Nov 26

Un prix Nobel sur Naturellia

Naturellia.com |26 novembre 2011|

Martin BENISTON , grand climatologue , Vice Présidentdu groupe « Impacts » de l’IPCCqui a partagé le prix Nobel de la paix en 2007 avec Al Gore, inaugure le salon Naturellia le samedi 26 Novembre.

En octobre 2006, il a été nommé professeur ordinaire à l’Université de Genève, titulaire de la Chaire de climatologie, et directeur de l’institut des sciences de l’environnement. Il a à son actif plus de 120 publications scientifiques, dont 3 livres chez des éditeurs internationaux, et 9 autres ouvrages qu’il a édité ou co-édité. Il siège dans de nombreuses commissions internationales, et en 2000 a été   élu membre de l’Academia Europea.

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Nov 22

Disparition de Madame Danielle Mitterand

Green Cross France et Territoires |22.11.2011|

Green Cross France et Territoires

Green Cross International

 

Paris, le 22 novembre 2011

 

Green Cross a pris acte avec une grande tristesse du décès de Madame Danielle Mitterrand. Plus que tout, nous retenons l’impact, la vision, la sincérité et la profonde humanité de son engagement. Toutes nos pensées vont en ce moment vers sa famille et ses proches, et tous ceux qu’elle a ému, convaincu et fait bouger.

 

Nous avons perdu une militante passionnée et une défenseure infatigable des droits de l’homme la nuit dernière.

 

Les chemins  de Mikhaïl Gorbatchev, Président fondateur de Green Cross International, et de Danielle Mitterrand se sont croisés à maintes reprises et dans des contextes différents. L’ancien Président de l’URSS et l’épouse de François Mitterrand se rencontrèrent à de nombreuses reprises, dès les années 80, pour consolider leurs engagements pour un monde juste, pacifique, en harmonie avec l’environnement.

 

Les engagements communs de Green Cross et de France Libertés en faveur de l’accès à l’eau et à l’assainissement universel ont mené les deux organisations à unir leurs forces dès leurs premières heures et en 2006, aux côtés de la Coalition Eau, pour que le Droit à l’eau soit enfin reconnu dans la législation française.

 

Danielle Mitterrand est restée engagée jusqu’à son dernier souffle, via la Fondation France Libertés dont elle venait tout juste de présider le 25ème anniversaire. Son œuvre habite et anime toutes les campagnes et les projets. Son énergie déployée à rendre notre monde meilleur et notre planète plus saine nous rapproche de ses convictions et de ses engagements.

 

Plus que jamais, il nous faut continuer à propager avec assiduité, enthousiasme et sérénité l’engagement collectif qu’elle a contribué à impulser pour assurer la protection et le respect des ressources naturelles, et prioritairement de l’eau.

Nov 16

Bulletin d’actualité n°1 – octobre & novembre 2011

Les enjeux climatiques sont plus que jamais au cœur des enjeux humains. On constate que l’accès à l’eau, à l’alimentation et à une énergie efficace et renouvelable sont d’autant mieux gérés qu’ils le sont simultanément, dans une logique de lutte contre le changement climatique.Rio+20 se tiendra du 20 au 22 juin, à la suite d’une semaine d’échange avec la société civile, et concrétise cette approche. Le « Nexus » alimentation / eau / énergie, puisque c’est désormais son nom consacré, sera désormais un objet de négociation.Sur les territoires, on constate que l’approche est identique : l’accès à l’eau, par exemple dans le bassin du Nil, est intimement lié à l’activité agricole et à la possibilité d’accès à l’énergie. Parfois il est possible de trouver des solutions de paix et de coopération, parfois le risque que cela ne dérive en conflit armé est essentiel.

GCFT se positionne par son plaidoyer et ses actions sur ces différents enjeux…et nous avons besoin de vous, par vos actions et votre support.

Le bulletin d’actualité peut être téléchargé en cliquant sur le lien suivant: Bulletin d’actualité n°1 – octobre et novembre 2011. Il est envoyé dès parution à tous les adhérents à jour de cotisation.

Nov 16

La France s’attaque aux antibiotiques intensifs dans l’élevage

L’expansion.com |16.11.2011|

EXCLUSIF. Les antibiotiques sont de moins en moins efficaces en santé humaine. En cause, leur utilisation intensive en élevage animal. Un plan d’action va être lancé.

Quarante mesures pour maîtriser l’usage des antibiotiques en élevage animal: c’est l’objectif du Plan national que va dévoiler, ce jeudi 17 novembre, la Direction générale de l’Alimentation (DGAL), qui dépend du ministère de l’Agriculture.

L’enjeu est crucial. Utilisé de façon intensive en médecine vétérinaire, les antibiotiques perdent progressivement de leur efficacité – certaines bactéries devenant ” antibiorésistantes “. Les conséquences en sont néfastes sur la santé animale, mais aussi, par répercussion, sur la santé humaine. Les infections causées par des micro-organismes résistants aux antimicrobiens seraient ainsi responsables, chaque année en Europe, de 25.000 décès, selon une étude du Centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies (2009).

Ce plan a trois vocations. D’abord, sensibiliser tous les acteurs de la chaîne animale (éleveurs, vétérinaires, pharmaciens-grossistes, laboratoires) aux risques d’un usage intensif d’antibiotiques. ” Nous voulons en réduire l’usage de 25% dans les cinq prochaines années “, annonce Jean-Luc Angot, directeur-général adjoint au sein de la DGAL. Un objectif réaliste, à condition que les efforts de sensibilisation, menés depuis quelques années par les services de l’Etat, se poursuivent. En 2009, le volume total des ventes d’antibios s’élevaient à 1067 tonnes. Et l’exposition des animaux aux antibiotiques avait crû, entre 1999 et 2009, de 12,6%. Depuis, ce ” taux d’exposition ” a baissé. La décrue doit se confirmer.

Ensuite, interdire l’usage des antibiotiques ” critiques “, c’est-à-dire ceux dont il faut absolument préserver l’efficacité pour l’homme. Deux ” familles “sont concernées : les fluoroquinolones et les céphalosporines de troisième et quatrième génération.

Enfin, trouver une alternative aux antibios. Piste privilégiée : la recherche de nouveaux vaccins, notamment dans le domaine des infections bactérielles digestives (salmonelle, colibacille). Une bonne nouvelle pour les labos vétérinaires, qui pourront ainsi compenser la baisse prévisible de ventes d’antibiotiques par la mise sur le marché de nouveaux vaccins.

Démarrée en mars 2011, cette réflexion aura certainement des répercussions internationales. C’est en tout cas l’espoir de la DGAL, qui aimerait que les conclusions de ce plan d’action trouvent un écho à l’OMC, et contribuent à l’élaboration de normes internationales. Il faut savoir qu’en Chine, et même aux Etats-Unis, les antibiotiques sont largement utilisés à titre préventif dans l’élevage, comme promoteurs de croissance.

Charles Haquet

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Nov 16

The Finalists: Green School Makeover

Global Green USA| 16.11.2011|

After weeks of deliberation, we announced the 10 finalists for our green school makeover competition, including public, private, and charter schools from a pool of more than 200 entries from across the country. Finalists were chosen based on the clarity and description of the school’s green challenges and need for a makeover. Each of the applications included proposals for green improvements, such as planting organic vegetable gardens, creating recycling programs, and adopting energy efficiency upgrades.

On December 6, one grand prize winner will be selected to receive the ultimate Green School Makeover, which includes $65,000 for school renovations and an additional $65,000 worth of technical assistance. Four runner-up schools will be awarded $2,500 each to make their school more sustainable.

The 10 Finalists for the Green School Makeover Competition:

  1. Garlough Environmental Magnet School; West St. Paul, MN
  2. New York French American Charter School; New York, NY
  3. Prosser Career Academy (CPS); Chicago, IL
  4. Samuel Powel Elementary School; Philadelphia, PA
  5. Scattergood Friends School; West Branch, IA
  6. South Berwyn School District (Heritage Middle School); Berwyn, IL
  7. Texas School for the Deaf; Austin, TX
  8. The Academy for Global Citizenship; Chicago, IL
  9. West Miami Middle School; Miami, FL
  10. Zimmerman School House, Inc. d/b/a Abi’s Place; Coral Springs, FL

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Nov 15

PNUE : une bonne gestion des ressources naturelles est cruciale pour garantir la paix

Service d’iinformation des Nations Unies |15 novembre 2011 |

L’importance des ressources naturelles pour la construction est au centre d’un nouveau livre publié par le PNUE.

Un nouveau livre publié par les Nations Unies et des institutions partenaires examine les défis clés auxquels font face les pays qui sortent d’une période de conflit et la manière dont ils gèrent leurs ressources naturelles pour qu’elles contribuent au redressement économique sans causer un nouvel conflit ou une nouvelle dégradation de l’environnement.« Ce projet est l’un des plus importants de son genre, et il contribuera à améliorer la gestion des ressources dans les situations post-conflit à travers un partage des expériences passées et des meilleures pratiques », a dit le Directeur Exécutif du Programment des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), Achim Steiner.

« Le PNUE espère que cette recherche aidera les économies basées sur des ressources naturelles à passer d’une logique de corruption et de recherche de gains à des économies vertes qui puissent aider ces pays à obtenir la paix, la reconstruction et le développement durable », a-t-il ajouté.

Le livre a été publié mardi par le PNUE, l’Institut de droit environnemental (IDE), l’Université de Tokyo et l’Université de McGill au Canada.

« Certains pays sont dotés de richesses naturelles qui peuvent susciter des griefs et des conflits. Néanmoins, dans des situations post-conflit, il existe une opportunité unique pour faire en sorte que les ressources naturelles de grande valeur soit utilisées pour soutenir le développement économique, la gouvernance, et surtout la paix et la stabilité », a dit pour sa part le Président de l’IDE, John Cruden.

La Présidente du Libéria et lauréate du prix Nobel de la paix en 2011, Ellen Johnson Sirleaf, qui a rédigé la préface du livre, a entrepris de diriger son pays vers la paix et la stabilité après une longue guerre qui a ravagé le Libéria. Selon elle, la paix amène une promesse de temps meilleurs qui font enfler les attentes, surtout dans un pays riche en ressources naturelles.

Le livre comporte 30 études de cas de 18 pays différents, de l’Angola au Népal en passant par l’Afghanistan ou encore la République démocratique du Congo.

Il examine comment des ressources de grande valeur peuvent être le mieux gérées dans un contexte post-conflit et il évoque les domaines où le soutien international peut être particulièrement utile, notamment aider à obtenir les meilleurs contrats possible pour l’exploitation des ressources, assurer la transparence de ces contrats, effectuer un contrôle des entreprises exploitantes et assurer la planification stratégique.

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Nov 09

L’ONU insiste sur le rôle crucial de la médiation dans la prévention des conflits

9 November 2011 –Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, et le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Nassir Abdulaziz Al-Nasser, ont insisté mercredi sur le rôle crucial de la médiation dans la prévention des conflits, à l’occasion d’une réunion consacrée à cette question au siège de l’ONU à New York.

« La médiation et les autres outils pacifiques sont au coeur même des Nations Unies. Le monde traverse actuellement un moment particulièrement difficile et les Nations Unies peuvent et doivent jouer un rôle important pour résoudre les différends et les conflits à travers le monde », a dit M. Al Nasser.

« Les Nations Unies ont un avantage comparatif. Elles fournissent la légitimité internationale pour un processus de médiation spécifique », a-t-il ajouté.

Pour sa part, le Secrétaire général de l’ONU a estimé que la prévention grâce à la médiation était une des priorités du travail des Nations Unies dans les cinq années à venir.

« Je suis heureux de noter dans quelle mesure nous reconnaissons la médiation comme un outil précieux pour la gestion et la résolution des conflits. Nous avons fait des progrès dans le renforcement de nos capacités et dans l’établissement de partenariats efficaces avec les organisations régionales et la société civile », a-t-il dit.

Selon lui, les Nations Unies sont en mesure d’offrir aujourd’hui un soutien plus cohérent et plus professionnel aux processus complexes de maintien de la paix. Ban Ki-moon a rappelé que le Département des affaires politiques a été renforcé pour mieux répondre aux opportunités de résoudre des crises, notamment grâce à l’utilisation de la médiation. « Nos envoyés et nos missions de terrain sont sur le front de ces efforts, soutenus par l’expertise croissante à notre disposition », a-t-il dit.

En 2010, l’unité de soutien à la médiation du Département des affaires politiques a ainsi fourni un soutien opérationnel à 20 processus de médiation, de facilitation et de dialogue, citant en particulier le Sahara occidental, le processus de paix au Darfour et Chypre.

Dans certains cas, l’ONU soutient les médiateurs nationaux et locaux qui tentent de réunir des parties en conflit autour d’une table de négociation. C’est le cas en République centrafricaine, au Lesotho et au Libéria.

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Nov 08

Chili: le désert d’Atacama est en fleurs comme jamais depuis 20 ans

|08.11.2011|

Un sujet essentiel pour préserver les gisements miniers, notamment le désert d’Atacama que nous suivons de près.

ENVIRONNEMENT – On connaît encore mal la très riche biodiversité du parc naturel chilien…

Les bonnes années, d’immenses vagues de couleurs recouvrent des pans du désert considéré le plus aride de la planète: c’est le «désert fleuri» du nord Chili, à la fois célèbre et méconnu, et au millésime 2011 spectaculaire. Sur les flancs d’une montagne au sommet embrumé, on croit d’abord apercevoir des traînées de neige. En réalité, c’est un impressionnant tapis de fleurs blanches qui s’étale à perte de vue. A mesure que l’on avance, le blanc passe au jaune, puis au bleu, au rouge, à l’orange.

Il n’y avait pas eu autant de fleurs depuis 1989

La route menant au Parc Llanos de Challe, aux portes du désert d’Atacama à 600 km de Santiago, déroule ses coloris sans fin. Partout, des fleurs émergent du sable, envahissent les cactus, s’accrochent à la roche. Les mécanismes du «désert fleuri» restent mal connus. On sait qu’El Nino, le phénomène climatique balayant les côtes Pacifique de l’Amérique du Sud tous les 6-7 ans, apporte les pluies nécessaires à la germination des bulbes et rhizomes, qui peuvent rester des décennies en «latence». «C’est une année exceptionnelle, il a plu plus de 50 millimètres. Les fleurs commencent à pousser à partir de 15 mm par an, mais cette année toutes les espèces sont sorties», explique à l’AFP Carla Louit, directrice du parc.

Le volume de pluies est la clef, mais ne fait pas tout. Encore faut-il qu’elles surviennent à intervalles réguliers, ni trop fortes ni trop éparses, et que des gelées ne viennent pas couper la germination pendant l’hiver austral. Si ces conditions sont réunies, le désert fleuri peut durer de septembre à décembre. «La dernière fois qu’il y a eu autant de fleurs, c’était en 1989. Depuis il y a eu des déserts fleuris, mais jamais comme celui-là», s’émerveille le père Lucio, curé d’un village voisin et botaniste amateur.

Un parc national pour protéger les 200 espèces de fleurs

Le parc national a été créé en 1994 pour protéger cet écosystème de l’intense activité minière dans la région. «Nous avons plus de 200 espèces de fleurs endémiques, qui ne poussent nulle part ailleurs au monde, dont 14 en danger d’extinction», précise Yohan, un garde du parc, qui déplore les pratiques de certains visiteurs. «Des gens les arrachent pour les emmener chez eux pensant qu’elles vont pousser, évidemment elles ne poussent jamais. Et quand on arrache un bulbe, il est perdu pour le désert».

L’arrachage menace les plus rares, comme l’emblématique Griffe du Lion (Leontochir Ovallei), une grosse fleur rouge évoquant le rhododendron, et qui marque l’apogée du «désert fleuri». «Elle est la dernière à fleurir car ses bulbes sont enterrés très profond, et il faut qu’il tombe beaucoup d’eau avant qu’elle commence à sortir», explique le père Lucio. «Elle est monotypique, c’est la seule représentante de son espèce sur terre. Vous vous rendez compte?», dit-il visiblement ému.

Pas assez de fonds pour étudier la biodiversité du parc

Les moyens manquent pour surveiller le parc, avec «cinq gardes en tournées de deux pour plus de 45.000 hectares», signale Louit. L’accent est donc mis sur la sensibilisation des visiteurs à l’entrée du parc, et des sessions d’éducation environnementale de groupes d’écoliers. Mais l’ennemi N.1 du désert fleuri est sa méconnaissance et… son incertitude. «Il existe peu d’études intégrales sur le désert fleuri, juste des études ponctuelles sur certains de ses éléments», explique Carla Louit. «Il n’y a pas de fonds pour étudier un phénomène aussi sporadique».

Or sans données scientifiques, un plan de conservation est difficile. «On ignore tout par exemple du rôle des transferts entre les eaux de brume côtière et le désert, des phénomènes de ruissellement qui en découlent, au moins aussi importants que les précipitations directes». Et puis, comment sensibiliser un public qu’on ne peut garantir? A peine 1.200 touristes chiliens et 64 étrangers se sont enregistrés cette année. «Comme on ne peut anticiper la floraison que quelques mois à l’avance, difficile de cibler les touristes étrangers», se désole Louit.

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Nov 08

World Future Council: Germany, Brazil and nuclear energy

Green Cross International |08 November 2011|

Appeal to the German Government and ParliamentWe, the undersigned Councillors of the World Future Council, congratulate you on committing to phase outnuclear power in Germany and for the successful promotion of renewable energy production, which has become a role model for other countries throughout the world.At the same time, we find it improper and unjust for Germany, through its export credit agency, Hermes, to support the construction of nuclear power plants in Brazil.The decision to abandon nuclear power in Germany was made because the dangers to German citizens were considered to be unacceptable. If unacceptable for German citizens, how can it be acceptable for Germany to export these dangers to citizens of any other country?

We call upon you to end applying such double standards.

Nov 06

Les casques bleus oeuvrent pour une bonne utilisation des ressources naturelles

Dépêche du service d’information des Nations Unies |6 novembre 2011|

Un casque bleu en patrouille.

Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a souligné dimanche que l’effort pour assurer une gestion équitable et durable des ressources naturelles fait partie du travail des casques bleus et des missions de maintien de la paix dans les pays qui sortent depériodes de conflit puisque les richesses naturelles ont tendance à alimenter les conflits.« Les opérations de maintien de la paix de l’ONU, qui jouent un rôle décisif aux côtés des pays qui sortent d’un conflit, sont particulièrement bien placées pour améliorer la manière dont l’environnement est protégé et les ressources naturelles aménagées. Un bon début consisterait à réduire au minimum leur propre empreinte écologique, » a déclaré Ban Ki-Moon dans un message pour marquer le dixième anniversaire de la Journée internationale de la prévention de l’exploitation de l’environnement en temps de guerre et de conflit armé.Le Secrétaire général a indiqué que depuis la première célébration de cette journée il y a 10 ans, la famille des Nations Unies a beaucoup avancé dans sa connaissance des rapports complexes qui unissent la guerre et l’environnement, et dans sa compréhension de la part qui revient aux ressources naturelles dans l’instabilité et la violence, qu’elles alimentent et financent.« Nous avons aidé plusieurs pays, de la Sierra Leone au Timor-Leste, à atténuer les risques que présente pour l’environnement l’édification de la paix et à réaliser le potentiel économique qui s’offre à eux s’ils exploitent leurs richesses naturelles en se souciant de l’avenir. Il y a pourtant encore un grave problème : quand il y a une guerre, l’environnement est toujours parmi les victimes », a dit Ban Ki-moon.« Or, la demande de ressources naturelles ne cesse d’augmenter pour répondre aux besoins d’une population qui ne cesse non plus d’augmenter à l’avenant. Les nations fragiles, notamment celles qui sortent d’un conflit, doivent se préparer à une vive concurrence pour leurs ressources dans les décennies qui viennent. La compétition sera rendue d’autant plus âpre par les changements climatiques dont on peut prédire les effets sur l’eau potable, la sécurité vivrière, le niveau des mers et la répartition des populations », a-t-il poursuivi.Donner aux pays de meilleurs moyens de gérer leurs ressources de manière transparente, équitable et efficace à long terme reste selon le Secrétaire général une mission importante du maintien de la paix et de l’édification de la paix, tout comme l’aide au développement plus générale apportée aux États Membres.« En cette Journée internationale, prenons conscience de l’ampleur dans l’espace et dans le temps des répercussions qu’ont les dégâts écologiques que nous provoquons en temps de paix comme en temps de guerre. Et réaffirmons l’attachement que nous portons à cet aspect décisif de la paix et de la sécurité qui est un patrimoine naturel aménagé sans hypothéquer l’avenir » a souligné Ban Ki-moon.

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