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Mar 13

Exhibition 9th Edition Carmignac Photojournalism Award — Saatchi Gallery, London (U.K.)

Cape Kamenny, Yamal Peninsula, Russia, May 2018. © Yuri Kozyrev - NOOR for Fondation Carmignac

Cape Kamenny, Yamal Peninsula, Russia, May 2018. © Yuri Kozyrev – NOOR for Fondation Carmignac

Après avoir été présentée à Paris la Villette depuis le 11 novembre, l’exposition Arctique, lauréate du prix 2018, traverse désormais la Manche pour s’installer à la Saatchi Gallery à partir du 15 mars.

Les photojournalistes Yuri Kozyrev et Kadir van Lohuizen (NOOR) sont lauréats de la 9ème édition du Prix Carmignac, présidée par Jean Jouzel, et sous le patronage de la Ministre Ségolène Royal, ambassadrice française pour les pôles. La prochaine exposition, en 2020, sera sur le thème de l’Amazonie.

Vous trouverez à cette occasion les priorités de Green Cross pour l’Arctique.

ENJEUX

1.      Les effets du dérèglement climatique en Arctique transformeraient-ils la région en Nouveau Far West ?

Qu’il s’agisse de nouvelles routes de navigation, de traits de pêche opérés sur des eaux autrefois recouvertes de glace, de trafic de vestiges d’une vie aujourd’hui disparue ou d’une course effrénée à l’exploitation pétrolière et minière que l’on pensait d’un temps révolu, les trésors de l’Arctique sont l’objet de nombreuses avidités.

Comme lors de la conquête de l’ouest ou des grandes transitions historiques, nous y retrouvons des cowboys et des indiens, des gendarmes et des voleurs. Quels seront les équilibres…ou les déséquilibres… qui se feront jour en Arctique ?

Les scientifiques observent avec inquiétude l’évolution du climat et de la biodiversité, mais aussi l’impact de ces nouvelles activités humaines. Les armées, les activités de police et de contrôle tentent de s’organiser et font évoluer leurs organisations sans forcément déployer des moyens à la hauteur des enjeux. Les tensions géopolitiques réapparaissent, tout comme les conflits entre intérêts économiques de court terme et visions de moyen terme pour les territoires.

Qu’en subsistera-t-il ? Nous sommes à la croisée des chemins.

2.      Les habitats deviennent de plus en plus vulnérables, la nature a déjà initiée une transition irréversible mais que nous pouvons atténuer

Des brèches et des cicatrices se développe dans l’Arctique. Au-delà des spectaculaires cratères formés dans le pergélisol qui se multiplient, des cours d’eau et nappes phréatiques dont la vitalité est de plus en plus compromise, ce sont les caractéristiques essentielles des habitats végétaux, animaux et humains qui sont désormais atteintes.

Qu’ils soient terrestres ou marins, les grands animaux migratoires ne peuvent plus reproduire le périple qu’ils parcouraient jusqu’alors. Cette situation préoccupante les désoriente, incite à de nouveaux comportements qui bouleversent les écosystèmes, et met à risque jusqu’à leur survie.

Le cercle arctique, autrefois continent blanc parsemé de quelques pépites vertes et bleues, s’illustre désormais beaucoup plus en marron, gris, vert et bleu. Est-ce une bonne nouvelle ? Assurément pas. Ce poumon de la planète, qui contribue à la fois à la régulation des courants marins et du climat, recèle des stocks de biodiversité et est un creuset de vie terrestre et marine aussi intense que méconnu, nous appelle à l’aide pour mieux l’aimer, mieux le connaître, mieux le préserver.

Permettre à l’Arctique de passer de la vulnérabilité à la résilience, c’est aider à en préserver la vitalité, mais c’est aussi nous protéger nous-même.

3.      Les peuples autochtones, qui vivaient en symbiose avec le milieu, se sont rapprochés du mode de vie occidental

Historiquement, la vie des peuples de l’Arctique se structurait autour de quelques repères : l’autonomie, l’affirmation identitaire et culturelle forte entre communautés, les solidarités locales et l’organisation collective de la société, l’interaction permanente entre l’humain, le vivant et les éléments. Le développement des industries extractives, la mécanisation des transports, l’arrivée du confort moderne et la révolution des communications ont métamorphosé ces codes.

A la transmission intergénérationnelle a succédé l’internat et l’école à distance loin de la maison et de la communauté. La maison est devenue individuelle, l’électricité indispensable, la voiture et l’accès à la consommation industrialisée un standard inévitable. L’alcool et le tabac coulent à flot, le tourisme a substitué à la rudesse du voyage l’immédiateté d’une rencontre fortuite de deux univers qui se croisent sans jamais se rencontrer. L’intemporalité et la lente dégradation des déchets, les besoins sans cesse plus grands d’énergie, d’espace et de ressources minières, les pollutions multiples et grandissantes laissent un espace de plus en plus restreint pour des modes de vie préservée.

L’éducation formelle, l’accès à la connaissance se sont améliorés. L’accès à la médecine et aux sciences occidentales a amélioré l’espérance de vie, et affaibli les savoirs traditionnels.

4.      Nous – le genre humain – devons désormais évoluer pour protéger l’Arctique et nous préserver

La situation de l’Arctique nous oblige et nous incite aux solidarités. Il s’agit en même temps de coopérer avec les peuples de l’Arctique, de s’assurer qu’ils peuvent choisir leur destin commun, et vivre sereinement dans un environnement préservé. Mais aussi, en les respectant de nous préserver d’une avidité accrue qui obérerait leurs ressources, et que nos choix de société ne mettent à risque ni leur mode de vie, ni leur vitalité, ni leur culture et leur patrimoine immatériel.

Que pouvons-nous y faire ? Les possibilités sont multiples, à chacun de déterminer ses priorités.

Il peut s’agir de sécuriser et de réguler fortement le trafic maritime dans l’Arctique, d’éviter que ce continent-océan ne soit laissé à la pêche prédatrice et au braconnage, et d’accélérer la transition énergétique mondiale plutôt que de lorgner sur une exploitation déraisonnée des ressources pétrolières et minières de la région.

Il peut s’agir d’aider à la préservation du patrimoine culturel, de l’identité et du mode de vie des populations, de développer de nouvelles solidarités, d’encourager à la diversité, d’encourager la rencontre entre les peuples au-delà du tourisme superficiel et distant.

Il peut s’agir de changer au quotidien nos modes de vie à la hauteur des enjeux du dérèglement climatique, des dégradations de l’environnement et de notre qualité et vie, et d’accélérer vers l’efficience des comportements dans une société en transition énergétique, économique et sociétale, qui respecte la vitalité de l’Arctique et son rôle essentiel par une préservation prioritaire, et rapide.

Eclairons ces possibles…il vous appartient d’y trouver vos équilibres, et vos engagements.

URGENCES D’AGIR

QUELQUES FAITS ET CHIFFRES EMBLEMATIQUES

  • Si nous contenons le climat à + 1,5°C à horizon 2100, il y aura un été sans glace tous les 100 ans en Arctique. Si nous contenons le climat à + 2,0°C à horizon 2010, il y aura un été sans glace tous les 100 ans en Arctique. Et, pour contenir le climat à 1,5°C, il nous faut réduire nos émissions de gaz à effet de serre de 47% avant 2030, en initiait l’essentiel de nos évolutions de comportement dans les 3 ans à venir.
  • Malgré ses engagements souverains de sortie des énergies fossiles, la Norvège a confirmé début 2018 la concession de 13 permis d’exploration (dont Chevron, CoconoPhilipps, Lukoil, Statoil…) en Mer de Barents
  • Durant la seconde moitié du 20ème siècle, la Mer de Barents a servi de poubelle nucléaire, sans précaution et sans suivi. Désormais, et depuis mi-2018, elle héberge en plus des centrales nucléaires flottantes.
  • Le 20 décembre 2017, le congrès américain a adopté une loi autorisant le développement pétrolier et gazier en plein parc naturel (Arctic National Wildlife), en Alaska.
  • Le 28 juin 2018, la revue Antiquity notait que plusieurs cimetières amérindiens de l’Arctique, donc certains proviennent de villages habités depuis le 6ème siècle, ont disparus noyés.
  • Le 1er mai 2017, le Comité sur la Situation des Espèces en Péril Au Canada (COSEPAC) dénombrait 62 espèces de l’Arctique menacées d’extinction prochaine.
  • En septembre 2018, le Japon demandait la reprise de la pêche commerciale à la baleine, au-delà des quotas de pêche prétendue scientifique dont il dispose déjà, et vise pour ceci les zones polaires, arctique et antarctique.
  • En octobre 2018, les chalutiers industriels s’apprêtent à piller les zones de l’Arctique laissées libre par la fonte des glaces. Il s’agit d’effectuer avec des navires-usines des campagnes de pêche au cabillaud, peu sélectives et peu performantes, mais très dangereuses pour la biodiversité de l’Arctique. Ce sont des armements français, européens et britanniques qui développent actuellement ce type de pêche.

Mar 13

En 2019, Green Cross partenaire des Voiles de l’Energie de l’Environnement, à Marseille

Pour la deuxième année consécutive, et après avoir signé en novembre 2018 à Pollutec une Convention d’Amitié avec l’Association Les Voiles de l’Energie et de l’Environnement, Green Cross France et Territoires est partenaire de l’édition 2019 des Voiles de l’Energie et de l’Environnement, du 7 au 9 juin à Marseille, plus précisément à la Société Nautique de Marseille
Ces 3 journées de convivialité, de débats et de régates seront l’occasion d’échanges formels et informels d’orientation et d’expertise et permettront de construire des ponts entre les disciplines et les acteurs de l’environnement et de l’énergie. Elles s’inscriront sous le prisme de l’esprit sportif (de belles surprises sont d’ores et déjà prévues), des Objectifs du Développement Durable (ODD), et avec pour ligne de mire Biodiversité Marseille 2020, où le Congrès Mondial de l’UICN mettra en valeur le territoire, tant dans ses dimensions maritime que terrestre.
Cette édition 2019, qui se déroule du 7 au 9 juin, aura de nombreux temps forts, et en particulier sera structurée comme suit :
•             le 7 juin, un temps de conférences et de débats
•             les 8 et 9 juin, deux journées de régate et de convivialité
De nombreuses thématiques seront abordées au cours de ces 3 jours, et nous prévoyons un savoureux cocktail de débats, d’inspirations et de pistes de solutions, que les sessions de préparation laissent entrevoir de la manière suivante :


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Un concours d’équipage sera également lancé, en amont de l’événement, où chacun pourra s’exprimer et dire comment il imagine la voile sportive de demain, notamment pour réduire l’empreinte environnementale d’une régate.
Les recommandations issues de ce concours seront consolidées dans un guide, qui pourra avec les épreuves des Jeux Olympiques de Voile 2024, qui se tiendront à Marseille, prendre un relief particulier.

Les inscriptions individuelles pour la participation au débat seront ouvertes début avril.
Renseignements complémentaires :
•             Les Voiles de l’Energie et de l’Environnement® : voilesv2e@gmail.com
•             Green Cross : contact@gcft.fr

Mar 13

Grande America – l’urgence nous impose des mesures appropriées

Suite au tragique incendie suivi d’un naufrage du Grande America (Grimaldi Group), Green Cross demande que sans délai toute la lumière soit faite sur le contenu exact de la cargaison du navire, ainsi que les mesures mises en oeuvre pour tenter de limiter la pollution associée, et notamment l’impact sur les côtes françaises.

Nous constatons avec regret la multiplication des incendies, échouages et pollutions issues de porte-containers, que ce soit aux Iles Salomon (MV Solomon Trader), en Nouvelle-Calédonie (Kea Trader), avec à chaque fois des impacts désastreux sur les écosystèmes.

Green Cross observera avec la plus grande vigilance si les moyens appropriés se mettent en place pour endiguer les pollutions et réclamer ce qui peut l’être, en appelle à la responsabilité des propriétaires, armateurs, assureurs et chargeurs, et réclame un durcissement de la réglementation pour apporter des réponses à la hauteur des enjeux.

Jean-Michel Cousteau – Président

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Jean Michel Cousteau a effectué sa première plongée dès l’âge de 7 ans. Tout en étudiant l’architecture, il été pendant 20 ans vice-président de la société de son père tout en sillonnant les mers avec sa famille. Puis, il a commencé à produire des films environnementaux.

En 1999, Jean Michel a fondé l’Ocean Futures Society, une organisation dédiée à la protection des lieux marins et à l’éducation, qui réalise des programmes éducatifs, mène des recherches et établit une politique éthique de conservation de l’environnement.

Jean Michel Cousteau a réalisé un documentaire relatant le déversement de pétrole dans le Golfe du Mexique en 2010 et durant lequel 11 travailleurs trouvèrent la mort à la suite de l’explosion du Deepwater Horizon, une plateforme pétrolière située à une soixantaine de kilomètres des côtes de Louisiane.

 

Début 2012, Jean-Michel nous parle de son engagement pour Green Cross dans une courte vidéo :
Voeux de Jean-Michel Cousteau – Green Cross France et Territoires from GCFT on Vimeo.

Une entrevue en anglais :

OFFRE DE STAGE – bras droit du directeur exécutif – 6 mois

Nous proposons un stage de bras droit du directeur exécutif d’une durée de 6 mois, à pourvoir en mars 2019. Le stage fera l’objet d’une indemnisation, à négocier selon profil. Le lieu de travail est à Levallois (à 5 minutes des lignes 1 et 3).

Le stage est structuré autour de 5 activités principales :

  • Le suivi et l’animation des adhérents, sympathisants et mécènes de l’association (contact personnalisé, lettre d’information, préparation et suivi d’événements),
  • Une contribution à la préparation (en mode projet) des événements organisés ou co-organisés par Green Cross, le maintien et le suivi des agendas Green Cross,
  • La préparation d’outils et de moyens de support de communication – des compétences en graphisme, photographie ou vidéo seront particulièrement appréciées.
  • Une contribution à la gestion administrative de l’association, au suivi administratif des contacts, partenaires et adhérents, et à la réalisation des dossiers de financement,
  • Le suivi du plan d’action climat et ODD de l’association, et la communication avec nos relais régionaux, nationaux, européens, et internationaux.

Le / la candidat(e) idéal(e)possède un excellent relationnel et une très bonne compréhension des enjeux de gouvernance, techniques, économiques, environnementaux et sociaux. Il/elle possède également une bonne maîtrise des outils internet (twitter, facebook, instagram…), ainsi que des techniques de communication par la vidéo, le texte, et l’image. Il/elle est capable de fonctionner en autonomie, et se vit en chef de projet de ses activités.

Il/elle sera en communication régulière avec des interlocuteurs de haut niveau au sein des entreprises, des institutions et des médias, sur des enjeux de gouvernance. La maîtrise du français et de l’anglais est requise, des capacités de communication en espagnol seront un plus.

Une première expérience ou un stage réussi d’assistant(e) de direction en entreprise ou en cabinet (maire, région ou département, ministère, organisations internationales) est un plus. Idéalement, ce stage est effectué dans une logique de pré-recrutement. Les candidatures en fin d’études seront privilégiées, même si les stages de césure (d’une durée minimale de 5 mois) peuvent également candidater.

Les candidatures seront reçues en français et par email exclusivement, à l’adresse email contact@gcft.fr. Il est demandé aux candidats de préciser avec attention leurs dates de disponibilités possibles et souhaitées (si différentes).

Nicolas Imbert

Green Cross France et Territoires, teamIngénieur de formation, Nicolas exerce professionnellement depuis plus de 15 ans sur des enjeux de transition écologique de l’économie. Actuellement directeur exécutif de Green Cross, ONG créée en 1993 par M. Mikhaïl Gorbatchev, présidée actuellement par Jean-Michel Cousteau, il a auparavant exercé de consultant à senior manager dans des cabinets de conseil en stratégie, sur des sujets de transition écologique, de développement durable et de ville durable.

Nicolas a notamment contribué à la structuration des propositions de la société civile structurée autour des conférences climat (depuis 2009), à la création et au développement de l’Institut de l’Economie Circulaire, et aux rencontres Chine-Europe 2014 et 2015. Il coordonne ou prend part à différentes actions de prospective territoriale (ville durable, économie littorale, territoires en transition), de transition de filières et de coopération autour des thématiques environnementales et humanistes.

 

 

Fév 07

20 propositions de Green Cross pour la stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens

Green Cross a publié ce jour, en réponse à la consultation ministérielle sur la stratégie nationale relative aux perturbateurs endocriniens, son cahier d’acteurs.

Chacun peut consulter et contribuer à cette stratégie depuis le lien suivant: http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/strategie-nationale-sur-les-perturbateurs-a1916.html

 

Voici en particulier nos points de vigilance:

  • dans un domaine où l’intégration Europe / Etat / Région est essentielle, la stratégie manque d’intégration européenne, mais aussi de coopération entre agences / organismes (et registres !) + de transparence et d’open data. Hors l’alimentation sur les positions européennes les plus avancées permet d’avoir une stratégie ambitieuse et impactante, tant pour l’humain que pour l’environnement.
  • la méthode des listes va conduire à reproduire les mêmes erreurs que le bisphénol, il faut un mécanisme apprenant et un plan de progrès clair qui traitent de la même manière et avec un niveau d’ambition fort et la santé humaine, et les écosystèmes,
  • le plan zéro phyto était une excellente démarche pour l’agriculture et l’alimentation, les engagements de sortie du glyphosate / du chlordécone / du dioxyde de titane nano doivent être tenus, et la stratégie doit consolider et accélérer la transition vers une alimentation et une agriculture qui permettent de manger bon pour soi et pour la planète, pas l’inverse,
  • de même, les agences de l’eau ont un rôle essentiel à jouer sur la gestion qualitative de l’eau, il faut maintenir cette ambition et les moyens associés, et la conversion au bio de nombreuses exploitations est un mode d’action très efficace pour réduire les perturbateurs endocriniens dans l’eau.
Nos 20 propositions vont dans ce sens, et proposent des mesures concrètes et immédiatement applicables pour aller de l’avant si ces orientations sont partagées.
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Ouverture à consultation publique du

4ème plan national santé environnement et consultation publique sur le projet de nouvelle stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens

Version 1.0, 8 février 2018

Green Cross est actif depuis 2012 sur différents sujets liés aux perturbateurs endocriniens, notamment en France à travers les thématiques « alimentation : mieux manger pour soir et pour la planète » et « eau, littoral et océan : des clés pour agir ».

Les propositions ici présentées sont le fruit de différents travaux de Green Cross, qu’ils s’agisse des séances de travail de nos think&do tanks, des convictions acquises à l’issue de conférences sectorielles ou grand public, de propositions consolidées avec notre réseau européen et international.

De nombreux experts internes et externes à Green Cross ont été consultés, les orientations proposées ici engagent seulement Green Cross France et Territoires, et peuvent être différentes des positions individuelles prises par nos experts et partenaires.

Pour plus de facilité de lecture, nos propositions ont été classifiées en 5 rubriques :

  1. Le périmètre de la stratégie,
  2. Les priorités de la stratégie : connaissance, formation et information, démultiplication des actions des territoires, réduction des expositions et inégalités environnementales,
  3. Les 13 mesures-phare,
  4. Propositions complémentaires.

 

 

  1. Le périmètre de la stratégie,

La santé environnementale, qu’il s’agisse de l’humain ou de la planète, a toujours été un élément structurant de la politique européenne. De plus, s’agissant de nos consommations comme de notre capacité à préserver l’environnement, le marché et le territoire européens sont des éléments structurants permettant une forte avancée si l’ensemble des Etats-membres et parties prenantes sont coordonnées.

Proposition 1 : nous recommandons une forte ambition pour accélérer, renforcer et  généraliser la dimension européenne de la stratégie et du plan dès que possible et faire que, plus de 10 ans après l’entrée en vigueur de REACH, l’Europe reste innovante sur la santé environnementale, la protection des populations, et véhicule une image de qualité environnementale à l’international.

Les perturbateurs endocriniens, qu’ils soient de contact ou d’ingestion, peut venir au cœur de nos vies, tout comme des écosystèmes, par de multiples biais. Il nous semble essentiel que la stratégie puisse en rendre compte.

Concernant les agents cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (CMR), ceux-ci sont déjà dotés au niveau européen et national, d’un statut spécifique préexistant, correspondant à une législation largement déployée. Ce sont donc les perturbateurs endocriniens non CMR qui sont à notre sens objets de la présence mise en débat.

Proposition 2 : nous suggérons que la stratégie et le plan englobent, par des mesures communes et différenciées, l’ensemble des domaines où l’humain et la planète peuvent être en contact avec des perturbateurs endocriniens, en particulier l’alimentation (humaine et animale), l’agriculture et l’aquaculture, les médicaments et alicaments.

De nombreuses institutions de recherche, publiques et privées, ont déjà effectué des travaux conséquents sur le sujet, que ce soit aux niveaux international, européen, national ou territorial.

Proposition 3 : nous recommandons d’intégrer plus largement la recherche publique (CNRS, INRA, INSERM, BRGM, CSM, Museum…), les groupes de travail communautaires (Europe, OCDE…).

Proposition 4 : développer les liens avec recherches et actions territoriales, notamment au niveau régional et des agences de l’eau.

De nombreuses sessions de travail organisées par Green Cross, où auxquelles nous avons contribué, montre l’intérêt fort des professionnels de la finance de marché, et de la finance des territoires, pour être en mesure de différencier et de valoriser les enjeux liés aux perturbateurs endocriniens, en ayant à disposition les outils standardisés de mesure d’opportunité ou de risque – qu’il s’agissent de la santé humaine ou des écosystèmes – tant en termes de périmètre que de mode de mesure.

Alors que la finance carbone a désormais atteint un niveau intéressant de maturité, les indicateurs liés aux perturbateurs endocriniens restent encore totalement à construire, et auront tout intérêt à être standardisés aux niveaux européen et national, et approprié par les leaders du secteur.

Vivatech 2019, en mai, sera une formidable opportunité pour effectuer des annonces à portée internationale sur le sujet, en les ayant préparé auparavant avec les professionnels du secteur.

Proposition 5 : mettre en place des indicateurs de risques et opportunités à même de mobiliser les professionnels de la finance.

 

  1. Les priorités de la stratégie,

 

L’évaluation du risque sanitaire est aujourd’hui un risque apprenant, qui doit englober à la fois le risque sur l’humain et celui sur les écosystèmes, et pour lequel notre mode d’analyse peut être parfois biaisé, où mettre en place des hiérarchies d’impact explicites ou implicite non utiles.

Proposition 6 : rappelant que l’Homme et la Nature sont liés, présenter les impacts sur les écosystèmes comme les impacts sur l’humain de manière similaire, sans chercher ni à les hiérarchiser, ni à les compenser.

Dans la continuité des innovations systémiques apportées par base de données REACH, l’importance d’une base de donnée « open data », avec différentes méthodes d’analyse complémentaires référencées, nous semble un excellent outil de progrès partagé, permettant de répartir largement l’effort entre tous les contributeurs.


Proposition 7 : mettre à disposition de toutes les parties prenantes une base de donnée ouverte européenne – accompagnée d’outils didactiques – permettant aux fournisseurs d’ingrédients de mettre à disposition leurs meilleures données disponibles sur l’activité endocrinienne, dans une base européenne partagée permettant notamment l’agrégation des expositions réelles (avec mécanisme d’édition pour des retours d’information des autres parties prenantes)

Les méthodologies jouent dans l’effectivité de la stratégie et du plan un rôle essentiel, et nos voisins européens comme des pays à l’avant-garde internationale ont mis en place des législations, des méthodologies et des plans d’actions différents à la fois dans leurs approches, dans leur impact et dans leurs résultats. Un étalonnage des pratiques permet ainsi de valider la robustesse des choix entrepris, et également de préfigurer une méthode appelée à devenir standard de référence international.

Proposition 8 : compléter la robustesse des démarches déjà structurantes pour le plan, tester de manière similaire quelques méthodologies internationales éprouvées (2 à 3) pendant une période d’étalonnage (2 ans), et prévoir à échéance un retour d’expérience pouvant le cas échéant faire évoluer objectifs et méthodologie.

De cette manière, les résultats obtenus permettront notamment de préciser les évaluations de risque / opportunité et enjeux financiers, et alimenteront également avec profit les retours d’expérience sur la proposition 5, mais aussi la capacité à mettre en place une quantification assurantielle et territoriale de l’impact des actions des différentes parties prenantes.

L’activité des perturbateurs endocriniens est souvent analysée du côté amont, sans visibilité sur l’aval et notamment son impact au niveau territorial. D’autres Etats, comme la Suisse, ont mis en place des objectifs de résultat en aval, avec succès.

Proposition 9 : mettre en place un objectif de préservation des écosystèmes, comme par exemple l’élimination de 80 % des résidus chimico-actifs des effluents (résidus secs et aquatiques) de sites industriels.

Proposition 10 : de manière similaire, en gardant les mêmes ambitions et exigences de moyens, mettre en place un objectif de préservation des écosystèmes, comme par exemple l’élimination de 80 % des résidus chimico-actifs des effluents (résidus secs et aquatiques) de traitement des résidus domestiques (déchets, eaux usées).


 

  1. Les 13 mesures-phare,

 

L’analyse de l’activité des perturbateurs endocriniens est un sujet apprenant, qui nécessite à la fois de la stabilité législative, l’intégration des meilleures pratiques européennes et mondiales, et une multiplicité des expertises.

Différents organismes complémentaires sont sollicités, parfois avec des périmètres différents selon si il s’agit d’impacts sur l’humain ou sur l’environnement. Ceci peut parfois porter préjudice à la lisibilité des actions, à la focalisation des moyens ou à la pertinence des préconisations.

Proposition 11 : en complément des objectifs d’analyse dévolus à l’ANSES, enrichir le réseau d’experts par des expertises internationales, issues de la société civile, et rendre les conclusions des avis accessibles publiquement.

Proposition 12 : préciser les périmètres respectifs ANSES et INERIS, et traiter avec des efforts similaires et une approche inclusive les impacts sur l’humain et les écosystèmes.

Proposition 13 : compléter le travail effectuée par une recherche intégrative consolidant les travaux de tous les laboratoires, agences et réseaux de recherche et d’innovation impliqués, quels que soient leurs statuts respectifs (ANSES, INERIS, INSERM, CNRS, INRA, ADEME, Museum …), en recourant en tant que de besoin à des acteurs privés nationaux et internationaux.

Dans les domaines agricole et alimentaire, la mise en place du plan zéro phyto ainsi que des dispositifs associés notamment pour la préservation des sols, de l’eau et des écosystèmes, a apporté un progrès très intéressant aux filières et territoires. Ce dispositif, tout comme les financements associés et connexes via les agences de l’eau et les territoires, ou ceux dévolues à la conversion des exploitations agricoles vers le bio, semble actuellement contrarié et freiné dans son plan de mise en œuvre, alors même qu’une mise en œuvre continue voire accélérée et démultipliée apporterait des bénéfices significatifs à la SNPE2.

Proposition 14 : décliner l’ambition des plans zéro phyto et leurs actions dans la SNPE2

Concernant le suivi sanitaire des populations, comme celui des écosystèmes, la pratique des registres, pourtant très efficace, ne bénéficie ni de la mise en visibilité ni du soutien public nécessaire à la pérennité des actions.

Proposition 15 : mettre en place un registre indépendant d’anomalies ou effets adverses de santé ou d’impact sur les écosystèmes, sur les territoires, en toute transparence (blockchain), avec mise à disposition de moyens de suivi et de réponse, si le signalement est avéré,  par les ARS / DEAL – et consultation régulière de l’autorité environnementale.

  1. Propositions complémentaires.

 

Proposition 16 : Green Cross tout en encourageant fortement le principe d’une transparence et d’une information accrue du consommateur, exprime ses réserves par rapport à une procédure d’étiquetage, et recommande une intégration accrue dans la politique européenne, une phase de tests sur au moins 3 catégories de produit, et une mise en visibilité précisant l’impact – en vertu des principes de prévention et de précaution – tant pour l’humain que pour les écosystèmes marins et terrestres.

Les aires marines protégées, dispositif emblématique et essentielle à la préservation de la planète et du climat, peuvent devenir et doivent devenir emblématique d’une recherche et d’actions concertées de terrain visant à l’excellence environnementale. La France, qui possède le second périmètre maritime au monde et est présent sur tous les continents, peut jouer en ce sens un rôle exemplaire.

Proposition 17 : mettre en place dans les aires marines protégées (AMP) des dispositifs d’information de la communauté internationale, d’acquisition de données, de test et d’expérimentation de l’impact des produits solaires, réaffirmant l’intérêt pour la santé d’une protection solaire appropriée, accompagné d’un bilan initial de la qualité des écosystèmes, et de suivis mensuels. Accompagner ce dispositif d’une information du public visitant les aires marines protégées.

Nous pensons que, à terme, les AMP pourront mobiliser sur la base de ces travaux des budgets (de type taxe Barnier) permettant un meilleur suivi scientifique et une persévération des écosystèmes. Une annonce française en amont du Congrès Mondial de l’UICN mi-2020 serait pour ceci du meilleur effet.

Proposition 18 : en complément des assises de l’eau mais avant l’été 2019, mettre en place un plan « perturbateurs endocriniens eau » intégrant notamment une meilleure dépollution par les dispositifs d’assainissement existant, une implication plus forte des agences de l’eau, et des actions spécifiques sur les filières agriculture et alimentation, médicaments et alicaments, et cosmétiques.

Dans un contexte de démarche apprenante, mais aussi d’interactions permanente entre la science, l’innovation, les territoires et la société civile, des pratiques innovantes d’économie circulaire sont non seulement indispensables, mais également prometteuses, pour créer ou développer des boucles de remédiation et de reconquête des écosystèmes, bénéfiques tant pour l’homme que pour l’environnement.

Ces actions bénéficieront d’une vérification de leur efficacité par une mesure d’impact sur le vivant (indicateurs, suivi, mesure et essais…).

Proposition 19 : mettre en place un réseau innovant de partage des meilleures pratiques avérées utilisant les méthodes notamment d’économie circulaire et d’économie du vivant (phytoremédiation…) pour traiter les eaux usées et limiter les micro-polluants avant qu’elles ne finissent dans l’océan.

Au vu de la multiplication des enjeux sur l’alimentation et la consommation, mais également de la forte sensibilité citoyenne dans un contexte où les politiques publiques ont donné l’impression depuis quelques années d’une absence soit de cap, soit de capacité à mettre en place les plans d’action décidés par la représentation nationale, les enjeux phytosanitaires et alimentaires nous semblent essentiels, et doivent être supportés tant par une recherche accrue que par une stabilité législative, un affichage approprié, une information participative et des retours d’expérience sur les territoires.

Proposition 20 : dans une logique de cohérence des politiques publiques, réaffirmer au plus haut niveau, les objectifs et modalités de sortie du glyphosate, d’éradication du chlordécone, d’interdiction du dioxyde de titane nano pour l’alimentation, et mettre en place un affichage simple pour les produits bruts et transformés testés comme exempts de ces substances.

Document destiné à être porté le 8 février 2019 à la consultation nationale, et rendu public également par Green Cross France et Territoires le même jour.

 

Chargé(e) de mission “de la vulnérabilité à la résilience”


Description de l’offre

Nous proposons un  stage en tant que chargé de mission sur le programme “de la vulnérabilité à la résilience” de Green Cross,   d’une durée de 5 à 6 mois, qui doit débuter entre mars et juin 2019.  Le stage fera l’objet d’une indemnisation, à négocier selon profil. Le lieu de travail est à Levallois (à 5 minutes des lignes 1 et 3). Différents déplacements ponctuels sont à pourvoir, en France et à l’international.

Le stage est structuré autour de 5 activités principales :

  • Un accompagnement à la construction du cadre méthodologique du programme, et de l’analyse des SECRETS © (Solutions Ecologiques Concrètes Replicables Efficaces de Transition Soutenable),
  • Un suivi des initiatives recensées comme potentiellement des « SECRETS », et une analyse qualitative et quantitative de celles-ci, en accord avec les partenaires du projet,
  • L’élaboration de documents de description de la méthodologie, de partage et de transmission, et la remontée d’indicateurs et d’outils de mesure d’impact,
  • L’analyse de la compatibilité des méthodologies et de leur intégration dans l’instanciation des objectifs de développement durable (ODD), les contributions nationales déterminées (NDC),
  • La coordination avec différents travaux innovants de mesure de la résilience des individus et des personnes (Impact Investment, Bonheur National Brut, Triple Performance, Economie Symbiotique, Création de Valeur Partagée…).

Le candidat idéal sera en dernière année d’école d’ingénieur, ou bien en double formation ingénieur / MBA, avec une expérience internationale, soit en entreprise, soit au sein d’une institution internationale, soit en développement territorial.

Il/elle sera en communication régulière avec des interlocuteurs de haut niveau au sein des entreprises, des institutions et des médias, sur des enjeux de gouvernance. La maîtrise du français et de l’anglais est requise, des capacités de communication en espagnol seront un plus.

Une première connaissance des outils analytiques, des modèles de maturité (CMMI ou équivalents…) est requise – un complément de formation interne sera fourni la première semaine.

Contacts

Les candidatures seront reçues en français et par email exclusivement, à l’adresse email contact@gcft.fr. Il est demandé aux candidats de préciser avec attention leurs dates de disponibilités possibles et souhaitées (si différentes).

 

Déc 19

Avis de concours : concevez le prochain T-shirt emblématique Green Cross par Soslo

Date limite de réponse : prolongée au 30 janvier 2019 à 23h59

Vous vous sentez l’âme d’une créatrice ou d’un créateur engagé ? Vous avez envie d’utiliser vos talents pour partager le plus largement vos convictions, émouvoir et partager des créations iconiques ? Vous souhaitez marquer de votre empreinte un objet durable, conçu pour respecter la planète et l’humain ?

C’est le moment : AGISSONS ensemble !

 

Logo SosloGreen Cross s’est associée à SoSlo (http://soslo.fr),  une jeune griffe éthique et durable qui conçoit des produits à base de matériaux recyclés, localement, dans le respect de l’environnement et de l’humain. Alors, forcément, Green Cross qui promeut l’économie circulaire, le respect des ressources et le passage du jetable au durable, a été séduit.

C’est pourquoi nous souhaitons désormais, par et avec vous, faire en cette période de fin d’année un produit dont nous avons toutes et tous besoin et que nous garderons longtemps, le T-shirt qui nous ressemble.

Ça vous tente ? Participez à notre jeu-concours, concevez le visuel qui nous ressemble.

 

L’équation gagnante :

  1. Soslo fournit un T-shirt durable, coupé et marqué localement, au top. Il sera blanc, gris chiné ou bleu, décliné en 2 versions, hommes et femmes,
  2. Ce T-shirt met en avant une accroche ou un message de Green Cross, il nous donne des clés pour nous reconnaître, séduire autour de nos messages, et des clés pour agir via notre consommation,
  3. Et cette accroche, c’est l’une ou l’un de vous qui va la faire.

 

Comment ?

En nous fournissant 1 à 3 visuels, d’un format maxi de 30 cm * 30 cm (résolution 300 ppp), sous un format vectoriel si possible, comportant un message et/ou une illustration avec au plus 2 couleurs, mais surtout qui résonne de manière percutante et inspirante à l’un des 3 thèmes que nous avons choisi pour cette première édition :

  • Préserver l’océan,
  • Sortir du jetable, passer au durable,
  • Manger bien.

 

Ça vous dit ? Nous attendons vos créations, de la manière la plus libre possible, par email exclusivement, à contact@gcft.fr, sous la forme suivante :

  • Le, les 2 ou les 3 visuels que vous proposez,
  • Quelques lignes d’explications sur votre intention (au maximum 500 signes),
  • vos prénoms et nom d’artiste (si différent du nom d’expéditeur).

Si il est sélectionné, votre visuel sera décliné en 2 coupes, une coupe homme et une coupe femme.

 

Le ou les gagnants (nous avons prévu de remettre jusqu’à 3 prix) :

  • se verra officiellement désigné en février 2019, par le jury conjoint Green Cross / Soslo,
  • aura sa création reprise sur le T-shirt Green Cross mis en vente sur notre site et sur celui de Soslo au printemps 2019,
  • se verra cité comme auteur de la création « pour Green Cross »,
  • recevra une gratification de 100 euros, et les 2 premiers T-shirts de sa création (1 homme, 1 femme).

Chaque T-shirt sera vendu au prix unitaire de 44 euros, dont 10 % (soit 4,4 euros) reversés par Soslo au profit de Green Cross.

En répondant, le candidat autorise Green Cross, si il est lauréat, à reproduire et adapter son œuvre pour en faire le visuel du T-shirt, et à la voir reproduite sur des vêtements, sur papier et de manière électronique, et ce sans autre rétribution que le prix ci-avant cité.

Retrouvez l’avis de concours, ainsi que les éléments nécessaires à la réalisation des visuels, sur la dropbox dédiée au concours: https://www.dropbox.com/sh/83f4m6xr9626jna/AABjnpUr-iYBJU12dJeQTgRSa?dl=0

La CoP 24 se limite à une mise en place technique à minima de l’accord de Paris alors que l’urgence climatique impacte de plus en plus notre quotidien

La CoP 24 s’est achevée ce samedi soir à Katowice par une simple mise en place technique, à minima de l’Accord de Paris, sans aucune mesure complémentaire.

Ça n’est pas pourtant faute d’insistance tant du GIEC, via le “rapport 1,5°C“, du Secrétaire Général des Nations-Unies Antonio Guterres, ou bien de l’intervention d’Arnold Schwarzenegger montrant la détermination à agir et insistant pour plus d’ambition.

“La Maison brûle et nous cherchons à éteindre l’incendie avec un torchon”. Cette phrase était présente dans tous les cerveaux des observateurs à la CoP, cette année. 

La quasi-absence de la France, pays hôte de la CoP 21 et de l’Accord de Paris a été vécu comme un mauvais signal par la communauté internationale. En n’envoyant à Katowice ni le Président de la République, ni le Premier Ministre, ni même le Ministre de l’Environnement, notre pays a illustré concrètement son ambition et son leadership largement insuffisants, alors même que les mouvements #MakeOurPlanetGreatAgain et le #OnePlanet Summit avaient créé une espérance, un élan et maintenant des attentes inassouvies de la communauté internationale pour changer de braquets face au dérèglement climatique. Nous devons désormais montrer, par nos comportement, que le pays qui a permis l’Accord de Paris joue pleinement son rôle dans sa mise en oeuvre, et est capable d’effectuer une réelle transition énergétique, de faire évoluer son agriculture et son modèle alimentaire, et de reconquérir un air, des sols et une eau de qualité pour une meilleure santé environnementale et un cadre de vie préservé, au quotidien.

Pourtant, quelques mouvements de fonds ont été aperçu:

  • L’extrême pertinence et le savoir-faire de la Présidence fidjienne de la CoP 23 ont porté leurs fruits – et leur déception face à cette CoP 24 en demi-teinte était à la hauteur de leur mobilisation. On travaille désormais moins en termes éthérés sur les notions d’atténuation et d’adaptation, mais de plus en plus sur des projets concrets, territorialisés, permettant de passer de la vulnérabilité à la résilience en agissant concrètement sur les phénomènes climatiques extrêmes, la montée des eaux, l’agriculture et l’alimentation, l’énergie, les mobilités, l’urbanisme…L’importance de la coopération, de la co-construction et d’un dialogue mondial permanent – le fameux processus de Talanoa – ont été confirmés comme des méthodes effectives et porteuses de résultat,
  • La “colère” – ou plutôt la demande appuyée y compris par voie de recours juridique – pour une transition écologique accélérée est désormais incontournable, à l’image de Greta Thunberg, cette adolescente qui interpelle le Monde depuis la Suède en dénonçant le laxisme global face à l’urgence climatique, et notre inaction dans la mise en place de solutions: https://youtu.be/HzeekxtyFOY. A l’image également des différentes communautés qui s’organisent et attaquent leurs Etats ou entreprennent des recours pour inaction face au dérèglement climatique (au Pérou, aux Pays-Bas, mais également en France avec Damien Carême maire de Grande-Synthe…), et les très nombreuses manifestations pour le climat du 8 décembre partout dans le Monde, et en particulier en Grande-Bretagne.
  • L’enjeu de justice sociale, et la démonstration que le dérèglement climatique touche en particulier les plus précaires, et que ce sont les mesures de lutte contre ce dérèglement climatique qui y apporte des réponses concrètes, en particulier vis à vis des femmes, des enfants, mais également par une mobilisation des sociétés coutumières et des savoirs traditionnels au service d’un développement écologique et humain.

Il nous appartient désormais, et en particulier en France, d’accentuer la mobilisation sur l’urgence de changer de braquet face au dérèglement climatique, de faire évoluer considérablement les politiques et l’affectation des moyens en réaffirmant la prééminence d’une santé humaine retrouvée (eau, air, alimentation) et d’une résilience territoriale et humaine sur des revendications catégorielles, et l’importance de faire les bons choix durables et structurants, notamment en termes de mobilité, d’énergie, d’alimentation, de coopération internationale et de construction territoriale.

Les échéances du Sommet Climat des Nations-Unis, organisé à la demande d’Antonio Guterres en septembre 2019 est essentielle pour ne plus tenter d’éteindre la maison qui brûle avec un torchon, mais se mobiliser à la hauteur des enjeux. Le temps presse, et il faut que nous puissions, collectivement, passer de la démonstration de l’urgence de transition écologique à la mise en place, massive, coordonnée et territorialisée, de cette transition.

Pour se faire, Green Cross continuera à se mobiliser selon 3 lignes directrices majeures:

  • le développement de son programme de recherche-action territoriale “de la vulnérabilité à la résilience” , qui identifie partage et met en perspective les SECRETS (c) des territoires, ces Solutions Ecologiques Concrètes Efficaces Réplicables de Transition Soutenables, ces clés pour agir dont nous avons tous besoin: http://desclespouragir.fr, et met en réseau ces territoires innovants dans la lutte contre le dérèglement climatique.
  • l’appui à la Déclaration des Droits de l’Humanité (http://droitshumanite.fret l’accompagnement de sa reconnaissance et de son déploiement, pour une transition humaniste, sociale, économique et écologique, qui préserve la paix et multiplie les coopérations.
  • l’identification, la formation et la mise en réseau d’Ambassadeurs de la transition écologique sur les territoires (mer et littoral, montagnes, villes, campagne…), mais également dans les filières (économie circulaire, innovation…) à même de convaincre et de mobiliser,
  • l’accompagnement  aux territoires qui s’engagent de manière pionnière dans la transition écologique

Plus que jamais, le temps presse, et nous devons passer des paroles aux actes.

Jean-Michel Cousteau, Nicolas Imbert, les équipes et impliqués de Green Cross France et Territoires

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Quelques contenus utiles:

Vous trouverez également ici la synthèse de notre récent colloque “accélérer la transition énergétique à l’échelle des territoires”.

Nicolas Imbert est également intervenu dans le JT 8 de la CoP 24 non officielle: https://www.facebook.com/groups/765251106934029/