du matériau constitutif de la moquette, à savoir le pétrole, et plus précisément le polyamide 6, fibre issue de la pétrochimie. Pour trouver de nouvelles sources de matières premières recyclées, dans le cadre du programme NetWorks, en partenariat avec la ZSL (Zoological Society of London), Interface a identifié une nouvelle source d’approvisionnement : la récupération des filets de pêche. Ce partenariat représente aussi une solution bénéfique pour les communautés locales : aux Philippines par exemple, la collecte des filets abandonnés permet de mettre fin à la « pêche fantôme » qui détruit les stocks de poisson, en plus de nettoyer les côtes et les plages. L’achat des filets se fait à un prix juste, ce qui contribue à augmenter les revenus des pêcheurs. Le recyclage est réalisé par Aquafil, une société italienne, qui transforme les filets en fibre de polyamide 6. Les avantages sont donc de nature environnementale, mais également économique.

Jacques Degroote, président d’Algonésia

Algonésia est une start-up créée en 2013, centrée sur l’agro-industrie et les biotechnologies dédiées aux micro-algues. Le concept s’articule autour de l’économie circulaire, conception dans laquelle le déchet de l’un devient la ressource du suivant. Décliné à la production de micro-algues, le CO2 de l’un devient l’aliment des micro-algues de l’autre. La croissance des micro-algues nécessite du soleil et du CO2, et elles peuvent très bien grandir dans des eaux usées, ce qui représente un atout environnemental considérable dans un objectif de captation du carbone. La traçabilité du carbone a été identifiée comme un enjeu. Jacques Degroote a donc également collaboré à la création d’un outil appelé CO2Track.

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Déc 10 2015

Décryptage du texte du 9 décembre

Nous avons revu le texte du 9 décembre (http://bit.ly/UNFCCC_draft_dec09) à la lueur de nos 8+1 motsclés…et voici le résultat.

1                                                

Rôle des gouvernements locaux : l’article 15 ouvre la porte pour une intégration discrétionnaire, au cas par cas, d’acteurs non étatiques.

2                                                                      

Suivi effectif et révision des engagements : l’article 2 laisse encore les options ouvertes pour des visions très différentes de ce qu’est un engagement et un accord contraignant. C’est un point essentiel non encore tranché. Une section entière (article 9) est consacrée avec la transparence, avec une bonne volonté de principe mais floue au niveau de la méthode. La définition du mécanisme de compliance est reportée à plus tard (article 11). La mention spécifique à l’article 12.8 sur la présence de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique augure de peu de transparence sur la transition énergétique. L’article 19 permet une certaine flexibilité dans les amendements.

3                                                                                                                        

Pertes et dommages : non tranché (cf. article 5)

4                        

Approche inclusive sur les territoires : pp13: en préambule, la sécurité alimentaire est expressément mentionnée, ainsi que la vulnérabilité des systèmes agricoles. L’article 2.1 précise bien le rôle de la finance, mais omet les acteurs territoriaux. Les financements et transferts de technologies font l’objet de précisions vers plus de concret (article 6 à 8). Le « capacity building » est toujours défini de manière souveraine par pays, ce qui n’encourage pas la coopération décentralisée (article 8).

5                                                                                                             

Reconnaissance des savoirs traditionnels : pp11: en préambule, l’allusion explicite à la Terre Mère est une première étape. Rien de plus

6                                                                                                             

Financement à l’échelle des territoires : cf.point 4 – encore très flou. La porte est ouverte pour des options plus précises, plus pragmatiques. Traditionnellement les choses se débloquent en toute fin de CoP

4                        

Accélération de la mise en réseau des solutions : L’article 4 propose des axes de progrès sur l’adaptation, mais sans contrainte.

3                                                                                                                        

Droits humains : parenthèses et crochets -et c’est dommage,d’autant plus que la déclaration des droits de l’humanité a été diffusée ce matin à toutes les délégations (www.droitshumanite.fr).

Un petit peu différents des précédents, le dernier mot clé est en fait l’impact sur le processus des conférences des parties de la mise en œuvre des motsclés précédents dans le texte.

+1                                                                                                                        

Evolution de la gouvernance pour la CoP22 : beaucoup de propositions de méthode, mais des process très lourds et peu de subsidiarité.

Parmi les éléments intéressants, citons la mention en préambule (et donc sans valeur contraignante) de l’océan, au même rang que les écosystèmes terrestres et la Terre Mère.

En synthèse, beaucoup doit encore être accompli, et le chemin des solutions sera probablement plus celui qui mènera de la CoP21 à la CoP22 que celui des 72 prochaines heures. Nous restons dans un processus et un accord inter-national, beaucoup plus long qu’un engagement contraignant multi-latéral, et très peu des travaux des sommets préparatoires ont pu être repris. La solidarité avec les peuples du Pacifique reste au stade incantatoire, malheureusement. La convergence des mobilisations de sujets aussi complémentaires et différents que l’économie circulaire, les littoraux et océans, et l’alimentation est encouragée par le texte d’ici à la CoP22 et jusqu’à 2020, mais sans aucun caractère impératif. Est-ce suffisant par rapport à l’urgence ? Et ne faudrait-il pas mieux un 2°C avec une feuille de route permettant de ne pas le dépasser qu’un texte qui se donne l’illusion des 1,5°C et est dimensionné pour 2,5 à 3°C.

Prochains événements

  • 10 décembre, 14h – 17h, Grand Palais (entrée libre pour tous), Solutions CoP21, Paris: Conférence – Agora « Océan et économie circulaire »Accès libre pour tous.
  • 11 décembre, 17h45 – 19h00, Le Bourget : intervention de Nicolas Imbert lors du débat de Réseau Projection « Les solutions face aux risques climatiques en milieu urbain : expériences ouest-africaines ». Espace Générations Climat, le Bourget. Accès libre pour tous.

Clés de lecture du texte – Les 8 + 1 motsclés qui construiront un accord acceptable à Paris, ou non !  English version to follow – version PDF disponible ici

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Déc 07 2015

Les 8 + 1 mots-clés qui construiront un accord acceptable à Paris, ou non !

English version ? See bottom of page

Contexte

Le texte remis le 5 décembre à 12h, à l’issue de la première semaine de négociation (http://bit.ly/CoP21_dec5draft), n’est pas encore à la hauteur des enjeux de la conférence présidentielle du 30 novembre, ni de l’urgence climatique. Il reste moins d’une semaine pour rendre ce texte plus ambitieux, concret, opérationnel, approuvé et en application pour tous. Afin de contribuer à cet effort, Green Cross vous présente ici sa perception des 10 mots dont la présence – ou non – changera la portée du texte. Nous suivrons quotidiennement les avancées sur ces 8 + 1 mots-clés, qui manquent aujourd’hui et dont la présence rendraient le texte acceptable eu égard aux enjeux.

Les 8 +1 mots-clés qui font aujourd’hui défaut

 

1

Rôle des gouvernements locaux : les collectivités locales ont montré, notamment via la déclaration de Lyon, l’importance de leurs engagements, les résultats concrets déjà obtenus et la capacité à travailler en réseau. Les reconnaitre et les engager dans le texte est essentiel pour l’efficacité des actions d’atténuation et d’adaptation.

 

2

Suivi effectif et révision des engagements : le processus proposé aujourd’hui est flou, très peu contraignant, lourd et long à mettre en œuvre. Nous souhaitons un processus agile, opérationnel, connecté avec l’économie et la consommation des ressources, mis en œuvre dès 2017, avec transparence et publicité des méthodes d’analyse et de reporting.

 

3

Pertes et dommages : la porte est désormais ouverte pour une aide spécifique aux pays les plus vulnérables au dérèglement climatique. Il s’agit désormais de proposer un mécanisme simple permettant aux pays les plus vulnérables de faire face aux effets du dérèglement climatique, de s’adapter et de contribuer à la transition écologique de leurs économies, et non uniquement de les considérer comme des « déplacés climatiques » en devenir.

 

4

Approche inclusive sur les territoires : une vision désincarnée du carbone et du climat, déconnecté des actions concrètes qui le génèrent (alimentation, énergie, habitat transports et modes de vie, gestion de l’eau et des océans, investissement et finance…), rend l’empreinte carbone trop éloignée des réalités opérationnelles. C’est en reconnaissant dans le texte la possibilité de fixer un prix au climat – possiblement différent par plaque géographique, et en définissant des axes de travail concret dans les émissions carbones que nous pourrons concrètement lutter contre le dérèglement climatique.

 

5

Reconnaissance des savoirs traditionnels : qu’il s’agisse d’adaptation ou d’atténuation, le rôle des savoirs traditionnels, et la nécessité de faire avancer conjointement science, innovation et savoirs traditionnels a disparu. Il est essentiel de pouvoir mettre en avant la reconnaissance des savoirs traditionnels dans le texte, afin de développer notre effectivité dans les réponses au dérèglement climatique, et d’affecter les moyens nécessaires à leur insertion dans les dispositifs d’alerte, de lutte contre le dérèglement climatique et d’atténuation.

 

6

Financement à l’échelle des territoires : les annonces et levées de financement restent floues et différencient mal le don, l’aide d’urgence, les prêts et avances remboursables et budgets de coopération décentralisée. Ces éléments doivent être précisés. Nous devons également nous assurer que les dispositifs d’aide soient accessibles à l’échelle des territoires, et permettent un financement diffus autant que concentré. Il est essentiel que les actions financées restent les droits des populations sur lesquelles le financement s’opère, et soient construits avec eux, pour des projets diversifiés, résilients, respectant la biodiversité et l’eau.

 

7

Accélération de la mise en réseau des solutions : ces solutions se mettent en place, concrètement, au nord comme au sud: on parle eau, littoral et océan, agriculture, transport, bâtiment, transition énergétique – ce sont des co-constructions entre les collectivités locales, les entreprises et les associations, englobant la science, les savoirs coutumiers, le partage d’expériences et la coopération décentralisée. Elles restent pourtant en marge des travaux et des engagements de l’accord, alors même qu’elles sont la clé à sa mise en œuvre effective.

 

8

Droits humains : le texte – et c’est une belle avancée – fait mention aux droits humains. Cette mention doit être précisée et concrétisée. Nous suggérons de mentionner le projet de déclaration des droits de l’humanité (www.droitshumanite.fr) et de proposer un processus de négociation pour en faire un élément de négociation en vue d’une adoption à la CoP22. Il est également essentiel que l’ensemble des financements opérés dans le cadre de l’accord le soient dans le respect des droits humains, et des aspirations des populations sur lesquelles les projets d’adaptation ou d’atténuation s’appliqueront.

Un petit peu différents des précédents, le dernier mot clé est en fait l’impact sur le processus des conférences des parties de la mise en œuvre des mots-clés précédents dans le texte.

 

+1

Evolution de la gouvernance pour la CoP22 : afin de mettre en œuvre les messages des Chefs d’Etat et de gouvernement délivrés au début de la CoP 21, il est essentiel d’incorporer dès la COP21 et encore plus sur la trajectoire COP21 / COP22, les avancées concrètes du Lima-Paris Action Agenda et des actions présentées par la société civile.  Ceci permettra de faire réellement du texte issu de la COP21 la trajectoire des solutions, du concret et des engagements. Une telle démarche nécessite de reformater le dispositif de négociations pour une approche inclusive sur les territoires et un agenda climat connecté aux agendas géopolitiques, économiques et sociaux. Cette évolution devra être au plus tard visible 9 mois avant la CoP22 (Marrakech), afin de permettre un processus diplomatique et opérationnel revisité pour la préparation de la CoP22.

Il ne reste plus que 5 à 6 jours pour que ces mots-clés soient incorporés dans un texte que nous souhaitons le plus court, concret, inclusif et lisible possible, sans parenthèses ni crochet. C’est possible avec la plus grande impulsion présidentielle et ministérielle, mais ce sera difficile. C’est pourtant le seul moyen d’être à la hauteur de l’urgence climatique…et de l’histoire.

______________

Eight (+ 1) key changes needed to make an acceptable agreement in Paris

 

Following the first week of negotiations at COP21, the draft text released on 5 December does not yet rise to the climate challenge – or respond to the urgency for action that almost everyone agrees we are facing.

 

There is less than one week remaining to arrive at a text that is more ambitious, concrete, realisable and universally applicable. To that end, Green Cross has identified the key elements that will make or break this agreement.

 

  • The role of local governments: local authorities have shown, most notably through the Lyon Declaration, their ability to produce concrete results and to work together as networks. It is essential to recognise and engage with these actors to ensure that their experiences with climate change mitigation and adaptation are incorporated into global efforts.

 

  • Effective follow-up and monitoring of commitments: The process now being proposed is simultaneously weak and non-binding, as well as ponderous and slow to implement. Monitoring of commitments must be agile, operationally-focused, directly related to the economy and resource consumption, and in place by 2017. Analysis methodologies and reporting should be publicly available and transparent.

 

  • Losses and damages: The door remains open to create a dedicated aid programme for the countries at greatest risk from climate instability. There needs to be a mechanism enabling these vulnerable countries to deal with the effects of climate change, to adapt, and to support the ecologically-responsible transformation of their economies – they cannot simply be left to be “climate refugees” in the making.

 

  • An inclusive approach: A vision for a decarbonised future that does not directly address the sources of that pollution (in the food industry, energy, building, transport, lifestyle, water and ocean management, investment and finance) produces a “carbon footprint” far removed from reality. The text must introduce the possibility of fixing a price to carbon – perhaps differentiated by geographic region – and define the practical lines of action that can be pursued to reduce carbon emissions and fight climate change.

 

  • Recognition of traditional knowledge: In both mitigation and adaptation, science, innovation and traditional knowledge can complement each other and advance together. It is essential that recognition of traditional knowledge be put forward in the agreement text, ensuring more effective responses to climate change by incorporating traditional knowledge into awareness-raising, fighting climate change and adapting to climate instability.

 

  • A financial mechanism equal to the need: Pledges and levies of funding have so far been piece-meal, and ambiguously divided between donations, emergency aid, loans and “decentralised cooperation” budgets. These must be precisely elaborated. These aid mechanisms must also be clearly accessible to those who need them, and available for widespread use and not only as concentrated packages. Financed activities must be founded on the rights of the affected populations, developed in partnership with them. Projects should be diversified, resilient, and respectful of biodiversity and water.

 

  • Accelerating the operationalisation of solutions: Concrete solutions must be put in place, in both developed and developing countries. Water, coasts and oceans, agriculture, transport, building, energy – all these sectors should see improvement across different contexts, co-developed between local populations, businesses and associations. They should incorporate science, local customs, experience-sharing and decentralised cooperation. This topic remains peripheral to the work and commitments around the agreement, despite being very much the key to effectively putting it into practice.

 

  • Human rights: The text – to its credit – does mention human rights. But what this means must be clarified and concretised. The text should reference the Declaration of Rights (and Responsibilities) of Humankind (http://droitshumanite.fr/DU/?lang=en) and propose a negotiation process in anticipation of its adoption at COP22. It is also essential that all financial operations facilitated under the agreement respect human rights and the aspirations of populations subject to mitigation or adaptation projects.

 

Somewhat different from the others, the last key point touches on the COP process itself and its impact on the application of the preceding recommendations.

 

+1) Improving governance ahead of COP22: In order to put into practice

the messages delivered by heads of states and governments at the start of COP21, the real advances in the Lima-Paris Action Agenda and the activities recommended by civil society must be incorporated into the COP21 agreement and, particularly, into the COP21-COP22 roadmap. It will be especially important to reorient the negotiations towards a more inclusive approach, and towards a climate agenda more closely integrated into geopolitical, economic and social priorities. These changes must be seen at least nine months ahead of COP22 in Marrakech, in order to inform renewed diplomatic and operational processes in preparation for the next COP.

 

There are only five days left for these key items to be incorporated into a text that we hope will be as concise, concrete, inclusive and readable as possible – and without parentheses or provisos. It is possible, given a great deal of presidential and ministerial support, but it will be difficult.

 

This is, however, the only way to meet the urgent challenge of climate change. And to make history.

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Déc 05 2015

Mi-CoP21: texte en demi-teinte

Et si la CoP accouchait d’une souris, d’un accord à minima ? Le 5 décembre est action day, la journée de l’action, et malheureusement de ce point de vue, le texte proposé ce jour est plutôt décevant. Chacun peut se faire son idée sur http://www.cop21.gouv.fr/en/the-new-draft-agreement-is-online/

On note en particulier la reconnaissance du rôle des gouvernements locaux qui a disparu, celle des savoirs traditionnels également – les éléments les plus concrets proposant des objectifs et des axes de travail sur l’océan et l’eau, l’agriculture et l’alimentation, la transition énergétique des territoires….ne sont plus là non-plus. Seule maigre source de consolation, une formule qui persiste, rattachement timidement les droits (et devoirs) humains et le dérèglement climatique.

Face à ceci, nous devons rester mobilisés: il est de la responsabilité de la société civile du pays d’accueil de mettre en place la pression opportune pour que les choses se passent.
Les side-events et travaux depuis le début de la CoP, si besoin était, les réelles réussites apportées par les approches inclusives, concrètes, opérationnelles, sur les territoires. Ces solutions se mettent en place, concrètement, au nord comme au sud: on parle eau littoral et océan, agriculture, transport, bâtiment, transition énergétique – ce sont des co-constructions entre les collectivités locales, les entreprises et les associations, englobant la science, les savoirs coutumiers, le partage d’expériences et la coopération décentralisée.
Pourtant, dans les négociations de la CoP, tout se passe ici et maintenant comme si le message fort des chefs d’état et de gouvernements avait été oublié sitôt prononcé…les négociateurs sont repartis dans l’approche techniciste sur lesquelles dont les CoP sont en départage depuis Copenhague au lieu de construire du consensus.
Il nous semble important que les parties, dès lundi matin :
  • entendent et mettent en oeuvre le message des chefs d’état et de gouvernement, reprenant les attentes fortes et largement partagées des sociétés civiles,
  • incorporent, dès la CoP21 et encore plus sur la trajectoire CoP21 / CoP21, les avancées concrètes des acteurs non étatiques, et fassent réellement du texte issu de la Cop21 la trajectoire des solutions, du concret, des engagements,
  • reformatent le dispositif de négociation pour une approche inclusive sur les territoires, intégratrice, et un agenda climat connecté aux agendas géopolitiques, économiques, sociaux.
Nous avons des outils pour ceci:
  • la référence à la Déclaration des Droits de l’Humanité (http://www.droitshumanite.fr) dans le texte commun,
  • la réinsertion dans le texte du rôle des gouvernements locaux, et de la nécessité d’une approche inclusive, intégratrice sur les territoires,
  • la mobilisation autour des engagements opérationnels, notamment ceux qui peuvent être pris via l’économie circulaire, les zones marines et littorales, l’évolution de l’alimentation, de l’agriculture et la transition écologique des territoires.
Et, plus que jamais, nous devons agir ! Maintenant
2015-12-01 16.36.30

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Déc 03 2015

Green Cross à la Cop21 – 3 décembre – peuples autochtones

La vision des peuples autochtones face au dérèglement climatique

La question que nous posent les peuples autochtones est la suivante : quelle planète allez-vous laisser à nos enfants, et quels enfants allez-vous laisser à notre planète ? Qui représente et est le gardien des droits de la nature, de l’air, de l’eau, de la forêt ? Qui donne la permission pour exploiter, forer ?

Malgré une reconnaissance de plus en plus répandue au sein des organisations internationales comme des sujets de droit, les peuples autochtones rencontrent encore des difficultés à faire valoir leurs droits. Par ailleurs, ils ne sont pas considérés comme des autorités étatiques et font donc partie, lors des négociations climatiques, de la société civile.

Cela vient notamment du fait que leur relation matérielle, spirituelle, économique (au sens oïkos et nomos, l’usage des ressources) avec la terre diffère complètement de la nôtre. Le rapport prédateur que nous entretenons avec la terre est dénoncé depuis les années 70, tout comme la recrudescence des conflits qu’entraîne la dégradation du système terre. Tom BK Goldtooth, d’Indigenous Environment Network, comparait leur relation à celle d’une mère avec son enfant. Il pense que le défi des peuples autochtones consiste à relayer leurs connaissances et point de vue au sein de la CCNUCC, afin de créer un nouveau paradigme.

Pour faire valoir leurs voix, les populations autochtones de 7 régions se sont réunies autour d’une position commune, au sein d’assemblées appelées CAUCUS. Leurs revendications pendant la COP consistent en quatre principes :

  • L’inscription dans l’accord de Paris du respect des droits des peuples autochtones dans les politiques contre les dérèglements climatiques
  • La reconnaissance de leurs savoirs traditionnels et modes de vie comme solutions à l’atténuation et à l’adaptation
  • Leur participation au processus liés au dérèglement climatique et aux programmes locaux, nationaux et internationaux
  • Un accès direct aux fonds de finance du climat, ce qui leur est difficile étant donné qu’ils ne sont pas reconnus comme des entités étatiques

Pour eux, la solution du marché n’en est pas une : le concept de croissance est opposé à la nature, et ne prend pas en compte ses limites. Le marché est perçu comme une manipulation de ce qui est sacré.

Pour Marie Rowe, les peuples autochtones sont remarquables de par leur résilience, ce qui justifie qu’il  ait une alliance avec les chercheurs et les politiques car leurs connaissances sont complémentaires. Ils ne sont pas des victimes passives mais ont des solutions. La question de l’adaptation n’est nullement nouvelle pour eux, car elle a toujours été au cœur de leurs modes de vie : ils ont toujours connu les limites de la nature et pris en compte les générations futures, « respecter et conserver ».

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Green Cross – notre agenda CoP21

PENDANT LA COP21 : EVENEMENTS ORGANISES PAR GREEN CROSS OU AVEC SON SUPPORT

  • 1er décembre
    • 12h – 13h : plateau TV dédié à la présentation de la position officielle du Comité 21 sur les négociations. Pavillon du Comité 21, espace Génération Climat, le Bourget
    • Les éléments de compte-rendu de cet événement sont disponibles ICI.
    • 15h – 18h, le Bourget : side-event Chine-Europe, intervention de Nicolas Imbert pour présenter le Texte commun aux côtés des rédacteurs chinois. Présence de l’exposition « Merveilles à Sauvegarder ». Salle 1, espace Génération Climat, le Bourget.
  • 2 décembre, 11h – 12h30, le Bourget : side-event World Summit Climate & Territories (WSCT). A 11h30, présentation de l’atelier Adaptation GCFT / ICC / ICLEI par Dominique Héron et Nicolas Imbert. Salle 4, espace Génération Climat, le Bourget
  • 3 décembre, 13h – 14h30, le Bourget : side-event Green Cross France et Territoires «Réparer et protéger l’océan pour s’assurer un climat serein et une humanité préservée, ParisClimat2015 – Objectif OCEAN ». Salle 1, espace Génération Climat, le Bourget
  • 4 décembre, 15h30 – 17h, Paris : Modération de la table ronde « Les transformations structurelles de l’Afrique » par Nicolas Imbert lors du Land of African Business. Hôtel de l’Industrie, salle Chaptal, Paris Programme En savoir plus
  • 4 décembre,  19h – minuit, Paris : Breakthrough night, la Nuit de l’innovation, Grand Palais, Paris Programme En savoir plus
  • 5 décembre,  13h20 – 14h, Le Bourget : plateau-TV « Eau et océans : comment éviter les scénarios catastrophes du futur à l’heure de la COP21 » pavillon des solutions Comité 21, en partenariat avec le Partenariat Français pour l’Eau
  • 5 décembre,  18h, Paris : Appel pour la solidarité climatique, GERES. Grand Palais, Paris
  • 6 décembre, 16h15-17h, Paris : Agora du Club France « La Charte des droits de l’Humanité » : Présentation par Corinne Lepage et Bettina Laville, Grand Palais, Paris.
  • 6 décembre, 18h, Paris : Projection-débat du film « A la poursuite de l’Endurance » de Bertrand Delapierre, produit par Luc Hardy, Grand Palais, Paris.
  • 6 décembre, 20h, Paris : Projection-débat du film « Nos enfants nous accuseront» de Jean-Paul Jaud. Cinéma Les 7 Parnassiens en présence de Nicolas Imbert. 98, boulevard du Montparnasse, Paris 14e
  • 8 décembre, 17h00 – 19h00, Grand Palais (entrée libre pour tous), Solutions CoP21, Paris: Echanges d’experts sur les solutions issues de la sphère politique, des ONGs et des entreprises face au défi climatique: avec Isabelle Autissier, présidente du WWF France, Corinne Lepage, femme politique et avocate, et Nicolas Imbert, Directeur Général de Green Cross France et Territoires. Illustration à travers le témoignage d’Arjowiggins Graphic. Table-ronde animée par Christine Oberdorff, rédactrice en chef d’Ushuaïa TV. Accès libre pour tous.
  • 9 décembre, 9h00 – 11h, le Bourget, zone bleue (badge UNFCCC requis) : événement autour de la Déclaration des droits et devoirs de l’Humanité, pavillon de la France.
  • 9 décembre, 15h30 – 16h15, Grand Palais (entrée libre pour tous), Solutions CoP21, Paris: Conférence – Agora « Diplomatie et Outremer »,  avec Nicolas Imbert, Luc Laventure, Bettina Laville, Dominique Martin-Ferrari…Accès libre pour tous.
  • 10 décembre, 14h – 17h, Grand Palais (entrée libre pour tous), Solutions CoP21, Paris: Conférence – Agora « Océan et économie circulaire ». Accès libre pour tous.
  • 11 décembre, 17h45 – 19h00, Le Bourget : intervention de Nicolas Imbert lors du débat de Réseau Projection « Les solutions face aux risques climatiques en milieu urbain : expériences ouest-africaines ». Espace Générations Climat, le Bourget. Accès libre pour tous.

 

 

 

 

 

 

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Déc 03 2015

webTV tv.cop21.mobi –> actualisée quotidiennement

 

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L2015-11-27 13.50.15a webTV Green Cross est en ligne sur https://vimeo.com/channels/cop21paris

Les thématiques

La transition énergétique, une réalité sur les territoires – Web TV Green Cross 

https://vimeo.com/channels/cop21paris

  • Damien Carême, maire de Grande Synthe
  • Pierre Astruc, secrétaire général de GRTgaz
  • Jean-Yves Leber, créateur de Fenix International
  • Débat animé par Sonia Henry, depuis les locaux de la Française Group

Iles et espaces littoraux, sentinelles du climat

https://vimeo.com/channels/cop21paris

  • Anthony Lecren, ministre de l’environnement et des affaires coutumières, Nouvelle-Calédonie
  • Maina Sage, députée de Polynésie
  • Houria Tazi Sadeq, membre du Conseil National des Droits de l’Homme Marocain,
  • Débat animé par Chloé Nabédian, depuis le pavillon marocain à SolutionsCoP21, au Grand Palais

Entreprendre au féminin pour le climat

https://vimeo.com/channels/cop21paris

  • Christiane Albert, directrice du SICR, fondatrice du cluster CREER, la Réunion
  • Nadège Batou, réalitrice au Congo,
  • Marie-Anne Isler Beguin, signCoP21
  • Dominique Martin Ferrari, WECF
  • Débat animé par Nicolas Imbert, depuis les locaux de la Française Group

Les Chefs d’Etat seront-ils au rendez-vous de la CoP21 ?

Avec des interviews exclusives :

La mobilisation des territoires

L’implication citoyenne à la CoP21  

Protéger les océans pour un climat serein et une humanité préservée

Eau, océan et climat

Retrouvez le plateau TV du Partenariat Français pour l’Eau et de Green Cross sur le compte Youtube du Partenariat Français pour l’Eau :https://www.youtube.com/watch?v=1dnKdL1MpIk&feature=youtu.be

Entreprendre et investir pour le climat

Retrouvez ici-même Michèle Sabban

Michèle Sabban – webTV Green Cross from GCFT on Vimeo.

 

Retrouvez également Sebastian Copeland

Sebastian Copeland – webTV GreenCross from GCFT on Vimeo.

 


Xavier Lépine – webTV Green Cross from GCFT on Vimeo.

 

Delphine Blumereau – webTV Green Cross – tv.cop21.mobi from GCFT on Vimeo.

 

Renaud Prouveur – tv.cop21.mobi from GCFT on Vimeo.

 

 

Pierre Nougué – tv.cop21.info from GCFT on Vimeo.

Yves Mathieu – tv.cop21.mobi from GCFT on Vimeo.
Notre caméra sera également présente demain et les prochains jours, au Bourget et dans le centre de Paris, et ira à la rencontre de tous les impliqués – avec une édition par jour, tous les soirs avant 20h, et des surprises au fil de l’eau – la bande-annonce est ici: https://vimeo.com/147231941

 

Anne Ged – tv.cop21.mobi from GCFT on Vimeo.

Qu’attendre de la COP21 ? Plateau TV au Bourget le 1er décembre 2015.

Thanh-Tam Le – webTV Green Cross from GCFT on Vimeo.

 

La transition énergétique, une réalité sur les territoires – Web TV Green Cross sur vimeo

N’hésitez pas dès maintenant à propager notre webTV sur les réseaux sociaux, à vous abonner et à relayer notre chaîne https://vimeo.com/channels/cop21paris et le site http://tv.cop21.mobi.

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/webtv-tv-cop21-mobi-lancement-lundi-30-decembre/

Nov 28 2015

Cop21 – nous sommes prêts

Green Cross est prêt pour la CoP21.

Tout d’abord autour de deux travaux majeurs qui prennent pleinement leur sens en ces jours:

  • Le projet de Déclaration des Droits et Devoirs de l’Humanité (http://www.droitshumanite.fr), qui pourrait être évoqué lors de la plénière d’ouverture, et donnera lieu à un side-event le 9 décembre à 11h au Bourget,
  • Les travaux sur l’adaptation et la résilience co-construits au Sommet Mondial Climat et Territoires (WSCT, Lyon, juillet 2015) et que nous restituerons le 2 décembre à 11h au Bourget,
  • ainsi que la mobilisation multi-acteurs ParisClimat2015 – Objectif OCEAN structurée autour de 60 têtes de réseaux signataires (entreprises, territoires, financiers, associations et fédérations…), dans 30 pays, représentant ensemble 50 000 structures contributrices. Notre side-event est le 3 décembre à 13h, au Bourget.

Par ailleurs, du 30 novembre au 10 décembre, Green Crosslance tv.cop21.mobi, la web-TV quotidienne des territoires en transition5 émissions par semaine, entre interviews et plateaux TV. A retrouver dès lundi sur http://tv.cop21.mobi.

Amis rhonalpins et de suisse voisine, ces contenus seront repris, avec de nombreuses animations autour de Green Cross, au salon Naturellia http://www.naturellia.com/ (entrée 2 euros, dont 1 euro pour Green Cross).

C’est une TV participative. Vous êtes présents au Bourget où à Paris pour la Cop21 et souhaitez contribuer ? Ecrivez-nous sur contact@gcft.fr

Vous n’êtes pas au Bourget ni à Paris et avez un message pour nous ? Postez votre vidéo en privé survimeo.com et envoyez-nous le lien (et le mot de passe) sur contact@gcft.fr.

Dans le dramatique contexte que nous connaissons, cette CoP qui se place plus que jamais autour de la construction commune d’un futur acceptable pour l’humanité, doit et va réussir autour d’engagements contraignants, régulièrement audités, et d’actions concrètes incrémentales à l’échelle des territoires: prix du carbone, transition énergétique, évolutions agricoles et alimentaires, eau et océan, coopération décentralisée, solidarités des territoires, prévention des conflits. C’est cette richesse que nous avons choisi de contribuer à mettre en avant pendant la CoP.

Vous pouvez télécharger ICI le Guide Green Cross de la CoP21: en 36 pages, l’essentiel sur la CoP, les sujets chaud, les événements et contacts sur les différents lieux.
2015-11-28 13.48.52
Du 30 novembre au 10 décembre, vous trouverez régulièrement notre agenda et le guide actualisés sur le site http://agenda.cop21.mobi, qui sera ouvert le 30 novembre au matin. Et vous reconnaîtrez les bénévoles et relais de Green Cross sur le terrain entretemps à leur écharpe blanche, siglée du logo GreenCross.

N’oubliez pas, ce week-end, le climat a aussi besoin de vous: participez à la COY11 à Villepinte, déposez vos chaussures pour la marche virtuelle pour le climat (Place de la République à Paris – avec avaaz.org, et dans de nombreuses villes de France), mobilisez-vous sur les réseaux sociaux, agissez…

A très vite
l’équipe Green Cross

2015-11-27 13.50.15

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/cop21-nous-sommes-prets/

Nov 27 2015

Pour la CoP21, Green Cross se mobilise pour les territoires insulaires

Dérèglement climatique…cyclones, typhons et phénomènes climatiques extrêmes…montée des eaux…les états et territoires insulaires paient un lourd tribu au dérèglement climatique, alors qu’ils ne sont que pour très peu à l’origine de ce développement climatique.

Nous nous mobilisons de longue date pour les îles pionnières et territoires insulaires.

Ainsi, Green Cross a contribué à la Déclaration de Lifou portant la voie unie des états et territoires du Pacifique Sud, et nous étions présents au Vanuatu quelques temps après le cyclone PAM pour une analyse des enjeux et besoin de reconstruction.

Un webreportage « impressions de Vanuatu » a été réalisé pour rendre compte de cette situation, il est désormais disponible en ligne: https://vimeo.com/143344951

 

Impressions du Vanuatu – mai 2015 from GCFT on Vimeo.

 

Par ailleurs, la Déclaration de Lyon, à l’issue du Sommet Mondial Climat et Territoires, comporte de nombreuses réponses concrètes aux enjeux des territoires insulaires et littoraux, notamment en termes d’adaptation

Nous étions présents à Paris, au CESE, ce 23 octobre pour témoigner dans le cadre de la journée internationale de mobilisation des CESE pour la CoP21.

Green Cross a également été à l’origine, le 8 juin 2014, de la mobilisation ParisClimat2015 – Objectif OCEAN et des 18 propositions de l’économie bleue, désormais signées par plus de 60 réseaux représentant 30 000 organisations dans plus de 30 pays.

A l’échelle des territoires, les solutions existent: alertes précoces sur les phénomènes climatiques extrêmes consolidant sciences et savoirs traditionnels, la surveillance de la santé des océans et de leur biodiversité, le choix de la durabilité dans l’inflexion des activités de pêche, d’aquaculture et d’agriculture et de leur transformation en alimentation, la ville durable et résiliente et la coopération décentralisée….nous avions notamment en 2014 rédigé une Note_d’étonnement ébauchant des pistes de projet pour la Nouvelle-Calédonie et le Pacifique Sud, et participerons aux premières assises de l’économie circulaire organisées par la CCI Nouméa le 29 octobre.

L’émergence d’une solidarité internationale envers les territoires insulaires est également au cœur de la Déclaration des Droits de l’Humanité qui sera mis en débat le 2 novembre 2015: http://bit.ly/HumanKindRights.

La mobilisation sera également au coeur de la COY et des événements de ParisClimat2015, que nous vous présenterons très bientôt.

 

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