Archives de l’étiquette : Agriculture

Alimentation et agriculture: les filières qui marchent: colloque le 28 février, 17h30, Paris

27A l’occasion du Salon de l’Agriculture, Green Cross vous propose de mettre fin au pessimisme ambiant, et de mettre en avant les filières qui s’organisent, se développent ou qui émergent pour une alimentation plus respectueuse de l’humain, des écosystèmes et du climat.

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Au coeur du produit, nous mettrons en avant des filières qui aujourd’hui sont de belles réussites économiques avec des leaders mondiaux, des filières existantes qui se réinventent ou ajustent leurs modèles pour être plus durables, et des filières émergentes qui construisent de nouveaux modèles économiques ou de territoires.

Le colloque, qui se déroulera au Groupe la Française, 128 bd Raspail, 75 006 Paris, le 28 février de 17h30 à 21h, sera un temps d’échange et de débat accessible à tous, sur inscription préalable uniquement, pour découvrir et mieux connaître ces nouveaux modèles, mais également débattre sur leur mise en place.

Parmi les premiers participants confirmés: Stéphane Brélivet (éleveur), Christophe Chateau (Bonduelle), Arnaud Daguin (consultant en bien-manger), Laure Flesselles (savourez bio), Caroline Guinot (Interbev), Thierry Larnicol (Keraliou), Sophie Le Bouleise-Mise (commissaire générale à la gastronomie), Patrick Ribouton (Groupe la Française), Audrey Trevisiol (ADEME)…

3 questionnements structureront les débats:

  • Et si la clé de la réussite se trouvait au coeur du produit ?
  • Coup de projecteur sur les filières qui marchent
  • Quelles pistes de solution pour des filières alimentaires optimisées ? 

Les débats seront modérés par Philippe David (Sud Radio) et Nicolas Imbert (Green Cross)

Le colloque sera également l’occasion de découvrir, en avant-première:

  • La brochure « Agriculture en transition – Les filières en marche » que l’ADEME publie lors du Salon de l’Agriculture,
    Ainsi que la publication « Elevage allaitant bovin français et climat », issue d’une démarche de concertation menée entre l’interprofession bovine (INTERBEV) et 4 ONGs environnementales (Fondation Nicolas Hulot, France Nature Environnement, Green Cross, WWF).

Événement gratuit, ouvert à tous sur invitation. Inscription gratuite obligatoire sur http://bit.ly/28fevAlim

Page facebook de l’événement: https://www.facebook.com/events/107565466430089

 

 

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Mar 02 2016

Agriculture et alimentation – le mieux-manger, seule voie durable pour l’agroalimentaire français

(c) Green Cross

(c) Green Cross

Alors que le Salon de l’Agriculture est émaillé des troubles que l’on connait, Green Cross réaffirme que le seul choix possible pour l’avenir des filières et territoires agroalimentaires est celui de la qualité, du bien-manger pour tous, et de l’urgence de passer d’une politique de subventions de fonctionnement sans stratégie agroalimentaire à une politique agroalimentaire des filières et territoires, portés par les différents maillons en concertation (producteurs, territoires, transformateurs, marques, distributeurs, consommateurs…).

C’est possible et nous y travaillons, sur les filières bovine, porcine, le maraîchage, les produits de la mer…Notre récente participation à Business Durable (BFM TV) est une bonne synthèse de nos points de vue, disponible sur http://bit.ly/MieuxMangerBFM. Vous trouverez également notre récente note de prospective sur l’agriculture, diffusée pour la CoP21.

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Les filières REP, une chance pour l’économie circulaire !

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Le 10 octobre 2014, Nicolas Imbert a participé à une journée de travaux consacrée à la filière REP (Responsabilité Elargie du Producteur), organisée à La Réunion par le SICR (Syndicat des importateurs et commerçants de La Réunion).

 

La REP (Responsabilité Elargie du Producteur) est un dispositif qui décline le principe du pollueur – payeur en obligation réglementaire. Les acteurs mettant sur le marché les produits utilisés quotidiennement (emballages ménagers, piles, batteries, pneumatiques, éléments d’ameublement, équipements électriques et électroniques, papiers, etc.) doivent pourvoir à la gestion des déchets qui résultent de la consommation de leurs produits.

 

Concrètement, l’application de la REP a engendré et continue d’impulser la création de filières pour organiser des activités nouvelles de tri, collecte, ou encore des industries de recyclage… L’enjeu consiste en effet à stimuler une nouvelle dynamique permettant de concrétiser l’économie circulaire sur toute la chaîne de valeurs d’un produit, depuis la conception jusqu’au recyclage. Le développement de filières REP a donc des effets bénéfiques en matière de création d’emploi et d’insertion professionnelle ; et génère des dynamiques de collaborations pour mutualiser les coûts induits.

 

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Le préfet (à droite), Dominique Sorain, a ouvert le second colloque des filières REP organisé par le SICR, présidé par Frédéric Foucque (au centre) ( © photo L.L-Y., source : www.ciclanoo.re).

Dans le cas de la Réunion, une quinzaine de filières a été créée pour améliorer la gestion des déchets. L’événement du 10 octobre 2014, organisé par le SICR, a permis de revenir sur les acquis et défis de ces filières sur l’île et sur d’autres territoires de l’Océan Indien, en réunissant divers experts et porteurs de projets.

 

Parmi les principaux défis identifiés par les participants, le défaut ou l’insuffisance d’implication de la part de certains producteurs et distributeurs, mais aussi une économie parallèle qui fragilise l’économie officielle, et des moyens de contrôle insuffisants.

 

Des pistes de solutions concrètes ont également été présentées, comme la massification des gisements par le développement de stratégies interrégionales. Pour cela, il serait nécessaire d’actionner les leviers réglementaires existants, avoir une meilleure connaissance des flux (déchets, matières…) et développer des synergies industrielles dans la zone Océan Indien.

 

Le directeur exécutif de Green Cross France et Territoires, Nicolas Imbert, est intervenu en clôture des travaux au sein d’un panel de haut-niveau :

  • ADEME : M. Philippe BEUTIN, Directeur Régional
  • REGION : M Monsieur ALIN GUEZELLO, Conseiller régional, élu délégué aux énergies nouvelles
  • PREFECTURE : M. Thierry DEVIMEUX, Secrétaire général pour les affaires régionales

 

Nicolas Imbert a notamment rappelé que GCFT a contribué à la création de l’Institut de l’Economie Circulaire en 2012, pour fédérer l’ensemble des acteurs visant à préfigurer une économie qui soit plus économe en ressources fossiles, qui soit également plus intense en emplois locaux et qui soit une économie réconciliée avec l’écologie.

 

La notion d’« économie circulaire » est très utilisée dans le contexte industriel, mais peut être appliquée à d’autres secteurs, comme l’agriculture. Par exemple à La Réunion, un process tout à fait intéressant est développée pour réutiliser le déchet de la canne, la bagasse, et en faire une source d’énergie. Aujourd’hui, on voit apparaître des processus similaires autour des algues, ou d’autres matières agricoles primaires ou secondaires peu, mal ou sous-utilisées. Une dimension intéressante de l’économie circulaire réside dans son incarnation dans un territoire donné, en fonctions des spécificités locales.

 

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De gauche à droite : Frédéric Foucque, président du SICR (Syndicat des importateurs et commerçants de La Réunion), et Nicolas Imbert, directeur exécutif de Green Cross France et Territoires. (© Philippe Stéphant, source : www.ecoaustral.com)

Le Cluster GREEN est une brique essentielle pour la structuration d’une stratégie territoriale entraînant les différents acteurs concernés à La Réunion, y compris les collectivités locales. Plus d’informations : http://sicr.re/green/

Nicolas Imbert est également revenu sur la « chance formidable » des îles, dont la taille est particulièrement adaptée à l’action, avec des réseaux et jeux d’acteurs qui peuvent converger sur le territoire autour d’une stratégie concertée.

« Nous pensons, et c’est une conviction partagée avec l’Institut de l’Economie Circulaire, que les îles doivent être des pionnières de la transition écologique ».

 

 

Pour plus d’informations sur ce colloque, rendez-vous sur : http://sicr.re/evenements/colloque-2014/

 

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8 avril – petit-déjeuner « la place de l’agriculture dans la transition énergétique » avec la participation de Nicolas Imbert

Le mercredi 8 avril 2015, de 9h à 11h, les Ateliers de la Terre organisent un petit-déjeuner de réflexion et d’échange sur le thème 

La place de l’agriculture dans la transition énergétique

    

Le lieu: Hôtel de l’Industrie, 4 place Saint-Germain-des-Prés – 75006 Paris

Nicolas Imbert, directeur exécutif de Green Cross France et Territoires, s’exprimera à ce petit déjeuner.

Contexte:

L’UE entend développer le recours aux énergies d’origine agricole, perçues comme l’un des moyens d’atteindre ses objectifs 2020. La production de biocarburants en Europe de 2006 à 2010 a augmenté de 31%. Cependant, cette énergie reste une réponse parcellaire qui doit être prise en compte dans sa globalité.

Les contradictions sont nombreuses : Le Wall Street Journal a dénoncé l’an dernier l’abattage illégal de forêts américaines destinées à la biomasse européenne. L’énergie d’origine agricole requiert de plus en plus d’espace cultivable, espace qui ne peut alors plus être consacré à la culture de céréales alimentaires. Cela engendre la hausse du prix des matières premières et peut provoquer des famines dans les pays en développement. La production énergétique des fermes pose également le problème de la taille critique de celle-ci et doit être mise en balance avec les pollutions éventuellement générées et les buts réels de production. Si la biomasse est une perspective riche d’opportunités pour la transition énergétique il faut cependant en définir les risques et tenir compte des précautions à prendre.

 

Comment faire de l’agriculture un acteur fort de la transition énergétique ?

Comment exploiter stratégiquement la biomasse sans nuire à l’Homme ni à l’environnement ?

Intervenants confirmés :

  • Bruno Rebelle, directeur de Transitions, ancien responsable de Greenpeace en France et à l’International, président de Planète Urgence
  • Hervé Guyomard, directeur scientifique agriculture de l’INRA
  • Christiane Lambert, première Vice-présidente de la Fédération Nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA)
  • Corinne Lepage, présidente de CAP21/IRC
  • Nicolas Imbert, directeur exécutif Green Cross France et Territoires

Modératrice :

  • Sonia Henry, journaliste, directrice des programmes des Ateliers de la Terre

Inscription obligatoire sur http://bit.ly/1ydBBFW

Des questions sur l’événement Les Matins des Ateliers de la Terre – La place de l’agriculture dans la transition énergétique ? Contactez Les Ateliers de la Terre
(c) Green Cross

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Déc 12 2014

Lima – les négociations patinent, les territoires agissent et nos trépignons

Pour des engagements CONCRETS et une feuille de route SEREINE vers ParisClimat2015

Nous sommes toujours à Lima…aujourd’hui est le dernier jour « officiel » de la CoP21, mais les négociations vont se poursuivre jusqu’à ce soir ou demain soir. L’ambiance pourtant est plutôt ici à la torpeur qu’à l’urgence. Comme la grenouille qui cuit à petit feu et ne sent pas l’eau qui va l’ébouillanter frémir.

Le pavillon français – comme les autres pavillons – commencent à être démonté, et pourtant l’ambiance des négociations est encore celle d’un début de CoP: on parle méthode, les détails administratifs et techniques rendent peu visible le sens politique.

Le texte de synthèse, présenté hier soir sans pouvoir être immédiatement discuté, a des ambiances de réchauffé, et un mérite: il est plus court que ce qu’il remplace.

Mais beaucoup reste à faire, ne serait-ce que pour retravailler sur la confiance et la dynamique des négociations: la France discute activement du texte d’un côté, la Francophonie de l’autre…sans la France. Le multi-acteurs, et notamment l’engagement pionnier, opérationnel et contraignant des territoires, des entreprises et des citoyens, reste aux Voix pour le Climat ou en événement parallèle, et n’a toujours pas gagné son ticket de plein droit pour Paris.

Le village de la CoP a de nombreuses agora pour les échanges informels, et c’est très bien. Il se murmure dans de nombreuses délégations que désormais, seules des impulsions rapides et coordonnées de quelques présidents emblématiques, par plaque géographique (Afrique, Amérique du Nord, Amérique du Sud, Asie, Europe, Océan Indien, Pacifique Sud…), peuvent redonner vision et perspectives, et aboutir à des engagements concrets, légalement contraignants et ancrés dans les politiques nationales, tant pour le post-2020 que pour la période intermédiaire 2016-2020. Beaucoup espèrent de Ban Ki Moon une coordination efficace, et la mobilisation de figures emblématiques de la société civile pour challenger, fédérer, porter cette impulsion.

Le discours de John Kerry, mobilisateur et fédérateur, a remis hier en avant l’importance d’articuler les efforts de chacun, depuis les citoyens jusqu’à l’ensemble des états, dans une logique multi-acteurs. Il a insisté sur l’urgence d’agir, le fait que la raison économique incitent tous les investisseurs et les entreprises à devenir pionniers de la transition climatique, dès maintenant, sans attendre les évolutions législatives. John Kerry a également réaffirmé l’importance de l’accord sino-américain et la possibilité pour tous, y compris les Etats-Unis, d’aller plus loin très rapidement si les positions de négociation écrites (à venir en février-mars) sont concrètes et ambitieuses.

Mais ceci n’interviendra que si un accord mobilisateur est trouvé dans les prochaines heures à Lima, et le chantier est immense.

D’un point de vue technique, le schisme demeure entre ceux qui veulent commencer à parler engagement et financement pour la période intermédiaire, et le post-2020. Les marché de droit génèrent une hostilité croissante, le retour d’expérience de ceux qui les ont mis en place est très mitigés, là où les certificats d’économie d’énergie sont vécus comme plus efficaces et moins spéculatifs.

Travailler des objectifs chiffrés sur l’agriculture et le climat, l’eau et le climat (les fameux nexus – peut-être aussi habitat, mobilité, océan…) recueille les faveurs des acteurs territoriaux, de nombreuses entreprises et ONG, mais aussi de beaucoup d’Etats en phase de développement. Le Pérou a ainsi, à l’issue d’une conférence commune avec la France, adopté le principe d’un débat national suivi d’une loi de transition énergétique, insistant sur l’évolution des modes de ville socle de base d’une transition vers la sobriété désirable et la diversité de modes de production renouvelables. Une initiative bilatérale concrète, des résultats tangibles. La présence de Ségolène Royal, du Parlement et du Sénat a fait de cette initiative un événement bilatéral important et inspirant.

Néanmoins, le malaise persiste…ceux qui parlent du contenu manquent de vision et n’ont pas la perception terrain du contenu, ceux qui agissent ne sont pas entendus pour parler vision ni contenu, et il faut reconstruire une vision pour passer de la profusion de contenus à la consolidation des initiatives autour d’une feuille de route….que de travail avant ParisClimat2015 – et nous ferons notre part, et essaierons de faire plus.

Nicolas Imbert & l’équipe Green Cross France et Territoires

Nos 11 objectifs pour la CoP20
(qui restent plus que jamais d’actualité)

 

  1. Sceller le rapprochement des thématiques (nexus) eau, océan et climatdébouchant sur des engagements structurants au 8ème Forum Mondial de l’Eau en Corée, en avril 2015, puis à ParisClimat2015,
  2. Faire de l’agro-écologie une des solutions concrètes permettant la transition écologique pour donner au terme d’agriculture climatiquement intelligente avant décembre 2015 un sens enfin raisonnable, et qui correspondent à une agriculture saisonnalisée, économie en eau, énergie et en intrant, respectueuse des sols et des humains, et en 4D (déconcentrée, diversifiée, décarbonée, démocratique),
  3. Reconnaître qu’un océan en bonne santé contribue significativement à un climat préservé, et se doter avant 2017 des outils permettant une gestion concertée plus efficace de la santé des océans et de la préservation de leurs capacités naturelles de captation carbone,
  4. Focaliser les engagements du Fond Vert pour le Climat sur des projets concretssur les territoires, construits et pilotés localement, à même de répondre durablement aux enjeux climat, avec une répartition équilibrée entre atténuation et adaptation,
  5. Obtenir des Etats (et des plateformes régionales, notamment de l’Union Européenne) la mise en place effective avant 2020 d’une fiscalité qui cesse les subventions ou distorsions de concurrence favorisant les énergies fossiles sur les énergies renouvelables,
  6. Exclure explicitement des financement accordés par le Fonds Vert le support à toutes les énergies fossiles, et notamment le charbon et le nucléaire,
  7. Faire évoluer REDD+ pour une intégration préalable du droit des populations autochtones, du respect de la biodiversité et des écosystèmes,
  8. Donner une voix aux négociations aux territoires et sociétés civiles (citoyens et associations, entreprises, investisseurs…) qui s’engagent, à hauteur de l’importance de leurs engagements, ceux-ci pouvant être analysés en toute transparence par des tiers,
  9. Obtenir une meilleure effectivité des engagements des Etats, et notamment la possibilité d’audits par des tiers de confiance indépendants, la réparation rapide en cas de manquement, et l’intégration par des règles de respect en droit international,
  10. Mettre en place avant 2017 une instance de témoignage pour les crimes contre le climat et l’environnement, progressivement appelée à se transformer en cour de justice.
  11. Trouver les moyens (financiers, organisationnels, culturels…) d’une coopération décentralisée à même de répondre effectivement aux enjeux d’adaptation.

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Portfolio

Choses vues à Lima – en marge de la Cop20 – (c) GCFT

 Fabien Cousteau – One voice, one planet, one ocean, La Noche Azul, 6 décembre 2014 – (c) GCFT

Urgence d’agir pour l’Arctique

 Des solutions rurales pour le chauffage, l’accès à l’eau et à l’énergie

 Manifestations contre REDD+ sur le site de la conférence -(c) GCFT

 Mobilisation des jeunes coréens -(c) GCFT

 Don’t gamble with our planet future – (c) GCFT

 Voces por le Climat – (c) GCFT – conférence France / Pérou

 Conférence de presse de John Kerry – (c) GCFT – son disponible ici

 Des canadiens recherchent désespérément la politique gouvernementale de leur pays – grosse récompense en vue

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Déc 08 2014

Lima – changeons de méthode pour répondre aux enjeux climat… …et développer une vie plus durable et serein !

GRANDE MOBILISATION pour le climat DEMAIN

2014-12-06 11.14.10

Depuis le 5 décembre, Nicolas Imbert, directeur exécutif, est à Lima pour représenter Green Cross à la 20ème conférence des parties sur le changement climatique. Les journées des 6 et 7 décembre ont été consacrées au rapprochement entre les thématiques eau, océans et climat, agriculture et climat, énergie et climat.

Cette semaine, et jusqu’au 12 décembre, est essentielle pour le climat. Il s’agit de faire en sort que la 21ème conférence climat, à Paris en décembre 2015, débouche sur des solutions opérationnelles et engageantes dès maintenant et pour le Post-2015, et également d’obtenir un accord inclusif et différencié, mobilisant l’ensemble de la planète.

L’humanité ne peut plus attendre. Il y a désormais urgence climatique, et les négociations doivent opérer un changement de méthode. A l’initiative de Ban Ki Moon, les 23 et 24 septembre à New York ont été l’électrochoc annonçant ce changement.

Je fais semblant car je suis comédien, c’est mon métier déclarait Leonardo di Caprio aux présidents réunis. Face au changement climatique, vous ne pouvez plus faire semblant, vous devez agir, leur intima-t-il. Ce à quoi Ban Ki Moon répliqua il n’y a pas de Plan B car il n’y a pas de Planète B.

Nous devons donc profiter de la CoP20 pour confirmer ce changement de méthode, nécessaire et en cours. Pour le moment, les négociations sont molles et techniciennes. A l’extérieur, les gens manifestent et s’indignent: REDD+ oublie de faire la forestation avec les populations locales et d’une manière écologiquement responsable, les grands projets inutiles se multiplie sans consultation démocratiques préalables…et de nombreux projets concrets de transition écologique émergent sur les territoires.

De nombreuses initiatives pour le climat ont eu lieu et réussissent, elles sont locales, territorialisées, efficaces. Il est temps de plus les déployer, de retravailler financement et partages d’expérience, d’agir mus par l’exigence de concret et de résultats à la hauteur des enjeux. C’est le sens de notre plaidoyer actuels, comme de nos projets et engagements, notamment pour l’eau et les océans, l’agriculture et l’alimentation, l’énergie, l’économie circulaire. Et c’est ce que nous voulons voir clairement émerger dans la feuille de route de Lima.

Nos 11 objectifs pour la CoP20 – Lima

  1. Sceller le rapprochement des thématiques (nexus) eau, océan et climatdébouchant sur des engagements structurants au 8ème Forum Mondial de l’Eau en Corée, en avril 2015, puis à ParisClimat2015,
  2. Faire de l’agro-écologie une des solutions concrètes permettant la transition écologique pour donner au terme d’agriculture climatiquement intelligente avant décembre 2015 un sens enfin raisonnable, et qui correspondent à une agriculture saisonnalisée, économie en eau, énergie et en intrant, respectueuse des sols et des humains, et en 4D (déconcentrée, diversifiée, décarbonée, démocratique),
  3. Reconnaître qu’un océan en bonne santé contribue significativement à un climat préservé, et se doter avant 2017 des outils permettant une gestion concertée plus efficace de la santé des océans et de la préservation de leurs capacités naturelles de captation carbone,
  4. Focaliser les engagements du Fond Vert pour le Climat sur des projets concretssur les territoires, construits et pilotés localement, à même de répondre durablement aux enjeux climat, avec une répartition équilibrée entre atténuation et adaptation,
  5. Obtenir des Etats (et des plateformes régionales, notamment de l’Union Européenne) la mise en place effective avant 2020 d’une fiscalité qui cesse les subventions ou distorsions de concurrence favorisant les énergies fossiles sur les énergies renouvelables,
  6. Exclure explicitement des financement accordés par le Fonds Vert le support à toutes les énergies fossiles, et notamment le charbon et le nucléaire,
  7. Faire évoluer REDD+ pour une intégration préalable du droit des populations autochtones, du respect de la biodiversité et des écosystèmes,
  8. Donner une voix aux négociations aux territoires et sociétés civiles (citoyens et associations, entreprises, investisseurs…) qui s’engagent, à hauteur de l’importance de leurs engagements, ceux-ci pouvant être analysés en toute transparence par des tiers,
  9. Obtenir une meilleure effectivité des engagements des Etats, et notamment la possibilité d’audits par des tiers de confiance indépendants, la réparation rapide en cas de manquement, et l’intégration par des règles de respect en droit international,
  10. Mettre en place avant 2017 une instance de témoignage pour les crimes contre le climat et l’environnement, progressivement appelée à se transformer en cour de justice.
  11. Trouver les moyens (financiers, organisationnels, culturels…) d’une coopération décentralisée à même de répondre effectivement aux enjeux d’adaptation.

Demain, le 10 décembre, Lima va accueillir la plus grande mobilisation populaire sur le climat de l’histoire de l’Amérique du Sud – soutenez-nous via les réseaux sociaux, faites part de votre implication.

Nous avons besoin de vous.

Et nous ne sommes pas seuls: de tels événements montrent l’importance des réseaux, et nous sommes ravis d’être depuis de nombreuses années aux côtés de 4D, des Acteurs en Transition Energétique, de l’AJEC21, du Club France Développement Durable, de la Coalition Climat 21, d’Energy-Cities, de l’Institut pour l’Economie Circulaire, et des nombreux réseaux internationaux…

mascottes(c) GCFT

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Transition énergétique: entretien avec le Groupe Chronos

Alors que la transition énergétique devient une réalité opérationnelle de plus en plus quotidienne sur les territoires, Nicolas Imbert a été interviewée par la journaliste Anne de Malleray pour le Groupe Chronos, sur les enjeux de cette transition.

L’interview est en ligne sur : http://www.groupechronos.org/themas/entretiens/entretien-avec-nicolas-imbert-directeur-de-green-cross-france-il-faut-repenser-la-question-energetique-en-termes-de-besoins-et-d-usages.

Elle est d’une actualité brûlante, notamment puisque le gouvernement s’apprête à déposer son projet de loi-cadre sur la transition énergétique, et que le débat est au cœur des enjeux de décentralisation.

Pour en savoir plus, et notamment consulter nos travaux sur l’énergie, c’est ICI.

Éolien terrestre en Bretagne

 

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Mar 03 2014

Green Cross au salon de l’agriculture

Retrouvez-vous en vidéo, sur http://www.tvagri.info

Politiques à la ferme ! Comment réinventer l’écologie ? from POWERBOOST on Vimeo.

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Développer l’agroécologie ou comment manger mieux en préservant la planète

A lire sur La Revue de la Terre, décembre 2013.

Pollutions…fortes évolutions de cours des ressources alimentaires…crises qualité à répétition et perte de confiance du consommateur…empreinte écologiques intenses de monocultures en concurrence internationale et disparition des savoirs agronomiques dans les pays en voie de développement. Le modèle de production autour des grandes cultures et d’un mono-élevage spécialisé par région à l’échelle internationale montre ses limites. Longtemps vécu comme un ensemble de pratiques hétéroclites et artisanales, l’agro-écologie apparaît désormais comme une forte de réponse aux crises de l’alimentation, qui cherche à atteindre la triple performance économique, sociale et écologique. Et ce, en créant de la valeur localement, sur les territoires.

Mais qu’est-ce donc que l’agro-écologie ?

L’agro-écologie peut se définir comme étant un ensemble de pratiques évolutives qui permet de réconcilier l’agronomie et l’écologie. Ce concept est destiné à apporter des réponses concrètes à la « malbouffe », à l’impact environnemental d’une monoculture trop intensive, dans un contexte de gaspillage alimentaire où 50% de la nourriture consommable produite n’atteint pas l’estomac humain.

Cette pratique envisage le sol, l’eau et la vie comme un creuset permettant de cultiver et d’élever au plus près des lieux de consommations. La diversité des cultures permet d’avoir toujours une production en quantité et en qualité, l’agriculteur est impliqué comme entrepreneur de son exploitation, une démarche de ferme ouverte et de circuit court rapprochent l’exploitation agricole du consommateur, et la qualité des sols est préservées par une agriculture qui a besoin de peu ou pas d’intrants et contribue au développement de la qualité organoleptique des sols.

Télécharger l’article complet en PDF.

Et, pour être certain de n’en manquer aucun, abonnez-vous: http://www.larevuedelaterre.com

 

 

 

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Reizhan – conférence de presse à Rennes le 20 novembre

Vous connaissez déjà l’engagement de Green Cross pour l’agri-écologie (http://gcft.fr/WP/category/nos-actions/agroecologie/).
Avec d’autres structures partenaires, d’horizons très diversifiés, nous avons souhaité vous proposer une conférence de presse, le 20 novembre à 11h à la CCI de Rennes, pour mettre en avant différents projets autour d’un développement agro-écologique des territoires, qui réussissent et se développent, en Bretagne et ailleurs. Et représentent autant d’initiatives entrepreneuriales de mise en place d’une économie circulaire et de développement de modèles agroalimentaires et territoriaux d’avenir.
Les participants à cette conférence seront:
  • Patrice Valantin, systémiseur – fondements de la démarche
  • Robert Jestin, président du cluster des Eco Activités Eco-Origin – l’importance de la coopération entre acteurs (à confirmer)
  • Dick Veerman en visioconférence depuis la Hollande, journaliste impliqué sur le développement de projets de territoires (à confirmer)
  • Nicolas Imbert, directeur de Green Cross France et Territoires – témoignage sur les projets en cours et retours d’expérience
  • Systémie, spécialiste du Crowdfunding et des réseaux sociaux – les nouvelles sources de financements pour le territoire
  • Rhizobiome, société coopérative gérant 1000 ha de zones humides avec des agriculteurs (Tarn) – Retours d’expérience et témoignage
  • Hervé Tertrais – Ter Qualitechs – agriculture économiquement et écologiquement viable : des exemples concrets
  • Témoignage d’agriculteurs impliqués sur des projets

Notre regroupement informel, qui pris le nom de Reizhan (du Breton « s’adapter »), vise l’élaboration des solutions économiques et sociales basées sur le capital naturel et les valeurs humaines,et leur expérimentation notamment sur le territoire breton.

Vous trouverez plus d’information sur notre dossier de presse.

[important]Suite à cette vidéo, Nicolas Imbert a effectuée une interview pour La Bourse et la Vie, [/important]

 

 

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