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L’OCÉAN : terre d’ambition et d’espoir pour un gouvernement de combat

Communiqué de presse du Laboratoire de la Blue Society, dont Green Cross est membre fondateur

 L’Océan : terre d’ambition et d’espoir pour un gouvernement de combat

« Les larmes de nos souverains ont le goût salé de la mer qu’ils ont souvent ignorée’’ – Richelieu

Alors que la France est responsable du deuxième espace maritime mondial, distribué sur toute la surface du globe, la mer ou l’océan ne sont pas apparues dans les priorités affichées par le Gouvernement, ni au travers de la première liste de ses ministres, ni même par le maintien d’un ministère délégué. Nous déplorons le symbole et nous attendons d’un gouvernement de combat qu’il soit doté des moyens d’une véritable politique ministérielle de la mer.

Nous, les membres du Laboratoire de la Blue Society -acteurs engagés de la science, de l’économie maritime, des associations, de la culture, du développement durable, de l’éducation, des loisirs, des médias-, convaincus que l’océan recèle des réponses exceptionnelles aux défis de notre pays, de l’Europe et de l’humanité toute entière, appelons le nouveau gouvernement à se tourner résolument  vers la mer pour y chercher des réponses aux défis du climat et de la biodiversité, de l’eau et de l’énergie, des matières premières et de la nourriture, de la santé, de l’économie et de l’emploi, de la paix.

L’océan est à l’origine de la vie. Par sa respiration, il alimente une ressource rare et indispensable, l’eau potable, il régule le climat et capte 30% du dioxyde de carbone de l’atmosphère, il fournit 50% de l’oxygène que nous respirons et des protéines à la moitié de l’humanité. L’océan est un formidable réservoir d’espèces les plus diverses, de toutes tailles, adaptées aux conditions les plus  extrêmes. Il est la nouvelle frontière de l’humanité : avec les deux tiers de la surface de notre planète trop mal connus, il ouvre de vastes espaces à découvrir pour construire le futur de l’humanité.

L’économie maritime est l’un des atouts majeurs pour l’avenir de notre pays avec ses 305 000 emplois directs, ses 65 milliards de valeur de production, ses professionnels reconnus partout dans le monde, sa résilience à la crise en Europe, ses conquêtes à l’international, ses acteurs à la pointe de nombre de combats aussi bien sur le plan du développement durable que de l’emploi, ses leaders engagés dans l’émergence des grandes filières du futur, des Energies Marines Renouvelables aux grands fonds marins en passant par les biotechnologies.

L’Océan est enfin un enjeu géopolitique de sécurité et de sureté, de lutte contre les trafics et de défense de nos intérêts vitaux

Alors que la France est responsable du deuxième espace maritime mondial, distribué sur toute la surface du globe, la mer ou l’océan ne sont pas apparues dans les priorités affichées par le Gouvernement, ni au travers de la première liste de ses ministres, ni même par le maintien d’un ministère délégué. Nous déplorons le symbole. Nous saluons la nomination de Frédéric CUVILLIER comme Secrétaire d’Etat, mais nous attendons d’un gouvernement de combat qu’il soit doté des moyens d’une véritable politique ministérielle de la mer :

• Qu’il prenne les décisions urgentes dont les professionnels maritimes français ont besoin pour avancer et faire gagner notre pays : piraterie, sécurité des approvisionnements de la France en produits énergétiques, choc de simplification administrative,  engagement sans faille pour les Energies Marines Renouvelables, plus grande lisibilité dans les dispositions réglementaires et légales, sans oublier les nombreux dossiers particuliers inexplicablement en souffrance ;
• Qu’il oriente la recherche nationale et l’expertise scientifique vers ce formidable potentiel qui est à notre portée, en plaçant la mer au cœur des priorités publiques de recherche et en soutenant les initiatives privées d’innovation ;
• Qu’il renforce notre action de sensibilisation afin d’associer le grand public, et nos efforts d’éducation à la mer et à ses richesses pour convaincre les jeunes générations de se tourner vers l’océan, ses métiers et sa protection ;
• Qu’il s’engage au plan international pour la sauvegarde de l’océan malade, confronté au changement climatique, acidifié par l’activité humaine, mis à mal par des surexploitations, des mauvaises exploitations et le braconnage des ressources halieutiques, saturé par les fontes de glace aux pôles, envahi par des macropolluants qui s’agglutinent et génèrent des « continents » de plastique en haute mer, et par une pollution microscopique ou chimique qui prend une ampleur inquiétante sur nos côtes ;
• Que, plus généralement, il  s’appuie sur l’énorme potentiel que représente la mer au travers d’un dispositif de gouvernance qui  mette en œuvre les objectifs et les actions décidés dans le cadre d’une politique mer et littoral arrêtée sans plus attendre au profit des acteurs du monde de la mer, de l’ensemble de la société française de métropole et d’outre-mer, et de toute la communauté internationale.
L’océan est l’avenir de la terre, aujourd’hui comme demain : il doit être un front majeur pour un gouvernement de combat comme il est déjà  le nôtre.

Jean-Louis BAL, Président du Syndicat des Energies Renouvelables, Eric BANEL, Délégué Général d’Armateurs de France, Eric BARRAULT, Président du groupe ENA-Marine, Hubert CARRE, Directeur Général du Comité National des Pêches Maritimes et des Elevages Marins, Catherine CHABAUD, présidente de l’association Innovations Bleues et membre du Conseil Economique Social et Environnemental, Patrick CHEVRE, Administrateur Territorial, Françoise GAILL, CNRS,  Ariel FUCHS, Directeur exécutif de SeaOrbiter, Antoine GITTON,  Avocat à la Cour,  Chargé d’enseignement de propriété intellectuelle à l’Université de Nanterre Paris Ouest La défense, Yves HENOCQUE, Membre fondateur de LittOcean, Michel HIGNETTE, Présidents de l’Union des Conservateurs d’Aquariums, Eric GAVOTY, projet Neoline, Nicolas IMBERT, directeur de Green Cross France et Territoires, Frédéric MONCANY de SAINT-AIGNAN, représentant des pilotes maritimes de France métropolitaine et des Outre-mers, Christophe LEFEBVRE, Conseiller international de l’UICN pour les océans, Hervé MOULINIER, Vice-Président Pôle MER Bretagne Atlantique, Président de l’ENSM, Yves PELISSIER, Journaliste, Eudes RIBLIER, Président de l’Institut Français de la Mer, Jacques ROUGERIE, Président fondateur de SeaOrbiter, Laurent SASSIER, ACE Management, Paul TOURRET, Directeur d’ISEMAR, Romain TROUBLE, Secrétaire Général de TARA Expéditions, Francis VALLAT, Président du Cluster Maritime Français et Président de l’European Network of Maritime Clusters, Philippe VALLETTE, Président du Réseau Océan Mondial, Benoit VIDAL-GIRAUD, consultant-expert de la filière produits de la mer, Franck ZAL, Président Directeur Général d’HEMARINA

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Illustration – (c) Green Cross – témoignage de Jean-Michel Cousteau au CESE le 11 avril 2013 pour lancer l’Appel de la Haute Mer – http://www.hautemer.org
Le laboratoire de la Blue Society a pour ambition d’inventer et d’identifier les initiatives basées sur l’océan qui permettront de trouver des solutions d’avenir répondant aux besoins de l‘humanité. Ces initiatives pourront être à l’origine de nouvelles richesses, être sources d’une meilleure qualité de vie, tout en permettant de préserver, de restaurer et de maintenir les écosystèmes marins.

La Blue Society vise à la promotion de l’économie maritime de demain, à l’utilisation responsable et durable des ressources marines ainsi qu’au développement de technologies innovantes et de nouveaux produits en s’appuyant sur l’immense potentiel que nous offre l’océan mondial. Son objectif est de répondre aux besoins présents et futurs de la société dans un esprit de croissance ‘’positive’’.

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/blue_society_gvt/

Participez à la construction de l’Oeil du vaisseau Sea Orbiter

[important] Participez à la construction de l’Oeil du Sea Orbiter avec kiss kiss bank bank, plateforme de crowdfunding : : http://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/the-eye-of-seaorbiter[/important]

sea-orbiter (1)Sea Orbiter, le premier vaisseau océanique support à des explorations et activités éducatives qui permettront d’explorer sous la surface des océans, va être construit. Une grande opération de financement participatif est lancée autour de la réalisation de l’Oeil de Sea Orbiter. Chacune et chacun d’entre nous peut contribuer au financement de cette pièce stratégique, et également s’en sentir coconstructeur, et copropriétaire.

 

Ce grand projet a été impulsé par Jacques Rougerie, architecte océanographe. Cette maison sous-marine devrait mesurer 59 mètres de haut et va permettre d’explorer 24h/24 les fonds marins avec un équipage de 22 personnes.

L’oeil du sea-orbiter accueille le poste de vigie de 18 mètres de haut, et il permettra au monde entier de suivre en direct l’avancée et les découvertes du vaisseau.

Tara, Green Cross, Sea Orbiter, Nausicaa et le Réseau Océan Mondial travaillent de concert sur la thématique des océans, au sein de la Blue Society Alliance créée à Rio en juin 2012. Nous sommes particulièrement heureux de relayer cette initiative et aurons à cœur que le vaisseau devienne la porte d’entrée vers la planète Océan, mais aussi l’un des lieux essentiels à notre plaidoyer et à nos actions. (http://gcft.fr/WP/category/nos-actions/eau-et-oceans/)


Présentation du Sea Orbiter en vidéo :

 

 

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/sea-orbiter/

Juin 08 2013

Pour la journée mondiale des océans, signez et faites signer l’appel pour la Haute Mer

HauteMer-header fr (1)Ce 8 juin est la journée mondiale des océans. Ceci nous concerne tous: l’océan est un milieu nécessaire à la vie, fragile…il est grand temps d’en prendre soin pour préserver un rapport durable entre humanité et océans.

(A lire également sur Fémininbio)


« Il n’y a qu’un seul système d’eau », dit Jean-Michel Cousteau. Depuis la formation d’eau dans les nuages par condensation au-dessus de la mer, jusqu’à l’eau ruisselant sur le sol, les ruisseaux qui se déversent dans les fleuves, les deltas et estuaires jusqu’aux hautes mers, tout est interconnecté. Et c’est ce système d’eau qui produit l’eau potable, ressource rare nécessaire à la vie et non substituable, mais également qui régule le climat. Sans oublier que les océans captent 70% du dioxyde de carbone de l’atmosphère, via la photosynthèse. Et ce même océan, par l’activité du plancton est à la base de la vie marine et terrestre.Or, que constatons-nous ?
Confronté au changement climatique, acidifié par l’activité humaine, mis à mal par la surexploitation (ou la mauvaise exploitation) des ressources halieutiques, saturé par les fontes de glace aux pôles, l’océan est malade. Il s’acidifie, sa biodiversité s’appauvrit, son niveau monte. Nous devons agir, c’est notre passé, notre présent et notre avenir avec lequel il faut construire une nouvelle relation.

Mais qu’en connaissons-nous ?
Il y a fort à penser que 80 à 95% de la vie marine est encore inconnue. Qu’il s’agisse de l’échelle microscopique, ou des abysses, des millions d’organismes restent vraisemblablement à découvrir. Ces micro-organismes recèlent de véritables trésors dignes d’inspirer les activités humaines. Ainsi, l’expédition scientifique de Tara ouvre de nouveaux horizons de connaissance sur le plancton et les micro-organismes, en permettant la caractérisation ou la découverte d’une vie auparavant inconnue. Souvenons-nous qu’une diatomée arrive à produire du verre à partir de silice sous une température de 2°C. Quel processus industriel atteint la même performance ? De même, on estime que 80% des ressources minérales, environ 50% des protéines consommées sur terre, la moitié des traitements anticancéreux, sont issues des ressources marines.Concrètement, quelles sont les priorités ?Nous en identifions trois : la reconquête d’une synergie durable entre activités humaine et reconquête des milieux en zone littorale, un nouveau « contrat d’avenir » pour les activités humaines en mer basé sur la responsabilité, et l’émergence d’une nouvelle gouvernance apaisée sur les territoires maritimes.

Interface par excellente, fenêtre ouverte sur la mondialisation et l’inconnue, la zone littorale a souvent souffert d’une absence de vision intégrée. C’est pourtant le domaine des équilibres fragiles, entre artificialisation et érosion, surexploitation et préservation. Mais aussi d’une compétition d’usage entre tourisme, pêche et exploitation minière ou pétrolière. Ou bien tributaires de la pollution marine par les activités terrestres, qu’elles soient industrielles ou agricoles. Voire de la négligence des individus, d’un mauvais assainissement ou de déversements sauvage en mer.

Mais cette zone littorale est également pour les territoires un creuset : c’est de là qu’on développe une attractivité touristique, gastronomique ou identitaire, et que l’on tire souvent une nouvelle prospérité. Et c’est aussi là que l’on peut ou va pouvoir développer de nouvelles activités, en redynamisant une pêche artisanale respectueuse de l’environnement, en développant l’aquaculture plurispécifique plus écologique qu’un élevage intensif mono-spécifique, en développant les énergies marines comme l’éolien off-shore. Et ce, dans un projet concerté et coordonné.

Ainsi, la Baie de Saint-Brieuc, retenue pour un projet éolien off-shore, possède un excellent potentiel de création de valeur autour de sa zone littorale: un tissu entrepreneurial fort et qui se structure, une forte sensibilisation aux enjeux énergétique mais également un projet territorial de transition écologique, qui comporte également des dimensions agro-alimentaires et touristiques, tout comme une forte expérience de concertation territoriale obtenue lors de la création de la filière pionnière de la coquille Saint-Jacques…on pressent une réussite similaire au rayonnement de Toulouse dans les années 80, catalysé par l’aéronautique, mais désormais prolixe de la santé à l’agroalimentaire, de la recherche aux métiers de service.

Et ce même élan se ressent au Sénégal qui a récemment abandonné les permis de pêches industrielle prédateurs des années passées pour permettre la revitalisation de son territoire autour de la pêche artisanale et des énergies renouvelables, en particulier dans la région de Saint-Louis. Ou bien sur la côte brésilienne, en Corée du Sud, en Ecosse…les exemples sont nombreux, rendant encore plus nécessaire un partage des retours d’expériences et bonnes pratiques à l’échelle internationale. Le littoral est un formidable creuset d’innovation durable et de transition écologique.

Comment agir maintenant !
Il est grand temps, concrètement et opérationnellement, de réconcilier l’humanité et l’océan, cesser la lente dégradation des milieux marins et, mieux, faire de l’océan la solution pour réparer la planète et servir l’humanité. C’est pourquoi Green Cross, en juin 2012 à Rio, s’est associé à Nausicaa, Sea Orbiter, Tara Expédition, et le World Ocean Network pour créer l’Alliance pour la Mer et les Océans, afin de proposer des principes de gouvernances, et des actions concrètes ancrées dans le réel, afin de proposer une transition permettant la réconciliation de l’humanité avec l’océan.
Nous avons lancé le 11 avril, comme l’ensemble de la société civile réunie pour l’occasion en présence de nombreux représentants de la société civile française et internationale, l’appel de Paris pour la haute mer,  autour de Sandra Bessudo, Catherine Chabaud, Jean-Michel Cousteau, Angus Friday, Nicolas Hulot, Romain Troublé, François Gabart, Delphine Batho, Francis Vallat…». Il s’agit, en faisant de la Haute Mer un réel enjeu de société, d’obtenir un accord international ambitieux qui s’engagerait par exemple, à recouvrir 10% de la surface des océans en air marine protégée d’ici 2020 (pour l’instant nous sommes à 1.6%), de se donner les moyens de préserver fonds marins et colonne d’eau et de consolider ces engagements par une résolution de l’Assemblée Générale des Nations-Unies en 2014.Le 26 mai, Vincent Biarnes sur le village du départ de la Solitaire du Figaro à Bordeaux, acommuniqué sur son engagement pour faire signer cet appel.Le 4 juin, l’appel a été lu à l’UNESCO, lors de la global conference des Ateliers de la Terre, par Jean-Michel Cousteau, Sylvia Earle, Romain Troublé, André Abreu, Elisa Detrez et de nombreuses et nombreux autres grands témoins. Chacun peut signer l’appel sur www.lahautemer.org.

L’appel sera relayé vers les institutions et acteurs politiques dans la perspective des importantes négociations sur la gouvernance de la Haute mer de la Commission sur le développement durable de l’ONU en 2014.

Nicolas Imbert, directeur exécutif de Green Cross France et Territoires

 

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Mar 02 2012

Communiqué de presse – 1er mars 2012

A l’occasion du 6ème Forum Mondial de l’Eau, Green Cross France et Territoires souhaite réaffirmer la nécessité d’adopter une vision transverse focalisée sur le cycle de l’eau

Green Cross France et Territoires (GCFT) se réjouit que le Président Mikhaïl Gorbatchev, Président fondateur de Green Cross International, participe à la session présidentielle d’ouverture du prochain Forum Mondial de l’eau à Marseille, le 12 mars 2012.

GCFT salue les progrès accomplis par la gouvernance internationale vers une meilleure reconnaissance du rôle essentiel joué par les collectivités territoriales en tant qu’acteurs de l’eau sur les territoires, et prend acte d’une meilleure prise en compte de l’importance de l’assainissement dans le contexte des Objectifs du Millénaire et de l’adoption de la résolution de l’Assemblée Générale de l’ONU en juillet 2010.

Pourtant, les enjeux liés à l’eau restent pris en compte d’une manière relativement fragmentée et cloisonnée. Nous pensons qu’il convient de mettre en place une approche plus transverse, intégrant le cycle de l’eau dans son ensemble.

Comme le souligne Jean Michel Cousteau, Président de Green Cross France et Territoires : « Aujourd’hui, entre 4000 et 5000 enfants meurent chaque jour faute d’un accès suffisant à l’eau potable. Dans le même temps, nous continuons à faire de nos cours d’eau et océans de véritables poubelles, et à exploiter voire surexploiter les ressources marines. Il est urgent de prendre ensemble, et de manière concernée, de véritables engagements pour préserver et restaurer le cycle de l’eau, et donc d’assurer l’accès a l’eau potable à chaque individu sur la Planète. Juste avant Rio+20, le Forum Mondial de l’Eau est l’occasion idéale pour formaliser des engagements concrets».

Dans ce cadre, nous militons pour l’adoption d’une vision globale et transverse, focalisée sur le cycle de l’eau, pour : • hiérarchiser les besoins, en consacrant la priorité des usages individuels vitaux de l’eau (alimentation, hygiène, santé) sur ceux agricoles ou énergétiques ; • favoriser la convergence des politiques de l’eau (cours d’eau intérieurs, zones littorales, types d’usage, qualité et pollution de la ressource, prévention des risques…) • proposer concrètement sur les territoires des solutions qui améliorent conjointement l’accès à l’alimentation, à l’énergie, à la santé, et la préservation de l’environnement ; • adopter des moyens qui soient véritablement à la hauteur du défi d’accès pérenne à l’eau pour tous, notamment en mettant en place des initiatives déconcentrées de développement local, et de non pollution de l’eau.

Nous développerons cette approche transverse pendant la semaine de l’eau à Marseille, afin de co-construire, avec le concours de toutes les parties prenantes, les solutions les plus pérennes, concrètes en vue d’une meilleure gestion partagée de l’eau dans le monde.

Nicolas Imbert, Directeur exécutif de Green Cross France et Territoires : « Bien menées, les réunions de ce mois de mars sur l’eau peuvent apporter des briques fondamentales à la construction du sommet Rio+20. Je pense notamment à l’approche systémique de l’accès à l’eau, qui fera l’objet du nexus Eau-Alimentation-Energie à Rio. Cette vision systémique de la ressource en eau nous semble être l’un des enjeux fondamentaux qu’il nous faudra pousser à Marseille, afin de favoriser de véritables avancées vers un accès à l’eau qui soit à la fois plus serein et plus pérenne sur les territoires. »

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