Archives de la Catégorie : Climat

Mar 14 2017

Retour sur le colloque « Défense, dissuasion et climat : quelles évolutions dans un monde qui change ? »

Dans un contexte où l’armement nucléaire représente 15% du budget de la défense français, mais s’avère absent des scènes médiatique et politique à l’approche des élections présidentielles, il semblait essentiel de faire un point sur ce sujet : Green Cross organisait avec le support du groupe La Française, le 13 mars, un colloque abordant les enjeux de la défense, de la dissuasion nucléaire et des bouleversements climatiques auxquels nous faisons face.

Si les liens entre défense et bouleversements climatiques n’apparaissent pas toujours évidents, la première table ronde a permis de mieux appréhender les phénomènes à l’œuvre : Emmanuel Dupuy, président de l’Institut Prospective et Sécurité en Europe (IPSE) a souligné a quel point le changement climatique est un multiplicateur de menaces, mais aussi une source de vulnérabilité pour les Forces Armées, notamment au terrorisme et aux groupes criminels. La criminalité environnementale est en effet la quatrième source d’enrichissement en Afrique.

Nicolas Hulot, journaliste-reporter, animateur-producteur de télévision, écrivain et président de sa Fondation, a su rappeler qu’en plus d’une monopolisation très importante de la Garde nationale, notamment aux Etats-Unis, la situation environnementale conditionne les enjeux de paix et de stabilité.

« Les bouleversements climatiques rajoutent de l’injustice, des inégalités et des tensions dans un monde qui n’en avait pas besoin. » – Nicolas Hulot

D’ailleurs, Winiki Sage, président du Conseil économique Social et Culturel (CESC) de la Polynésie française, a pointé du doigt les dangers du réchauffement climatique pour les îles de Polynésie, mais aussi les risques liés à la piraterie de par une armée française de moins en moins présente pour surveiller les eaux du Pacifique, ou encore les enjeux économiques terribles (tourisme; déplacement des poissons nuisant à la pêche locale). Et par ailleurs, qu’un serait-il de la zone économique et exclusive de la France si ces îles venaient à être englouties ? Serait-elle amputée, tout comme une partie de l’humanité ?

De même, la rareté des ressources, comme par exemple les métaux et terres rares en provenance de Chine, et mise en exergue par Gilles Pennequin, vice-président du Forum International des Technologies et de la Sécurité, est aussi un défi majeur dans la stabilité des relations internationales.

Et le bouleversement climatique, qui raréfie les ressources disponibles, aggrave les tensions et incite les Etats à user de la dissuasion nucléaire, comme l’a souligné Jean-Marie Collin, expert en désarmement nucléaire.

Paul Quilès, président de l’association Initiatives pour le Désarmement Nucléaire (IDN), président de la Commission de la Défense Nationale et des Forces Armées à l’Assemblée Nationale de 1997 à 2002, ancien Ministre (Défense et Intérieur) a pu ajouter que « dire qu’un monde avec armes nucléaires serait forcément moins dangereux que sans est un dogme » lors de la seconde table ronde « Dissuasion et arme nucléaire : comment s’adapter dans un monde qui change ? ».

D’ailleurs, « la France s’engage dans un programme de modernisation qui n’est autre qu’une course à l’armement nucléaire, et qui s’avère extrêmement dangereux » selon le Général Bernard Norlain, général d’armée aérienne (2S), chef de cabinet militaire (de 1986 à 1990) des Premiers Ministres Jacques Chirac puis Michel Rocard. « Si l’arme nucléaire était un facteur de stabilité durant la Guerre Froide, elle est aujourd’hui source d’instabilité ».

Autrement dit, les bouleversements climatiques engendrent des tensions et des conflits qui poussent à l’utilisation de la dissuasion, et donc de l’armement nucléaire, qui lui-même rend les relations encore plus conflictuelles et l’environnement planétaire plus dangereux.

Ainsi, comme l’ont également soutenu Corinne Lepage, ancienne Ministre de l’Environnement, avocate et femme politique française engagée dans la Protection de l’Environnement, et Joël Guerriau, sénateur, secrétaire de la Commission des Affaires Etrangères, de la Défense et des Forces Armées du Sénat, Président du groupe interparlementaire France-Iran, il est essentiel d’aller dans le sens d’une non-prolifération de l’armement nucléaire, et même d’envisager un désarmement.

Il est donc indispensable pour les décideurs politiques de s’engager sur ce sujet, notamment à l’approche des élections présidentielles françaises.

Et comme a très justement cité Nicolas Hulot en conclusion de ce colloque :

“Si le monde explose, la dernière voix audible sera celle d’un expert disant que la chose est impossible.”,

Peter Ustinov, L’amour des quatre colonels

 

Quelques photographies de l’événement :

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Et ils parlent de notre événement sur Twitter, #DéfenseClimat :

@Ale_moreau @technoscopie @jmc_nonukes @IDNuc @Emdupuy @Cleantuesday @emiegaillard @clemetivier @AnneBeaufume

 

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/retour-sur-le-colloque-defense-dissuasion-et-climat-quelles-evolutions-dans-un-monde-qui-change/

Défense, Dissuasion et Climat – Quelles évolutions dans un monde qui change ?

Dans un contexte où l’armement nucléaire représente 15% du budget de la défense français, mais s’avère absent des scènes médiatique et politique à l’approche des élections présidentielles, il est essentiel de faire un point sur ce sujet : mettre en lumière les acquis, repérer les risques, et distinguer les perspectives qui s’offrent à nous.

Mikhaïl Gorbatchev, notamment, souligne que, face à l’évolution des profils de conflits, il est nécessaire de changer de regard sur le monde, et en particulier sur la doctrine militaire, et éventuellement ouvrir un nouveau chapitre dans le désarmement, global et nucléaire…  (http://bit.ly/MGDirectMatin)

Il s’agit donc de considérer les nouveaux types de menaces et de conflits, allant de pair avec les bouleversements climatiques : insécurité alimentaire, migrations contraintes des populations, épuisement des ressources…

Mais aussi de questionner l’opportunité d’un abandon progressif des armements nucléaires à l’heure où un processus de création d’un traité d’interdiction des armes nucléaires est lancé à l’ONU.

Sans oublier la gestion raisonnée de l’armement nucléaire existant, dans la dynamique progressive de la ratification de l’accord de Paris, et à la suite des nouvelles orientations politiques du gouvernement Trump et des futures élections présidentielles françaises.

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Retrouvez ainsi des thématiques palpitantes et pleines d’enjeux : stratégie, défense, sécurité, à des niveaux de gouvernance nationaux et internationaux…

Et pour ce faire, nous aurons le plaisir d’accueillir de nombreux experts : Jean-Marie Collin, Emmanuel Dupuy, Joel Guerriau, Nicolas Hulot, Corinne Lepage, Général Bernard Norlain, Gilles Pennequin, Paul Quilès, Winiki Sage, Hubert Védrine (témoignage vidéo).

Le colloque sera structuré en trois parties :

  • Défense et climat : quels liens ? – Jean-Marie Collin, Emmanuel Dupuy, Gilles Pennequin, Winiki Sage
  • Quels acquis et quelles évolutions depuis la conférence « Défense et Climat » de novembre 2015 à Paris ? – Nicolas Hulot
  • Dissuasion et arme nucléaire : comment s’adapter à un monde qui change ? – Corinne Lepage, Général Bernard Norlain, Paul Quilès, Hubert Védrine (témoignage vidéo), Joel Guerriau

Le colloque sera présenté par Fanny Agostini, journaliste climat et environnement, et Nicolas Imbert, directeur Green Cross.

N’hésitez pas à réserver vos places dès maintenant, l’inscription préalable est obligatoire pour participer à ce colloque sur invitation.

Informations et inscriptions:  http://bit.ly/13MarsDefenseClimat

Accès à l’invitation : Invitation_13_mars_Défense_Dissuasion&Climat

 

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/defense/

Alimentation et agriculture: les filières qui marchent: colloque le 28 février, 17h30, Paris

27A l’occasion du Salon de l’Agriculture, Green Cross vous propose de mettre fin au pessimisme ambiant, et de mettre en avant les filières qui s’organisent, se développent ou qui émergent pour une alimentation plus respectueuse de l’humain, des écosystèmes et du climat.

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Au coeur du produit, nous mettrons en avant des filières qui aujourd’hui sont de belles réussites économiques avec des leaders mondiaux, des filières existantes qui se réinventent ou ajustent leurs modèles pour être plus durables, et des filières émergentes qui construisent de nouveaux modèles économiques ou de territoires.

Le colloque, qui se déroulera au Groupe la Française, 128 bd Raspail, 75 006 Paris, le 28 février de 17h30 à 21h, sera un temps d’échange et de débat accessible à tous, sur inscription préalable uniquement, pour découvrir et mieux connaître ces nouveaux modèles, mais également débattre sur leur mise en place.

Parmi les premiers participants confirmés: Stéphane Brélivet (éleveur), Christophe Chateau (Bonduelle), Arnaud Daguin (consultant en bien-manger), Laure Flesselles (savourez bio), Caroline Guinot (Interbev), Thierry Larnicol (Keraliou), Sophie Le Bouleise-Mise (commissaire générale à la gastronomie), Patrick Ribouton (Groupe la Française), Audrey Trevisiol (ADEME)…

3 questionnements structureront les débats:

  • Et si la clé de la réussite se trouvait au coeur du produit ?
  • Coup de projecteur sur les filières qui marchent
  • Quelles pistes de solution pour des filières alimentaires optimisées ? 

Les débats seront modérés par Philippe David (Sud Radio) et Nicolas Imbert (Green Cross)

Le colloque sera également l’occasion de découvrir, en avant-première:

  • La brochure « Agriculture en transition – Les filières en marche » que l’ADEME publie lors du Salon de l’Agriculture,
    Ainsi que la publication « Elevage allaitant bovin français et climat », issue d’une démarche de concertation menée entre l’interprofession bovine (INTERBEV) et 4 ONGs environnementales (Fondation Nicolas Hulot, France Nature Environnement, Green Cross, WWF).

Événement gratuit, ouvert à tous sur invitation. Inscription gratuite obligatoire sur http://bit.ly/28fevAlim

Page facebook de l’événement: https://www.facebook.com/events/107565466430089

 

 

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Jan 10 2017

Conférence avec la participation de Nicolas Imbert – LE RÔLE DES FEMMES FACE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Quel est le rôle des femmes face au changement climatique ? Premières victimes du dérèglement climatique et des catastrophes naturelles, car plus vulnérables, les femmes sont de réelles actrices dans la lutte contre le réchauffement climatique et mettent en place des projets favorisant le développement durable. Suite à la COP 21 et aux Accords de Paris, la Fondation Jean-Jaurès poursuit sa mobilisation, avec une conférence publique qui a pour objectif de mettre en lumière le rôle des femmes dans l’élaboration et la mise en œuvre de projets dans ce domaine au niveau local, national et international.

Intervenant-e-s :

  • Hélène Conway-Mouret, sénatrice des Français établis hors de France et directrice du secteur international de la Fondation,
  • Nicolas Imbert, directeur exécutif de Green Cross France,
  • Yveline Nicolas, directrice au sein de l’association féministe Adéquations qui travaille sur les questions de genre et de développement durable,
  • Michèle Sabban, présidente du R20.

Modération : Cyrielle Hariel, journaliste, spécialiste des questions environnementales, chroniqueuse à Ushuaïa TV.

Inscriptions en ligne sur https://arc.novagouv.fr/form_dev/4f23bc9cd7f0b42ebc92a410b58c2ef8/#/formulaire/

Renseignements:

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Cop22: Green Cross publie sa synthèse, et lance sa feuille de route 2017

Sitôt la CoP22 terminée, le contexte sur nos territoires nous rappelle l’urgence d’une transition écologique à la hauteur des enjeux.

Afin de figer les travaux effectués en commun, vous trouverez notre première ébauche de synthèse de la CoP22, en cliquant sur le lien suivant: http://bit.ly/CoP22brief

img_0528Voici quelques-unes de nos priorités pour 2017:

  • 2017: stop plastics in the sea, avec des mesures concrètes co-construites entre janvier et mars 2017, annoncées à New-York en juin pour la Journée Mondiale de l’Océan, mises en place dès que possible, et dont il sera rendu compte notamment à la CoP23,
  • la déclaration universelle des droits de l’humanité, qui suivant la fois de ratification gouvernementale impulsée par la reconnaissance des Comores via son président, se propagera dans les instances étatiques tout en continuant à être reconnue sur le terrain, par les collectivités locales, les entreprises et le secteur associatif,
  • la transition écologique des territoires, tant en adaptation qu’en atténuation, avec ses dimensions eau littoral et océan, alimentation et agriculture, ville durable, énergie et économie circulaire, ainsi que les enjeux sur la paix et la coopération.

Vous trouverez également de nombreux contenus issus de la CoP22 sur la webTV Green Cross: https://vimeo.com/GCFT

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Déc 09 2016

Pollution à Paris – Green Cross appelle à la responsabilité des dirigeants du pays hôte de la CoP21

Quelques jours après que se soit tenue la CoP22 qui ré-insistait, dans la continuité de la CoP21, sur les liens entre santé, environnement et climat, Green Cross apporte tout son soutien à la mise en place de la circulation alternée pour limiter les risques sur la santé des parisiens, et appelle à une sortie au plus vite du diesel en ville.

La qualité de l’air dans l’agglomération parisienne appelle à des réactions d’urgence, et de prévention. Nicolas Imbert, directeur de Green Cross France et Territoires, précise « nous sommes exposés depuis mercredi dernier à un pic de pollution aux particules fines très important. C’est le sixième pic de pollution de l’année. Le dispositif législatif prévoit pour ceci une mise en place de la circulation alternée, qui devait arriver dimanche ou lundi. Dans ce contexte, le refus d’agir de la préfecture de police est non seulement incompréhensible, mais de plus inconséquent. C’est la santé des parisiens et des franciliens qui est sacrifiée, alors même que les habitants réclament des réactions à la hauteur de l’urgence ».

Green Cross en appelle à la Ministre de l’Environnement, Présidente de la CoP21, Madame Ségolène Royal, et au premier Ministre Manuel Valls, pour que la loi soit respectée et la circulation alternée mise en place sans délai. Il s’agit non seulement de la santé des parisiens et franciliens, mais également demontrer que la France ne le laissera pas détourner des objectifs climat et environnementaux issus de la CoP21 par quelques intérêts particuliers, sur des questions aussi simples et essentielles que la qualité de l’air et la santé environnementale.

Les mesures visant à rendre aux piétons les voies sur berge contribuent à permettre à la capitale de respirer à nouveau, tout comme le développement des mobilités douces diversifiées. A moyen et long terme, il est également essentiel que la France fasse toute la lumière nécessaire sur les tricheries aux émissions de particules fines et de CO2 qui rendent certains véhicules très répandus en France beaucoup plus émissifs que la loi ne les y autorisent, notamment à froid et en ville. Cette situation doit être clarifiée très vite pour reconquérir une meilleure qualité de l’air.

Vous pourrez retrouver des contenus complémentaires sur la webTV Green Cross: https://vimeo.com/GCFT

Retrouvez également le plateau du Grand Référendum Sud Radio du 9 décembre, avec Nicolas Imbert, sur http://www.sudradio.fr/Podcasts/Le-Grand-Referendum/Pollution-Nous-sommes-nous-reveilles-trop-tard

 

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Nov 18 2016

La CoP 22,est une CoP de transition, mais aussi d’adaptation.

Perturbée par l’actualité internationale, en attente d’actions concrètes quant au financement effectif, sur les territoires, de l’adaptation et de l’atténuation, cette CoP 22 fut particulièrement peu intense en son cœur historique, les salles de négociations.

Mais nous aurions tort de penser qu’il ne s’y est rien passé, bien au contraire. Les thématiques de l’eau et l’agriculture connaissent des avancées, notamment par une mobilisation de l’Afrique qui se structure de plus en plus concrètement. Un énorme élan d’enthousiasme, et d’action de terrain, s’est dégagé du Women Leader’s Forum, avec de très belles initiatives entrepreneuriale. Et, plus que jamais, la MEDCOP, dont la prochaine édition sera en Sicile, les Oceania Meetings et autres forums régionaux multi-acteurs ont montré leur pertinence pour accélérer, par des initiatives volontaires et des coalitions d’action sur le terrain, la transition écologique de nos sociétés…et ce, via l’eau et l’assainissement, l’alimentation, l’énergie, la mobilité, le littoral et l’océan, le tourisme, la finance et l’économie,, la culture et les savoirs traditionnels.

Dans ce contexte, la création du fond vert pour les femmes sous l’égide du R20, des fondations Schwarzenegger, Di Caprio et Albert de Monaco, sont remarquables par leur caractère immédiatement opérationnel, la qualité des projets candidats au financement et leur capacité à être répliqué. Mais ces initiatives, quelle que soit leur valeur, ne doivent faire oublier une mobilisation étatique qui n’est pas à la hauteur des enjeux.

La CoP 21 avait consacré et mis en avant les îles et territoires insulaires, petits par leur surface terrestre mais grands territoires maritime. L’Accord de Paris insistait en particulier sur l’importance d’un accompagnement à la résilience, à l’adaptation et à l’atténuation des émissions  de ces îles et territoires insulaires.mais, ils  sont malheureusement inaudibles en ce début de CoP 22. Le Maroc a invité les petits Etats Insulaires, mais l’agenda de négociation ne leur permet pas une expression à la hauteur des enjeux.

D’un point de vue symbolique, il est essentiel, si il est encore temps, de tout mettre en oeuvre pour que la mobilisation sur l’océan de Juin 2017 ainsi que la prochaine Conférence des Parties puissent non seulement être présidées par Fidji, mais également avoir lieu sur le sol Fidjien et dans l’océan Pacifique.

M. Anthony Lecren, Ministre de l’Environnement et des Affaires Coutumières de Nouvelle-Calédonie, initiateur des Oceania Meetings, précise « il n’y a pas de compétition, mais un océan de solidarité entre le Pacifique et l’Afrique, dont le Maroc est au cœur. Nous devons désormais avancer beaucoup plus vite, et beaucoup plus concrètement. C’est pourquoi nous allons mettre en place, en 2017, le Green Pasifik Festival permettant de rendre concrète pour tous la nécessaire transition écologique de nos territoires terrestres et marins. C’est une manière concrète de mettre en mouvement toutes nos forces des territoires, des associations et des entreprises, en n’oubliant ni les échanges culturelles, ni les réalisations concrètes, ni les solidarités humaines ».

M. Bran Quinquis, Délégué intergouvernemental au dérèglement climatique pour la Polynésie Française, enchaîne « avec le Polynesian Leaders Group, nous mettons en place les outils et moyens pour améliorer notre résilience, tant en atténuation qu’en adaptation, et pour protéger notre océan commun, principal régulateur du climat mondial. Mais nous avons besoin d’être soutenus, notamment car les moyens mobilisés ne sont que très partiellement à la hauteur du dérèglement climatique que nous subissons. Et ce, de manière coordonnée avec tous nos collègues des grands pays océaniques. »

Demandée par le Président François Hollande en prévision de la CoP 21, la Déclaration des Droits de l’Humanité peut permettre dans ce contexte d’apporter des outils juridiques adaptés à la transition écologique et humaine  que nos sociétés réclament. Le groupe de travail ayant conduit à cette déclaration, présidée par Mme Corinne Lepage, a été très présent lors de cette première partie de la CoP. Il a notamment obtenu la reconnaissance de l’Union des Comores, via son président M. Azali Assoumani, qui devient ainsi le premier chef d’Etat à reconnaître la déclaration.

Mme Corinne Lepage, avocate, ancienne ministre et coordinatrice de la mission sur la Déclaration des Droits de l’Humanité, déclare : « nous avons de nombreux Etats intéressés par la Déclaration. Les territoires, en particulier les Régions et villes capitales suivent actuellement l’exemple donné par Paris et Strasbourg, premières villes ayant reconnu cette déclaration des Droits de l’Humanité. Dans un contexte où les conférences des parties doivent démontrer des acquis concrets par rapport à leurs parties prenantes, cette Déclaration est un très bon outil, à reconnaitre rapidement et mondialement pour marquer concrètement la mise en action du cadre ratifié de l’Accord de Paris ».

Mme Houria Tazi Sadeq, Présidente de la Coalition Marocaine pour l’Eau, témoigne « La COP 22 a,  après 21  COP , replacé la question de l’eau à sa juste place. Première victime des changements climatiques, l’eau se révèle via les INDC être LA priorité des pays du Continent africain. C’est une question transversale, qui  devrait être abordée selon une approche globale dans le cadre du cycle de l’eau. Dès lors le littoral, cet entre deux entre la terre et la mer , exige une attention complémentaire. La résilience pour le Continent africain passe par des mécanismes multi acteurs, un financement conséquent, le renforcement des capacités et surtout une solidarité. C’est pourquoi la Déclaration pour l’Humanité se présente comme un texte pertinent qui renforcerait le droit a l’eau et encouragerait à son effectivité! »

Nicolas Imbert, directeur de Green Cross, confirme « Il y a donc urgence, dans les 72 heures de négociation restant, à agir concrètement pour que cette CoP 22 soit vraiment la conférence des solutions, par des financements à la hauteur des engagements déjà pris, par une meilleure mobilisation vis-à-vis des territoires insulaires, et par une transition écologique de nos sociétés, via notamment la Déclaration des Droits de l’Humanité. Ceci est encore possible, mais doit faire l’objet d’une volonté politique et opérationnelle de chaque instant. »

En conclusion,  Jean-Michel Cousteau, Président de Green Cross France et Territoires, Chairman de Green Cross International, confirme « en assurant la transition écologique de nos économies, nous avons l’opportunité de créer des millions de jobs non délocalisables. C’est comme ceci que l’espèce humaine sera capable de prendre les mesures pour se sauver elle-même. Agissons maintenant encore plus et plus vite, il y a urgence ! Et commençons en 2017 par sortir les déchets plastiques de l’océan, en changeant nos comportements et en réparant la planète. »

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/la-cop-22-une-cop-de-transition-mais-aussi-dadaptation/

Nov 17 2016

Cop 22: debrief avec le Comité 21 le 21 novembre, Paris, 19 à 21h

Green Cross est aux côtés du Comité 21 pour la CoP 22, et sera à ses côtés pour le débrief de la conférence climat, le lundi 21 novembre 2016 de 19h à 21h, à l’Aérogare des Invalides (Transit – 2, rue Robert Esnault-Pelterie – 75007 Paris). Inscription en ligne sur https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfEbaUx2nWaBuKw2ZiK7KiYG7WsLquIG5BQO_T288tXbpDC2Q/viewform

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/cop-22-debrief-et-focus-sur-les-financements-2-evenements-a-venir/

Nov 16 2016

CoP 22 – nos événements pour le 17 novembre

La journée du 16 novembre a été particulièrement dense en événements.

En matinée, Nicolas Imbert a rencontré, collectivement avec d’autres représentants de la société civile, le Président de la République François Hollande. Ce fut l’occasion d’échanger sur l’avancement de la COP, le sommet africain, et de rappeler l’intérêt d’une reconnaissance large de la Déclaration des Droits et Devoirs de l’Humanité, notamment pour le littoral et l’océan, mais aussi pour une gestion de l’eau et de l’assainissement, de l’alimentation, de l’énergie plus durable.

Ensuite, nous avons assisté à la reconnaissance par le Président des Comores de la Déclaration. L’Union des Comores devient ainsi le premier Etat, par la voix de son Président, à reconnaître la Déclaration des Droits et Devoirs de l’Humanité.

Ce mardi 17 novembre, voici nos événements:

  • de 11h00 à 11h45, nous serons en zone verte, agora territoires, sur l’espace Comité 21, pour une table ronde « finance durable et consommation responsable« ,
  • de 14h00 à 15h30, en zone verte, sur l’agora territoire, nous parlerons biodiversité littorale et terrestre pour la MEDCOP.

Vous trouverez également de nouvelles vidéos sur la WebTV:

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/cop-22-nos-evenements-pour-le-17-novembre/

Nov 16 2016

Décryptage de la CoP 22 – Mercredi 16 novembre, 12h

La CoP22, qui entame ce jour son segment présidentiel notamment, en présence du Roi du Maroc Mohammed VI et du Président de la République Française François Hollande, n’a désormais plus que 72 heures pour aboutir à un accord des solutions, concret et à la hauteur des enjeux.

Le temps presse. Les thématiques de l’eau et l’agriculture connaissent des avancées, notamment par une mobilisation de l’Afrique qui se structure de plus en plus concrètement.

Le financement apparaît , une fois de plus, comme l’un des sujets les plus délicats. L’évolution récente de la situation géopolitique rendant difficile un accord global concret et des dotations immédiates permettant dès maintenant de mobiliser les investissements.

Dans ce contexte, les initiatives des acteurs non-étatiques, et notamment la création du fond vert pour les femmes sous l’égide du R20+, des fondations Schwarzenegger et Di Caprio, sont remarquables par leur caractère immédiatement opérationnel, la qualité des projets candidats au financement et leur capacité à être répliqué. Mais ces initiatives, quelle que soit leur valeur, ne doivent faire oublier une mobilisation étatique qui n’est pas à la hauteur des enjeux.

La CoP 21 avait consacré et mis en avant les îles et territoires insulaires, petits par leur surface terrestre mais grands territoires maritime. L’Accord de Paris insistait en particulier sur l’importance d’un accompagnement à la résilience, à l’adaptation et à l’atténuation des émissions  de ces îles et territoires insulaires.mais, ils  sont malheureusement inaudibles en ce début de CoP 22. Le Maroc a invité les petits Etats Insulaires, mais l’agenda de négociation ne leur permet pas une expression à la hauteur des enjeux.

M. Anthony Lecren, Ministre de l’Environnement et des Affaires Coutumières de Nouvelle-Calédonie, initiateur des Oceania Meetings, précise « il n’y a pas de compétition, mais un océan de solidarité entre le Pacifique et l’Afrique, dont le Maroc est au cœur. Nous devons désormais avancer beaucoup plus vite, et beaucoup plus concrètement. C’est pourquoi nous allons mettre en place, en 2017, le Green Pasifik Festival permettant de rendre concrète pour tous la nécessaire transition écologique de nos territoires terrestres et marins. C’est une manière concrète de mettre en mouvement toutes nos forces des territoires, des associations et des entreprises, en n’oubliant ni les échanges culturelles, ni les réalisations concrètes, ni les solidarités humaines ».

M. Bran Quinquis, Délégué intergouvernemental au dérèglement climatique pour la Polynésie Française, enchaîne « avec le Polynesian Leaders Group, nous mettons en place les outils et moyens pour améliorer notre résilience, tant en atténuation qu’en adaptation, et pour protéger notre océan commun, principal régulateur du climat mondial. Mais nous avons besoin d’être soutenus, notamment car les moyens mobilisés ne sont que très partiellement à la hauteur du dérèglement climatique que nous subissons. Et ce, de manière coordonnée avec tous nos collègues des grands pays océaniques. »

Demandée par le Président François Hollande en prévision de la CoP 21, la Déclaration des Droits de l’Humanité peut permettre dans ce contexte d’apporter des outils juridiques adaptés à la transition écologique et humaine  que nos sociétés réclament. Le groupe de travail ayant conduit à cette déclaration, présidée par Mme Corinne Lepage, a été très présent lors de cette première partie de la CoP.

Mme Corinne Lepage, avocate, ancienne ministre et coordinatrice de la mission sur la Déclaration des Droits de l’Humanité, déclare : « nous avons de nombreux Etats intéressés par la Déclaration. Les territoires, en particulier les Régions et villes capitales suivent actuellement l’exemple donné par Paris et Strasbourg, premières villes ayant reconnu cette déclaration des Droits de l’Humanité. Dans un contexte où les conférences des parties doivent démontrer des acquis concrets par rapport à leurs parties prenantes, cette Déclaration est un très bon outil, à reconnaitre rapidement et mondialement pour marquer concrètement la mise en action du cadre ratifié de l’Accord de Paris ».

Mme Houria Tazi Sadeq, Présidente de la Coalition Marocaine pour l’Eau, témoigne « La COP 22 a,  après 21  COP , replacé la question de l’eau à sa juste place. Première victime des changements climatiques, l’eau se révèle via les INDC être LA priorité des pays du Continent africain. C’est une question transversale, qui  devrait être abordée selon une approche globale dans le cadre du cycle de l’eau. Dès lors le littoral, cet entre deux entre la terre et la mer , exige une attention complémentaire. La résilience pour le Continent africain passe par des mécanismes multi acteurs, un financement conséquent, le renforcement des capacités et surtout une solidarité. C’est pourquoi la Déclaration pour l’Humanité se présente comme un texte pertinent qui renforcerait le droit a l’eau et encouragerait à son effectivité! »

Nicolas Imbert, directeur de Green Cross, confirme « Il y a donc urgence, dans les 72 heures de négociation restant, à agir concrètement pour que cette CoP 22 soit vraiment la conférence des solutions, par des financements à la hauteur des engagements déjà pris, par une meilleure mobilisation vis-à-vis des territoires insulaires, et par une transition écologique de nos sociétés, via notamment la Déclaration des Droits de l’Humanité.

Ceci est encore possible, mais doit faire l’objet d’une volonté politique et opérationnelle de chaque instant. »

En conclusion,  Jean-Michel Cousteau, Président de Green Cross France et Territoires, Chairman de Green Cross International, confirme « en assurant la transition écologique de nos économies, nous avons l’opportunité de créer des millions de jobs non délocalisables. C’est comme ceci que l’espèce humaine sera capable de prendre les mesures pour se sauver elle-même. Agissons maintenant encore plus et plus vite, il y a urgence ! Et commençons en 2017 par sortir les déchets plastiques de l’océan, en changeant nos comportements et en réparant la planète. »

Vous trouverez également de nouvelles vidéos sur la WebTV:

  • Bran Quinquis, délégué interministériel de Polynésie Française au déréglement climatique: https://vimeo.com/191243638
  • Gino van Begin, secrétaire général d’ICLEI (en anglais): https://vimeo.com/191731970
  • Sylvie Fayolle, vice-présidente de Saint-Etienne Métropole en charge du développement durable: https://vimeo.com/191736774
  • Maina Sage, députée de Polynésie Française, qui réaffirme qu’il ne peux pas y avoir de migration positive: https://vimeo.com/191241719
  • Michel Prieur, président du Centre International de Droit Comparé de l’Environnementhttps://vimeo.com/191100756
  • Jean Launay, Président du Partenariat Français pour l’Eau, qui s’exprime lors de la Journée Eau à la CoP22: https://vimeo.com/190775795
  • Nicolas Imbert, directeur de Green Cross France et Territoires, qui salue la création de la Coalition Marocaine pour l’Eau, dont Green Cross est partenaire: https://vimeo.com/190946182

 

Notre plaidoyer

Les conférences climat ne réussissent que si elles sont portées par des élans citoyens. Plus que jamais, il est essentiel de se mobiliser pour des avancées climat concrètes, à la hauteur des enjeux, et d’obtenir une mise en place rapide et concrète de l’Accord de Paris. Car il y a urgence.

La COP21 de Paris a été historique (cf. cop21.mobi) car elle a enregistré un accord global, l’Accord de Paris, qui entrera en vigueur le 4 novembre 2016, et permet d’avoir des contributions nationales concrètes (INDC puis NDC) précisant les engagements de chacun pour réaliser cet accord.

A ce jour, 84 pays représentant 61% des émissions carbone de la planète, ont ratifié l’Accord. Après cet accord historique, la COP22 se veut être celle de l’action, dans la continuité de la COP21.
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Les 5 axes de la COP22 annoncés par le gouvernement marocain

Axe 1 : Être dans la continuité de l’accord de Paris
Axe 2 : Maintenir l’élan de mobilisation impulsé par l’ensemble des parties
Axe 3 : Réduire les émissions de gaz à effets de serre d’ici 2020
Axe 4 : Consolider la mobilisation des acteurs non-étatiques
Axe 5 : Développer le système financier Fond vert pour le climat impulsé par la COP15 de Copenhague

LES 11 OBJECTIFS DE GREEN CROSS POUR LA COP 22

7 objectifs relevant de la négociation :

  1. Accroître rapidement, et d’ici à mi-2017, la ratification de l’Accord de Paris, et s’assurer de la bonne mise en place de ces engagements
  2. Mieux faire reconnaitre les liens entre santé, climat et environnement, ainsi que l’importance d’une approche inclusive de la santé environnementaleAncreAncre
  3. Continuer la publication des INDC, et vérifier la bonne transcription des INDC en NDCAncreAncre
  4. Développer l’accès aux financements, tant en adaptation et en atténuation, pour les territoires les plus vulnérables
  5. Développer la reconnaissance et la mise en réseau des savoirs traditionnels
  6. Reconnaître et faire reconnaître la Déclaration des Droits et Devoirs de l’Humanité (DuDHu) comme outil juridique structurant pour la transition écologique des territoires
  7. Mettre en place une stratégie inclusive et opérationnelle de coopération et de coconstruction internationale sur la préservation de l’océan, en commençant par le littoral

4 objectifs relevant des territoires :

 

  1. Mettre en place des schémas et plans d’adaptation opérationnels et territorialisés
  2. Développer ou accélérer des politiques territoriales ambitieuses de transition écologique
  3.  Généraliser les démarches d’économie circulaire territoriale
  4. Encourager la co-construction territoriale

 

POUR EN SAVOIR PLUS

Si vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à consulter notre Guide de la CoP22, en 48 pages.

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