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Nov 07 2017

Electricité: le gouvernement reporte l’objectif de baisse à 50% du nucléaire

A l’issue du Débat National sur la Transition Énergétique, première mobilisation de l’ensemble des composantes de la société civile française, un consensus global avait permis de faire de la réduction de la part du nucléaire civil, de 75 % à 50 % de la production électrique d’ici à 2025, un élément fondamental de la stratégie énergétique du pays, et un point structurant de la relation de co-construction entre le gouvernement, les politiques régionales et locales, les initiatives privées et la société civile.

L’annonce gouvernementale ce jour de revenir sur cet engagement structurant (la réduction de 75% à 50% de la part du nucléaire dans la production électrique) est un coup de canif incompréhensible dans le consensus énergétique construit entre toutes les parties prenantes françaises.

Annoncé en ouverture de la CoP 23, et à quelques semaines de la date d’anniversaire de l’Accord de Paris issu de la CoP 21, c’est un très mauvais signe pour la transition écologique et énergétique du pays, et un message violent délivré à nos voisins européens.

Aujourd’hui, de l’aveu même d’EDF, le nucléaire n’est plus compétitif pour tout nouvel investissement, et le maintien même des installations dans un état de sûreté et de sécurité nominal au sens de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) grève significativement les comptes de l’opérateur. C’est pourquoi il est urgent, pour des seules raisons de rigueur économique et de salubrité publique, que chaque euro nouvellement investi dans le nucléaire, qu’il soit public ou privé, le soit exclusivement au profit d’un dé-commissionnement des installations nucléaires, et d’un démantèlement anticipé, planifié, budgété et réalisé sous contrôle institutionnel et démocratique.

En outre, l’attribution en 2017 du Prix Nobel de la Paix à ICAN (Campagne Internationale pour Abolir les Armes Nucléaires) montre si besoin était la volonté internationale majoritaire partagée, civile, militaire, des sociétés civiles et des gouvernements, de voire la planète s’affranchir de toute nouvelle production de combustible nucléaire, et de tourner la page de l’atome pour viser une société pacifiée, et en phase avec l’urgence climatique.

Le lobby électro-nucléaire français est de plus en plus isolé sur la scène internationale, que les dirigeants finlandais et britanniques confrontés à des retards et problèmes de conformités récurrents envisagent sérieusement l’abandon des projets en cours, que le gouvernement chinois fait état de ses préoccupations de sécurité récurrentes quant aux centrales nucléaires construites par les français.

L’objectif de réduction de 75 % à 50 % de la part du nucléaire était en passe d’être atteint de manière anticipée: les mises à l’arrêt régulières de centrales nucléaires (cf. Tricastin), couplées à des progrès régulièrement constatés dans l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables 4D (déconcentrées, décarbonées, diversifiées, démocratiques), les projets de méthanisaton de seconde et troisième génération, le power-to-gaz couplés à des renouvelables, montrent si besoin était que le pays, s’il en fait le choix politique, peut atteindre rapidement, avec une meilleure compétitivité que via le choix électronucléaire, et en anticipant de manière bien plus sereine le futur, un maximum de 50 % nucléaire dans l’électricité à horizon 2025 et la sortie complète du nucléaire à horizon 2050.

Enfin, dans un contexte de pétrole bon marché et de dérèglement climatique accéléré, la France joue sur les 2-3 ans à venir sa politique énergétique et d’investissement qui la positionnera – où non – dans une trajectoire soutenable énergétiquement, et en provisionnant à la hauteur des coûts réels l’impact du démantèlement nucléaire en France.

Dans ce contexte, l’abandon de cet objectif de réduction de 75 % à 50 % de la part du nucléaire à horizon 2025 est non seulement un contresens historique, mais également un couteau dans le dos planté à tous les entrepreneurs qui créent de l’emploi autour de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables en France, et enfin un terrible héritage transmis aux jeunes générations et aux générations futures.

Alors que s’ouvre la CoP 23, que plus que jamais les Régions et les Entrepreneurs sont investis dans la transition énergétique, et à quelques semaines de l’anniversaire de l’Accord de Paris, il est urgent que le gouvernement revienne sans délai sur ce coup de canif donné dans la Loi de Transition Energétique, et réaffirme par la voie du Président de la République (comme le candidat Emmanuel Macron s’y était engagé) le respect absolu de la Loi de Transition Energétique, dont l’engagement de réduction de 75% à 50% de la part du nucléaire dans la production électrique fait partie.

Contact interview: Nicolas Imbert – imbert@gcft.fr

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Synthèse de la mise en débat de la note « Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique ? »

En juillet dernier, Green Cross France et Territoires a publié la note Quels enjeux pour le gaz dans la transition énergétique ?, fruit de 18 mois de travaux du Think&do tank «Energie, économie circulaire, villes et territoires durables». Le 18 octobre, ce document a fait l’objet d’une mise en débat avec les différentes parties prenantes, expertes dans le domaine de l’énergie : des professionnels de l’énergie, de la mobilité et de l’environnement, aux représentants des collectivités locales et aux partenaires du débat public sur l’énergie.

Pierre Schoeffler, Conseiller du Président de La Française AM, a expliqué comment son entreprise incluait les émissions évitées grâce aux énergies renouvelables dans leur portefeuille d’actions. Pour permettre à ce dernier d’avoir un cumul d’émissions sur tout le cycle de vie du produit le plus faible possible et pour permettre un alignement sur la trajectoire du mix énergétique, le gaz doit être un outil.

La transition énergétique doit également reposer sur l’économie d’énergie que Myriam Maestroni, Présidente d’Economie d’Energie et de la Fondation e5t nomme la cinquième énergie. Elle a mis l’accent sur la nécessité de la sobriété pour pallier aux problèmes d’accès à l’énergie et améliorer la solidarité Nord-Sud.

Bernard Laponche, physicien nucléaire, polytechnicien, consultant international dans le domaine de l’énergie insiste notamment sur l’importance de développer des progrès d’économie d’énergie en parallèle des programmes de développement du gaz. Le méthane a un impact sur l’effet de serre 60 fois plus puissant que le CO2 et non de 21 comme ce qui est communément accepté. Par ailleurs, il ne faut pas retomber dans les travers de la promotion des avantages du véhicule électrique, avoir une vision à long terme et investir dans la conversion des véhicules existants, au GPL. La note doit d’ailleurs s’appliquer particulièrement à développer des clés pour le secteur des transports.

Pour permettre de réduire l’utilisation des énergies fossiles, le « gaz doit s’inscrire dans une logique de transition tournée vers des usages spécifiques et non un développement de long terme car il contribue tout de même dans une certaine mesure au réchauffement climatique », fait remarquer un participant de l’auditoire. Ainsi, il est essentiel que la note insiste sur les manières de produire du gaz renouvelable et reste prudente quant à l’augmentation de la consommation de gaz.

Les avis de Michèle Sabban, conseillère régionale d’Ile-de-France, et Corinne Lepage, ancienne ministre de l’environnement, ont convergé quant au développement du gaz dans le secteur des transports, malgré une méfiance de la part du consommateur après un accident mortel lié au GPL. Pour Hervé Thomas, délégué Général d’Armateurs de France, qui intervient depuis la salle, une intégration dans la réflexion du transport maritime est indispensable : ce secteur est prêt à enclencher les démarches au niveau des choix industriels, les armateurs sont très volontaristes sur le sujet.

Thanh-Tâm Lê, Directeur général France et Méditerranée, Climate-KIC a expliqué la cohérence d’associer les notions d’énergie et climat ainsi qu’innovation technologique et développement socio-économique. Selon lui, il serait envisageable de travailler sur une échelle régionale ou nationale, sur des terrains divers, pour trouver des solutions reproductibles notamment au niveau européen.

La notion de méthanisation a été évoquée à plusieurs reprises dans le débat, notamment à  la suite à l’intervention d’Adrian Deboutière, Chargé de mission à l’Institut de l’Economie Circulaire.  Géraud Guibert, Président de La Fabrique Ecologique la qualifie de facteur d’avenir, sous-développé en France. Le « gaz renouvelable » a un bilan énergétique bien différent de celui du « gaz naturel » et un problème d’insertion locale qu’il est important de souligner. Bernard Laponche a d’ailleurs rappelé que les calculs d’équivalence sur les émissions comparées du CO2 et du méthane doivent être définis à un certain horizon car le coefficient d’équivalence entre les deux gaz dépend de cet intervalle de temps.

Un membre de l’auditoire a expliqué que des barrières freinaient le développement de la méthanisation, et que la suppression ou l’assouplissement des seuils chiffrés dans la règlementation permettrait entre autre de favoriser les énergies renouvelables.

Pour Géraud Guibert les choix faits aujourd’hui en termes de logement et transport sont absolument décisifs pour obtenir des résultats dans 10 ans, avec une méfiance à avoir vis-à-vis du retour au chauffage électrique, source de difficultés rencontrées par le mix énergétique.

Jacques Degroote est intervenu depuis la salle et a précisé que la méthanation (P2G) est une voie extrêmement prometteuse et incontournable sur la voie de la transition énergétique. Elle ne pourrait ainsi être mise en œuvre sans captage du CO2 émis par les émetteurs industriels. Il a pointé du doigt les ONGs qui affirment que les technologies de captage (Capture Carbon Utilisation (CCU) et Capture Carbon and Storage (CCS)) sont une incitation aux industriels utilisateurs de ressources énergétiques fossiles. Le CO2 est ainsi une ressource incontournable tant de la photosynthèse que de la méthanation.

Pierre Astruc, aussi présent dans la salle a rajouté que le CCS est également inévitable pour la trajectoire à 2°C, même si le recours à cette méthode ne doit être envisagée que pendant quelques décennies.

 

La synthèse de ce débat permet de distinguer les points suivants : la nécessité de sensibilisation et communication, l’enjeu d’insertion locale pour développer la méthanisation ainsi que la nécessité d’une réflexion sur la totalité de l’écosystème et d’une inclusion des nouvelles frontières, comme le transport maritime et les techniques de séquestration de C02.

 

Il y aura par la suite d’une part, des réunions de mise en débat grand public, d’autre part une présentation des travaux de GCFT aux législateurs (Ministères, Assemblée Nationale, Sénat, Europe, Régions…), en anticipation des travaux sur la Programmation Pluriannuelle de l’Energie, sur la mobilité, sur la transition agricole et alimentaire…

 

Quelques photos pour revivre la mise en débat:

Géraud Guibert, mise en débat de la note "Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique, GCFT, 18/10

Géraud Guibert, mise en débat de la note « Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique? », 18/10 ©Ania Freindorf/GCFT

 

Thanh-Tâm Lê, mise en débat de la note "Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique, GCFT, 18/10

Thanh-Tâm Lê, mise en débat de la note « Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique? »,  18/10 ©Ania Freindorf/GCFT

 

Adrian Deboutière, mise en débat de la note "Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique?", GCFT, 18/10

Adrian Deboutière, mise en débat de la note « Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique? », 18/10 ©Ania Freindorf/GCFT

 

Myriam Maestroni, mise en débat de la note "Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique?", GCFT, 18/10

Myriam Maestroni, mise en débat de la note « Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique? », 18/10 ©Ania Freindorf/GCFT

 

Michèle Sabban, mise en débat de la note "Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique?", GCFT, 18/10

Michèle Sabban, mise en débat de la note « Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique? », 18/10 ©Ania Freindorf/GCFT

 

Pierre Shoeffler, mise en débat de la note "Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique?", GCFT, 18/10

Pierre Schoeffler, mise en débat de la note « Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique? », 18/10 ©Ania Freindorf/GCFT

 

Bernard Laponche, mise en débat de la note "Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique?", GCFT, 18/10

Bernard Laponche, mise en débat de la note « Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique? », 18/10 ©Ania Freindorf/GCFT

 

Corinne Lepage, mise en débat de la note "Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique?", GCFT, 18/10

Corinne Lepage, mise en débat de la note « Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique? », 18/10 ©Ania Freindorf/GCFT

 

Nicolas Imbert, mise en débat de la note "Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique?", GCFT, 18/10

Nicolas Imbert, mise en débat de la note « Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique? », 18/10 ©Ania Freindorf/GCFT

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Green Cross sera du 9 au 17 novembre à la CoP 23 à Bonn

Green Cross sera présent du 9 au 17 novembre à la CoP 23 à Bonn, et notamment en partageant les éléments suivants:

 

Nous interviendrons dans de nombreuses tables rondes et conférences, et en particulier :

9 Novembre

  • 14.30, pavillon fidjien: « Eau et adaptation dans les îles« , organisé par le Partenariat Français pour l’Eau avec le support de Green Cross, et la participation de Nicolas Imbert
10 Novembre
  • 09.00, pavillon marocain: « Gouvernance de l’Eau« , organisé par la Coalition Marocaine pour l’Eau avec le support de Green Cross, et la participation de Nicolas Imbert
  • 12.00, pavillon fidjien: « Résilience des îles et zones littorales« , organisé par Green Cross
11 Novembre
  • 17.00, pavillon français: rencontres informelles sur l’économie bleue
14 Novembre
  • Lancement de l’Alliance pour les Technologies Propres (lieu et heure à préciser)
16 Novembre
  • 15.00, pavillon fidjien: lancement de l’Ocean Pathway Partnership
  • 17.30, pavillon français: adaptation au changement climatique, organisation Comité 21, ouvert par Jean-Michel Cousteau, Président de Green Cross Franc et Territoires

 

Au plaisir de retrouver celles et ceux d’entre vous qui feront le déplacement, et de tenir informés les autres.

 

 

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Oct 06 2017

Green Cross salue le prix Nobel de la Paix décerné à la Coalition internationale pour l’abolition des armes nucléaires

Ce jour, le Prix Nobel de la Paix a été décerné à la Coalition Internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN).

Green Cross salue cette décision et félicite l’ICAN pour le travail effectué et cette reconnaissance. La sortie du nucléaire militaire, sujet cher au Président Mikhaïl Gorbatchev, était au cœur de l’Assemblée Générale 2017 de Green Cross International s’étant tenu du 2 au 4 octobre à Genève.

Nous avons désormais, avec le traité bannissant l’arme atomique adopté le 7 juillet 2017 par les Nations-Unies au terme de 3 semaines de négociation avec 141 Etats, avec la Déclaration Universelle des Droits et Devoirs de l’Humanité, les outils nécessaires pour une sortie rapide de l’arme nucléaire.

Il est désormais temps que la France puisse sortir de sa logique d’opposition à la démilitarisation nucléaire et s’inscrive positivement dans cette démarche qui fait pleinement écho à l’Accord de Paris.

Pour en savoir plus sur le Prix Nobel accordé à l’ICAN: Le Monde, édition du 6 octobre 2017: http://www.lemonde.fr/prix-nobel/article/2017/10/06/le-prix-nobel-de-la-paix-decerne-a-la-coalition-internationale-pour-l-abolition-des-armes-nucleaires_5197010_1772031.html#Zd8IDeQYrBY4LbSB.99

Pour en savoir plus sur les enjeux Défense, dissuasion et Climat, on retrouvera avec attention la synthèse du colloque du 13 mars 2017, en présence notamment de M. Paul Quilès et N Hulot.

 

Retour sur le colloque « Défense, dissuasion et climat : quelles évolutions dans un monde qui change ? »

 

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15 octobre: projection inédite en version originale de Wonders of the Sea 3D au Festival ATMOSPHERES

Ne ratez pas la projection du film « WONDERS OF THE SEA 3D », réalisé par Jean-Michel Cousteau et Jean-Jacques Mantello au Festival Atmosphère!

Quand ? Dimanche 15 octobre à 15h

Où ? Espace Carpeaux – 15 boulevard Aristide Briand – 92400 Courbevoie

Depuis 3 ans, le Festival Atmosphères n’a qu’un seul objectif : présenter gratuitement au grand public la vision d’avenir d’un monde durable en utilisant l’art sous toutes ses formes.
Largement participatif, il utilise le cinéma, le théâtre, la musique, les expositions pour décrypter le monde d’aujourd’hui, cartographier les enjeux sociétaux et ouvrir sur les solutions avant-gardistes.

Au programme: projections inédites, créations, tables rondes, expositions…

Informations sur la projection: http://www.atmospheresfestival.com/estate/wonders-of-the-sea-vo-3d/

 

 

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18/10 Mise en débat de la note « Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique »

Green Cross France & Territoires vous convie à la mise en débat de la note « Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique », consultable et téléchargeable ici : Enjeu_gaz_draft_final_note_20170707
La réunion se tiendra le 18 octobre de 17h à 19h30 au siège du groupe la Française, 128 bd Raspail, 75006 Paris.
Nous nous réjouissons des présences confirmées de la Fabrique Ecologique, du Think-Tank E5T, et le support de l’Institut de l’Economie Circulaire.
Demande d’inscription sur: https://tinyurl.com/yaumm39f (25 places restantes)

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Oct 06 2017

Synthèse colloque 22 septembre 2017: « Filières et territoires au cœur du produit »

 

Pour l’ouverture de la Fête de la Gastronomie, Green Cross France et Territoires a organisé le 22 septembre 2017 un colloque : « Filières et Territoires au cœur du produit ». Des acteurs clés de la transition écologique de l’alimentation ainsi que de la restauration, des acteurs politiques et experts se sont réunis au cours de deux tables rondes.

Nicolas Imbert, Directeur exécutif de Green Cross, et Pascale Cheynet, Directrice du développement corporate et communication au Groupe La Française, ont introduit le colloque en rappelant les impacts du dérèglement climatique sur les filières alimentaires.

La première table ronde a permis de développer les enjeux et évolutions futures du secteur de l’alimentation. Stanislas Pottier, Directeur du développement durable du Crédit Agricole, a abordé ce thème selon trois approches : une approche par valeur, une approche intégrée par filière et une approche centrée clients partant des demandes du consommateur. L’importance de dé-spécialiser les régions agricoles pour permettre une meilleure résilience de l’agriculture française, via la relocalisation et la diversification fut souligné par Camille Dorioz, Coordinateur du réseau agriculture de France Nature Environnement (FNE). Il a témoigné de l’importance de la création de filières vertueuses pour développer l’agro-écologie, et tout particulièrement grâce au label « Haute Valeur Environnementale ».

Un éclairage de Jocelyne Leporrati, Présidente du Club Génération Responsable, a permis de mieux comprendre la réflexion collective des enseignes « Génération Responsable » autour de l’agroécologie, et en particulier des filières agricoles durables.

Corinne Lepage, ancienne ministre de l’environnement, a partagé son expertise sur l’évolution de la réglementation ainsi que sur la Déclaration de l’Humanité.

Cette table ronde, notamment par l’intervention de Luc Picot, Directeur de Décider Ensemble, a mis en exergue l’importance de la cohésion, de la cohérence et des actions concrètes au niveau des territoires, mais aussi dans les points structurants de l’action nationale et en réunion. Luc Picot a su donner des éléments de réponses à la question suivante : comment passer d’une culture de la concurrence d’initiatives locales plus ou moins étayées, à une co-construction de la transition ?

 

La seconde table ronde a permis de développer le thème suivant: le choix du bon, idéal pour rapprocher le produit du consommateur.

 

Jérôme Mousset, Chef du service Forêt Alimentation et Bioéconomie à l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise d’énergie) a souligné les enjeux de l’alimentation et notamment son empreinte environnementale. Il a apporté des éclaircissements sur les bienfaits de l’Alimentation Durable, et les perspectives dans ce domaine.

 

Christophe Château, Directeur de la Communication, du développement durable et du marketing corporate chez Bonduelle a détaillé les initiatives de son entreprise pour sécuriser les revenus des agriculteurs, pour éviter le gaspillage alimentaire et pour rapprocher producteurs et consommateurs.

 

Le bien-être animal, pendant toute la durée de vie de l’animal est au cœur des préoccupations européennes, comme le souligna Léopoldine Charbonneaux, Directrice de CIWF France.

 

L’importance de travailler par filière, et de faire évoluer les filières elles-mêmes furent explicitées par Olivier Touzé, Directeur Qualité et Développement Durable au Groupement Les Mousquetaires.

 

Nous souhaitons remercier tous intervenants pour leur temps et contributions, les participants ainsi que le Groupe La Française qui nous a reçu dans ses locaux.

Quelques photographies de l’évènement :

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Stanislas Pottier, Green Cross France et Territoires à La Française, colloque Filières et territoires au cœur du produit

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Jocelyne Leporrati, Green Cross France et Territoires à La Française, colloque « Filières et territoires au cœur du produit »

Léopoldine Charbonneaux et Jérôme Mousset, Green Cross France et Territoires à La Française, colloque Filières et territoires au cœur du produit

Léopoldine Charbonneaux et Jérôme Mousset, Green Cross France et Territoires à La Française, colloque Filières et territoires au cœur du produit

Corinne Lepage, Green Cross France et Territoires à La Française, colloque Filières et territoires au cœur du produit

Corinne Lepage, Green Cross France et Territoires à La Française, colloque Filières et territoires au cœur du produit

Luc Picot, Green Cross France et Territoires à La Française, colloque Filières et territoires au cœur du produit

Luc Picot, Green Cross France et Territoires à La Française, colloque Filières et territoires au cœur du produit

Olivier Touzé, Green Cross France et Territoires à La Française, colloque Filières et territoires au cœur du produit

Olivier Touzé, Green Cross France et Territoires à La Française, colloque Filières et territoires au cœur du produit

Camille Dorioz, Green Cross France et Territoires à La Française, colloque « Filières et territoires au cœur du produit »

Camille Dorioz, Green Cross France et Territoires à La Française, colloque « Filières et territoires au cœur du produit »

Table ronde: le choix du bon, idéal pour rapprocher le produit du consommateur

Table ronde: le choix du bon, idéal pour rapprocher le produit du consommateur

Christophe Château, Green Cross France et Territoires à La Française, colloque Filières et territoires au cœur du produit

Christophe Château, Green Cross France et Territoires à La Française, colloque Filières et territoires au cœur du produit

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Du 4 au 10 octobre: Festival des Nouvelles Explorations 2017 à Royan

Pour sa deuxième édition, le Festival des Nouvelles Explorations réunit des explorateurs de toutes les disciplines pour nous faire découvrir les avancées technologiques d’aujourd’hui, les innovations de demain et les défis de nos sociétés.

« Notre époque ressemble à la pré-Renaissance, qui voyait partir des explorateurs à travers le monde, qui ne trouvaient pas forcément ce qu’ils cherchaient, mais découvraient d’autres contrées. Ils ont fondé la civilisation moderne. Aujourd’hui, les nouveaux explorateurs, venus de tous horizons, nous bousculent, anticipent, créent, inventent de nouvelles manières de penser, de se comporter en intégrant à notre quotidien des technologies de plus en plus innovantes. Ils nous aident à prendre conscience que le monde est fragile mais nous rappellent aussi que l’Homme dispose de ressources inestimables pour entreprendre et relever les défis. »

Bettina Laville & François Marot, fondateurs du Festival

Conférences, expos, talks, expositions, démonstrations…4 jours bien remplis!

 

En clôture du festival retrouvez Green Cross France & Territoires avec la diffusion du film « Wonders of the Sea » de Jean-Michel Cousteau (en anglais non sous-titré).

 

Programme et réservation sur: http://nouvellesexplorations.com/

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Retour sur le colloque: « Défense, Dissuasion et Climat: quelles évolutions dans un monde qui change? » 13/03/17

Green Cross FT organisait avec le support du groupe La Française, le 13 mars, un colloque abordant les enjeux de la défense, de la dissuasion nucléaire et des bouleversements climatiques.

 

Défense, Dissuasion, Climat : trois notions complexes, imbriquées et vectrices de nombreux enjeux.

On ne peut dissocier les notions de défense et de bouleversement climatique lors de la gestion de conflits. Dans un monde où les zones sous tension sont souvent le lieu de changements climatiques, il semble nécessaire de prendre en compte ces deux notions pour trouver une stratégie globale et de long terme.  Le changement climatique a des conséquences sur l’équilibre d’une nation en provoquant des tensions. Tensions qui peuvent escalader en violence, encourager la radicalisation et inciter à l’usage d’armes nucléaires.

« Les bouleversements climatiques rajoutent de l’injustice, des inégalités et des tensions dans un monde qui n’en avait pas besoin. » – Nicolas Hulot

La CoP21, grande avancée en matière de changement climatique, a permis de faire prendre conscience au gouvernement de la connivence entre changement climatique et défense. Les matières énergétiques fossiles participant à la fois au changement climatique et provoquant de nombreux conflits dans des pays pauvres de l’hémisphère Sud, il est crucial d’employer les moyens en notre possession pour amorcer la sortie de l’économie carbone.

L’absence d’une vision stratégique et souverainiste de l’Union-Européenne en ce qui concerne le choix de nos sources d’énergie serait à l’origine de menaces économiques. L’UE doit sauvegarder à long terme ses intérêts économiques et stratégiques tout en assurant un développement économique pour tous.

La menace nucléaire est facteur d’instabilité et de risques croissants d’accidents et d’incidents nucléaires. La possession de l’arme nucléaire est justifiée par de nombreux pays comme arme de dissuasion et donc garantie de sécurité : « comme une sorte « d’assurance vie » qui offrirait une sécurité en inspirant la terreur à l’ennemi » (Paul Quilès sur son blog1). Un désarmement nucléaire ne pourrait être envisagé que s’il est mené de façon multilatérale, à commencer par les Etats-Unis et la Russie.

La possession d’armes nucléaires pousse à la prolifération : une nouvelle course aux armements s’est engagée à travers le monde. A l’échelle mondiale, l’empêchement de la prolifération de l’arme nucléaire doit être une priorité et des négociations pour un désarmement multilatéral seraient l’étape suivante.

 

Ont participé au colloque et à sa réussite:

Emmanuel Dupuy, président de l’Institut Prospective et Sécurité en Europe (IPSE)

Nicolas Hulot, journaliste-reporter, animateur-producteur de télévision, écrivain et président de sa Fondation

Winiki Sage, président du Conseil économique Social et Culturel (CESC) de la Polynésie française

Gilles Pennequin, vice-président du Forum International des Technologies et de la Sécurité

Jean-Marie Collin, expert en désarmement nucléaire

le Général Bernard Norlain, général d’armée aérienne (2S), chef de cabinet militaire (de 1986 à 1990) des Premiers Ministres Jacques Chirac puis Michel Rocard

 Hubert Védrine, Fondateur de Hubert Védrine Conseil, ancien secrétaire général de l’Elysée, ancien Ministre des Affaires Etrangères

Paul Quilès, président de l’association Initiatives pour le Désarmement Nucléaire (IDN), président de la Commission de la Défense Nationale et des Forces Armées à l’Assemblée Nationale de 1997 à 2002, ancien Ministre (Défense et Intérieur)

Corinne Lepage, ancienne Ministre de l’Environnement, avocate et femme politique française engagée dans la Protection de l’Environnement

Joël Guerriau, sénateursecrétaire de la Commission des Affaires Etrangères, de la Défense et des Forces Armées du Sénat, Président du groupe interparlementaire France-Iran

 

 

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :

– la note de Green Cross suite au colloque « Défense, Dissuasion et Climat. Quelles évolutions dans un monde qui change ? » (13/03/17) https://gallery.mailchimp.com/8aad94fb7d8644bdb1efa4756/files/ee8c6063-dbac-4c9f-9f3c-b4d8c7a148b6/Colloque_DefenseClimat_20170313_Synthe_se_v1.3.pdf

– ainsi que le 1blog de Paul Quilès « Alors, c’est la guerre ? » http://paul.quiles.overblog.com/2017/09/alors-c-est-la-guerre.html

 

 

 

 

 

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Le 10 octobre: séminaire international SESAME – Agriculture et gestion intégrée ressources et climat – à Montpellier

La 5ème édition de Séminaire international SESAME se tiendra à Montpellier le 10 Octobre sur le thème « Agriculture, gestion intégrée des ressources et climat : quelle nouvelle gouvernance territoriale pour un développement durable en Méditerranée et en Afrique de l’Ouest ? ».

SesameParmi les défis que la Méditerranée (Nord et Sud) et l’Afrique de l’Ouest ont à relever, le plus crucial est peut-être celui, croisé:

  • de la sécurité alimentaire,
  • du changement climatique,
  • et de la préservation/gestion/valorisation durable des ressources naturelles (eau, sols, forêts)

Alors que les besoins en alimentation et en emplois, déjà mal satisfaits, sont en très forte croissance au Sud, les 3 sous-régions se caractérisent en effet par la vulnérabilité de leurs systèmes productifs au dérèglement du climat. Elles sont toutes trois condamnées à réussir des transitions tout en devant raisonner leurs interrelations en termes de solutions.

C’est pourquoi, les Conseils généraux des Ministères de l’agriculture de la France et du Maroc ont décidé, depuis 2013, d’organiser chaque année, avec l’appui de l’AFD  et d’autres partenaires, un séminaire international (SESAME) qui va « de la science à la politique en passant par le terrain ».

Plateforme de réflexion partagée Nord-Sud, SESAME vise à expliciter les défis à relever, à mettre en exergue des exemples de solutions et à réfléchir aux stratégies alternatives à promouvoir. Les 4 premières éditions ont porté respectivement sur les thèmes suivants :

  • L’eau et la sécurité alimentaire (Montpellier, 2013)
  • La mise en dynamique de l’agriculture familiale (Meknès, 2014),
  • Sécurité alimentaire et changement climatique : quel agenda pour la COP 21 ? (Paris, 2015),
  • De la COP 21 à la COP 22 : quelle évolution de l’agriculture pluviale (transition agro-écologique) pour relever le triple défi sécurité alimentaire, adaptation et atténuation ? (Meknès, 2016)

La 5ème édition, accueillie par Agropolis International, porte sur la question plus transversale de la gouvernance territoriale et de l’activation intégrée des ressources (humaines, naturelles et culturelles)  pour la réussite du développement durable.  Green Cross France et Territoires est une des institutions partenaires. Les notes ou rapports de synthèse des 4 premiers SESAME et la note de présentation du SESAME 5 ainsi que le projet de programme sont consultables à l’adresse http://www.agropolis.fr/actualites/2017-sesame-eau-securite-alimentaire-mediterranee.php

 

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/le-10-octobre-seminaire-international-sesame-agriculture-et-gestion-integree-ressources-et-climat-a-montpellier/

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