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Avr 14 2017

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Retour sur la session de travail «2017 : Stoppons le plastique dans l’Océan »

Jeudi 13 avril a eu lieu la journée « Littoral, Océan et Climat », organisée par Green Cross France et Territoire, sous la présidence de Jean-Michel Cousteau, et  l’Agence Spatiale Européenne (ESA), avec notamment Nathalie Meusy, ‎Responsable du Développement Durable au sein de l’ESA.

Dans la continuité des travaux effectués le 11 novembre 2016 à Marrakech, lors de la CoP22 (https://vimeo.com/196260464), la matinée « Stoppons le plastique dans l’Océan » a été conçue dans une dynamique de workshop, avec une table de co-construction, pour s’attaquer à deux dimensions : tarir les gisements de plastique; et gérer les déchets plastiques déjà présents. Elle a permis de progresser dans la consolidation de nos propositions collectives (expéditions, associations, collectivités locales, entreprises, scientifiques, journalistes et institutions gouvernementale), afin de présenter lors de la journée mondiale de l’océan, le 8 juin 2017, un plan d’action à la hauteur des enjeux.

Jean-Michel Cousteau, Président de Green Cross France et Territoires, a su souligner à quel point nous sommes dépendants de la qualité des océans, mais aussi que « nous sommes la seule espèce qui peut décider de ne pas disparaître ».

De nombreuses initiatives existent déjà, comme la campagne de sensibilisation initiée par Vacances Propres, et parrainée par Jean-Michel Cousteau. La 6ème édition de l’opération « Je navigue, je trie » complètement dédiée à la prévention des déchets marins et au tri, a d’ailleurs permis de sensibiliser 131000 plaisanciers, notamment grâce à un slogan accrocheur « Rien par-dessus bord, tous mes déchets au port ! ».

Le projet The Sea Cleaners consiste, quant à lui, à fabriquer un multicoque de 72 mètres de large, le Manta, afin de ramasser les macro-déchets plastiques, pour, d’une part, nettoyer les océans, en priorité dans les zones les plus critiques, et, d’autre part, être un symbole de cette lutte contre la pollution plastique et de la nécessité de prises de décision de la part des Etats. La démarche se décompose en trois volets : la collecte ; l’analyse scientifique ; et l’éducation.

Il en est de même pour Expedition MED, qui se veut être un laboratoire citoyen pour la protection de l’environnement marin, et qui a d’ailleurs spécifié que « dans certaines zones avaient pu être trouvés autant de déchets plastiques que de plancton ». Les déchets plastiques, c’est 100000 mammifères étouffés ou asphyxiés par an. De plus, il existe un lien, peu évident, et pourtant très fort entre le plastique et le climat : la moitié du captage de CO2 de l’atmosphère se fait via les phytoplanctons, qui s’avèrent être très perturbés par les substances plastiques, et notamment par les perturbateurs endocriniens.

Cependant, 70% des macro-déchets coulent, rendant difficile le nettoyage des mers : il faut donc agir d’urgence en amont, et mettre en place, par exemple, des filières de collecte et de valorisation des filets de pêche, qui s’avèrent avoir des effets dévastateurs en mer.

Cette matinée a donc permis de voir émerger des lignes de force, et surtout l’importance, d’une part, que tiennent l’éducation et la sensibilisation dans la réduction de la présence de plastique dans l’océan, mais aussi la nécessité indubitable de créer une plateforme permettant de publier et partager l’ensemble des découvertes, études et conclusions scientifiques concernant le plastique, mais également de former une alliance, une coalition réunissant l’ensemble des acteurs mettant en œuvre des projets et des actions dans le sens d’une réduction de la quantité de déchets plastiques dans l’océan. Il est vital de mettre en commun les référencements et les données existants, d’où, d’ailleurs, le lancement par l’ESA de Copernicus, ce programme européen d’observation de la Terre, qui permet d’enregistrer une quantité de données essentielles à la compréhension du changement climatique et des bouleversements qu’il crée et pourra engendrer dans un futur proche si les prises de décision ne sont pas rapides et à la hauteur des enjeux.

 

Différents projets et expéditions à retrouver sur :

 

Ils parlent de notre événement sur Twitter :

#STOPplasticsINtheSEA

@_GCFT ; @technoscopie ; @Ale_moreau ; @AmadouCleverBa ; @Emdupuy ; @PlasticOdyssey ; @R20Paris ; @sandrinebelier ; @HenriRobert6 ; @faimano ; @Amelie_Rouvin

 

N’hésitez pas à télécharger nos ouvrages « Eau, des clés pour agir » et « Océan, des clés pour agir » sur la plateforme suivante : http://www.desclespouragir.fr/

Et à contribuer à l’édition 2017 « Océan, des clés pour agir » par ici : POUR CONTRIBUER 

 

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