Oct 18

Soyez écofrugal, choisissez… la gourde !

terraeco.net |18.10.2011|

La gourde réduit les déchets plastique et les gaz à effet de serre liés à l’utilisation de bouteilles. Mieux, elle est fashion. Et peut vous faire économiser 30 euros par an.

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Oct 17

Le recyclage des terres rares, un enjeu stratégique

Le Monde.fr | Blogs| 17.10.2011|

Elles font aujourd’hui partie des métaux les plus précieux. Les terres rares, ce groupe de 17 minerais qui se nomment terbium, néodyme ou yttrium, s’avèrent très convoitées car indispensables à la production de la plupart des produits de haute technologie — ordinateurs, téléphones portables, écrans plats, éoliennes ou batteries des voitures électriques. Contrairement à ce que laisse entendre leur nom, elles ne sont pas si rares, puisqu’il existe de nombreux gisements de par le monde, mais leurs stocks sont finis et leur extraction est difficile, coûteuse et extrêmement polluante. Surtout, elles sont le monopole de la Chine, qui détient 37 % des réserves mondiales mais contrôle 97 % de leur exploitation et réduit chaque année les quotas d’exportation. Or, la demande mondiale augmente chaque année de 6 %, mettant le marché sous pression.

L’enjeu, aujourd’hui, est donc pour les pays de sécuriser leur approvisionnement à des prix raisonnables et limiter l’impact de la raréfaction des terres rares au niveau mondial. Trois moyens existent : réduire leur utilisation, diversifier les sources en exploitant des mines en dehors de la Chine et recycler ces minerais.

C’est la troisième piste que cherche à développer la France, qui ne possède aucune mine de terres rares. Début 2012, le groupe chimique Rhodia rendra ainsi opérationnel, dans son usine de La Rochelle, un nouveau procédé, sur lequel il travaille depuis dix ans, permettant de recycler ces métaux.

L’objectif sera, dans un premier temps, de réutiliser les poudres luminophores qui recouvrent l’intérieur des lampes basse consommation (LBC) et qui contiennent plusieurs terres rares : terbium, yttrium, europium, gadolinium, lanthane et cérium. Pour l’instant, cette poudre est isolée et mise en décharge, lorsque les ampoules arrivent en fin de vie, alors que le reste des composants – verre, plastique, cuivre et aluminium – sont valorisés. Or, le terbium et l’yttrium font partie des terres rares les plus difficiles à trouver, les plus demandées et donc les plus chères (le terbium a ainsi vu son prix passer de 600 à 4 000 dollars le kilo en seulement deux ans). Au rythme actuel de consommation, leur approvisionnement sera critique d’ici 2014, estime, dans un rapport, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie.

“Grâce à ce nouveau procédé de récupération et de séparation des terres rares, il sera possible d’extraire 17 tonnes de ces minerais, dont 15 tonnes d’yttrium, 1 tonne de terbium et 1 tonne d’europium, sur les 4 000 tonnes de lampes fluocompactes que nous recyclons”, détaille Hervé Grimaud, directeur général de Récylum, l’éco-organisme en charge de l’élimination des lampes usagées. Et cette quantité pourrait considérablement augmenter si les LBC étaient davantage triées. Car aujourd’hui, seulement un tiers de ces lampes sont ramenées dans les 19 000 points de collecte que compte le territoire.

Pour augmenter ce taux de recyclage, Récylum a réalisé une opération de communication, ce lundi 17 octobre, en érigeant un faux chantier d’exploitation minière en plein cœur du quartier d’affaires de La Défense. Une mine urbaine qui s’est avérée être, une fois les barrières tombées, une boîte géante pour recycler les lampes basse consommation. Le message est clair : le plus grand gisement de métaux rares qui existe en France se trouve aujourd’hui dans nos bureaux. Une fois récupérés, les débouchés de ces minerais seront les mêmes qu’actuellement : la catalyse automobile, l’industrie verrière, les alliages métalliques, lampes ou aimants permanents.

Après la mise en place de cette filière pour les lampes, ce sera au tour des terres rares contenues dans les batteries rechargeables et les aimants des voitures électriques et des disques durs de pouvoir être recyclées, sans doute au cours de l’année 2012.

Une question se pose toutefois : le recyclage, s’il est nécessaire, sera-t-il suffisant pour faire face à la demande galopante des pays développés ? “Non, le recyclage ne pourra remplir qu’une petite partie de la demande en terres rares dans les années à venir”, assure John Seaman, chercheur à l’Institut français des relations internationales, spécialiste de la politique énergétique en Chine et des terres rares. Car si les lampes fluocompactes utilisent des quantités infimes de terres rares, il n’en est pas de même pour d’autres produits technologiques. Un moteur de Prius nécessite par exemple 1 kilo de néodyme pour ses aimants. Les éoliennes offshore, elles, consomment 600 kilos par turbine pour améliorer leur fonctionnement tout en diminuant les coûts de maintenance.

“Il faut donc, dans le même temps, trouver des approvisionnements en dehors de la Chine, utiliser ces minerais de façon plus efficace et leur trouver des substituts”, précise le chercheur. C’est pourquoi des entreprises commencent à développer des alternatives à l’utilisation de terres rares. Dans le secteur automobile, Toyota cherche ainsi à développer pour ses voitures hybrides, un moteur à induction sans aimant. Dans l’énergie, General Electrics a annoncé en août la mise en place d’une turbine pour éolienne moins gourmande en terres rares. Mais ces produits sont encore loin de voir le jour.

Photo : La mine de Mount Weld, située dans l’ouest de l’Australie, et exploitée par Lynas. Crédit : Lynas corporation / AFP

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Oct 16

Les Oubliés de la Terre

Pour la rubrique “Les Oubliés de la Terre“, dans le 5ème numéro de la Revue de la Terre, Nicolas Imbert insiste sur l’urgence de traiter désormais de manière simultanée les questions d’accès à l’eau, à l’alimentation et à l’énergie.

En voici l’introduction:

Accès à l’eau… à l’alimentation… à l’énergie… préservation de la biodiversité… hygiène et santé publique… ces enjeux ne peuvent désormais plus se traiter séparément, et nécessitent une approche systémique. Qu’il s’agisse de réparation post-traumatisme ou mieux, d’anticipation des conflits.

Accéder à l’intégralité de l’article (en PDF): http://www.larevuedelaterre.com/wp-content/uploads/2011/11/RT5_Les_oublies_de_la_terre.pdf

 

S’abonner à la Revue de la Terre: http://larevuedelaterre.com/?page_id=209

Anne-Sophie Bielski

Anne-Sophie possède un DEUG de géographie et une licence professionnelle en urbanisme du Conservatoire National des Arts et Métiers. Elle a développé ses connaissances en développement durable, géographie des milieux naturels et des sociétés, approches territoriales et conduite de projets. En complément, son approche artistique (année préparatoire en architecture, design et projets culturels de l’Institut Supérieur des Arts Appliqués) contribue à son inspiration à la fois stratégique et créative. Anne-Sophie effectue un stage au sein de Green Cross France et Territoires en tant qu’assistante de direction de M. Imbert et contribue aux sujets « eau et territoire » de l’association.

Oct 11

Le défi de l’accès universel à l’énergie

Le Monde 11.10.11

Plus de 1.3 milliard de personnes -près de 20% de la population mondiale – ne bénéficient pas, aujourd’hui d’un accès à l’éléctricité. Ce chiffre a été présenté par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) à l’occasion de la conférence “Energie pour tous”, qu’elle organisait, lundi 10 et mardi 11 octobre, à Oslo, avec la Norvège.

Et cette situation a des conséquences économiques, sociales et sanitaires. L’une d’elles est que 2.7 milliards d’habitants de la planète ne disposent pas de moyens modernes et “propres” de cuisiner. L’utilisation de bois et de charbon de bois entraîne ainsi une pollution des habitants et de la nourriture, qui provoque près de 1.5 million de morts par an, tout en accentuant la déforestation et les dérèglements climatiques.

Face à ces problèmes, le déficit d’accès à l’énergie devient un chantier mondial, qui sera notamment au coeur des discussions de Rio + 20, la conférence sur le développement durable prévue en juin 2012 au Brésil. L’accès universel à une énergie propre est la clé pour répondre à “tous les défis globaux”, a lancé, lundi à Oslo, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon. La pauvreté, le changement climatique, la rareté de l’eau, la santé, la crise alimentaire ou encore l’égalité des chances pour les femmes dans la société: tous ces problèmes ont un lien fort avec l’absence d’accès à l’énergie, selon le diplomate, qi a raconté, au passage, avoir personnellement vécu cette pénurie dans sa jeunesse en Corée, où il étudiait “à la lumière de la bougie“.

L’accès à l’énergie n’est pas inscrit dans les objectifs du Millénaire pour le développement définis dans le cadre des Nations unies en 2000. L’ONU a cependant désigné 2012 “Année internationale popur une énergie durable pour tous”. L’accès universel à l’énergie n’aurait pas de conséquences négatives importantes sur le climat. Il n’accroîtrait les émissions de CO2 que de 0.7% selon l’AIE.

L’équipement de populations privées d’énergie est en marche, mais pas à un rythme suffisant, selon les intervenants à la conférence d’Oslo. L’AIE estime qu’en 2009 près de 9.1 milliards de dollards (6.7 milliards d’euros) ont été investis dans le monde pour développer l’accès à une “énergie moderne”. Cela a permis à 20 millions de personnes d’accéder à l’éléctricité et à 7 millions d’êttre dotées d’équipements de cuisine “sains”, à base de biomasse.

L’Agence a évalué les politiques d’aide à l’accès à l’énergie en cours ou annoncées. Les investissements attendus sont de l’ordre de 296 milliards de dollars entre 2010 et 2030, soit une moyenne annuelle de 14 milliards de dollars. Cela ne suffira pas pour assurer l’accès universel à l’énergie en 2030, d’après l’AIE, étant donné, notamment, l’augmentation de la population mondiale.

“Il faudrait, pour y arriver, multiplier pratiquement par cinq le montant investi en 2009, et arriver à des investissements de l’ordre de 48 milliards de dollars (35 milliards d’euros) par an”, affirme Fatih Birol, économiste en chef  de l’AIE, qui ajoute qu’une telle somme “ne représenterait que 3% des investissements mondiaux prévus dans l’énergie”.

Reste à mobiliser des fonds puis à trouver, sur le terrain, le meilleur dispositif. Quelles formes de financement adopter pour diriger efficacement les milliards nécessaires au développement de l’accès universel à l’énergie? Les participants à la conférence d’Oslo avaient des avis variables sur la question. Sur les montants investis en faveur de l’accès à l’énergie en 2009, 34% provenaient des institutions multilatérales, 30% des pays concernés, 22% d’acteurs privés et 14% de l’aide bilatérale.

Jens Stoltenberg, le premier ministre norvégien, a présenté une nouvelle plate-forme de partenariat international baptisée Energy+. Déjà très présente dans les initiatives internationales pour lutter contre la déforestation et ses effets négatifs sur le climat à travers le mécanisme REDD (Reducing Emissions from Deforestation and Degradation). La Norvège veut essayer de reproduire l’approche de ce dernier, c’est-à-direun soutien financier dépendant du suivi et du contrôle des résultats obtenus par les pays aidés. Mais les difficultés de mise en place de REDD montrent qu’il faudra, pour Energy+, essayer de trouver des mécanismes simples et approuvés par tous.

Une autre proposition qui émergeait à Oslo était l’association des financements publics et privés, l’idée étant d’attirer les fonds privés avec le levier de l’argent public. Cela dit pour attirer les acteurs privés, “il faut surtout des projets rentables commercialement, avec un modèle économique solide”, soulignait Carlos Pascual, du département d’Etat américain. L’austérité qui pèse actuellement sur les finances publiques ne facilite pas les choses.

Mais l’aide bilatérale ou multilatérales n’est qu’un des éléments qui permettent de faire prendre la greffe. Le jeune entrepreneur indien Harish Hande, dont la société “ à vocation sociale” Seico équipe en systèmes d’énergie solaire foyers et entreprises en Inde, est critique envers ceux qui pensent qu’une augmentation des aides est une réponse suffisante. “Si l’Inde est arrivé aujourd’hui à de bons résultats dans sa campagne pour le développement de l’accès à l’énergie, c’est que, depuis plusieurs décennies, un tissu de banques rurales qui prêtent sur le long terme a été mis en  place. Ce réseau n’existe malheureusement pas dans de nombreux pays d’Afrique“, remarque-t-il.

Près de 85% des personnes privées d’accès à l’énergie dans le monde habitent dans des zones rurales, et plus de 95% soit en Afrique soit dans les régions d’Asie en développement.

 

Bertrand d’Armagnac

Article paru dans l’édition du 12.10.11

acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=1170553

Oct 07

Communiqué du 7 octobre 2011

Télécharger le communiqué de presse: Communiqué de presse Green Cross 7 octobre 2011

Green Cross, organisation internationale fondée par Mikhaïl Gorbatchev en 1993, prend un nouveau départ. L’association française – Green Cross France et Territoires – présidée par Jean-Michel Cousteau, recrute un directeur exécutif, Nicolas Imbert, et dévoile ses axes de travail.

L’histoire de Green Cross International

Au Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992, certains délégués proposent la création d’une Croix Rouge internationale pour l’environnement. Concrétisant cette idée, Mikhaïl Gorbatchev fonde Green Cross en 1993.

Aujourd’hui présente dans plus de 30 pays, Green Cross concentre son action sur le lien entre pauvreté, sécurité et environnement.

« La menace pour la sécurité des hommes ne vient plus des conflits entre nations mais du conflit avec la nature et révèle le lien fondamental entre pauvreté, sécurité et environnement. Le monde est saturé de prédictions catastrophiste mais possède une grande capacité de changement et nous sommes une espèce ingénieuse. Le défi qui se présente à nous est une invitation à une transformation radicale que nous ne pouvons refuser. »

Alexander Likhotal, président de GCI

L’association française désire jouer un rôle important dans la préparation de Rio+20, notamment via un plaidoyer pour la ratification au plus tôt du traité sur les cours d’eau transfrontaliers, et en répondant à 5 thématiques principales :

–         Encourager une plus grande prise en compte des thématiques de l’eau, qu’il s’agisse d’accès à l’eau, d’assainissement, de prévention des conflits ou de remédiation,

–         Anticiper les crises environnementales de demain,

–         Susciter le développement de technologies propres créant de la valeur localement, pour l’accès à l’eau et à  l’énergie,

–         Développer la coopération décentralisée autour de projets concrets (notamment le projet Smart Water for Green Schools),

–         Accompagner les populations souffrant des conséquences des catastrophes environnementales via des programmes de médecine sociale, et informer de manière transparente sur les conséquences (notamment post-Tchernobyl).

Ainsi, l’association a nommé un nouveau directeur exécutif, en la personne de Nicolas Imbert. Ingénieur de formation, Nicolas possède 12 ans d’expérience du conseil en stratégie et développement durable, acquise dans des cabinets internationaux.

« C’est un grand honneur et une immense responsabilité que d’être nommé pour diriger Green Cross en France, sous la présidence de Jean-Michel Cousteau », déclare-t-il. « Mieux anticiper les défis environnementaux et y répondre avant que les conflits n’éclatent est un gage de paix et de sécurité, et la société civile peut faciliter cette anticipation, en étant non seulement lanceur d’alerte mais également force de proposition.

« 2012 sera une année essentielle pour faire progresser la synergie entre l’homme et l’environnement » précise Jean-Michel Cousteau, Président de Green Cross France et Territoires. « Et la France, à travers chacun d’entre nous, que ce soit via les institutions, les entreprises et les particuliers, doit y  jouer un rôle essentiel».

Green Cross France et  Territoires développe actuellement son nouveau site web, qui sera lancé fin octobre, et prépare une activement une campagne de fundraising sur ses différents programmes. Elle est présente sur les réseaux sociaux Facebook (http://on.fb.me/_GCFT), Twitter (http://twitter.com/_gcft) et LinkedIn (http://linkd.in/_gcft).

Pour être tenu au courant de son actualité, devenir membre ou donner, il est possible de s’inscrire par email à contact@gcft.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

Oct 06

Mikhaïl Gorbatchev: “L’Europe a tort de nous regarder de haut”.

Paris match |du 6 au 12 octobre 2011|

Russie, crise, nucléaire… le dernier dirigeant soviétique se confie à Match.

Vingt-ans après Tchernobyl: Fukushima. Que pensez-vous du nucléaire? Certains experts critiquent l’état des centrales nucléaires russes… Approuvez-vous la décision allemande de sortir du nucléaire? Et la France, qui ne remet pas en question son choix du nucléaire? Les Etats sont incapables de s’entendre sur le climat. Courrons-nous à la catastrophe?

Mikhail-Gorbatchev-L-europe-a-tort-de-nous-regarder-de-haut-341067

 

Oct 06

Nucléaire : halte aux décisions en catimini

La Tribune Opinion | 06/10/2011 |

Par Nicolas Imbert, directeur de Green Cross France et Territoires

nucleaire-halte-aux-decisions-en-catimini.html

Oct 06

Pour un débat transparent sur notre stratégie énergétique

Terra Eco | 06/10/2011 |

Chronique – Quelques mois après Fukushima et les différents incidents sur les centrales nucléaires, la transition énergétique de la France nécessite une discussion urgente, intégrant consommateurs, élus, associations et entreprises.

Atrticle en ligne sur

Pour-un-debat-transparent-sur,19529.html

 

Alice Rageot

Alice est étudiante en Master Relations Internationales à Sciences Po Lyon. Elle a axé sa formation sur l’étude du monde arabe depuis le début de ses études, et elle a passé son année de mobilité au Caire.

Elle s’oriente actuellement vers une spécialisation en coopération et développement dans le monde arabe et souhaite allier la thématique de l’environnement et de la gestion de l’eau, à celle de la coopération au Maghreb et Moyen-Orient.

Elle effectue un stage chez Green Cross France et Territoires comme chargée de mission, en travaillant notamment sur les conflits latents dans le bassin du Nil.