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Conférence “Changement climatique : Que faire dans le monde, en France et à l’île d’Yeu ?“

A l’invitation de l’association Yeu Demain, Green Cross sera présent via son directeur adjoint Nicolas Imbert à la conférence organisée le 21 avril à 20h30 au Casino de l’île, sur le thème:

Changement climatique

Que faire dans le monde, en France et à l’île d’Yeu ?

 

Lieu : Le Casino

  • Adresse : Rue Neptune
    Port-Joinville  85350  L ILE D YEU

Tarifs :
Entrée libre

Horaires : 20H30

Yeu demain - Association-Ile d'Yeu-vendée - 85

Présentation détaillée de la conférence

Changement climatique : que faire dans le monde, en France et à l’île d’Yeu ?

Atelier de l’association Yeu demain. 21 Avril 2015 – http://www.yeu-demain.asso85.fr/  – yeu-demain@orange.fr 

Le sommet de Paris, le 5ème rapport du GIEC et la nécessité de l’action

La France accueillera à Paris, en décembre 2015, la 21ème Conférence des Parties de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (« COP 21 »). Ce nouveau sommet mondial sur le climat est important car :

  • Le 5ème rapport du GIEC (le groupe d’experts intergouvernemental sur le climat), finalisé en 2014, a clairement montré 3 faits : i) le dérèglement climatique s’est fortement aggravé, ii) sans actions concrètes et de grande ampleur à la fois d’atténuation (réduction des émissions de GES : gaz à effet de serre) et d’adaptation à la nouvelle donne climatique, c’est tout l’avenir de l’humanité qui se verrait mis en péril, et iii) il est possible d’agir.
  • Il s’agit d’aboutir à Paris à un accord global « post Kyoto », applicable à partir de 2020, afin de stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre et de se protéger des impacts annoncés.
  • Cet accord s’accompagnera d’un « Agenda des solutions» mettant en avant des engagements concrets.

Le 5ème rapport du GIEC est structuré en 3 parties :

  • La première alerte sur les changements physiques observés (climat, atmosphère, glaciers, eau et mer…), sur les causes du réchauffement et sur les évolutions climatiques possibles (scénarios).
  • La seconde porte sur les impacts déjà observés, sur les risques annoncés et sur la question de l’adaptation et de la résilience.
  • La troisième porte sur l’atténuation. Elle montre qu’il nous faut diminuer les émissions actuelles de GES de 40 à 70% d’ici 2050 par rapport à 2010 si l’on veut maintenir un monde vivable pour nos enfants. Les deux grandes voies de progrès possibles et nécessaires sont, d’une part, la transition énergétique et, d’autre part, la meilleure gestion du « secteur des terres », c’est-à-dire les sols, l’agriculture, les forêts, les biofilières et l’alimentation.

Le rapport du GIEC invite à des « transformations ». Il nous faut clarifier ce qu’il est possible et nécessaire de viser et agir à chaque niveau.

Clarifier ce qu’il est possible de faire au niveau national : l’exemple de la réflexion stratégique du CGAAER sur l’agriculture, la forêt et les sols

A la demande de son Président, le Ministre Stéphane Le Foll, le Conseil Général de l’Alimentation, de l’Agriculture et des Espaces Ruraux (CGAAER) a engagé depuis mars 2014 une réflexion de fond sur la question des contributions possibles de la forêt, des sols, de l’agriculture et de l’alimentation (le « secteur des terres ») à la lutte contre le changement climatique. La question est complexe car :

  • l’agriculture, la forêt et la sécurité alimentaire sont et vont être très impactées par le changement climatique,
  • le « secteur des terres » est aussi une cause importante d’émissions de GES. S’il peut réduire ses émissions, il lui faudra aussi pouvoir nourrir 2 milliards d’habitants en plus d’ici 2050,
  • le vivant, y compris les océans, peut stocker du carbone et substituer des produits bio-sourcés (ex : biogaz, bois….) à des produits miniers (pétrole, ciment, acier) très émissifs de gaz à effet de serre. L’agriculture, les forêts, les sols et le milieu marin, s’ils sont gérés de manière appropriée, peuvent donc jouer un rôle irremplaçable de régulateur et d’amortisseur du changement climatique.

La complexité du sujet et le fait que les négociations climatiques aient été surtout, jusqu’à présent, le fait d’énergéticiens et de climatologues, et non pas d’agronomes, expliquent que, malgré son importance majeure, la question du vivant ait été encore insuffisamment traitée.

Le rapport du CGAAER montre l’importance de pouvoir agir sur toute une série de leviers d’action. Il chiffre pour la première fois les bénéfices climatiques envisageables pour le pays dans ce domaine élargi, tout en discutant des conditions du succès. L’intérêt de la réflexion française a déjà été reconnu au niveau européen.

 

Agir au niveau local

Tous les territoires doivent se préparer à de nouveaux lendemains. Ils vont devoir à la fois s’adapter et apporter leur contribution à la lutte contre le changement climatique (atténuation). C’est à chacun de s’accorder sur ce qu’il peut concrètement faire de façon à la fois ambitieuse et réaliste. Chacun devra s’engager dans la durée  et apprendre en marchant.

Guillaume Benoit et Nicolas Imbert

 

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/conference-changement-climatique-que-faire-dans-le-monde-en-france-et-a-lile-dyeu/

Fév 27 2015

Conférence Fukushima du 24 février – premiers éléments de synthèse

(c) Ania Freindorf - Green Cross France et Territoires

(c) Ania Freindorf – Green Cross France et Territoires

Ce mardi 24 février, Green Cross a organisé une conférence sur les leçons apprises 4 ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima, qui a frappé le Japon le 11 mars 2011. Cette rencontre s’est déroulée au Théâtre du Rond-Point, autour du témoignage exceptionnel de M. Naoto Kan, Premier Ministre japonais de 2010 à 2011, et qui a du faire face pendant son mandat à la catastrophe nucléaire de Fukushima.

M. Naoto Kan nous a tout d’abord fait part de la manière dont il a du gérer, d’abord le tsunami puis la catastrophe nucléaire. Il s’est rendu compte au fur et à mesure qu’il devait gérer l’urgence et que les procédures existantes n’étaient pas au niveau requis pour une préparation réelle.

(c) Ania Freindorf - Green Cross France et Territoires

(c) Ania Freindorf – Green Cross France et Territoires

Comme illustré ci-dessus, la zone de 250 km qu’il était nécessaire d’évacuer pour protéger au mieux les habitants. Elle couvrait la ville de Tokyo, pour une population d’environ 50 millions d’habitants.

Naoto Kan a également expliqué qu’il était très favorable au nucléaire avant la catastrophe de Fukushima:

« Avant cet accident, ma position en tant qu’homme politique, était de dire qu’on pouvait continuer à exploiter l’énergie nucléaire tant qu’on prenait les précautions nécessaire »…« j’ai même contribué à en assurer la promotion à l’étranger». 

(c) Ania Freindorf - Green Cross France et Territoires

(c) Ania Freindorf – Green Cross France et Territoires

« J’ai complètement changé ma manière de penser, et durant le reste de mon mandat j’ai lancé une politique de réduction de l’énergie nucléaire au Japon, et développé des lois pour promouvoir l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables. […] Tout comme les bombes atomiques, les centrales nucléaires sont des technologies que nous ne pouvons pas entièrement contrôler. Parmi les experts certains disent qu’il n’y a aucun moyen d’atteindre un risque zéro pour les centrales. Effectivement, les catastrophes naturelles ne sont pas maîtrisées. Tout ce que nous pouvons faire c’est atténuer les conséquences une fois les risques produits. »

L’analyse des leçons apprises de Fukushima s’est ensuite poursuivie, avec Sandrine Bélier, députée Européenne 2009 – 2014, qui a rappelé les difficultés du Parlement et de la Commission Européenne à évoluer pour une meilleure gestion du risque nucléaire. Elle a aussi expliqué les analogies entre les situations japonaises et françaises quant à l’état de leur parc nucléaire, notamment vis-à-vis des centrales françaises comme celle de Fessenheim.

(c) Ania Freindorf - Green Cross France et Territoires

(c) Ania Freindorf – Green Cross France et Territoires

Yoshiko Aoki, enseignante, victime de Fukushima, nous a fait part de la manière dont les choses se sont concrètement passées sur le terrain, de son traumatisme, de l’importance des dégâts sur les personnes et sur les biens, et de l’immense difficulté de reconstruction.

(c) Ania Freindorf - Green Cross France et Territoires

(c) Ania Freindorf – Green Cross France et Territoires

Dr Jonathan Samet, professeur à University of South California a détaillé les impacts sanitaires, physiques et psychiques consécutifs aux catastrophes nucléaires, et en particulier de la synthèse de ses travaux effectués avec plus de 25 ans de données disponibles sur la catastrophe de Tchernobyl, entrepris désormais pour Fukushima.

(c) Ania Freindorf - Green Cross France et Territoires

(c) Ania Freindorf – Green Cross France et Territoires

Les travaux du Pr. Jonathan Samet, entrepris avec Green Cross Suisse, sont téléchargeables en intégralité ICI.

Cette première table ronde s’est poursuivi par de riches échanges avec la nombreuse audience présente dans la salle. La difficulté d’être préparé face à une catastrophe d’une telle ampleur, la nécessité d’anticiper les risques par des échanges contradictoires, et l’importance des enjeux tant humains que matériel, ainsi que la capacité à revivre, se loger, se nourrir et d’avoir une activité normale plus ou moins près de la zone d’exclusion, ont été des sujets abordés. Plus de 20 ans après la catastrophe de Tchernobyl, Fukushima a été le révélateur d’une série de défaillance d’estimation du risque, d’anticipation, de sécurité, de gouvernance, qui doivent désormais être corrigés d’urgence pour éviter de nouvelles catastrophes.

La deuxième table ronde regroupait des points de vue très diversifiés sur la stratégie énergétique, focalisés sur la situation française.

(c) Ania Freindorf - Green Cross France et Territoires

(c) Ania Freindorf – Green Cross France et Territoires

Elle a débuté avec l’intervention de Tetsunari Lida, directeur exécutif de Institute of Sustainable Energy Policies (ISEP,Tokyo), qui a montré qu’aujourd’hui l’efficacité énergétique et le recours aux renouvelables permettaient dès maintenant de répondre aux enjeux énergétiques nationaux de demain.

(c) Ania Freindorf - Green Cross France et Territoires

(c) Ania Freindorf – Green Cross France et Territoires

Il a également précisé que cet efficacité avec les renouvelables ont d’excellents bilans économiques qui attirent massivement les investisseurs privés, générant une dynamique économique vertueuse, au moment où l’énergie nucléaire est en déflation.

A l’inverse, Christian Bataille, député et vice-président de l’Office Parlementaire d’Évaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST), préférait insister sur le fait que la France dotée historiquement d’un parc nucléaire, devait se poser la question de sa prolongation et de sa durée de vie.

(c) Ania Freindorf - Green Cross France et Territoires

(c) Ania Freindorf – Green Cross France et Territoires

La question des déchets nucléaire et de leur fin de vie, et notamment du débat actuel autour de CIGEO, a fait l’objet d’échanges de points de vue contradictoires, en particulier avec le député Denis Baupin présent dans la salle. Ce dernier a également souligné le risque de prolifération.

(c) Ania Freindorf - Green Cross France et Territoires

(c) Ania Freindorf – Green Cross France et Territoires

Valérie Faudon, directrice de la SFEN, a focalisé son propos sur la dimension « bas carbone » de l’énergie nucléaire, « Aujourd’hui on sait que c’est une solution avec des risques certes, mais une solution bas carbone ». Elle a insisté sur la mise en avant des chiffres issues de la production électronucléaire dans la contribution française aux chiffres européennes en termes de sobriété carbone de la production énergétique. Cette question a fait l’objet de discussions avec la salle, qui demandait une prise en compte plus claire d’un bilan sur l’ensemble de la filière, depuis la construction des centrales, l’extraction de l’uranium, les pertes de distribution, jusqu’à la fin de vie.

(c) Ania Freindorf - Green Cross France et Territoires

(c) Ania Freindorf – Green Cross France et Territoires

En contrepoint, Yves Marignac, directeur de WISE-Paris, a notamment précisé qu’avec Négawatt il existait un scénario bas-carbone, réaliste et intégré au Débat National sur la Stratégie Énergétique, qui repose sur une sortie rapide de l’énergie nucléaire, sur l’efficacité énergétique, sur une production par un mix diversifié d’énergie renouvelables et avec une décentralisation du stockage et de la distribution.

(c) Ania Freindorf - Green Cross France et Territoires

(c) Ania Freindorf – Green Cross France et Territoires

Les débats se sont terminés sur deux interventions successives.

Tout d’abord, Adam Koniuszewski, COO de Green Cross International, a précisé tout le travail entrepris depuis 1993 en assistance aux victimes de Tchernobyl, puis de Fukushima, par Green Cross International et Green Cross Suisse et avec différentes associations nationales. Il a rappelé également que le Président de Green Cross, Mikhaïl Gorbatchev, et le Premier Ministre Naoto Kan ont eu le triste point commun de devoir gérer une catastrophe nucléaire sur les territoires. Ceci se traduit par un engagement répété de Green Cross pour développer la transparence scientifique et la gouvernance quant au recours au nucléaire comme à la stratégie énergétique, la nécessité de choix démocratique, ainsi que l’engagement résolu de l’association pour une sortie progressive du nucléaire, la non-prolifération et la gestion la plus rigoureuse possible des déchets.

(c) Ania Freindorf - Green Cross France et Territoires

(c) Ania Freindorf – Green Cross France et Territoires

Enfin, le Premier Ministre Naoto Kan a repris la parole pour quelques mots de conclusions : la France doit s’engager sur une sortie progressive du nucléaire avec de premières étapes avant ParisClimat2015, et aussi à se préparer de la manière la plus démocratique et transparente, à l’éventualité d’une catastrophe nucléaire. Il a rappelé que « le risque zéro n’existe pas, que la question des coûts n’a que peu de sens devant les traumatismes subis et que l’impact d’une catastrophe nucléaire comme celle de Fukushima, pire que de perdre une grande guerre ».

(c) Ania Freindorf - Green Cross France et Territoires

(c) Ania Freindorf – Green Cross France et Territoires

Avant de se séparer, les intervenants ont tenu à faire une photo de groupe, notamment avec le réalisateur Jean-Paul Jaud qui a eu l’occasion d’interviewer longuement Naoto Kan au Japon pour son film Libres, dont la sortie est prévue le 11 mars.

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Pour en savoir plus:

Un mini-film reprenant les éléments essentiels de la conférence paraîtra sur le site http://www.gcft.fr le 11 mars 2015.

Conférence-débat organisée par Green Cross France et Territoires avec le support de Green Cross International et Green Cross Suisse, au Théâtre du Rond-Point.

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/conference-fukushima-du-24-fevrier-premiers-elements-de-synthese/

Déc 08 2014

Lima – changeons de méthode pour répondre aux enjeux climat… …et développer une vie plus durable et serein !

GRANDE MOBILISATION pour le climat DEMAIN

2014-12-06 11.14.10

Depuis le 5 décembre, Nicolas Imbert, directeur exécutif, est à Lima pour représenter Green Cross à la 20ème conférence des parties sur le changement climatique. Les journées des 6 et 7 décembre ont été consacrées au rapprochement entre les thématiques eau, océans et climat, agriculture et climat, énergie et climat.

Cette semaine, et jusqu’au 12 décembre, est essentielle pour le climat. Il s’agit de faire en sort que la 21ème conférence climat, à Paris en décembre 2015, débouche sur des solutions opérationnelles et engageantes dès maintenant et pour le Post-2015, et également d’obtenir un accord inclusif et différencié, mobilisant l’ensemble de la planète.

L’humanité ne peut plus attendre. Il y a désormais urgence climatique, et les négociations doivent opérer un changement de méthode. A l’initiative de Ban Ki Moon, les 23 et 24 septembre à New York ont été l’électrochoc annonçant ce changement.

Je fais semblant car je suis comédien, c’est mon métier déclarait Leonardo di Caprio aux présidents réunis. Face au changement climatique, vous ne pouvez plus faire semblant, vous devez agir, leur intima-t-il. Ce à quoi Ban Ki Moon répliqua il n’y a pas de Plan B car il n’y a pas de Planète B.

Nous devons donc profiter de la CoP20 pour confirmer ce changement de méthode, nécessaire et en cours. Pour le moment, les négociations sont molles et techniciennes. A l’extérieur, les gens manifestent et s’indignent: REDD+ oublie de faire la forestation avec les populations locales et d’une manière écologiquement responsable, les grands projets inutiles se multiplie sans consultation démocratiques préalables…et de nombreux projets concrets de transition écologique émergent sur les territoires.

De nombreuses initiatives pour le climat ont eu lieu et réussissent, elles sont locales, territorialisées, efficaces. Il est temps de plus les déployer, de retravailler financement et partages d’expérience, d’agir mus par l’exigence de concret et de résultats à la hauteur des enjeux. C’est le sens de notre plaidoyer actuels, comme de nos projets et engagements, notamment pour l’eau et les océans, l’agriculture et l’alimentation, l’énergie, l’économie circulaire. Et c’est ce que nous voulons voir clairement émerger dans la feuille de route de Lima.

Nos 11 objectifs pour la CoP20 – Lima

  1. Sceller le rapprochement des thématiques (nexus) eau, océan et climatdébouchant sur des engagements structurants au 8ème Forum Mondial de l’Eau en Corée, en avril 2015, puis à ParisClimat2015,
  2. Faire de l’agro-écologie une des solutions concrètes permettant la transition écologique pour donner au terme d’agriculture climatiquement intelligente avant décembre 2015 un sens enfin raisonnable, et qui correspondent à une agriculture saisonnalisée, économie en eau, énergie et en intrant, respectueuse des sols et des humains, et en 4D (déconcentrée, diversifiée, décarbonée, démocratique),
  3. Reconnaître qu’un océan en bonne santé contribue significativement à un climat préservé, et se doter avant 2017 des outils permettant une gestion concertée plus efficace de la santé des océans et de la préservation de leurs capacités naturelles de captation carbone,
  4. Focaliser les engagements du Fond Vert pour le Climat sur des projets concretssur les territoires, construits et pilotés localement, à même de répondre durablement aux enjeux climat, avec une répartition équilibrée entre atténuation et adaptation,
  5. Obtenir des Etats (et des plateformes régionales, notamment de l’Union Européenne) la mise en place effective avant 2020 d’une fiscalité qui cesse les subventions ou distorsions de concurrence favorisant les énergies fossiles sur les énergies renouvelables,
  6. Exclure explicitement des financement accordés par le Fonds Vert le support à toutes les énergies fossiles, et notamment le charbon et le nucléaire,
  7. Faire évoluer REDD+ pour une intégration préalable du droit des populations autochtones, du respect de la biodiversité et des écosystèmes,
  8. Donner une voix aux négociations aux territoires et sociétés civiles (citoyens et associations, entreprises, investisseurs…) qui s’engagent, à hauteur de l’importance de leurs engagements, ceux-ci pouvant être analysés en toute transparence par des tiers,
  9. Obtenir une meilleure effectivité des engagements des Etats, et notamment la possibilité d’audits par des tiers de confiance indépendants, la réparation rapide en cas de manquement, et l’intégration par des règles de respect en droit international,
  10. Mettre en place avant 2017 une instance de témoignage pour les crimes contre le climat et l’environnement, progressivement appelée à se transformer en cour de justice.
  11. Trouver les moyens (financiers, organisationnels, culturels…) d’une coopération décentralisée à même de répondre effectivement aux enjeux d’adaptation.

Demain, le 10 décembre, Lima va accueillir la plus grande mobilisation populaire sur le climat de l’histoire de l’Amérique du Sud – soutenez-nous via les réseaux sociaux, faites part de votre implication.

Nous avons besoin de vous.

Et nous ne sommes pas seuls: de tels événements montrent l’importance des réseaux, et nous sommes ravis d’être depuis de nombreuses années aux côtés de 4D, des Acteurs en Transition Energétique, de l’AJEC21, du Club France Développement Durable, de la Coalition Climat 21, d’Energy-Cities, de l’Institut pour l’Economie Circulaire, et des nombreux réseaux internationaux…

mascottes(c) GCFT

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Forum Chine-Europe sur l’économie circulaire – conférence publique à Lyon le 4 décembre 17h

Dans le cadre du Forum Chine-Europe qui mobilisera, du 2 au 5 décembre, les sociétés civiles des deux continents (associations, entreprises, territoires) en préparation du  Sommet ParisClimat2015, le Forum Chine-Europe et Green Cross co-organisent 2 journées thématiques, à Lyon, sur le thème de l’économie circulaire, avec le soutien de la Région Rhône-Alpes.

Pour clôturer ces travaux, une conférence publique, intitulée « Economie Circulaire : regards croisés Chine-Europe et perspectives d’avenir », sera organisée le 4 décembre 2014, de 17h à 18h30, dans les locaux de la Chambre de Commerce et d’Industrie Rhône-Alpes.

Y interviendront notamment Alain Chabrolle, vice-président de la Région Rhône-Alpes en charge de la Santé et de l’Environnement, François-Michel Lambert, président de l’Institut de l’Economie Circulaire, Jean-Claude Lévy, conseiller spécial du Ministère des Affaires Etrangères, ainsi que 3 représentants de la Délégation Chinoise.

Cette conférence publique sera suivie d’un pot de l’amitié qui clôturera les travaux. Le texte de propositions commun sera publié à l’issue de sa présentation le 5 décembre à Paris.

[important]Entrée libre & inscription préalable obligatoire – pour réserver votre place: bit.ly/EC141104[/important]

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Conférence exceptionnelle le 1er octobre – Energie et climat – financer la transition

[important]les photographies de la soirée sont désormais sur http://www.lafrancaise-group.com/actualites/actualites/actualite/article/retour-sur-la-conference-debat-energie-et-climat.html[/important]

La Française et Green Cross France et Territoires sont heureux de vous inviter à une conférence-débat. Cette conférence aura lieu le 1er octobre, de 17h30 à 20h00, à Paris 8ème, faisant suite au sommet 2014 sur le climat (NYC) et dans le cadre de la semaine de l’ISR, avec:

  • la participation exceptionnelle de Marie-Hélène Aubert, Présidence de la République Française, Conseillère pour les négociations internationales Climat et Environnement et le Représentant de l’Ambassade des Etats-Unis en France
  • Xavier Lépine, Président du Groupe La Française
  • Philippe Desfossés, Directeur de l’ERAFP
  • Nicolas Imbert, Directeur de Green Cross

La conférence sera animée par Hugh Wheelan, Managing Editor de Responsible Investor

Nous vous remercions de bien vouloir nous faire part de votre présence dés maintenant en renvoyant votre nom, prénom et organisation par mail à l’adresse suivante :
communication@lafrancaise-group.com

 

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Sep 21 2014

Marche pour le Climat – photos de la manifestation

Cette Marche pour le Climat du 21 septembre 2014 est un succès mondial…

La Marche pour le Climat est un succès mondial, avec une mobilisation planétaire…Elle a fait descendre dans la rue de nombreuses personnes pour qui c’était la première marche..nous passons désormais le relais à nos collègues de Green Cross USA / Global Green.

Un grand merci à toutes et tous les GreenCrossien(ne)s qui nous ont suivi à Paris, en France et de par le Monde.

Voici un premier aperçu de la manifestation en photos.


Départ de la manifestation

Personnalités et anonymes dans le cortège…beaucoup de jeunes, beaucoup qui défilaient pour la première fois

Intervention sur scène de Catherine Chabaud

Accueil en fanfare parvis de hôtel de ville, noir de monde

Backstage – de gauche à droite: Gilles Boeuf, Nicolas Hulot, Catherine Chabaud, Nicolas Imbert, Valérie-Eve Moreau…et place à la musique avec Patrice

Un grand merci et un beau coup de chapeau à toute l’équipe d’Avaaz – http://peoplesclimate.org/

Vous trouverez également des photos supplémentaires sur http://aniafreindorf.photoshelter.com/gallery/Climate-March-Paris/G0000JAMUoBY.KKA/C0000MBq.xdpgWyU
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En synthèse:

Vous êtes ce que vous faites –  nous sommes ce que nous faisons a dit Serven Suzuki en 1992 à Rio.Agissons, mobilisons-nous, montrons que nous sommes nombreux et unis. C’est maintenant qu’il faut continuer à définir des règles internationales, régionales, nationales et locales ambitieuses, et les mettre en oeuvre via des projets concrets. Mieux vaut prévenir et agir que guérir – demain il sera trop tard.

A l’invitation de Ban Ki Moon, les dirigeants de la planète se réunissent à l’ONU, à New York, les 23 et 24 septembre. Il est IMPERATIF que cette réunion soit une réussite, pour préparer la 20ème Conférence Climat au Pérou en décembre 2014 et également Paris Climat 2015, et faire en sorte que ces négociations internationales débouchent sur des accords contraignants, précis, efficaces et à la hauteur des enjeux.

Nous nous mobilisons sur 3 enjeux principaux:

  • Obtenir une feuille de route climat impulsée par les Chefs d’Etat dès le 24 septembre 2014, pour obtenir des engagements concrets, ambitieux et légalement contraignants à Lima 2014 et Paris Climat 2015, tant sur la lutte contre le dérèglement climatique que sur l’adaptation,
  • Développer les engagements volontaires et consolider les mobilisations des territoires et des entreprises engagés,
  • Prendre mieux en compte le fait que les forêts et océans en bonne santé contribuent à la lutte contre le développement climatique et améliorer concrètement et rapidement la santé des océans et des forêts.

Lors de la journée du 21 mai, une prise de parole spécifique sur les océans aura lieu, par Catherine Chabaud, ambassadrice de la plateforme Ocean et Climat, que nous avons co-fondé. Vous retrouverez également lors de cette marche nos collègues de Surfrider, Innovations bleues, RespectOcean, Tara Expéditions…

Plus d’infos sur http://www.cop21.mobi

Message vidéo de  Jean-Michel Cousteau sur http://www.vimeo.com/GCFT/2109

JM_Cousteau_21septembre.wmv from GCFT on Vimeo.

 

de nombreuses autres images sur le fil twitter http://www.twitter.com/_GCFT

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/marche-pour-le-climat-photos-de-la-manifestation/

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