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Les filières REP, une chance pour l’économie circulaire !

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Le 10 octobre 2014, Nicolas Imbert a participé à une journée de travaux consacrée à la filière REP (Responsabilité Elargie du Producteur), organisée à La Réunion par le SICR (Syndicat des importateurs et commerçants de La Réunion).

 

La REP (Responsabilité Elargie du Producteur) est un dispositif qui décline le principe du pollueur – payeur en obligation réglementaire. Les acteurs mettant sur le marché les produits utilisés quotidiennement (emballages ménagers, piles, batteries, pneumatiques, éléments d’ameublement, équipements électriques et électroniques, papiers, etc.) doivent pourvoir à la gestion des déchets qui résultent de la consommation de leurs produits.

 

Concrètement, l’application de la REP a engendré et continue d’impulser la création de filières pour organiser des activités nouvelles de tri, collecte, ou encore des industries de recyclage… L’enjeu consiste en effet à stimuler une nouvelle dynamique permettant de concrétiser l’économie circulaire sur toute la chaîne de valeurs d’un produit, depuis la conception jusqu’au recyclage. Le développement de filières REP a donc des effets bénéfiques en matière de création d’emploi et d’insertion professionnelle ; et génère des dynamiques de collaborations pour mutualiser les coûts induits.

 

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Le préfet (à droite), Dominique Sorain, a ouvert le second colloque des filières REP organisé par le SICR, présidé par Frédéric Foucque (au centre) ( © photo L.L-Y., source : www.ciclanoo.re).

Dans le cas de la Réunion, une quinzaine de filières a été créée pour améliorer la gestion des déchets. L’événement du 10 octobre 2014, organisé par le SICR, a permis de revenir sur les acquis et défis de ces filières sur l’île et sur d’autres territoires de l’Océan Indien, en réunissant divers experts et porteurs de projets.

 

Parmi les principaux défis identifiés par les participants, le défaut ou l’insuffisance d’implication de la part de certains producteurs et distributeurs, mais aussi une économie parallèle qui fragilise l’économie officielle, et des moyens de contrôle insuffisants.

 

Des pistes de solutions concrètes ont également été présentées, comme la massification des gisements par le développement de stratégies interrégionales. Pour cela, il serait nécessaire d’actionner les leviers réglementaires existants, avoir une meilleure connaissance des flux (déchets, matières…) et développer des synergies industrielles dans la zone Océan Indien.

 

Le directeur exécutif de Green Cross France et Territoires, Nicolas Imbert, est intervenu en clôture des travaux au sein d’un panel de haut-niveau :

  • ADEME : M. Philippe BEUTIN, Directeur Régional
  • REGION : M Monsieur ALIN GUEZELLO, Conseiller régional, élu délégué aux énergies nouvelles
  • PREFECTURE : M. Thierry DEVIMEUX, Secrétaire général pour les affaires régionales

 

Nicolas Imbert a notamment rappelé que GCFT a contribué à la création de l’Institut de l’Economie Circulaire en 2012, pour fédérer l’ensemble des acteurs visant à préfigurer une économie qui soit plus économe en ressources fossiles, qui soit également plus intense en emplois locaux et qui soit une économie réconciliée avec l’écologie.

 

La notion d’« économie circulaire » est très utilisée dans le contexte industriel, mais peut être appliquée à d’autres secteurs, comme l’agriculture. Par exemple à La Réunion, un process tout à fait intéressant est développée pour réutiliser le déchet de la canne, la bagasse, et en faire une source d’énergie. Aujourd’hui, on voit apparaître des processus similaires autour des algues, ou d’autres matières agricoles primaires ou secondaires peu, mal ou sous-utilisées. Une dimension intéressante de l’économie circulaire réside dans son incarnation dans un territoire donné, en fonctions des spécificités locales.

 

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De gauche à droite : Frédéric Foucque, président du SICR (Syndicat des importateurs et commerçants de La Réunion), et Nicolas Imbert, directeur exécutif de Green Cross France et Territoires. (© Philippe Stéphant, source : www.ecoaustral.com)

Le Cluster GREEN est une brique essentielle pour la structuration d’une stratégie territoriale entraînant les différents acteurs concernés à La Réunion, y compris les collectivités locales. Plus d’informations : http://sicr.re/green/

Nicolas Imbert est également revenu sur la « chance formidable » des îles, dont la taille est particulièrement adaptée à l’action, avec des réseaux et jeux d’acteurs qui peuvent converger sur le territoire autour d’une stratégie concertée.

« Nous pensons, et c’est une conviction partagée avec l’Institut de l’Economie Circulaire, que les îles doivent être des pionnières de la transition écologique ».

 

 

Pour plus d’informations sur ce colloque, rendez-vous sur : http://sicr.re/evenements/colloque-2014/

 

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