Nov 06

Les casques bleus oeuvrent pour une bonne utilisation des ressources naturelles

Dépêche du service d’information des Nations Unies |6 novembre 2011|

Un casque bleu en patrouille.

Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a souligné dimanche que l’effort pour assurer une gestion équitable et durable des ressources naturelles fait partie du travail des casques bleus et des missions de maintien de la paix dans les pays qui sortent depériodes de conflit puisque les richesses naturelles ont tendance à alimenter les conflits.« Les opérations de maintien de la paix de l’ONU, qui jouent un rôle décisif aux côtés des pays qui sortent d’un conflit, sont particulièrement bien placées pour améliorer la manière dont l’environnement est protégé et les ressources naturelles aménagées. Un bon début consisterait à réduire au minimum leur propre empreinte écologique, » a déclaré Ban Ki-Moon dans un message pour marquer le dixième anniversaire de la Journée internationale de la prévention de l’exploitation de l’environnement en temps de guerre et de conflit armé.Le Secrétaire général a indiqué que depuis la première célébration de cette journée il y a 10 ans, la famille des Nations Unies a beaucoup avancé dans sa connaissance des rapports complexes qui unissent la guerre et l’environnement, et dans sa compréhension de la part qui revient aux ressources naturelles dans l’instabilité et la violence, qu’elles alimentent et financent.« Nous avons aidé plusieurs pays, de la Sierra Leone au Timor-Leste, à atténuer les risques que présente pour l’environnement l’édification de la paix et à réaliser le potentiel économique qui s’offre à eux s’ils exploitent leurs richesses naturelles en se souciant de l’avenir. Il y a pourtant encore un grave problème : quand il y a une guerre, l’environnement est toujours parmi les victimes », a dit Ban Ki-moon.« Or, la demande de ressources naturelles ne cesse d’augmenter pour répondre aux besoins d’une population qui ne cesse non plus d’augmenter à l’avenant. Les nations fragiles, notamment celles qui sortent d’un conflit, doivent se préparer à une vive concurrence pour leurs ressources dans les décennies qui viennent. La compétition sera rendue d’autant plus âpre par les changements climatiques dont on peut prédire les effets sur l’eau potable, la sécurité vivrière, le niveau des mers et la répartition des populations », a-t-il poursuivi.Donner aux pays de meilleurs moyens de gérer leurs ressources de manière transparente, équitable et efficace à long terme reste selon le Secrétaire général une mission importante du maintien de la paix et de l’édification de la paix, tout comme l’aide au développement plus générale apportée aux États Membres.« En cette Journée internationale, prenons conscience de l’ampleur dans l’espace et dans le temps des répercussions qu’ont les dégâts écologiques que nous provoquons en temps de paix comme en temps de guerre. Et réaffirmons l’attachement que nous portons à cet aspect décisif de la paix et de la sécurité qui est un patrimoine naturel aménagé sans hypothéquer l’avenir » a souligné Ban Ki-moon.

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Oct 26

ONU : rôle crucial des ONG pour les transitions, l’environnement, le désarmement

Dépêches du Service d’information des Nations Unies |26 octobre 2011|

Des affiches de campagne pour le scrutin du 23 octobre 2011 à Sousse, en Tunisie. Les ONG ont un rôle crucial à jouer pour les transitions, selon l’ONU.

A l’occasion d’une rencontre avec les organisations non gouvernementales (ONG), le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a rappelé mercredi que dans les domaines du développement durable, du désarmement et de l’aide aux pays en transition, la société civile joue un rôle crucial.« Premièrement, le développement durable. Le premier Sommet de la Terre constitue une étape. Il a permis de produire l’Agenda 21 et des conventions contraignantes sur le changement climatique et la biodiversité. La sensibilisation globale a augmenté. De même que l’engagement des organisations non gouvernementales », a déclaré Ban Ki-moon lors de cette rencontre.Il a également souligné l’importance de l’organisation l’année prochaine de la Conférence des Nations Unies pour le développement durable à Rio de Janeiro, au Brésil, appelée Rio+20 car la rencontre se déroule 20 ans après le premier Sommet de la Terre en 1992 qui marqua le début de l’essor du développement durable et de l’économie verte.Le Chef de l’ONU a salué la déclaration adoptée le mois dernier par le Département de l’information de l’ONU et les organisations non gouvernementales à Bonn, en Allemagne.« Le second secteur pour lequel les ONG peuvent faire la différence est le désarmement. Nous avons eu des progrès encourageants ces récentes années, fait avancer de grandes mesures par la société civile et les organisations », a souligné le Secrétaire général.

« Nous devons continuer à pousser pour plus de transparence? pour plus de réductions des arsenaux et pour plus de ratifications dans les traités de désarmement », a-t-il ajouté.

Pour Ban Ki-moon, le soutien aux pays en transition, comme la Tunisie, l’Egypte et la Libye, a besoin des organisations non gouvernementales afin de promouvoir la démocratie, l’indépendance des médias et construire des systèmes judicaires indépendants.

« Les temps sont difficiles pour l’économie. Budgets réduits. Coupes. Serrage de ceinture. Vous vivez tous cela. Partout les populations vivent dans la peur. Cela dépend de vous de restaurer cette foi, de fournir ce dont les populations ont besoin. De ne pas oublier les personnes dans le besoin spécialement dans ces temps difficiles », a insisté Ban Ki-moon.

« C’est seulement en travaillant ensemble, avec un partenariat fort, que nous pouvons faire progresser nos objectifs communs », a-t-il conclu.

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Oct 25

Poland joins the global Green Cross family

Green Cross International |25 October 2011|
Warsaw: Green Cross Poland is the newest full member of the Green Cross global network of civil society organizations responding to the interrelated challenges of environmental degradation, insecurity and poverty.

During its recent annual meeting, the Green Cross International Board unanimously supported a recommendation to upgrade Green Cross Poland’s status from that of a “preparatory committee” to a fully fledged member of the Green Cross family, which comprises more than 30 national organizations with its headquarters in Geneva, Switzerland.

President of the Green Cross Poland Board, Prof. Andrzej Mizgajski (pictured), said he and his staff, based in Warsaw, were delighted that the organization’s efforts since its founding in February 2010 have been recognized by the Green Cross International Board.

“Our work concentrates mainly on creating the dialogue platform for representatives of different groups, including business, engaged in the relationship between humanity and the environment,” said Prof Mizgajski. “We would like to share our experience and actively participate in international Green Cross initiatives.”

Adam Koniuszewski, Chief Operating Officer of Green Cross International, welcomed Poland into the Green Cross global network as a full member. “As Poland is faced with great environmental challenges, namely in the areas of energy and water, it will need to mobilize government, the corporate sector and civil society in the search for sustainable solutions. Green Cross Poland can become an important partner in this drive”, says Mr Koniuszewski.

Green Cross International, founded by Mikhail Gorbachev, is an independent non-profit and nongovernmental organization working to address the inter-connected global challenges of security, poverty eradication and environmental degradation through a combination of high-level advocacy and local projects. GCI is headquartered in Geneva and has a growing network of national organisations in over 30 countries.

Oct 19

Green Cross Pakistan seeks solutions to country’s energy crisis

Green Cross International |19 October 2011|
19 October, 2011/Lahore, Geneva: As millions of Pakistanis have been facing major power shortages across the country, Green Cross Pakistan has intensified advocacy efforts to promote alternative energy solutions.

Late last month, Green Cross Pakistan and two Pakistani universities staged a seminar titled: Energy Crisis in Pakistan, Alternative Energy Solutions. Almost 50 renewable and bio-energy experts and professionals from Pakistan, Nepal and the Maldives attended the event, held in Lahore, which was co-organised with the University of Punjab in Lahore and University of Agriculture in Faisalabad.

“Availability and use of electricity and fuel is a major concern for Pakistan. People go without electricity for half of the day, even more. New, sustainable initiatives are needed to respond to the country’s energy crisis,” says Masood Ul-Haq of Green Cross Pakistan.

During the last four years, energy shortages has become a grave issue in Pakistan, and fanned public discontent.  The energy crisis affects all parts of the country, where almost 70% of the population live in villages and small towns where electricity can be unavailable up to 20-24 hours per day.

“We need to increase awareness and support for new, cheap and affordable technologies in bio-energy areas, such as bio-electricity, bio-diesel and bio-liquified natural gas, along with solar and hydro energy technologies. Replanting forests could be the cheapest energy source.”

Green Cross Pakistan advocates for clean and smart energy exploration to meet sustainable consumption needs and to address climate change. Green Cross Pakistan educates communities on energy efficiency and saving energy from household to industry levels. Green Cross also provides volunteer consultations in green energy building constructions and the introduction of smart energy saving devices. Green Cross Pakistan supports bio-energy projects and works on turnkey projects to generate electricity from algae.

Green Cross Pakistan actively collaborates with public institutions on issues related to environmental degradation. Through its “Energy Diplomacy” work, Green Cross Pakistan conveys concerns to parliamentarians and urges them to legislate on issues including energy pricing and incentives to promote green technologies.

Green Cross International, founded by Mikhail Gorbachev, is an independent non-profit and nongovernmental organization working to address the inter-connected global challenges of security, poverty eradication and environmental degradation through a combination of high-level advocacy and local projects. GCI is headquartered in Geneva and has a growing network of national organisations in over 30 countries.

Oct 18

Soyez écofrugal, choisissez… la gourde !

terraeco.net |18.10.2011|

La gourde réduit les déchets plastique et les gaz à effet de serre liés à l’utilisation de bouteilles. Mieux, elle est fashion. Et peut vous faire économiser 30 euros par an.

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Oct 17

Le recyclage des terres rares, un enjeu stratégique

Le Monde.fr | Blogs| 17.10.2011|

Elles font aujourd’hui partie des métaux les plus précieux. Les terres rares, ce groupe de 17 minerais qui se nomment terbium, néodyme ou yttrium, s’avèrent très convoitées car indispensables à la production de la plupart des produits de haute technologie — ordinateurs, téléphones portables, écrans plats, éoliennes ou batteries des voitures électriques. Contrairement à ce que laisse entendre leur nom, elles ne sont pas si rares, puisqu’il existe de nombreux gisements de par le monde, mais leurs stocks sont finis et leur extraction est difficile, coûteuse et extrêmement polluante. Surtout, elles sont le monopole de la Chine, qui détient 37 % des réserves mondiales mais contrôle 97 % de leur exploitation et réduit chaque année les quotas d’exportation. Or, la demande mondiale augmente chaque année de 6 %, mettant le marché sous pression.

L’enjeu, aujourd’hui, est donc pour les pays de sécuriser leur approvisionnement à des prix raisonnables et limiter l’impact de la raréfaction des terres rares au niveau mondial. Trois moyens existent : réduire leur utilisation, diversifier les sources en exploitant des mines en dehors de la Chine et recycler ces minerais.

C’est la troisième piste que cherche à développer la France, qui ne possède aucune mine de terres rares. Début 2012, le groupe chimique Rhodia rendra ainsi opérationnel, dans son usine de La Rochelle, un nouveau procédé, sur lequel il travaille depuis dix ans, permettant de recycler ces métaux.

L’objectif sera, dans un premier temps, de réutiliser les poudres luminophores qui recouvrent l’intérieur des lampes basse consommation (LBC) et qui contiennent plusieurs terres rares : terbium, yttrium, europium, gadolinium, lanthane et cérium. Pour l’instant, cette poudre est isolée et mise en décharge, lorsque les ampoules arrivent en fin de vie, alors que le reste des composants – verre, plastique, cuivre et aluminium – sont valorisés. Or, le terbium et l’yttrium font partie des terres rares les plus difficiles à trouver, les plus demandées et donc les plus chères (le terbium a ainsi vu son prix passer de 600 à 4 000 dollars le kilo en seulement deux ans). Au rythme actuel de consommation, leur approvisionnement sera critique d’ici 2014, estime, dans un rapport, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie.

“Grâce à ce nouveau procédé de récupération et de séparation des terres rares, il sera possible d’extraire 17 tonnes de ces minerais, dont 15 tonnes d’yttrium, 1 tonne de terbium et 1 tonne d’europium, sur les 4 000 tonnes de lampes fluocompactes que nous recyclons”, détaille Hervé Grimaud, directeur général de Récylum, l’éco-organisme en charge de l’élimination des lampes usagées. Et cette quantité pourrait considérablement augmenter si les LBC étaient davantage triées. Car aujourd’hui, seulement un tiers de ces lampes sont ramenées dans les 19 000 points de collecte que compte le territoire.

Pour augmenter ce taux de recyclage, Récylum a réalisé une opération de communication, ce lundi 17 octobre, en érigeant un faux chantier d’exploitation minière en plein cœur du quartier d’affaires de La Défense. Une mine urbaine qui s’est avérée être, une fois les barrières tombées, une boîte géante pour recycler les lampes basse consommation. Le message est clair : le plus grand gisement de métaux rares qui existe en France se trouve aujourd’hui dans nos bureaux. Une fois récupérés, les débouchés de ces minerais seront les mêmes qu’actuellement : la catalyse automobile, l’industrie verrière, les alliages métalliques, lampes ou aimants permanents.

Après la mise en place de cette filière pour les lampes, ce sera au tour des terres rares contenues dans les batteries rechargeables et les aimants des voitures électriques et des disques durs de pouvoir être recyclées, sans doute au cours de l’année 2012.

Une question se pose toutefois : le recyclage, s’il est nécessaire, sera-t-il suffisant pour faire face à la demande galopante des pays développés ? “Non, le recyclage ne pourra remplir qu’une petite partie de la demande en terres rares dans les années à venir”, assure John Seaman, chercheur à l’Institut français des relations internationales, spécialiste de la politique énergétique en Chine et des terres rares. Car si les lampes fluocompactes utilisent des quantités infimes de terres rares, il n’en est pas de même pour d’autres produits technologiques. Un moteur de Prius nécessite par exemple 1 kilo de néodyme pour ses aimants. Les éoliennes offshore, elles, consomment 600 kilos par turbine pour améliorer leur fonctionnement tout en diminuant les coûts de maintenance.

“Il faut donc, dans le même temps, trouver des approvisionnements en dehors de la Chine, utiliser ces minerais de façon plus efficace et leur trouver des substituts”, précise le chercheur. C’est pourquoi des entreprises commencent à développer des alternatives à l’utilisation de terres rares. Dans le secteur automobile, Toyota cherche ainsi à développer pour ses voitures hybrides, un moteur à induction sans aimant. Dans l’énergie, General Electrics a annoncé en août la mise en place d’une turbine pour éolienne moins gourmande en terres rares. Mais ces produits sont encore loin de voir le jour.

Photo : La mine de Mount Weld, située dans l’ouest de l’Australie, et exploitée par Lynas. Crédit : Lynas corporation / AFP

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Oct 16

Les Oubliés de la Terre

Pour la rubrique “Les Oubliés de la Terre“, dans le 5ème numéro de la Revue de la Terre, Nicolas Imbert insiste sur l’urgence de traiter désormais de manière simultanée les questions d’accès à l’eau, à l’alimentation et à l’énergie.

En voici l’introduction:

Accès à l’eau… à l’alimentation… à l’énergie… préservation de la biodiversité… hygiène et santé publique… ces enjeux ne peuvent désormais plus se traiter séparément, et nécessitent une approche systémique. Qu’il s’agisse de réparation post-traumatisme ou mieux, d’anticipation des conflits.

Accéder à l’intégralité de l’article (en PDF): http://www.larevuedelaterre.com/wp-content/uploads/2011/11/RT5_Les_oublies_de_la_terre.pdf

 

S’abonner à la Revue de la Terre: http://larevuedelaterre.com/?page_id=209

Anne-Sophie Bielski

Anne-Sophie possède un DEUG de géographie et une licence professionnelle en urbanisme du Conservatoire National des Arts et Métiers. Elle a développé ses connaissances en développement durable, géographie des milieux naturels et des sociétés, approches territoriales et conduite de projets. En complément, son approche artistique (année préparatoire en architecture, design et projets culturels de l’Institut Supérieur des Arts Appliqués) contribue à son inspiration à la fois stratégique et créative. Anne-Sophie effectue un stage au sein de Green Cross France et Territoires en tant qu’assistante de direction de M. Imbert et contribue aux sujets « eau et territoire » de l’association.

Oct 11

Le défi de l’accès universel à l’énergie

Le Monde 11.10.11

Plus de 1.3 milliard de personnes -près de 20% de la population mondiale – ne bénéficient pas, aujourd’hui d’un accès à l’éléctricité. Ce chiffre a été présenté par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) à l’occasion de la conférence “Energie pour tous”, qu’elle organisait, lundi 10 et mardi 11 octobre, à Oslo, avec la Norvège.

Et cette situation a des conséquences économiques, sociales et sanitaires. L’une d’elles est que 2.7 milliards d’habitants de la planète ne disposent pas de moyens modernes et “propres” de cuisiner. L’utilisation de bois et de charbon de bois entraîne ainsi une pollution des habitants et de la nourriture, qui provoque près de 1.5 million de morts par an, tout en accentuant la déforestation et les dérèglements climatiques.

Face à ces problèmes, le déficit d’accès à l’énergie devient un chantier mondial, qui sera notamment au coeur des discussions de Rio + 20, la conférence sur le développement durable prévue en juin 2012 au Brésil. L’accès universel à une énergie propre est la clé pour répondre à “tous les défis globaux”, a lancé, lundi à Oslo, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon. La pauvreté, le changement climatique, la rareté de l’eau, la santé, la crise alimentaire ou encore l’égalité des chances pour les femmes dans la société: tous ces problèmes ont un lien fort avec l’absence d’accès à l’énergie, selon le diplomate, qi a raconté, au passage, avoir personnellement vécu cette pénurie dans sa jeunesse en Corée, où il étudiait “à la lumière de la bougie“.

L’accès à l’énergie n’est pas inscrit dans les objectifs du Millénaire pour le développement définis dans le cadre des Nations unies en 2000. L’ONU a cependant désigné 2012 “Année internationale popur une énergie durable pour tous”. L’accès universel à l’énergie n’aurait pas de conséquences négatives importantes sur le climat. Il n’accroîtrait les émissions de CO2 que de 0.7% selon l’AIE.

L’équipement de populations privées d’énergie est en marche, mais pas à un rythme suffisant, selon les intervenants à la conférence d’Oslo. L’AIE estime qu’en 2009 près de 9.1 milliards de dollards (6.7 milliards d’euros) ont été investis dans le monde pour développer l’accès à une “énergie moderne”. Cela a permis à 20 millions de personnes d’accéder à l’éléctricité et à 7 millions d’êttre dotées d’équipements de cuisine “sains”, à base de biomasse.

L’Agence a évalué les politiques d’aide à l’accès à l’énergie en cours ou annoncées. Les investissements attendus sont de l’ordre de 296 milliards de dollars entre 2010 et 2030, soit une moyenne annuelle de 14 milliards de dollars. Cela ne suffira pas pour assurer l’accès universel à l’énergie en 2030, d’après l’AIE, étant donné, notamment, l’augmentation de la population mondiale.

“Il faudrait, pour y arriver, multiplier pratiquement par cinq le montant investi en 2009, et arriver à des investissements de l’ordre de 48 milliards de dollars (35 milliards d’euros) par an”, affirme Fatih Birol, économiste en chef  de l’AIE, qui ajoute qu’une telle somme “ne représenterait que 3% des investissements mondiaux prévus dans l’énergie”.

Reste à mobiliser des fonds puis à trouver, sur le terrain, le meilleur dispositif. Quelles formes de financement adopter pour diriger efficacement les milliards nécessaires au développement de l’accès universel à l’énergie? Les participants à la conférence d’Oslo avaient des avis variables sur la question. Sur les montants investis en faveur de l’accès à l’énergie en 2009, 34% provenaient des institutions multilatérales, 30% des pays concernés, 22% d’acteurs privés et 14% de l’aide bilatérale.

Jens Stoltenberg, le premier ministre norvégien, a présenté une nouvelle plate-forme de partenariat international baptisée Energy+. Déjà très présente dans les initiatives internationales pour lutter contre la déforestation et ses effets négatifs sur le climat à travers le mécanisme REDD (Reducing Emissions from Deforestation and Degradation). La Norvège veut essayer de reproduire l’approche de ce dernier, c’est-à-direun soutien financier dépendant du suivi et du contrôle des résultats obtenus par les pays aidés. Mais les difficultés de mise en place de REDD montrent qu’il faudra, pour Energy+, essayer de trouver des mécanismes simples et approuvés par tous.

Une autre proposition qui émergeait à Oslo était l’association des financements publics et privés, l’idée étant d’attirer les fonds privés avec le levier de l’argent public. Cela dit pour attirer les acteurs privés, “il faut surtout des projets rentables commercialement, avec un modèle économique solide”, soulignait Carlos Pascual, du département d’Etat américain. L’austérité qui pèse actuellement sur les finances publiques ne facilite pas les choses.

Mais l’aide bilatérale ou multilatérales n’est qu’un des éléments qui permettent de faire prendre la greffe. Le jeune entrepreneur indien Harish Hande, dont la société “ à vocation sociale” Seico équipe en systèmes d’énergie solaire foyers et entreprises en Inde, est critique envers ceux qui pensent qu’une augmentation des aides est une réponse suffisante. “Si l’Inde est arrivé aujourd’hui à de bons résultats dans sa campagne pour le développement de l’accès à l’énergie, c’est que, depuis plusieurs décennies, un tissu de banques rurales qui prêtent sur le long terme a été mis en  place. Ce réseau n’existe malheureusement pas dans de nombreux pays d’Afrique“, remarque-t-il.

Près de 85% des personnes privées d’accès à l’énergie dans le monde habitent dans des zones rurales, et plus de 95% soit en Afrique soit dans les régions d’Asie en développement.

 

Bertrand d’Armagnac

Article paru dans l’édition du 12.10.11

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Oct 07

Communiqué du 7 octobre 2011

Télécharger le communiqué de presse: Communiqué de presse Green Cross 7 octobre 2011

Green Cross, organisation internationale fondée par Mikhaïl Gorbatchev en 1993, prend un nouveau départ. L’association française – Green Cross France et Territoires – présidée par Jean-Michel Cousteau, recrute un directeur exécutif, Nicolas Imbert, et dévoile ses axes de travail.

L’histoire de Green Cross International

Au Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992, certains délégués proposent la création d’une Croix Rouge internationale pour l’environnement. Concrétisant cette idée, Mikhaïl Gorbatchev fonde Green Cross en 1993.

Aujourd’hui présente dans plus de 30 pays, Green Cross concentre son action sur le lien entre pauvreté, sécurité et environnement.

« La menace pour la sécurité des hommes ne vient plus des conflits entre nations mais du conflit avec la nature et révèle le lien fondamental entre pauvreté, sécurité et environnement. Le monde est saturé de prédictions catastrophiste mais possède une grande capacité de changement et nous sommes une espèce ingénieuse. Le défi qui se présente à nous est une invitation à une transformation radicale que nous ne pouvons refuser. »

Alexander Likhotal, président de GCI

L’association française désire jouer un rôle important dans la préparation de Rio+20, notamment via un plaidoyer pour la ratification au plus tôt du traité sur les cours d’eau transfrontaliers, et en répondant à 5 thématiques principales :

–         Encourager une plus grande prise en compte des thématiques de l’eau, qu’il s’agisse d’accès à l’eau, d’assainissement, de prévention des conflits ou de remédiation,

–         Anticiper les crises environnementales de demain,

–         Susciter le développement de technologies propres créant de la valeur localement, pour l’accès à l’eau et à  l’énergie,

–         Développer la coopération décentralisée autour de projets concrets (notamment le projet Smart Water for Green Schools),

–         Accompagner les populations souffrant des conséquences des catastrophes environnementales via des programmes de médecine sociale, et informer de manière transparente sur les conséquences (notamment post-Tchernobyl).

Ainsi, l’association a nommé un nouveau directeur exécutif, en la personne de Nicolas Imbert. Ingénieur de formation, Nicolas possède 12 ans d’expérience du conseil en stratégie et développement durable, acquise dans des cabinets internationaux.

« C’est un grand honneur et une immense responsabilité que d’être nommé pour diriger Green Cross en France, sous la présidence de Jean-Michel Cousteau », déclare-t-il. « Mieux anticiper les défis environnementaux et y répondre avant que les conflits n’éclatent est un gage de paix et de sécurité, et la société civile peut faciliter cette anticipation, en étant non seulement lanceur d’alerte mais également force de proposition.

« 2012 sera une année essentielle pour faire progresser la synergie entre l’homme et l’environnement » précise Jean-Michel Cousteau, Président de Green Cross France et Territoires. « Et la France, à travers chacun d’entre nous, que ce soit via les institutions, les entreprises et les particuliers, doit y  jouer un rôle essentiel».

Green Cross France et  Territoires développe actuellement son nouveau site web, qui sera lancé fin octobre, et prépare une activement une campagne de fundraising sur ses différents programmes. Elle est présente sur les réseaux sociaux Facebook (http://on.fb.me/_GCFT), Twitter (http://twitter.com/_gcft) et LinkedIn (http://linkd.in/_gcft).

Pour être tenu au courant de son actualité, devenir membre ou donner, il est possible de s’inscrire par email à contact@gcft.fr