Archives de la Catégorie : Energie

Revivez la conférence du 4 novembre : Transition énergétique, Quelles perspectives avant la COP21 ?

Retrouver désormais la conférence en vidéo: 

Conférence IPAG – Green Cross du 4 novembre from GCFT on Vimeo.

 

Quatre semaines avant la COP21,  de nombreux acteurs de la transition énergétique, et, plus largement de la transition écologique de l’économie se sont réunis au sein d’un amphithéâtre chargé d’histoire, celui de la Société de Géographie, désormais occupé par l’IPAG Business School, qui accueillait cette conférence par un mot de son directeur, Guillaume Bigot, dans lequel il a insisté sur la nécessaire mise en place d’un système économique positif et vertueux.

Corinne Lepage

Cette conférence a été introduite par un grand témoin de la transition écologique, Corinne Lepage, qui a présenté ses travaux sur l’économie du nouveau monde et la mission qu’elle a dirigée pour la Ministre Ségolène Royal au mois de juin dernier.

Son rapport est porteur d’un mouvement, le MENE, Le Mouvement des Entreprises de la Nouvelle Economie, qui rassemble déjà 5000 entreprises ayant pour objectif de s’unir pour défendre l’avènement de la troisième révolution industrielle, à l’instar de ce qui se fait dans la région Nord-Pas-de-Calais.

Madame Lepage a conclu son intervention par un message volontariste : Nous allons mettre en œuvre les propositions que vous trouvez dans ce rapport.

A la suite, une première table ronde autour de la gouvernance énergétique, de ses enjeux des  réponses à porter sur les territoires à rassemblée Nathalie Gysi pour Green Cross Suisse, Yves Marignac pour WISE Paris et Claire Roumet pour Energy Cities.

Green Cross France and Territories, conference at IPAG Buisness School, Paris. Energetic transition, perspectives before COP21.

 

Claire Roumet, en tant que représentante d’un réseau de plus de 1000 villes européennes volontaires dans la transition énergétique, a axé son propos sur l’existence solutions pour mettre en œuvre la transition énergétique, que la différence peut se jouer à l’échelon local en citant comme exemple Vancouver, qui, au sein d’un Etat peu décentralisé a pu prendre la décision d’aller vers un mix 100% renouvelable à l’horizon 2035.

 

 

Green Cross France and Territories, conference at IPAG Buisness School, Paris. Energetic transition, perspectives before COP21.Yves Marignac a insisté sur le fait que face au dérèglement climatique, la réponse tient dans notre triple intelligence sur les usages, les équipements et les ressources énergétiques. Il est ainsi possible de ne s’appuyer à terme que sur les seules énergies soutenables, les énergies de flux. Ce système énergétique est 4D, déconcentré : il commence par les économies d’énergie puis l’évaluation des potentiels d’énergies renouvelables sur les territoires, des énergies décarbonées, diversifiées et démocratiques qui développent des modèles à l’opposé des grands groupes. Pour construire une trajectoire de transition, il apparaît urgent de bien questionner nos besoins.

Green Cross France and Territories, conference at IPAG Buisness School, Paris. Energetic transition, perspectives before COP21.Nathalie Gysi a poursuivi la discussion en présentant des éléments de la transition énergétique suisse et notamment le cout de sa sortie du Nucléaire suite à la catastrophe qui a eu lieu à Fukushima en 2011. Un cout estimé à environ 1 milliard d’euros par an jusqu’en 2050, seulement l’équivalent d’un café pris par une famille chaque mois sur la période pour financer cette transition. Cette politique de subvention aux énergies renouvelables est couplée à une politique très volontariste d’efficience afin que la consommation énergétique Suisse soit inférieure en 2050 à ce qu’elle était en 1970.

 

Selon Yves Marignac, une initiative similaire en France nécessite un changement complet de politique énergétique, mais est faisable avec un état qui deviendrait orchestrateur des politiques territoriales, au lieu d’imposer une stratégie descendante comme c’est le cas actuellement. La loi sur la transition énergétique nous donne une trajectoire, nous devons maintenant trouver le modèle économique, social et politique pour la mettre en œuvre.

Dominique Bonet-Fernandez, Nicolas Imbert

Une seconde table ronde, composée de Pierre Astruc, pour GRT Gaz, de Robert Bell, professeur en management et de François-Michel Lambert, Président de l’Institut de l’Economie Circulaire, a axé son propos sur des retours d’expériences et des solutions à mettre en œuvre pour amorcer la transition.

Green Cross France and Territories, conference at IPAG Buisness School, Paris. Energetic transition, perspectives before COP21.

 

 

 

François-Michel Lambert, de retour de Chine, a précisé, que la transition vers l’économie circulaire est en marche, la question de la consommation de ressources dans les nouveaux modèles économiques est absolument centrale dans ce pays de près d’un milliard et demi d’habitants. Les politiques locales doivent aider à cette prise de conscience et ce qu’on remarque lorsque l’on fait rouler des véhicules au biogaz issu des biodéchets des citoyens, c’est que si on communique dessus on accroit nettement l’effort de tri.

 

 

 

 

Green Cross France and Territories, conference at IPAG Buisness School, Paris. Energetic transition, perspectives before COP21.Pierre Astruc a rebondi sur cette intervention en développant le rôle que le gaz a à jouer dans la transition énergétique. Le besoin global de réduction de nos émissions de gaz à effet de serre invite, à l’approche de la COP21, à faire évoluer notre système énergétique vers un mix sobre en carbone et de plus en plus décentralisé. Énergie fossile la moins polluante, le gaz est aussi de plus en plus vert, pouvant ainsi contribuer efficacement à cette transition énergétique. Garant d’efficacité énergétique industrielle, solution de stockage d’énergie, carburant alternatif peu émetteur, le gaz et son réseau contribuent à relier les territoires, favoriser le développement des filières de gaz renouvelables et à assurer la complémentarité entre les énergies avec des innovations telles que le Power to Gas.

Green Cross France and Territories, conference at IPAG Buisness School, Paris. Energetic transition, perspectives before COP21.

Robert Bell a insisté sur la probable inefficacité de la mise en place d’une taxe carbone pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, en prenant un exemple simple.  La taxe carbone, cette stratégie demanderait des taxes si élevées qu’elles en sont inatteignables. Par exemple, la dernière fois où la consommation de pétrole avait commencé à baisser, le prix du baril était d’environ 140$. Avec un Brent à 50$ le baril, je vous laisse imaginer le montant de la taxe à ajouter. Pour accélérer le déploiement des énergies renouvelables, il propose de défiscaliser les investissements sur les énergies renouvelables.Le but   serait de provoquer un « tsunami de financements ». Aux Etats-Unis, la défiscalisation des investissements des forages des gaz et huiles de schistes a provoqué un développement massif des exploitations. Tous les coûts ont été amortis dans l’année provoquant un boom fiscal dans les régions riches en gaz et huile de schistes. Ce type de défiscalisation a eu un effet de levier massif

Green Cross France and Territories, conference at IPAG Buisness School, Paris. Energetic transition, perspectives before COP21.

 

En conclusion, Monsieur Josias Gasser Conseiller National Suisse (Grisons) et vice-président du groupe parlementaire Suisse pour la transition énergétique a présenté la transition énergétique dans le pays Helvète, une transition qui débute, il le regrette, avec du retard sur de nombreux pays européens, mais qui dispose d’ambitieux objectifs. La sortie du nucléaire, soutenue par la population suisse, se fera en parallèle d’une baisse des besoins énergétiques, que ce soit de chaleur ou d’électricité. Elle permet de rendre l’économie plus compétitive et d’investir dans une modernisation des logements. Il a tenu à ajouter que d’un point de vue économique, le nucléaire face aux renouvelables ne se justifie pas.

 

 

 

 

 

Green Cross France and Territories, conference at IPAG Buisness School, Paris. Energetic transition, perspectives before COP21.

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Quelle transition énergétique voulons-nous ? le 4 novembre à l’IPAG, Paris, 18h45

25 jours avant ParisClimat2015, quel avenir énergétique construire, pour ébaucher des perspectives économiquement sereines, résilientes, écologiquement responsables et qui permettent et accélèrent la transition écologique des territoires.

La récente publication de la note ADEME 100% renouvelables en 2050 rend encore plus visible désormais la construction d’un avenir énergétique en 4D: déconcentré, décarboné, diversifié démocratique.

C’est pourquoi Green Cross et l’IPAG co-organisent une conférence, à Paris, 4 semaines avant l’ouverture de ParisClimat2015.  La conférence se déroulera le 4 novembre de 18h45 à 20h45, dans les locaux parisiens de l’IPAG (184 boulevard Saint-Germain, 75 007 Paris).

3 temps dans le débat:

  • Les « acteurs du nouveau monde ». Comment la France s’empare de la transition écologique de l’économie pour en faire un élan d’entrepreneuriat et d’innovation.
  • Gouvernance énergétique, transition écologique. Les enjeux et les réponses des territoires
  • Retours d’expérience, enjeux d’innovation et de transition

 

Nous aurons le témoignage exceptionnel de Josias Gasser, conseiller National Suisse (Grisons) et vice-président du groupe parlementaire Suisse pour la transition énergétique.

 

Parmi les débattants:

  • Corinne Lepage, auteur du rapport ADNMonde sur les entrepreneurs du Nouveau Monde et la Transition Ecologique, pour la Ministre Ségolène Royal,
  • Pierre Astruc, secrétaire général de GRTGaz,
  • Robert Bell, économiste,
  • Guillaume Bigot, directeur général de l’IPAG,
  • François-Michel Lambert, président de l’Institut de l’Economie Circulaire,
  • Yves Marignac, directeur de WISE-Paris
  • Claire Roumet, directrice générale d’Energies Cités.

Pensez à vous inscrire dès maintenant sur http://www.eventbrite.com/e/billets-transition-energetique-quelles-perspectives-4-semaines-avant-la-cop21-19224258274?aff=affiliate1

Entrée gratuite sur inscription préalable, pièce d’identité exigée à l’entrée.

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Sep 27 2015

Dieselgate – il nous faut reconquérir la qualité de l’air européen et mieux mobiliser les transports sur l’urgence climat

Depuis quelques jours, Volkswagen est au centre d’une vaste polémique. Le groupe a manipulé la mesure de ses émissions polluantes de ses véhicules diesel aux Etats-Unis.

Nous pensons que cette accusation ne concerne pas uniquement le groupe Volkswagen, mais qu’un grand nombre de constructeurs européens, américains et asiatiques ont procédé de même, et ce probablement depuis les années 2004 et 2005. Des indiscrétions laissent supposer que ces constructeurs auraient demandé et intégré dans les cahiers des charges et spécifications fonctionnelles transmises aux équipementiers des clauses demandant la détection des procédures de test standardisées (que ce soit sur les normes américaines ou européennes), et la détérioration du fonctionnement moteur habituel pour être dans un mode de moindres émissions (CO2 et NOX) disparaissant une fois le test effectué.

Le prix de cette « tricherie » ? Nous en payons un lourd tribu, en particulier en France, pays le plus diésélisé d’Europe : une qualité de l’air largement détériorée (en particulier à Paris), et les maladies chroniques, pertes de bien-être et pertes économiques associées. Le préjudice environnemental est malheureusement avéré.

Ce scandale nécessite une réaction sans délai du législatif, de l’exécutif et des opérateurs économiques:
par exemple, pour le législatif, aux niveaux européen et national d’auditionner sans délai toute la filière automobile, en commençant par les constructeurs et les équipementiers de rang 1, mais sans oublier les opérateurs de contrôle technique et gestionnaire de flotte, pour identifier les parcs de véhicules en circulation, et envisager les procédures de rétrofit ou de retrait de flotte à la hauteur de l’urgence,
une mise à jour sans délai des tests européens doit également être envisagée pour que le cycle européen reflète les conditions réelles, accompagné d’une procédure open source et open data afin que les algorithmes de contrôle moteur puissent être vérifiés et contrôlés à tout instant,
les constructeurs automobiles et leurs sous-traitants doivent également prendre leurs responsabilités et proposer des mesures pro-actives et ré-actives de rétrofit et de retrait de flotte, à la hauteur du scandale et de la dégradation de la qualité de l’air.
De nombreux constructeurs s’approvisionnant sur les pièces incriminées auprès des mêmes sous-traitants de rang 1, ce sont bien tous les constructeurs et sous-traitants de rang 1 opérant sur le marché européen qui doivent être questionnés.

A quelques semaines de l’ouverture de ParisClimat2015, ce scandale pose la question de prendre des mesures à la hauteur de l’urgence climatique, notamment sur la fixation d’un prix au carbone, la transparence et l’auditabilité sur les engagements des Etats et des entreprises, et la nécessité d’avoir une approche inclusive sur les territoires, où les questions climatique, de pollution de l’air, de l’eau, des sols et des océans et de qualité de vie sont directement liés.

En France, ce scandale nous questionne sur:
l’avantage compétitif et le subventionnement direct au gazole, ainsi que la nécessité de réaligner de manière urgente les taxes sur celles de l’essence,
la nécessité de faire un fonds d’urgence pour la préservation de la qualité de l’air où les constructeurs automobiles abondent à la hauteur du préjudice généré, et ce sans financement public,
le questionnement de l’addiction des investissements publics et de filière français pour des innovations risquées (hybridation diesel qui émettra vraisemblablement beaucoup de particules), au détriment de filières reconnues pour leur performance écologique (comme le gaz – GPL ou autres – fortement développé et mature en Italie, Belgique, Grande Bretagne, Argentine…),
la nécessité de rétrofiter ou de retirer en urgence du parc 10 millions de véhicules potentiellement impactés par ce scandale de calculateur, anormalement émetteurs de CO2 et/ou de particules, et dont une grande partie a par ailleurs été acheté avec des « primes écologiques » qu’en toute logique les constructeurs devraient désormais rembourser à l’Etat à la hauteur de la « tricherie effectuée.
Les véhicules partagés, l’économie de fonctionnalité et l’économie circulaire peuvent apporter des réponses, notamment via des véhicules électriques partagés, mais à condition de passer d’être conçues avec des sources d’énergies renouvelables 4D (Déconcentrées, Décarbonées, Diversifiées, Démocratiques) à la hauteur du développement du parc roulant.

A minima, des propositions gouvernementales et une mission d’enquête parlementaire s’impose sur ce scandale, pour des réponses appropriées et qui prennent également en compte l’impact sur l’emploi d’une filière automobile en conversion. Les solutions existent, mais les curseurs de gouvernance publique, de législation, fiscaux et de répression doivent être profondément repositionnés. Il en va de la reconquête d’un air de qualité, de notre capacité à lutter réellement contre le dérèglement climatique et de notre crédibilité à mettre en place la transition écologique de nos économies. Il en va également de notre santé et de notre qualité de vie.

L’équipe Green Cross France et Territoires

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Août 04 2015

Plan Obama Une nouvelle étape pour des engagements concrets à CoP21, qui appelle de nouvelles annonces factuelles, concrètes, ambitieuses et précises

Même si il arrive au cœur de la torpeur estivale, le plan Obama annoncé lundi par le Président de la République des Etats-Unis, depuis la Maison Blanche, ne doit absolument pas laisser indifférent.

Il marque, 4 mois avant l’ouverture de la CoP21, quelques jalons majeurs et attendus:

  • tout d’abord, parce qu’il s’agit de la contribution d’un des 3 plus grands émetteurs de carbone au monde, au leadership majeur, et qui de plus n’avait pas ratifié Kyoto,
  • ensuite, parce qu’il marque une véritable inflexion de l’ensemble de la stratégie énergétique américaine, avec l’engagement concret de réduire de 32% les émissions des centrales électriques américaines d’ici à 2030 (responsables de 40% des émissions carbones du pays), et ce par apport au niveau de référence de 2005,
  • enfin, parce qu’il s’agit non seulement de définir un objectif, mais également une feuille de route et la description de l’ensemble des mesures et moyens pour y arriver.

Lors de l’élaboration de ses travaux sur les gaz de schiste, en 2012, puis lors d’une conférence franco américaine en 2013 sur le financement de la transition énergétique, Green Cross avait insisté sur le fait que la transition énergétique serait un élément déterminant de la fin de mandat de Barack Obama, une démarche sur laquelle les Etats-Unis allaient faire évoluer leur modèle économique global vers la transition énergétique et enfin une opportunité forte pour faire de la CoP21, la conférence climat qui se tiendra en Décembre à Paris, la conférence des engagements ambitieux, des solutions concrètes et vérifiables et d’un modèle de transition écologique inclusif.

Nicolas Imbert, directeur de Green Cross France et Territoires, souligne que « avec l’annonce par le Président de la République lui-même du Plan Obama, avec une feuille de route précise qui montre comment le gouvernement va agir dans le domaine énergétique, les Etats-Unis marquent de manière très positive cette période de publication des engagements nationaux, comme la Chine l’avait déjà fait au printemps. Dans les deux cas, on peut regretter, et c’est particulièrement vrai pour le plan américain, une focalisation sur l’énergie, qui occulte le mode opératoire pour réaliser la transition bas carbone dans les secteurs en particulier des transports, de l’agriculture et la mise en avant de l’économie circulaire comme solution concrète, à l’échelle territoriale. Mais l’on constate que la transition énergétique devient une réalité: on sait en particulier que les objectifs d’installations en solaire photovoltaïque ont été largement dépassés aux Etats-Unis, que l’énergie produite au Texas l’est plus grâce au solaire photovoltaïques d’au pétrole et au gaz, et qu’une grande partie des innovations de la transition écologique viennent plus que jamais de la Silicon Valley ».

L’Europe comme la France doivent désormais entendre ce signal, et réagir très concrètement:

  • en précisant le mode opératoire retenu, les engagements législatifs et les mesures permettant concrètement d’atteindre les objectifs européens, dans tous les domaines et en particulier les transports, l’alimentation, l’énergie ainsi que la promotion de l’économie circulaire,
  • en mettant en place très rapidement et de manière volontaire un prix du carbone applicable à tous les secteurs (tendance qui devraient être suivi très rapidement aux Etats-Unis et en Asie, et orientera durablement notre économie,
  • en saluant, comme le Président François Hollande l’a fait ce jour, la démarche américaine, et en surfant sur cet élan pour aller plus loin sur l’ensemble des sujets de négociation dès maintenant, et en particulier la thématique des océans (http://ocean.cop21.mobi).

Plus que jamais, il y a urgence, mais un pas important vient d’être franchi

Comment mettre en place la transition énergétique, à l’échelle de la France comme des Etats-Unis ?
Plus que jamais, la situation actuelle nous incite à accélérer la grande transition, à mettre en place de manière volontariste et résolue l’économie de demain, dès maintenant et avant ParisClimat2015.
greattransition_lesterbrownGreen Cross incite à le faire avec une vision, étayée par des arguments économiques, sociétaux et environnementaux concrets, et une ambition affirmée. Ce qui est très proche des arguments mis en avant par Barack Obama.

Pour ce faire, Green Cross et les éditions Souffle Court vont traduire, en français, « La Grande Transition », l’ouvrage essentiel de Lester Brown, qui sortira ainsi en français et en anglais simultanément, avant ParisClimat2015.

Selon WikipediaLester Russell Brown, né le 28 mars 1934, est un agroéconomiste et analyste environnemental américain. Pionnier des recherches sur le développement durable, il a été l’un des premiers, et des plus prolifiques, à écrire sur les problèmes liés à l’écologie. Il est le fondateur de l’institut Worldwatch ainsi que du Earth Policy Institute, organisation non gouvernementale basée à Washington D.C., dont il est actuellement le président. Avec des publications traduites dans plus de quarante langues, il est l’un des auteurs-essayistes les plus largement diffusés dans le monde. Lester R. Brown a d’ailleurs été décrit par le Washington Post comme étant « l’un des penseurs les plus influents de notre époque ».
La Grande Transition sera le dernier ouvrage de Lester Brown, son point culminant fruit de plus de 30 ans de travaux au plus au niveau. Une souscription sur KissKissBankBank vient d’être mise en place pour le rendre accessible, avant la CoP21, à un public francophone: http://www.kisskissbankbank.com/la-grande-transition-lester-r-brown?ref=recent,
Le point sur nos groupes de travail économie circulaire et énergie

Green Cross anime actuellement deux groupes de travail complémentaires:
  • un sur économie circulaire et énergie,  
  • un autre sur l’économie circulaire littorale
Chaque groupe de travail réunit des experts thématiques et s’enrichit de retour d’expériences de terrain, en effectuant 4 à 6 séminaires de travail ainsi que des visites de site.

Les thématiques de notre groupe de travail économie circulaire et énergie sont les suivantes:

Thèmes Résumés
Villes et territoires durables Des enjeux et solutions spécifiques pour la mobilité (des personnes (mutualisation des espaces de travail) et des marchandises), les énergies 4D de proximité (déconcentrées, décarbonées, diversifiées, démocratiques)
L’enjeu méthane, perspectives et réalités La méthanation, ou possibilité de stocker de l’électricité en la transformant en gaz, la ville comme ressource (déchets verts, STEP etc)
Le rôle des réseaux et les besoins d’intelligence Adéquation entre offre et demande, distribution, stockage, signal-prix (nouvelle mutualisation des réseaux)
Efficacité énergétique et nouvelles ENR diffuses Développement autour des nouvelles énergies renouvelables (marines, fluviales, terrestres)
Autonomie énergétique des îles Les îles territoires précurseurs, focus sur les travaux des étudiants de Centrale Paris

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Le point sur nos groupes de travail autour de l’économie circulaire

Notre premier groupe de travail sur l’eau a brillamment réussi, permettant de lancer l’ouvrage l’eau, des clés pour agir qui a lancé la collection http://www.desclespouragir.fr (téléchargement PDF gratuit ici, version imprimée en vente 10 euros – vente en groupe possible contact@gcft.fr).
Green Cross anime actuellement deux groupes de travail complémentaires :
  • un sur économie circulaire et énergie,  
  • un autre sur l’économie circulaire littorale.

Chaque groupe de travail réunit des experts thématiques et s’enrichit de retour d’expériences de terrain, en effectuant 4 à 6 séminaires de travail ainsi que des visites de site.

Les thématiques de notre groupe de travail économie circulaire et énergie sont les suivantes :

 

Thèmes Résumés
Villes et territoires durables Des enjeux et solutions spécifiques pour la mobilité (des personnes (mutualisation des espaces de travail) et des marchandises), les énergies 4D de proximité (déconcentrées, décarbonées, diversifiées, démocratiques)
L’enjeu méthane, perspectives et réalités La méthanation, ou possibilité de stocker de l’électricité en la transformant en gaz, la ville comme ressource (déchets verts, STEP etc)
Le rôle des réseaux et les besoins d’intelligence Adéquation entre offre et demande, distribution, stockage, signal-prix (nouvelle mutualisation des réseaux)
Efficacité énergétique et nouvelles ENR diffuses Développement autour des nouvelles énergies renouvelables (marines, fluviales, terrestres)
Autonomie énergétique des îles Les îles territoires précurseurs, focus sur les travaux des étudiants de Centrale Paris

 

Voici également celles du groupe de travail sur l’économie circulaire littorale :

 

Thème Intitulé
1 Territoire littoral, territoire durable
2 Navires propres
3 Déconstruction navale
4 Produire une alimentation durable issue de la pêche via des infrastructures portuaires optimisées
5 Autonomie énergétique des iles
6 Transitions écologiques dans le Pacifique Sud
7 Innovations durables pour la plaisance, la course au large et les professionnels de la mer
8 Etudier les comportements liés aux pollutions émergentes
9 Pollution des zones littorales et éléments de résilience, notamment face aux aléas climatiques

 

Si vous pensez pouvoir partager avec nous une contribution, souhaitez assister à une prochaine réunion du groupe de travail, nous suggérer un élément, n’hésitez pas: contact@gcft.fr

 

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/le-point-sur-nos-groupes-de-travail-autour-de-leconomie-circulaire/

Sommet Mondial Climat et Territoires – un beau succès et une mobilisation concrète pour la CoP21

Sommet3Le Sommet Mondial Climat et Territoires, qui s’est tenu les 1er et 2 juillet à Lyon, est un grand succès.

Les acteurs non étatiques s’y sont retrouvés pour des engagements, propositions et plans d’actions regroupant 2/3 de la population de la planète.

Réunissant des villes, régions, entreprises, ONG… ce Sommet s’est composé de différents ateliers et débats, débouchant sur une déclaration concrète et ambitieuse.

  • Retrouvez le texte final de la Déclaration : ICI
  • Sa version en anglais : ICI
Sommet 2

© MEDDE

Parmi les thèmes abordés : énergie, transports, déchets, bâtiment, éducation, forêt, adaptation… Autant de thématiques abordées au Sommet, avec l’ambition, selon Ronan Dantec, que les acteurs réunis réduisent leurs émissions « d’environ 1,5 milliards de tonnes de CO2 d’ici 2020 ».

Green Cross se félicite de la qualité des travaux de ce Sommet. Nous prenons note de la Déclaration finale, dont nous serons, comme chacune et chacun des participants, les porte-parole jusqu’à la CoP21.

 

C’est également une feuille de route collective que nous aurons à cœur de faire vivre. Nous notons que la Déclaration est universelle, établie en présence de représentants de tous les continents, et notamment celle remarquée de l’Océanie et de ses peuples sentinelles du climat.

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Houria Tazi-Sadeq, ALMAE & CNDH, Maroc © Région Rhône-Alpes

Avec ses co-animateurs la Chambre de Commerce Internationale et ICLEI, Green Cross France et Territoires a animé l’atelier « Adaptation ». Nous avons particulièrement apprécié le réalisme, les ambitions et la diversité des projets présentés. Nous avons en particulier retenu 3 éléments essentiels mis en avant par les débats :

  • la nécessité d’une approche inclusive, intégrant notamment les enjeux liés à l’eau, à l’agriculture et aux sols,
  • l’importante d’une adaptation aux objectifs globaux, mais conçus localement sur les territoires, urbains et ruraux,
  • les enjeux de coopération décentralisée et de financement, au plus proche des projets.

Nous avons également participé aux ateliers sur l’énergie, et vu l’urgence de développer plus avant les solutions concrètes qui existent déjà, en mode « 4D » : des énergies Déconcentrées, Diversifiées, Décarbonées, Démocratiques.

Reste désormais à faire entendre plus encore la voie de l’océan, et globalement à faire levier sur la CoP21 pour des engagements concrets, avec un texte lisible, court et ambitieux. Il nous faut notamment pendant l’été avoir des engagements concrets pour lancer une dynamique sur le prix du carbone, la prise en compte de l’océan, des financements décentralisés et effectivement accessibles pour une transition écologique rapide, tant en adaptation qu’en atténuation.

C’est ce que nous allons nous atteler à faire avancer dès la semaine prochaine, en participant notamment à la Global Conference des Ateliers de la Terre, à Chantilly (globalconference2015.org). Nous y présenterons la Déclaration « ParisClimat2015 – Objectif OCEAN : les propositions de l’Economie Bleue », ratifiée désormais par plus de 30 parties prenantes significatives à l’échelle internationale, un mois après la Journée Mondiale de l’Océan.

Quelques articles de presse :

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/sommet-mondial-climat-et-territoires-un-beau-succes-et-une-mobilisation-concrete-pour-la-cop21/

Fév 27 2015

Conférence Fukushima du 24 février – premiers éléments de synthèse

(c) Ania Freindorf - Green Cross France et Territoires

(c) Ania Freindorf – Green Cross France et Territoires

Ce mardi 24 février, Green Cross a organisé une conférence sur les leçons apprises 4 ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima, qui a frappé le Japon le 11 mars 2011. Cette rencontre s’est déroulée au Théâtre du Rond-Point, autour du témoignage exceptionnel de M. Naoto Kan, Premier Ministre japonais de 2010 à 2011, et qui a du faire face pendant son mandat à la catastrophe nucléaire de Fukushima.

M. Naoto Kan nous a tout d’abord fait part de la manière dont il a du gérer, d’abord le tsunami puis la catastrophe nucléaire. Il s’est rendu compte au fur et à mesure qu’il devait gérer l’urgence et que les procédures existantes n’étaient pas au niveau requis pour une préparation réelle.

(c) Ania Freindorf - Green Cross France et Territoires

(c) Ania Freindorf – Green Cross France et Territoires

Comme illustré ci-dessus, la zone de 250 km qu’il était nécessaire d’évacuer pour protéger au mieux les habitants. Elle couvrait la ville de Tokyo, pour une population d’environ 50 millions d’habitants.

Naoto Kan a également expliqué qu’il était très favorable au nucléaire avant la catastrophe de Fukushima:

« Avant cet accident, ma position en tant qu’homme politique, était de dire qu’on pouvait continuer à exploiter l’énergie nucléaire tant qu’on prenait les précautions nécessaire »…« j’ai même contribué à en assurer la promotion à l’étranger». 

(c) Ania Freindorf - Green Cross France et Territoires

(c) Ania Freindorf – Green Cross France et Territoires

« J’ai complètement changé ma manière de penser, et durant le reste de mon mandat j’ai lancé une politique de réduction de l’énergie nucléaire au Japon, et développé des lois pour promouvoir l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables. […] Tout comme les bombes atomiques, les centrales nucléaires sont des technologies que nous ne pouvons pas entièrement contrôler. Parmi les experts certains disent qu’il n’y a aucun moyen d’atteindre un risque zéro pour les centrales. Effectivement, les catastrophes naturelles ne sont pas maîtrisées. Tout ce que nous pouvons faire c’est atténuer les conséquences une fois les risques produits. »

L’analyse des leçons apprises de Fukushima s’est ensuite poursuivie, avec Sandrine Bélier, députée Européenne 2009 – 2014, qui a rappelé les difficultés du Parlement et de la Commission Européenne à évoluer pour une meilleure gestion du risque nucléaire. Elle a aussi expliqué les analogies entre les situations japonaises et françaises quant à l’état de leur parc nucléaire, notamment vis-à-vis des centrales françaises comme celle de Fessenheim.

(c) Ania Freindorf - Green Cross France et Territoires

(c) Ania Freindorf – Green Cross France et Territoires

Yoshiko Aoki, enseignante, victime de Fukushima, nous a fait part de la manière dont les choses se sont concrètement passées sur le terrain, de son traumatisme, de l’importance des dégâts sur les personnes et sur les biens, et de l’immense difficulté de reconstruction.

(c) Ania Freindorf - Green Cross France et Territoires

(c) Ania Freindorf – Green Cross France et Territoires

Dr Jonathan Samet, professeur à University of South California a détaillé les impacts sanitaires, physiques et psychiques consécutifs aux catastrophes nucléaires, et en particulier de la synthèse de ses travaux effectués avec plus de 25 ans de données disponibles sur la catastrophe de Tchernobyl, entrepris désormais pour Fukushima.

(c) Ania Freindorf - Green Cross France et Territoires

(c) Ania Freindorf – Green Cross France et Territoires

Les travaux du Pr. Jonathan Samet, entrepris avec Green Cross Suisse, sont téléchargeables en intégralité ICI.

Cette première table ronde s’est poursuivi par de riches échanges avec la nombreuse audience présente dans la salle. La difficulté d’être préparé face à une catastrophe d’une telle ampleur, la nécessité d’anticiper les risques par des échanges contradictoires, et l’importance des enjeux tant humains que matériel, ainsi que la capacité à revivre, se loger, se nourrir et d’avoir une activité normale plus ou moins près de la zone d’exclusion, ont été des sujets abordés. Plus de 20 ans après la catastrophe de Tchernobyl, Fukushima a été le révélateur d’une série de défaillance d’estimation du risque, d’anticipation, de sécurité, de gouvernance, qui doivent désormais être corrigés d’urgence pour éviter de nouvelles catastrophes.

La deuxième table ronde regroupait des points de vue très diversifiés sur la stratégie énergétique, focalisés sur la situation française.

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Elle a débuté avec l’intervention de Tetsunari Lida, directeur exécutif de Institute of Sustainable Energy Policies (ISEP,Tokyo), qui a montré qu’aujourd’hui l’efficacité énergétique et le recours aux renouvelables permettaient dès maintenant de répondre aux enjeux énergétiques nationaux de demain.

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Il a également précisé que cet efficacité avec les renouvelables ont d’excellents bilans économiques qui attirent massivement les investisseurs privés, générant une dynamique économique vertueuse, au moment où l’énergie nucléaire est en déflation.

A l’inverse, Christian Bataille, député et vice-président de l’Office Parlementaire d’Évaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST), préférait insister sur le fait que la France dotée historiquement d’un parc nucléaire, devait se poser la question de sa prolongation et de sa durée de vie.

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La question des déchets nucléaire et de leur fin de vie, et notamment du débat actuel autour de CIGEO, a fait l’objet d’échanges de points de vue contradictoires, en particulier avec le député Denis Baupin présent dans la salle. Ce dernier a également souligné le risque de prolifération.

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Valérie Faudon, directrice de la SFEN, a focalisé son propos sur la dimension « bas carbone » de l’énergie nucléaire, « Aujourd’hui on sait que c’est une solution avec des risques certes, mais une solution bas carbone ». Elle a insisté sur la mise en avant des chiffres issues de la production électronucléaire dans la contribution française aux chiffres européennes en termes de sobriété carbone de la production énergétique. Cette question a fait l’objet de discussions avec la salle, qui demandait une prise en compte plus claire d’un bilan sur l’ensemble de la filière, depuis la construction des centrales, l’extraction de l’uranium, les pertes de distribution, jusqu’à la fin de vie.

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En contrepoint, Yves Marignac, directeur de WISE-Paris, a notamment précisé qu’avec Négawatt il existait un scénario bas-carbone, réaliste et intégré au Débat National sur la Stratégie Énergétique, qui repose sur une sortie rapide de l’énergie nucléaire, sur l’efficacité énergétique, sur une production par un mix diversifié d’énergie renouvelables et avec une décentralisation du stockage et de la distribution.

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Les débats se sont terminés sur deux interventions successives.

Tout d’abord, Adam Koniuszewski, COO de Green Cross International, a précisé tout le travail entrepris depuis 1993 en assistance aux victimes de Tchernobyl, puis de Fukushima, par Green Cross International et Green Cross Suisse et avec différentes associations nationales. Il a rappelé également que le Président de Green Cross, Mikhaïl Gorbatchev, et le Premier Ministre Naoto Kan ont eu le triste point commun de devoir gérer une catastrophe nucléaire sur les territoires. Ceci se traduit par un engagement répété de Green Cross pour développer la transparence scientifique et la gouvernance quant au recours au nucléaire comme à la stratégie énergétique, la nécessité de choix démocratique, ainsi que l’engagement résolu de l’association pour une sortie progressive du nucléaire, la non-prolifération et la gestion la plus rigoureuse possible des déchets.

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Enfin, le Premier Ministre Naoto Kan a repris la parole pour quelques mots de conclusions : la France doit s’engager sur une sortie progressive du nucléaire avec de premières étapes avant ParisClimat2015, et aussi à se préparer de la manière la plus démocratique et transparente, à l’éventualité d’une catastrophe nucléaire. Il a rappelé que « le risque zéro n’existe pas, que la question des coûts n’a que peu de sens devant les traumatismes subis et que l’impact d’une catastrophe nucléaire comme celle de Fukushima, pire que de perdre une grande guerre ».

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Avant de se séparer, les intervenants ont tenu à faire une photo de groupe, notamment avec le réalisateur Jean-Paul Jaud qui a eu l’occasion d’interviewer longuement Naoto Kan au Japon pour son film Libres, dont la sortie est prévue le 11 mars.

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Pour en savoir plus:

Un mini-film reprenant les éléments essentiels de la conférence paraîtra sur le site http://www.gcft.fr le 11 mars 2015.

Conférence-débat organisée par Green Cross France et Territoires avec le support de Green Cross International et Green Cross Suisse, au Théâtre du Rond-Point.

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/conference-fukushima-du-24-fevrier-premiers-elements-de-synthese/

24 février 2015 Conférence-débat exceptionnelle autour de Naoto Kan 4 ans après, Fukushima

Mise à jour en date du 25 février:
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Presque 4 ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima, le Japon continue à chercher une voie pour se reconstruire. Premier ministre au moment de la catastrophe, Naoto Kan a été profondément marqué par la manière dont il a du gérer tant le pays que la manière de répondre à la catastrophe.
Pour la première fois, il témoignera de son expérience en France le 24 février, devant une audience de décideurs publics et privés, à l’invitation de Green Cross. Fondée en 1993 par Mikhaïl Gorbatchev, l’ONG est profondément investi dans dans le support aux victimes des catastrophes nucléaires que dans le développement d’une stratégie énergétique diversifiée, décarbonée, déconcentrée, démocratique.
Ce témoignage sera suivi de débats sur la sûreté nucléaire et la transition énergétique, le 24 février, de 16h30 à 19h30, au Théatre du Rond-Point, sur le thème « 4 ans après la catastrophe de Fukushima, quels retours d’expérience et quels impacts sur la stratégie énergétique ».
Le témoignage de Naoto Kan sera suivi de 2 tables rondes , avec également les interventions de:
  • Yoshiko Aoki, présente sur place lors de la catastrophe de Fukushima-Daïchi,
  • Christian Bataille, député, vice-président de l’Office Parlementaire d’Évaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST),
  • Sandrine Bélier, députée européenne 2009-2014, et membre 2013-2014 du Comité National de la Transition Ecologique (CNTE),
  • Valérie Faudon, directrice de la SFEN,
  • Adam Koniuszewski, COO de Green Cross International,
  • Nicolas Imbert, directeur de Green Cross France et Territoires,
  • Tetsunari Iida, directeur exécutif de Institute of Sustainable Energy Policies (ISEP, Tokyo)
  • Yves Marignac, directeur de WISE-Paris,
  • Jonathan Samet, professeur à Unversity of South California.
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Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/24-fevrier-2015-conference-debat-exceptionnelle-autour-de-naoto-kan-4-ans-apres-fukushima/

Fév 23 2015

Forum Chine-Europe – synthèse des travaux

Du 2 au 5 décembre, Green Cross a contribué à l’organisation du Forum Chine-Europe, en organisant notamment un atelier sur l’eau à Genève, et un atelier sur l’économie circulaire à Lyon.

La synthèse des travaux est désormais disponible et téléchargeable ICI.

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Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/forum-chine-europe-synthese-des-travaux/

Tchernobyl: rapport Green Cross Suisse – conséquences sur la santé humaine

Green Cross Suisse vient de publier une étude sur les conséquences à long terme de la catastrophe de Tchernobyl.

L’accident de réacteur a provoqué non seulement des cancers, mais également des maladies non cancéreuses et des séquelles neuropsychologiques. Sur l’initiative et avec le soutien de Green Cross Suisse, une étude pluriannuelle a été menée sur les effets à long terme de la catastrophe de réacteur de Tchernobyl sur la santé psychique et physique. D’une part, parce que 28 ans après la catastrophe de réacteur de Tchernobyl, l’examen de possibles conséquences sanitaires autres que le cancer restait incomplet, d’autre part, parce que les résultats des recherches sur les conséquences sanitaires servent de base pour les interventions thérapeutiques du programme de médecine sociale d’amélioration des conditions de vie de la population concernée.

En impliquant toutes les combinaisons d’exposition, les auteurs des études sur Tchernobyl arrivent à la conclusion qu’énormément de personnes sont concernées. La barre des 10 millions a ainsi été atteinte. Le rapport d’étude actuel met à jour les comptes-rendus de 2011 et 2013 afin de montrer de la manière la plus complète possible les preuves des conséquences de la catastrophe de Tchernobyl en lien avec des maladies neuropsychologiques et physiques.

La catastrophe nucléaire de Tchernobyl a commencé le 26 avril 1986 avec la panne du réacteur du bloc 4 lors d’un test de système prévu. Les substances radioactives échappées contaminèrent une zone englobant actuellement la Biélorussie, l’Ukraine, la Moldavie et la Russie. Après la catastrophe, on s’interrogea sur les conséquences sur la santé des habitants des régions touchées et sur le risque potentiel que représenterait l’exploitation agricole des sols contaminés. Juste après la catastrophe, les risques liés à l’exposition aux radiations étaient au premier plan des préoccupations, puis ce fut le syndrome d’irradiation aiguë et, plus tard, le cancer. Les doses de radiation furent examinées et des études révélèrent des syndromes d’irradiation aiguë chez les victimes immédiates, des cas de leucémie chez des enfants et des liquidateurs ainsi que des cancers du sein préménopausiques. L’épidémie de maladies cancéreuses de la thyroïde survenues après la catastrophe de Tchernobyl chez les enfants n’avait pas été prévue dans une telle envergure et reste partiellement inexpliquée jusqu’à ce jour. Il n’existe encore aucune analyse de la situation de la population moldave répondant aux critères d’inclusion dans l’étude. À la suite de la catastrophe de Fukushima de 2011, ces études continuent d’être menées afin d’aider les survivants de Tchernobyl et de les préparer aux conséquences à long terme qui seront bientôt problématiques pour les nouvelles victimes de l’accident nucléaire de Fukushima.

L’étude Green Cross est menée par Jonathan M. Samet, directeur fondateur de l’institut USC de santé publique et responsable du service de médecine préventive à la Keck School of Medicine (University of Southern California), en collaboration avec les partenaires Green Cross locaux en Biélorussie, Russie, Moldavie et Ukraine.

Vous pouvez charger l’intégralité de l’étude ICI.

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