Archives de l’étiquette : Agriculture

Déc 09 2011

Why the world urgently needs Millennium Consumption Goals?

 The Millennium Consumption Goals (MCGs) idea was proposed in January 2011 in New York, for the Rio+20 Earth Summit in June 2012. MCGs provide targets to motivate the rich worldwide, to consume and produce more sustainably, thereby improving overall well being, reducing environmental harm, freeing up resources to alleviate poverty, and ensuring intra- and inter-generational equity. MCGs for the affluent would complement the Millennium Development Goals (MDGs) for the poor.

 Addressing underconsumption of the poor, the first MCG ensures that basic human needs are met worldwide. Next, addressing overconsumption of the rich, several resource-related MCGs would target: GHG emissions; energy use; water use; land use and biomass; ores and industrial minerals; construction materials; and polluting discharges. Additional MCGs might cover: food security and agriculture; health, diet and obesity; livelihoods and lifestyles; economic-financial-trade systems; and military expenditures

 We need MCGs urgently, because unsustainable consumption and production have caused
multiple problems threatening humanity’s future – like poverty, resource scarcities, hunger, conflict and climate change. Global production already exceeds the environmental carrying capacity of planet earth by 50%. The world’s 1.4 billion richest people consume over 80% of this output – 60 times more than the poorest 1.4 billion. Meanwhile, MDGs seek to raise consumption levels of
over 2 billion poor. Clearly, the consumption of the rich is both unsustainable and “crowding out” the poor. The MCGs will help to avoid a global resource crisis, by persuading the affluent to contribute to the solution, instead of viewing them as a problem.

 To move this idea forward, the Millennium Consumption Goals Initiative (MCGI) was launched at the UN by a broad stakeholder network. It is action-oriented, inclusive, multi-level, pluralistic and trans-national. MCGs provide a set of benchmarks, supported by a combination of voluntary actions by rich consumers, and enabling government policies promoting sustainable consumption and production. A top down effort is moving the MCGs forward on the Rio+20 agenda– establishing a mandate, benchmarks, and an implementation framework. While international discussions proceed, many prefer to act NOW. This bottom-up approach involves pioneering individuals, communities, organisations, firms, cities, regions and nations, who are already declaring their own voluntary MCGs and implementing them. For example, the biochemical giant Novozymes states: “The Novozymes target is a voluntary Millennium Consumption Goal (MCG) that supports the recently launched global Millennium Consumption Goals Initiative (MCGI).”

MCGs have strategic advantages. First, they would apply worldwide, cutting across nationalistic and regional self-interest. Second, small reductions in rich peoples’ material consumption can improve their well-being (eg. through healthier lifestyles and diets), while lowering environmental harm and freeing up resources to alleviate poverty. Third, MCGs can be implemented using an inclusive, multilevel strategy, which combines both bottom up and top down approaches. Fourth, MCGs have the potential for quicker results, by galvanizing civil society and business to ‘act now’. This could quickly shift the behavior of affluent households and businesses, without relying only on long-term measures. Furthermore, rich individuals and communities could act effectively in their own enlightened self-interest, since they are better educated, have more influence and command more resources. Fifth, MCG-MDG twinning is possible – eg, by linking MCGs in rich communities with MDGs in poor communities. Sixth and finally, MCGs could mobilize, empower and link sustainable consumers and producers (including associated global value/supply chains). The same advertising that now promotes over-consumption could be used to encourage more sustainable consumption. Values and habits could be changed society-wide to favor more sustainable behavior (like the gradual change in attitudes towards smoking). MCGs would “empower the person to define meaningful consumption rather than permitting meaningless consumption to define the person.”

The MCGs are based on a practical framework for making development more sustainable called ‘Sustainomics’, and designed to supplement ongoing initiatives like sustainable consumption and production (SCP) and green economy (GE). By acting together on the MCGs at Rio+20, we will make the planet a safer and better place for our children and grandchildren.

 Mohan Munasinghe

 Millenium Consumption Goals Initiative (MCGI)

http://www.millenniumconsumptiongoals.org/

?u=19d3da1852472c315fcece5dd&id=f0a3572581

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L’eau et la sécurité alimentaire

Food an Agriculture Organization of the United Nations

Entretien avec le Sous-Directeur général de la FAO pour les ressources naturelles, Alexander Mueller

La crise en Afrique de l’Est a cruellement mis en lumière la vulnérabilité des systèmes de production alimentaire tributaires des pluies et celle des populations qui en dépendent. Si nombreuses sont les difficultés liées à la nécessité de trouver des sources d’eau stables pour l’agriculture et l’élevage – variant d’un environnement à l’autre – il existe des possibilités de les surmonter en investissant dans l’irrigation lorsque les circonstances le permettent, en améliorant l’efficience d’utilisation de l’eau dans l’agriculture, et en adoptant des pratiques agricoles faisant un usage intelligent de l’eau

Tout le monde sait que l’eau est vitale pour cultiver de la nourriture mais souvent de façon abstraite. Pouvez-vous nous dire en quoi l’eau contribue à nourrir la planète?

Il faut commencer par faire la distinction entre agriculture pluviale – c’està-dire qui dépend des précipitations naturelles – et agriculture irriguée. L’irrigation change tout; elle favorise la concentration d’intrants et impose des changements liés à l’agronomie et à la commercialisation.

Alors que nombre des habitants de la Corne de l’Afrique sont des éleveurs et non pas des agriculteurs, la situation actuelle fait cruellement ressortir les risques et la vulnérabilité associés aux systèmes de production vivrière pluviale, en particulier face aux impacts du changement climatique qui se font désormais ressentir. Non pas que l’agriculture pluviale soit un problème en soi, mais elle est plus vulnérable et tend à être moins productive.

 Pour ce qui est de l’irrigation, on ne peut sous-estimer son importance dans l’alimentation mondiale. Au cours des 50 dernières années, la population de la Terre a doublé et le système vivrier mondial a su répondre remarquablement bien à la demande alimentaire accrue – d’une part, par une légère expansion des terres cultivées totales, mais surtout par l’intensification de la production agricole, c’est-à-dire par une hausse des rendements et l’intensification des cultures qui, à son tour, aurait été impossible sans l’irrigation.

 Les terres irriguées ont augmenté proportionnellement beaucoup plus vite que les terres agricoles pluviales. En effet, les superficies cultivées mondiales n’ont augmenté que de 12 pour cent au cours des 50 dernières années, tandis que les terres irriguées ont doublé, représentant l’essentiel de l’accroissement net des terres cultivées. Pendant ce temps, la production agricole a été multipliée par 2,5 ou 3 grâce à un accroissement significatif des rendements des principales cultures.

Le monde n’a-t-il pas atteint sa capacité limite d’irrigation des terres agricoles?

 A certains endroits, oui, mais pas partout. A l’échelle mondiale, quelque 300 millions d’hectares de terres cultivées sont irriguées, ce qui représente 70 pour cent des prélèvements d’eau douce. Cela ne concerne que 20 pour cent des terres cultivées de la planète – et pourtant, ces terres irriguées assurent 40 pour cent de toute la production agricole et 60 pour cent de la production céréalière.

Pourquoi davantage de terres ne sont-elles pas irriguées? Ce n’est pas toujours nécessaire. Certaines régions ne disposent pas des ressources en eau nécessaires. Ailleurs, le problème est le financement de l’irrigation et des liens avec le marché – et là, je me réfère en particulier à l’Afrique. Nous n’avons vu aucun engagement systématique de modernisation de la production irriguée et de la commercialisation pour suivre l’évolution des marchés locaux et mondiaux, même là où les ressources en terres et en eau étaient disponibles.

Mais d’autres régions du monde ne sont-elles pas confrontées à des pénuries d’eau?

 De plus en plus de régions sont en effet confrontées à des pénuries d’eau et risquent la rupture progressive de leur capacité de production sous les effets conjugués de la pression démographique et des pratiques agricoles non écologiquement viables. Les limites physiques de la disponibilité de terres et d’eau au sein de ces systèmes pourraient être exacerbées par des facteurs externes tels que le changement climatique, la concurrence avec d’autres secteurs et les changements socio-économiques.

 D’ici 2050, il faudra accroître la production vivrière de 70 pour cent à l’échelle mondiale pour suivre la croissance de la population et des revenus et jusqu’à 100 pour cent dans les pays en développement. Mais  certaines régions sont en train d’atteindre les limites de leur potentiel d’intensification de la production vivrière, ce qui entraîne déjà des tensions sur l’accès aux ressources naturelles, et en particulier de l’eau. L’asie de l’Est l’Est et le Moyen-Orient produisent presque à pleine capacité et ne seront guère en mesure de développer leur agriculture beaucoup plus, tandis que l’Amérique latine et l’Afrique subsaharienne disposent encore d’un grand potentiel.

Alors que faire?

En dépit des enjeux, l’augmentation de la productivité est encore possible, aussi bien dans l’agriculture pluviale que dans l’agriculture irriguée, mais cela nécessitera des changements de notre manière de cultiver et d’utiliser l’eau.

L’irrigation continuera à se développer, dans la mesure du possible, pour satisfaire la demande de plus en plus diversifiée. Certaines régions n’ont aucune marge d’accroissement de leurs disponibilités en eau pour l’agriculture, mais d’autres n’ont pas encore atteint leurs limites. La plupart des grands réservoirs d’eau ont sans doute déjà été construits, et des systèmes de stockage mieux répartis continueront vraisemblablement d’être développés. L’utilisation conjuguée des nappes phréatiques et des eaux de surface sera plus répandue et, à proximité des villes, l’agriculture aura davantage recours aux eaux résiduaires traitées.

 Il faudra en outre modifier nos pratiques d’irrigation. Les anciens systèmes rigides de distribution de l’eau au sein de périmètres d’irrigation à grande échelle devront être remplacés par des réseaux beaucoup plus flexibles et plus fiables, permettant une diversification progressive vers des cultures à plus haute valeur ajoutée. Et là, l’irrigation localisée jouera un rôle important en dopant la productivité tout en réduisant les utilisations non optimales de l’eau, améliorant ainsi l’efficience d’utilisation et la productivité de l’eau à la ferme.

Il nous faudra également concentrer nos efforts sur « produire plus avec moins d’eau », en adoptant des techniques agricoles capables de recueillir davantage d’eaux de pluie, de conserver l’humidité des sols, de réduire le gaspillage dans l’irrigation et, dans certains cas, en adoptant des cultures et des aliments moins gourmands en eau

Enfin, il reste beaucoup à accomplir pour réduire les pertes durant le trajet de l’exploitation au consommateur. On estime que seulement 50 pour cent environ de la nourriture produite est effectivement consommée, le reste se perdant dans les phases de stockage, de distribution et au niveau de l’utilisateur final.

Et il ne s’agit pas uniquement de gaspillage de produits alimentaires, mais aussi de l’eau, lorsque la production est irriguée. Il faut 1 litre d’eau pour produire 1 calorie alimentaire. Avec des besoins énergétiques d’environ 2800 kcal par jour et par personne, l’eau nécessaire pour satisfaire les besoins alimentaires quotidiens de chaque individu est d’environ 2 800 litres. Autrement dit, pour produire un hamburger, il faut 2 400 litres d’eau. Pour un verre de lait, 200 litres. Pour un oeuf, 135 litres. Pour une tranche de pain, 40 litres. De sorte qu’il est essentiel de réduire le gaspillage alimentaire afin d’améliorer l’efficience d’utilisation de l’eau dans l’agriculture.

water.pdf

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Sep 05 2011

Les algues vertes ou l’urgence d’une transition économique des territoires

Terra Eco. net |05.09.2011|

Contribution de Nicolas Imbert, directeur exécutif de Green Cross France et Territoires, sur l’urgence d’une transition économique des territoires suite aux marées d’algues vertes

Les marées d’algues vertes en Bretagne nord ont défrayé la chronique estivale. Le mal est profond : chaque année, il faut évacuer des dizaines de milliers de tonnes d’algues vertes pour assurer la sérénité des estivants.

Les actions de communication entreprises par le gouvernement ne changent pas la donne du problème et donnent une impression de confusion, parfois inquiétante lorsqu’on ferme les plages qui ne sont pas nettoyées, parfois anormalement rassurante lorsque le président de la République fustige, quelques jours avant la mort des premiers marcassins, le comportement des lanceurs d’alertes qui ont identifié l’ampleur du problème et la nécessité d’y remédier sans délai, via une transformation majeure de l’économie du territoire nord-breton.

Un mal profond qui nécessite de changer de projet de territoire

Pourtant, la manière dont nous gérons collectivement, ou non, la question des algues vertes, est révélatrice des défis qui nous attendent pour lancer rapidement la transition vers une économie plus durable, concrètement, sur les territoires.Les enjeux immédiats de la prolifération des algues vertes sont nombreux : la vie courante est fortement perturbée par ce phénomène. C’est tout un département fortement tourné vers la mer qui doit affronter les effets de la crise : impact sur le tourisme et sur l’image de la Bretagne Nord, difficultés pour la pêche et la valorisation des produits de la mer, et remise en question de la confiance portée par les citoyens à leur modèle sanitaire, agricole et économique.

Découvrons-nous le problème ? Techniquement, non. Les lanceurs d’alertent le soulignent depuis plus de 20 ans, l’Europe alerte régulièrement et condamne la France sur la teneur excessive en nitrate des eaux, en Bretagne notamment. Tout ceci a été consolidé dans le Plan de Lutte contre les algues vertes présenté par le gouvernement en février 2010.

Mais, au-delà des mesures techniques, c’est d’un véritable projet de territoire autour d’une reconversion du modèle agricole, économique et touristique dont la Bretagne Nord a besoin, et qui nécessite mobilisation, moyens et consensus.

Le modèle « traditionnel » a fait long feu

Ce projet suppose une transition importante du modèle de développement actuel, à bout de souffle, vers un modèle raisonnable, économiquement viable pour chacun des acteurs, écologiquement et socialement acceptable. Et ceci est inéluctable.

Parmi les urgences, celle de rénover le modèle agricole et notamment la production porcine est criante. Désormais, les exploitants sont confrontés à un triple défi économique :

  • Les porcs sont vendus sur un marché international « industriel » où le prix est déterminant, sans critère de qualité discriminant. Ce qui les rend aujourd’hui exposés à une concurrence féroce, aujourd’hui de l’Allemagne, demain du Brésil ou de la Chine.
  • L’aliment, le plus souvent acheté, est soumis à de fortes variations de cours et ne fait que s’enchérir,
  • alors que les exploitants étrangers tirent une partie substantielle de leurs revenus de la valorisation des coproduits, notamment en étant producteurs d’énergies renouvelables, les producteurs français n’ont qu’un accès restreint à cette source de revenus.

Ce triple défi a lancé la filière dans une course en avant effrénée, pour laquelle la seule variable d’ajustement consiste à augmenter la pression sur l’environnement et le besoin de subventions tout en demandant des dérogations sociales. Le gouvernement a appuyé cette course en avant, en autorisant coup sur coup l’augmentation de taille des exploitations, l’augmentation des surfaces d’épandage et une charge à l’essieu accrue.

Les agriculteurs n’ont pas souhaité ce modèle. Ils ont appliqués une politique centralisée donnant un rôle productif exacerbé à la Bretagne pour « nourrir la France » et suivi les orientations ministérielles, les syndicats professionnels et les organismes de développement de la filière pour mettre en place une politique qui s’avère actuellement fondamentalement inadaptée, incapable de leur garantir un revenu stable et à la hauteur de leur travail et générant une pression environnementale qui affaiblit durablement les écosystèmes. Et pourtant, aujourd’hui encore, ceux qui font le pari d’une production plus durable et raisonnée restent comparativement bien moins aidé que leurs collègues, et de plus doivent se passer de nombreuses facilités techniques et réseaux réservés de fait aux agriculteurs ayant fait le choix de la production industrielle.

Comment changer, ici et maintenant ?

Pourtant, un autre projet de territoire existe, et il porte à la fois un mieux-être économique, écologique et social. En infléchissant la production porcine pour une production plus focalisée sur la qualité que sur la quantité, il est possible d’améliorer à la fois le revenu des agriculteurs, la qualité sanitaire des produits et la préservation de l’environnement. Cela génèrera également plus de production d’aliments à proximité des exploitations.

Une polyculture de proximité, associée à de petites installations porcines, que ce soit en élevage bio ou de manière élargie par un approvisionnement en aliment local et des exploitations extensives, diminuera fortement la pression sur les sols. L’agriculteur, qui vendra mieux une production de qualité, pourra également diversifier ses revenus par la production d’énergie à partir de la biomasse et les coproduits issus du traitement des lisiers sur des jardins filtrants. Dans une logique de coopération et de partenariat, il intégrera d’autant plus facilement la production à proximité des produits transformés, charcuterie notamment, qu’il est en mesure d’assurer la traçabilité et la qualité de la matière première. Ce qui permettra alors à la filière alimentaire une transformation douce et sereine, qui compensera par une qualité et une valorisation individuelle accrue la perte des volumes de consommation de viande actuellement constatée.

En parallèle, les agences de l’eau, plutôt que de subir des coûts de traitement sans cesse croissants et de laisser dériver la qualité de l’eau au-delà des limites tolérées européennes, pourront plus facilement « sanctuariser » les points de captage en établissant des contrats de performance cofinançant la transition vers une agriculture biologique des agriculteurs à proximité des captages, et génèreront par ces investissements une réduction des émissions à la source rendant moins coûteux le traitement, pour une meilleure qualité. Et ce, en permettant via des sols organiques régénérés de limiter les proliférations d’algues vertes en cas d’intempérie, par réduction de la criticité du ruissèlement.

Que manque-t-il pour mettre en place cette transition ? L’effort financier global pour permettre le changement de modèle n’est pas discriminant, la somme des subsides nécessaires pour dépolluer les eaux, traiter les effluents, nettoyer les plages et subventionner des produits agricoles vendus à prix cassés suffirait largement, si elle était investie sur trois ans au lieu d’être dispersée de manière curative, à financer cette transition. Et ce, en créant de l’emploi et un projet de territoire.

Alors, on continue à se pencher la tête dans le sable, avec les mesures curatives condamnées à terme ? Qu’il s’agisse d’une usine de méthanisation plus dimensionnée pour exister que pour être efficace dans son fonctionnement où d’un ramassage insuffisant et principalement à la charge des collectivités locales ? Ou bien on prend au sérieux le signal que nous envoient les algues vertes et la crise réunies en cette fin d’été pour lancer dès maintenant la transition écologique de l’économie ?

 

Les-algues-vertes-ou-l-urgence-d,19071.html

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