Juin 22

Les leaders politiques ont besoin d’une vision, les engagements avaient besoin de Rio+20 pour surmonter la crise mondiale

Rio de Janeiro : le manque de leadership, de vision et d’unité globale sur des questions cruciales concernant la survie de notre planète et des populations est en train de menacer de saper la conférence des Nations Unies sur le développement durable (Rio+20), selon Green Cross International.

 

Le Président Mikhail Gorbatchev, qui a fondé Green Cross International lors du Sommet de la Terre à Rio en 1992, déclare : « Rio+20 est très important. Nous ne voulons pas lui faire subir le même sort qu’aux nombreuses autres conférences où dès que les projecteurs s’éteignent et que les délégations retournent chez elles, presque tout est oublié et il n’y a pas de réelle action concrète.»

 

Alors pour éviter ce triste sort, la conférence dRio+20 doit devenir une plateforme de lancement à des initiatives concrètes ouvrant la voie à un futur soutenable pour un développement durable. Pour atteindre cet objectif, les décisions de Rio+20 doivent être politiquement contraignantes.

 

Le Président de Green Cross International, Alexander Likhotal déclare : « A la veille du début de sommet de haut niveau de Rio+20, un compromis à l’arraché sur le document final a apparemment été trouvé, avec certains appels pour le dépasser. Mais en réalité, ce dépassement dilue complètement les questions clefs relatives à un véritable développement durable, et repose au contraire sur le plus petit dénominateur commun politique. »

Alexander Likhotal ajoute : « Ce projet est totalement déconnecté des réalités sociales, naturelles et politiques que le monde connait aujourd’hui. Malheureusement nous sommes les témoins d’un manque de leadership. Le projet montre comment faire les choses bien au lieu de se concentrer sur les bonnes choses à faire. Les leaders se gardent de poser les bonnes questions mais le monde a malheureusement besoin de bonnes réponses. »

 

Malgré des quantités de preuves concernant le changement climatique, le gaspillage des ressources naturelles, la surconsommation et les dégâts causés par les énergies fossiles et le nucléaire, nous n’avons pas encore vu apparaitre de conception commune – et encore moins une réponse commune- venant des gouvernements pour s’attaquer à ce problème.

Le projet actuel du document final de Rio+20  prend, par exemple, trop peu en considération les questions essentielles pour un développement durable et les vies de milliards de gens telles que le changement climatique ou l’accès à l’eau.

 

Ce dont nous avons besoin, c’est un nouveau modèle économique qui soit conduit non pas par la consommation et le gaspillage mais par la conservation et la durabilité. Pour déclencher un tel changement, nous avons besoin de Rio+20 pour lancer de nouvelles initiatives audacieuses sur long terme. Nous avons les ressources et les connaissances nécessaires, ce qui nous manque est la volonté politique. Une telle volonté est ce qui a désespérément besoin d’émerger à Rio.

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