Juil 05

Les premières conclusions du débat public sur la PPE

Retrouvez la Présentation clotûre finale du CPDP ainsi que le discours d’Archimbaud, président de la Commission particulière du débat public

 

PPELe vendredi 29 Juin dernier s’est déroulé la cérémonie de clôture du débat public sur la Programmation Pluriannuelle de l’Energie au Cese à Paris en présence de Nicolas Hulot, Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire et de Patrick Bernasconi, Président du Cese.
Les principales conclusions tirées de ce débat public, qui avait débuté le 19 Mars dernier, ont permi de révéler une vision claire de l’attente des français qui plébiscitent les énergies renouvelables, critiquent le chauffage électrique et soutiennent le maintien de l’objectif de 50% de nucléaire à 2025.
Jacques Archimbaud, président de la Commission particulière du débat public, a relevé lors de son discours l’existence d’un appel citoyen au gouvernement à l’accélération de la transition énergétique, sans pour autant en dénoncer les principes.

Il rapporte « l’agacement des participants » face à l’inaction de l’Etat, notamment concernant le report de la fermeture de Fessenheim ou l’absence de l’absence de date pour l’objectif de réduction du nucléaire : « L’argument selon lequel il faudrait attendre le déploiement des ENR pour fixer le rythme de réduction de la part du nucléaire suscite certes l’adhésion des partisans de cette forme d’énergie, mais il suscite scepticisme et agacement d’une bonne partie des participants qui retournent l’argument : ‘’Le jour où aura été fait un effort réel et tangible de réduction de la part du nucléaire, il sera possible de discuter plus sereinement de son avenir?’’ »
Puis il conclut « qu’ il ressort clairement du débat que le texte de la PPE devrait comprendre un échéancier net et des procédures claires de fermeture de réacteurs, avec des garanties et des mesures précises d’accompagnement pour les salariés et pour les territoires ».
Jacques Archimbaud relève également le problème de parité des participants de ce débat public (71% d’hommes et 52,6% d’experts des questions énergétiques) et admet que le débat a souvent vu s’affronter « des experts en mission commandée ».