Archives de la Catégorie : Economie circulaire

Conférence « Le défi climatique et la COP21 pour l’industrie immobilière : quel bilan ? Quels changements ? »

Mardi 9 février, au sein du cabinet Lefèvre Pelletier et associés, à Paris, se tenait une conférence organisée par l’Observatoire de l’immobiliser Durable (OID) sur les changements issus de la COP21 pour l’industrie immobilière. La séance a été introduite successivement par Loïs Moulas, directeur général de l’OID puis par son Président, Gérard Degli Esposti.

Retrouvez ici les interview des intervenants ainsi que la vidéo de la conférence sur la chaîne Viméo de Green Cross France et Territoires : https://vimeo.com/gcft/videos

G. Degli

M. Degli Esposti a d’abord tenu à remercier M. Jouzel pour sa présence avant de présenter son parcours : paléo-climatologue, ex Vice-Président du GIEC, récompensé à de nombreuses reprises pour ses travaux scientifiques, il a été associé à quatre cent publications, et a reçu, en 2012, le prestigieux prix Vetlesen, pour ses travaux sur les glaces polaires et le climat.

Retrouvez ici l’interview de M. Degli Esposti : vimeo.com/157561955

Jean Jouzel a introduit son propos en rappelant la qualité, dès 1990, du premier rapport du GIEC qui évoquait un réchauffement climatique global de l’ordre de trois degrés, ainsi qu’une élévation du niveau des mers de 65 centimètres, ce qui diffère assez peu différent des dernières prédictions.

Depuis 1992 et la conférence de Rio qui fixait l’objectif de stabiliser l’effet de serre, différentes difficultés ont été rencontrées, avec des accords n’engageant qu’une petite partie de la communauté internationale. Si Copenhague, en 2009, a permis un prolongement du protocole de Kyoto ne s’engageant que sur moins de 15% des émissions de GES mondiales, cette conférence a tout de même donné deux chiffres importants, qui ont fait le succès de la COP21. Le premier : l’apparition d’un objectif incitant à ne pas dépasser les 2 degrés de réchauffement global. Le second : la création d’un fonds vert, qui devra être provisionné à hauteur de 100 milliards de dollars par an pour aider les pays du Sud.

La COP21 a pu se construire dès 2011 lors de la conférence de Durban où un changement de paradigme a été opéré. Il a été acté pour la première fois que chaque pays travaille sur la contribution de diminution de ses émissions qu’il pourrait proposer, les INDC, en anglais.

L’accord de Paris a été un succès, car des engagements ont été pris : engagement de limiter le réchauffement climatique à deux degrés et tendre si possible vers 1,5 degré ; engagement d’abonder le fonds vert à hauteur de 100 milliards d’euros par an dès 2020 et de faire de ce montant un plancher, avec pour objectif de réévaluer à la hausse ce fonds. Enfin, invitation des pays à revoir leur INDC à la hausse, si possible avant 2020.

J. Jouzel

Malgré tout, quelques bémols sont à souligner : on doit regretter que les contributions soumises à la COP21 par les pays ne soient pas à la hauteur des enjeux nous menant vers une trajectoire d’un réchauffement de 3 à 3,5 degrés.

On peut aussi regretter l’absence de fixation d’un prix du CO2, qui aurait créé une vraie dynamique sur le sujet.

Il faut rappeler l’urgence d’agir, atteindre l’objectif 2 degrés nous contraint à ne pas émettre plus de 800 milliards de tonnes de CO2, ce qui correspond à 20 années d’émissions au rythme actuel. Cela représente les émissions générées par la combustion de seulement 20% des combustibles fossiles facilement accessibles, ce qui a inspiré la campagne « Keep it in the ground » s’inspirant des travaux du GIEC.

Les villes rassemblent déjà 50% de la population mondiale, leur population va doubler à l’horizon 2050 et elles abriteront alors près de 70% de la population. Si on ne change pas de mode de développement, la seule construction des villes consommera 460 milliards de tonnes de carbone !

Les villes doivent être pensées différemment pour devenir plus résilientes à l’ensemble des phénomènes climatiques extrêmes auxquels elles seront soumises. Dans un monde à +3 degrés, la canicule de 2003 se reproduira tous les deux ans. Les évènements extrêmes concerneront la plupart des villes car elles sont souvent construites dans des zones à risques (littoraux exposés à la hausse du niveau des océans ou auprès de fleuves).

Il est ainsi primordial d’agir, d’abord sur l’efficacité énergétique, puis sur le désinvestissement dans les énergies fossiles au profit du développement des énergies renouvelables.

Retrouvez ici l’interview de Jean Jouzel : vimeo.com/157557469

A la suite de l’introduction, une table ronde s’est tenue rassemblant : Nicolas Imbert, Directeur Exécutif de Green Cross France et Territoires, Lise Moret, Head of ESQ quantitative solutions, responsible investment, AXA IM et Philippe Pelletier, Avocat et Président du Plan Bâtiment Durable.

Nicolas Imbert a rappelé qu’il était nécessaire que les villes s’adaptent, à tous les niveaux, les bâtiments comme les transports y compris devant entrer en transition. Le mot résilience, que nous n’entendions pas encore en 1992 à Rio, est devenu très important vis-à-vis des villes. Trop longtemps, nous avons considéré que le réchauffement climatique était d’abord une problématique des villes du Sud, or il nous concerne tous. En réponse, on observe que les villes évoluent rapidement (véhicules partagés en pied d’immeuble, vélos en libre-service, espaces de coworking…)

De nombreux think tank se posent la question de la ville durable (celui de Dunkerque par exemple travaille sur le risque de submersion marine), l’obtention d’une ville plus verticale et moins minérale devenant nécessaire. Il faut travailler sur un plan d’investissement comprenant une logique d’identification du risque et des opportunités, avec une vision en amont. L’ingénierie de la prospection à l’échelle d’un territoire est quelque chose de très nouveau. Nous sommes sur un système encore apprenant mais qui pourra permettre l’émergence de villes compactes, approvisionnées de façon maîtrisée par des énergies déconcentrées, dans lesquelles le besoin en déplacements contraints sera limité.

Retrouvez ici l’interview de Nicolas Imbert : vimeo.com/156824286

Lise Moret a expliqué que ce sont d’abord les questions de gouvernance et des risques associés qui préoccupent un investisseur comme AXA IM.

Pour AXA, plusieurs volets sont à prendre en compte. La mesure est très importante : il faut apprendre à quantifier les risques environnementaux pour mesurer l’exposition d’une stratégie d’investissement. Différents indicateurs sont à suivre : le taux d’occupation du bâtiment, le rendement attendu de la classe d’actif. La mesure de l’empreinte environnementale est effectuée par plusieurs biais, notamment l’empreinte carbone, l’efficacité énergétique, la consommation d’eau, et la valorisation des déchets.

L’engagement, qui consiste à embrasser des initiatives, porter des actions collectives, ont plus de chancew d’aboutir, notamment grâce à l’effet d’annonce.

Le désinvestissement, qui permet, par un choix délibéré, de ne plus s’exposer au risque climatique.

Retrouvez ici l’interview de Lise Moret : vimeo.com/157118833

Philippe Pelletier a entamé son propos en expliquant qu’il n’y avait pas une, mais des solutions pour aider les villes à s’adapter au dérèglement climatique.

Il estime que dans les pays développés, nous sommes entrés dans une autre époque, dans laquelle le besoin en réglementations venant « d’en haut » se fait moins sentir, car une impulsion forte est menée par la société pour engager la transition. Il apparaît nécessaire de s’orienter vers un système de réglementaire souple.

Il note que pour la construction neuve, les réels progrès apportés par la RT2012 ont permis de réaliser d’importantes économies d’énergie, la démocratisation du pilotage de l’énergie par les outils numériques accentue ces efforts.

En revanche, beaucoup reste à faire sur l’existant, les bâtiments anciens risquent de voir leur valeur fortement dépréciée, d’où l’importance d’entrer dans des démarches de rénovation thermique. Par ailleurs, la précarité énergétique touche en France 15% des ménages, accompagner ces personnes, souvent propriétaires de maisons individuelles dans les zones périurbaines et rurales, permet de recréer du lien social et de contribuer à sauvegarder leur patrimoine.

Retrouvez ici l’nterview de Philippe Pelletier : vimeo.com/156867168 

Panel intervenants

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/conference-le-defi-climatique-et-la-cop21-pour-lindustrie-immobiliere-quel-bilan-quels-changements/

Fév 04 2016

Concours photo – économie circulaire et coopération décentralisée – appel à candidatures

Avis de concours photo

Economie circulaire et coopération décentralisée

Page actualisée le 24 février 2016:

Nous souhaitons tout d’abord, au nom de l’ensemble des équipes de l’Institut de l’Economie Circulaire, de Jean-Claude Lévy et de Green Cross, vous remercier pour la qualité de vos dossiers de candidature, leur richesse et leur diversité.
Nous sommes heureux et honorés de la confiance que vous nous avez témoigné en nous confiant et travaux, et souhaitons bonne chance à chacun d’entre vous, mais surtout souhaitons vous remercier profondément, et personnellement, pour vos travaux qui chacun à leur manière mettent en avant l’économie circulaire, la coopération décentralisée, et l’action de terrain.
Nous avons reçu plus de 30 dossiers, illustrant l’économie circulaire sur les 5 continents, le littoral et l’océan, de la manière la plus diversifiée qui soit.
Vous recevrez dans le courant du mois de mars un message vous informant des résultats du jury et de la suite donnée à votre candidature. Nous aurons également plaisir à accueillir tous les candidats, sélectionnés ou non, lors de la conférence de lancement de l’ouvrage « économie circulaire et coopération décentralisée » que nous effectuerons autour de Jean-Claude Lévy en avril ou en mai, et dont la date vous sera communiquée en mars.
En l’attente, nous vous souhaitons une excellente semaine et vous remercions encore chaleureusement pour ces candidatures diverses et brillantes, comme autant de pépites de l’économie circulaire.
Green Cross France et Territoires est présente sur les réseaux sociaux Facebooktwitter et LinkedIn.

Soutenir Green Cross – http://gcft.fr/WP/soutenir


Revivez la CoP21 avec Green Cross sur cop21.mobi et sa webTV sur tv.cop21.mobi

Clôture des candidatures : 22 février 2016

Green Cross, organise, avec le soutien de l’Institut de l’Economie Circulaire, un jeu-concours qui débouchera sur la réalisation d’une exposition itinérante et l’illustration d’un ouvrage à paraître au premier semestre 2016, sur le thème économie circulaire et coopération décentralisée : des clés pour agir. Cet ouvrage tout comme l’exposition associés cherchent à mettre en avant celles et ceux qui concrètement, sur les territoires, mettent en place l’économie circulaire, en nous faisant partager leur vécu.

 

Vous êtes photographe ? Participez à notre concours !

Envoyez-nous un portfolio de 2 à 8 clichés (ainsi que les légendes 150 mots max en français et en anglais) en JPEG ou TIFF haute définition (email jusque 10 Mo, Dropbox au-delà), accompagnée d’une note d’intention de 500 mots en français, qui soit en rapport avec les thématiques suivantes :

  1. Acteurs et territoires de l’économie circulaire (éco-conception et fabrication, recyclage, économie de la fonctionnalité, don et partage, monnaies alternatives et complémentaires, savoirs traditionnels pour une utilisation optimisée de la matière…),
  2. Habitat, agriculture et alimentation, énergies, mobilités – structuration de la société autour de l’économie circulaire,
  3. Portraits de celles et ceux qui font concrètement l’économie circulaire.

 

Toutes les localisations peuvent concourir, mais nous examinerons avec un intérêt tout particulier les travaux photographiques réalisées dans les régions et pays du monde suivants : Amérique du Sud, Cameroun, Campagnes et Villes françaises, Chine, Cuba, golfe de Guinée, îles pionnières (toutes mers du monde), Maroc, Nouvelle-Calédonie, Québec, Sénégal.

Nous pourrons retenir entre 1 et 3 clichés par lauréat.

Le concours est doté de 3 prix principaux (que le jury pourra décider de compléter avec des prix spéciaux), dotés financièrement comme suit :

  • Premier prix : 500 euros,
  • Deuxième prix : 300 euros,
  • Troisième prix (et éventuels prix spéciaux du jury) : 200 euros chacun.

Les lauréat(e)s bénéficieront d’une mise en visibilité sur le lieu de l’exposition, sur l’ouvrage « des clés pour agir » et sur le catalogue, et seront cités pendant 1 an comme partenaire de Green Cross, et invités à différentes manifestations de Green Cross et de l’Institut de l’Economie Circulaire.

En répondant, le candidat autorise Green Cross, si il est lauréat, à reproduire et adapter son œuvre pour l’intégrer à l’exposition, pour l’utiliser également dans le catalogue, distribué en format papier et électronique, et dans les ouvrages de la série « les clés pour agir / keys to act », également distribués en format papier et électronique, et ce sans autre rétribution que le prix ci-avant cité.

Les candidatures sont à envoyer par email exclusivement, à
contact@gcft.fr, avant le 22 février 2016 à 23h59.

Elles comprendront:

  • de 2 à 8 clichés, format JPEG ou TIFF haute définition (email jusque 10 Mo, Dropbox au-delà), tous légendés en français et en anglais (150 mots max en français et en anglais).
  • une note d’intention de 500 mots en français.
  • une photo portait du photographe (format 4/3), une description en 250 signes en français / 250 signes en anglais, ainsi que 2 liens vers un site web (idéalement 1 en français, 1 en anglais).
  • les prénoms et nom d’artiste du photographe (si différent du nom d’expéditeur).

 

Clôture des candidatures : 22 février 2016

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/concours-photo-economie-circulaire-et-cooperation-decentralisee-appel-a-candidatures/

Déc 10 2015

Décryptage du texte du 9 décembre

Nous avons revu le texte du 9 décembre (http://bit.ly/UNFCCC_draft_dec09) à la lueur de nos 8+1 motsclés…et voici le résultat.

1                                                

Rôle des gouvernements locaux : l’article 15 ouvre la porte pour une intégration discrétionnaire, au cas par cas, d’acteurs non étatiques.

2                                                                      

Suivi effectif et révision des engagements : l’article 2 laisse encore les options ouvertes pour des visions très différentes de ce qu’est un engagement et un accord contraignant. C’est un point essentiel non encore tranché. Une section entière (article 9) est consacrée avec la transparence, avec une bonne volonté de principe mais floue au niveau de la méthode. La définition du mécanisme de compliance est reportée à plus tard (article 11). La mention spécifique à l’article 12.8 sur la présence de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique augure de peu de transparence sur la transition énergétique. L’article 19 permet une certaine flexibilité dans les amendements.

3                                                                                                                        

Pertes et dommages : non tranché (cf. article 5)

4                        

Approche inclusive sur les territoires : pp13: en préambule, la sécurité alimentaire est expressément mentionnée, ainsi que la vulnérabilité des systèmes agricoles. L’article 2.1 précise bien le rôle de la finance, mais omet les acteurs territoriaux. Les financements et transferts de technologies font l’objet de précisions vers plus de concret (article 6 à 8). Le « capacity building » est toujours défini de manière souveraine par pays, ce qui n’encourage pas la coopération décentralisée (article 8).

5                                                                                                             

Reconnaissance des savoirs traditionnels : pp11: en préambule, l’allusion explicite à la Terre Mère est une première étape. Rien de plus

6                                                                                                             

Financement à l’échelle des territoires : cf.point 4 – encore très flou. La porte est ouverte pour des options plus précises, plus pragmatiques. Traditionnellement les choses se débloquent en toute fin de CoP

4                        

Accélération de la mise en réseau des solutions : L’article 4 propose des axes de progrès sur l’adaptation, mais sans contrainte.

3                                                                                                                        

Droits humains : parenthèses et crochets -et c’est dommage,d’autant plus que la déclaration des droits de l’humanité a été diffusée ce matin à toutes les délégations (www.droitshumanite.fr).

Un petit peu différents des précédents, le dernier mot clé est en fait l’impact sur le processus des conférences des parties de la mise en œuvre des motsclés précédents dans le texte.

+1                                                                                                                        

Evolution de la gouvernance pour la CoP22 : beaucoup de propositions de méthode, mais des process très lourds et peu de subsidiarité.

Parmi les éléments intéressants, citons la mention en préambule (et donc sans valeur contraignante) de l’océan, au même rang que les écosystèmes terrestres et la Terre Mère.

En synthèse, beaucoup doit encore être accompli, et le chemin des solutions sera probablement plus celui qui mènera de la CoP21 à la CoP22 que celui des 72 prochaines heures. Nous restons dans un processus et un accord inter-national, beaucoup plus long qu’un engagement contraignant multi-latéral, et très peu des travaux des sommets préparatoires ont pu être repris. La solidarité avec les peuples du Pacifique reste au stade incantatoire, malheureusement. La convergence des mobilisations de sujets aussi complémentaires et différents que l’économie circulaire, les littoraux et océans, et l’alimentation est encouragée par le texte d’ici à la CoP22 et jusqu’à 2020, mais sans aucun caractère impératif. Est-ce suffisant par rapport à l’urgence ? Et ne faudrait-il pas mieux un 2°C avec une feuille de route permettant de ne pas le dépasser qu’un texte qui se donne l’illusion des 1,5°C et est dimensionné pour 2,5 à 3°C.

Prochains événements

  • 10 décembre, 14h – 17h, Grand Palais (entrée libre pour tous), Solutions CoP21, Paris: Conférence – Agora « Océan et économie circulaire »Accès libre pour tous.
  • 11 décembre, 17h45 – 19h00, Le Bourget : intervention de Nicolas Imbert lors du débat de Réseau Projection « Les solutions face aux risques climatiques en milieu urbain : expériences ouest-africaines ». Espace Générations Climat, le Bourget. Accès libre pour tous.

Clés de lecture du texte – Les 8 + 1 motsclés qui construiront un accord acceptable à Paris, ou non !  English version to follow – version PDF disponible ici

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/decryptage-du-texte-du-9-decembre/

Nov 28 2015

Cop21 – nous sommes prêts

Green Cross est prêt pour la CoP21.

Tout d’abord autour de deux travaux majeurs qui prennent pleinement leur sens en ces jours:

  • Le projet de Déclaration des Droits et Devoirs de l’Humanité (http://www.droitshumanite.fr), qui pourrait être évoqué lors de la plénière d’ouverture, et donnera lieu à un side-event le 9 décembre à 11h au Bourget,
  • Les travaux sur l’adaptation et la résilience co-construits au Sommet Mondial Climat et Territoires (WSCT, Lyon, juillet 2015) et que nous restituerons le 2 décembre à 11h au Bourget,
  • ainsi que la mobilisation multi-acteurs ParisClimat2015 – Objectif OCEAN structurée autour de 60 têtes de réseaux signataires (entreprises, territoires, financiers, associations et fédérations…), dans 30 pays, représentant ensemble 50 000 structures contributrices. Notre side-event est le 3 décembre à 13h, au Bourget.

Par ailleurs, du 30 novembre au 10 décembre, Green Crosslance tv.cop21.mobi, la web-TV quotidienne des territoires en transition5 émissions par semaine, entre interviews et plateaux TV. A retrouver dès lundi sur http://tv.cop21.mobi.

Amis rhonalpins et de suisse voisine, ces contenus seront repris, avec de nombreuses animations autour de Green Cross, au salon Naturellia http://www.naturellia.com/ (entrée 2 euros, dont 1 euro pour Green Cross).

C’est une TV participative. Vous êtes présents au Bourget où à Paris pour la Cop21 et souhaitez contribuer ? Ecrivez-nous sur contact@gcft.fr

Vous n’êtes pas au Bourget ni à Paris et avez un message pour nous ? Postez votre vidéo en privé survimeo.com et envoyez-nous le lien (et le mot de passe) sur contact@gcft.fr.

Dans le dramatique contexte que nous connaissons, cette CoP qui se place plus que jamais autour de la construction commune d’un futur acceptable pour l’humanité, doit et va réussir autour d’engagements contraignants, régulièrement audités, et d’actions concrètes incrémentales à l’échelle des territoires: prix du carbone, transition énergétique, évolutions agricoles et alimentaires, eau et océan, coopération décentralisée, solidarités des territoires, prévention des conflits. C’est cette richesse que nous avons choisi de contribuer à mettre en avant pendant la CoP.

Vous pouvez télécharger ICI le Guide Green Cross de la CoP21: en 36 pages, l’essentiel sur la CoP, les sujets chaud, les événements et contacts sur les différents lieux.
2015-11-28 13.48.52
Du 30 novembre au 10 décembre, vous trouverez régulièrement notre agenda et le guide actualisés sur le site http://agenda.cop21.mobi, qui sera ouvert le 30 novembre au matin. Et vous reconnaîtrez les bénévoles et relais de Green Cross sur le terrain entretemps à leur écharpe blanche, siglée du logo GreenCross.

N’oubliez pas, ce week-end, le climat a aussi besoin de vous: participez à la COY11 à Villepinte, déposez vos chaussures pour la marche virtuelle pour le climat (Place de la République à Paris – avec avaaz.org, et dans de nombreuses villes de France), mobilisez-vous sur les réseaux sociaux, agissez…

A très vite
l’équipe Green Cross

2015-11-27 13.50.15

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/cop21-nous-sommes-prets/

Revivez la conférence du 4 novembre : Transition énergétique, Quelles perspectives avant la COP21 ?

Retrouver désormais la conférence en vidéo: 

Conférence IPAG – Green Cross du 4 novembre from GCFT on Vimeo.

 

Quatre semaines avant la COP21,  de nombreux acteurs de la transition énergétique, et, plus largement de la transition écologique de l’économie se sont réunis au sein d’un amphithéâtre chargé d’histoire, celui de la Société de Géographie, désormais occupé par l’IPAG Business School, qui accueillait cette conférence par un mot de son directeur, Guillaume Bigot, dans lequel il a insisté sur la nécessaire mise en place d’un système économique positif et vertueux.

Corinne Lepage

Cette conférence a été introduite par un grand témoin de la transition écologique, Corinne Lepage, qui a présenté ses travaux sur l’économie du nouveau monde et la mission qu’elle a dirigée pour la Ministre Ségolène Royal au mois de juin dernier.

Son rapport est porteur d’un mouvement, le MENE, Le Mouvement des Entreprises de la Nouvelle Economie, qui rassemble déjà 5000 entreprises ayant pour objectif de s’unir pour défendre l’avènement de la troisième révolution industrielle, à l’instar de ce qui se fait dans la région Nord-Pas-de-Calais.

Madame Lepage a conclu son intervention par un message volontariste : Nous allons mettre en œuvre les propositions que vous trouvez dans ce rapport.

A la suite, une première table ronde autour de la gouvernance énergétique, de ses enjeux des  réponses à porter sur les territoires à rassemblée Nathalie Gysi pour Green Cross Suisse, Yves Marignac pour WISE Paris et Claire Roumet pour Energy Cities.

Green Cross France and Territories, conference at IPAG Buisness School, Paris. Energetic transition, perspectives before COP21.

 

Claire Roumet, en tant que représentante d’un réseau de plus de 1000 villes européennes volontaires dans la transition énergétique, a axé son propos sur l’existence solutions pour mettre en œuvre la transition énergétique, que la différence peut se jouer à l’échelon local en citant comme exemple Vancouver, qui, au sein d’un Etat peu décentralisé a pu prendre la décision d’aller vers un mix 100% renouvelable à l’horizon 2035.

 

 

Green Cross France and Territories, conference at IPAG Buisness School, Paris. Energetic transition, perspectives before COP21.Yves Marignac a insisté sur le fait que face au dérèglement climatique, la réponse tient dans notre triple intelligence sur les usages, les équipements et les ressources énergétiques. Il est ainsi possible de ne s’appuyer à terme que sur les seules énergies soutenables, les énergies de flux. Ce système énergétique est 4D, déconcentré : il commence par les économies d’énergie puis l’évaluation des potentiels d’énergies renouvelables sur les territoires, des énergies décarbonées, diversifiées et démocratiques qui développent des modèles à l’opposé des grands groupes. Pour construire une trajectoire de transition, il apparaît urgent de bien questionner nos besoins.

Green Cross France and Territories, conference at IPAG Buisness School, Paris. Energetic transition, perspectives before COP21.Nathalie Gysi a poursuivi la discussion en présentant des éléments de la transition énergétique suisse et notamment le cout de sa sortie du Nucléaire suite à la catastrophe qui a eu lieu à Fukushima en 2011. Un cout estimé à environ 1 milliard d’euros par an jusqu’en 2050, seulement l’équivalent d’un café pris par une famille chaque mois sur la période pour financer cette transition. Cette politique de subvention aux énergies renouvelables est couplée à une politique très volontariste d’efficience afin que la consommation énergétique Suisse soit inférieure en 2050 à ce qu’elle était en 1970.

 

Selon Yves Marignac, une initiative similaire en France nécessite un changement complet de politique énergétique, mais est faisable avec un état qui deviendrait orchestrateur des politiques territoriales, au lieu d’imposer une stratégie descendante comme c’est le cas actuellement. La loi sur la transition énergétique nous donne une trajectoire, nous devons maintenant trouver le modèle économique, social et politique pour la mettre en œuvre.

Dominique Bonet-Fernandez, Nicolas Imbert

Une seconde table ronde, composée de Pierre Astruc, pour GRT Gaz, de Robert Bell, professeur en management et de François-Michel Lambert, Président de l’Institut de l’Economie Circulaire, a axé son propos sur des retours d’expériences et des solutions à mettre en œuvre pour amorcer la transition.

Green Cross France and Territories, conference at IPAG Buisness School, Paris. Energetic transition, perspectives before COP21.

 

 

 

François-Michel Lambert, de retour de Chine, a précisé, que la transition vers l’économie circulaire est en marche, la question de la consommation de ressources dans les nouveaux modèles économiques est absolument centrale dans ce pays de près d’un milliard et demi d’habitants. Les politiques locales doivent aider à cette prise de conscience et ce qu’on remarque lorsque l’on fait rouler des véhicules au biogaz issu des biodéchets des citoyens, c’est que si on communique dessus on accroit nettement l’effort de tri.

 

 

 

 

Green Cross France and Territories, conference at IPAG Buisness School, Paris. Energetic transition, perspectives before COP21.Pierre Astruc a rebondi sur cette intervention en développant le rôle que le gaz a à jouer dans la transition énergétique. Le besoin global de réduction de nos émissions de gaz à effet de serre invite, à l’approche de la COP21, à faire évoluer notre système énergétique vers un mix sobre en carbone et de plus en plus décentralisé. Énergie fossile la moins polluante, le gaz est aussi de plus en plus vert, pouvant ainsi contribuer efficacement à cette transition énergétique. Garant d’efficacité énergétique industrielle, solution de stockage d’énergie, carburant alternatif peu émetteur, le gaz et son réseau contribuent à relier les territoires, favoriser le développement des filières de gaz renouvelables et à assurer la complémentarité entre les énergies avec des innovations telles que le Power to Gas.

Green Cross France and Territories, conference at IPAG Buisness School, Paris. Energetic transition, perspectives before COP21.

Robert Bell a insisté sur la probable inefficacité de la mise en place d’une taxe carbone pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, en prenant un exemple simple.  La taxe carbone, cette stratégie demanderait des taxes si élevées qu’elles en sont inatteignables. Par exemple, la dernière fois où la consommation de pétrole avait commencé à baisser, le prix du baril était d’environ 140$. Avec un Brent à 50$ le baril, je vous laisse imaginer le montant de la taxe à ajouter. Pour accélérer le déploiement des énergies renouvelables, il propose de défiscaliser les investissements sur les énergies renouvelables.Le but   serait de provoquer un « tsunami de financements ». Aux Etats-Unis, la défiscalisation des investissements des forages des gaz et huiles de schistes a provoqué un développement massif des exploitations. Tous les coûts ont été amortis dans l’année provoquant un boom fiscal dans les régions riches en gaz et huile de schistes. Ce type de défiscalisation a eu un effet de levier massif

Green Cross France and Territories, conference at IPAG Buisness School, Paris. Energetic transition, perspectives before COP21.

 

En conclusion, Monsieur Josias Gasser Conseiller National Suisse (Grisons) et vice-président du groupe parlementaire Suisse pour la transition énergétique a présenté la transition énergétique dans le pays Helvète, une transition qui débute, il le regrette, avec du retard sur de nombreux pays européens, mais qui dispose d’ambitieux objectifs. La sortie du nucléaire, soutenue par la population suisse, se fera en parallèle d’une baisse des besoins énergétiques, que ce soit de chaleur ou d’électricité. Elle permet de rendre l’économie plus compétitive et d’investir dans une modernisation des logements. Il a tenu à ajouter que d’un point de vue économique, le nucléaire face aux renouvelables ne se justifie pas.

 

 

 

 

 

Green Cross France and Territories, conference at IPAG Buisness School, Paris. Energetic transition, perspectives before COP21.

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/revivez-la-conference-du-4-novembre-transition-energetique-quelles-perspectives-avant-la-cop21/

Le point sur nos groupes de travail autour de l’économie circulaire

Notre premier groupe de travail sur l’eau a brillamment réussi, permettant de lancer l’ouvrage l’eau, des clés pour agir qui a lancé la collection http://www.desclespouragir.fr (téléchargement PDF gratuit ici, version imprimée en vente 10 euros – vente en groupe possible contact@gcft.fr).
Green Cross anime actuellement deux groupes de travail complémentaires :
  • un sur économie circulaire et énergie,  
  • un autre sur l’économie circulaire littorale.

Chaque groupe de travail réunit des experts thématiques et s’enrichit de retour d’expériences de terrain, en effectuant 4 à 6 séminaires de travail ainsi que des visites de site.

Les thématiques de notre groupe de travail économie circulaire et énergie sont les suivantes :

 

Thèmes Résumés
Villes et territoires durables Des enjeux et solutions spécifiques pour la mobilité (des personnes (mutualisation des espaces de travail) et des marchandises), les énergies 4D de proximité (déconcentrées, décarbonées, diversifiées, démocratiques)
L’enjeu méthane, perspectives et réalités La méthanation, ou possibilité de stocker de l’électricité en la transformant en gaz, la ville comme ressource (déchets verts, STEP etc)
Le rôle des réseaux et les besoins d’intelligence Adéquation entre offre et demande, distribution, stockage, signal-prix (nouvelle mutualisation des réseaux)
Efficacité énergétique et nouvelles ENR diffuses Développement autour des nouvelles énergies renouvelables (marines, fluviales, terrestres)
Autonomie énergétique des îles Les îles territoires précurseurs, focus sur les travaux des étudiants de Centrale Paris

 

Voici également celles du groupe de travail sur l’économie circulaire littorale :

 

Thème Intitulé
1 Territoire littoral, territoire durable
2 Navires propres
3 Déconstruction navale
4 Produire une alimentation durable issue de la pêche via des infrastructures portuaires optimisées
5 Autonomie énergétique des iles
6 Transitions écologiques dans le Pacifique Sud
7 Innovations durables pour la plaisance, la course au large et les professionnels de la mer
8 Etudier les comportements liés aux pollutions émergentes
9 Pollution des zones littorales et éléments de résilience, notamment face aux aléas climatiques

 

Si vous pensez pouvoir partager avec nous une contribution, souhaitez assister à une prochaine réunion du groupe de travail, nous suggérer un élément, n’hésitez pas: contact@gcft.fr

 

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/le-point-sur-nos-groupes-de-travail-autour-de-leconomie-circulaire/

Les filières REP, une chance pour l’économie circulaire !

sicr

Le 10 octobre 2014, Nicolas Imbert a participé à une journée de travaux consacrée à la filière REP (Responsabilité Elargie du Producteur), organisée à La Réunion par le SICR (Syndicat des importateurs et commerçants de La Réunion).

 

La REP (Responsabilité Elargie du Producteur) est un dispositif qui décline le principe du pollueur – payeur en obligation réglementaire. Les acteurs mettant sur le marché les produits utilisés quotidiennement (emballages ménagers, piles, batteries, pneumatiques, éléments d’ameublement, équipements électriques et électroniques, papiers, etc.) doivent pourvoir à la gestion des déchets qui résultent de la consommation de leurs produits.

 

Concrètement, l’application de la REP a engendré et continue d’impulser la création de filières pour organiser des activités nouvelles de tri, collecte, ou encore des industries de recyclage… L’enjeu consiste en effet à stimuler une nouvelle dynamique permettant de concrétiser l’économie circulaire sur toute la chaîne de valeurs d’un produit, depuis la conception jusqu’au recyclage. Le développement de filières REP a donc des effets bénéfiques en matière de création d’emploi et d’insertion professionnelle ; et génère des dynamiques de collaborations pour mutualiser les coûts induits.

 

SICR1

Le préfet (à droite), Dominique Sorain, a ouvert le second colloque des filières REP organisé par le SICR, présidé par Frédéric Foucque (au centre) ( © photo L.L-Y., source : www.ciclanoo.re).

Dans le cas de la Réunion, une quinzaine de filières a été créée pour améliorer la gestion des déchets. L’événement du 10 octobre 2014, organisé par le SICR, a permis de revenir sur les acquis et défis de ces filières sur l’île et sur d’autres territoires de l’Océan Indien, en réunissant divers experts et porteurs de projets.

 

Parmi les principaux défis identifiés par les participants, le défaut ou l’insuffisance d’implication de la part de certains producteurs et distributeurs, mais aussi une économie parallèle qui fragilise l’économie officielle, et des moyens de contrôle insuffisants.

 

Des pistes de solutions concrètes ont également été présentées, comme la massification des gisements par le développement de stratégies interrégionales. Pour cela, il serait nécessaire d’actionner les leviers réglementaires existants, avoir une meilleure connaissance des flux (déchets, matières…) et développer des synergies industrielles dans la zone Océan Indien.

 

Le directeur exécutif de Green Cross France et Territoires, Nicolas Imbert, est intervenu en clôture des travaux au sein d’un panel de haut-niveau :

  • ADEME : M. Philippe BEUTIN, Directeur Régional
  • REGION : M Monsieur ALIN GUEZELLO, Conseiller régional, élu délégué aux énergies nouvelles
  • PREFECTURE : M. Thierry DEVIMEUX, Secrétaire général pour les affaires régionales

 

Nicolas Imbert a notamment rappelé que GCFT a contribué à la création de l’Institut de l’Economie Circulaire en 2012, pour fédérer l’ensemble des acteurs visant à préfigurer une économie qui soit plus économe en ressources fossiles, qui soit également plus intense en emplois locaux et qui soit une économie réconciliée avec l’écologie.

 

La notion d’« économie circulaire » est très utilisée dans le contexte industriel, mais peut être appliquée à d’autres secteurs, comme l’agriculture. Par exemple à La Réunion, un process tout à fait intéressant est développée pour réutiliser le déchet de la canne, la bagasse, et en faire une source d’énergie. Aujourd’hui, on voit apparaître des processus similaires autour des algues, ou d’autres matières agricoles primaires ou secondaires peu, mal ou sous-utilisées. Une dimension intéressante de l’économie circulaire réside dans son incarnation dans un territoire donné, en fonctions des spécificités locales.

 

SICR2

De gauche à droite : Frédéric Foucque, président du SICR (Syndicat des importateurs et commerçants de La Réunion), et Nicolas Imbert, directeur exécutif de Green Cross France et Territoires. (© Philippe Stéphant, source : www.ecoaustral.com)

Le Cluster GREEN est une brique essentielle pour la structuration d’une stratégie territoriale entraînant les différents acteurs concernés à La Réunion, y compris les collectivités locales. Plus d’informations : http://sicr.re/green/

Nicolas Imbert est également revenu sur la « chance formidable » des îles, dont la taille est particulièrement adaptée à l’action, avec des réseaux et jeux d’acteurs qui peuvent converger sur le territoire autour d’une stratégie concertée.

« Nous pensons, et c’est une conviction partagée avec l’Institut de l’Economie Circulaire, que les îles doivent être des pionnières de la transition écologique ».

 

 

Pour plus d’informations sur ce colloque, rendez-vous sur : http://sicr.re/evenements/colloque-2014/

 

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/les-filieres-rep-une-chance-pour-leconomie-circulaire/

Juin 24 2015

Green Cross soutient les Acteurs du Nouveau Monde – adnmonde.fr

Jeremy Rifkin, Président de la Foundation on Economic Trends et Corinne Lepage ont présenté les Acteurs du Nouveau Monde lors d’une conférence de presse le mercredi 24 Juin à Paris.

2015-06-24 11.33.31

Le rapport appelle à une « Economie du Nouveau Monde » :

L’économie du Nouveau Monde reprend très largement les propositions de Jérémy Rifkin qui repose effectivement sur la convergence des nouvelles technologies de l’information et de la communication, de l’énergie renouvelable c’est-à-dire sans fossile, ni fissile, avec ses applications sur le transport et la production industrielle et enfin un nouveau mode de production et d’organisation de la société autour de la territorialisation.

Dans son dernier ouvrage, Jérémy Rifkin décrit parfaitement la révolution que constitue la convergence des nouvelles technologies dans le domaine de la communication, de l’énergie et du transport pour conduire à l’internet des objets. Cette révolution fait qu’il n’est pas possible de parler de transition écologique ou énergétique sans parler de transition technologique liée. C’est cette interconnexion qui change le monde et qui le change probablement beaucoup plus rapidement que ce que certains pouvaient imaginer.

La conclusion principale de ce rapport de 139 pages, préparé par un groupe de travail de 28 représentants de l’industrie, de la communauté scientifique, des universités et de la société civile, est que le Nord-Pas de Calais est « incontestablement la région qui a une vraie vision de ce que pourrait être un projet régional à long terme afin d’entrer dans la Troisième Révolution Industrielle « (le groupe d’experts de Mr Rifkin a travaillé avec la région du Nord-Pas-de-Calais depuis 2012 sur son nouveau plan de développement économique). Le groupe de travail note que la communauté des entrepreneurs de la région, les municipalités, la société civile, les universités, les écoles secondaires et les familles ont été pleinement mobilisés et travaillent en collaboration à la construction et au développement d’une Troisième Révolution Industrielle écologique et intelligente, créant ainsi de nouvelles opportunités pour les entreprises,  et d’emploi pour la région.

Le rapport poursuit en disant que la « refonte des juridictions régionales [en France] offre une occasion historique de créer une dynamique favorisant le passage à un nouveau monde. »

Le rapport se termine par l’observation que « le moment est donc venu de proposer la généralisation du modèle de la région Nord-Pas de Calais [Troisième Révolution Industrielle], en une stratégie de développement dans toutes les régions de France. » Le modèle existe et tout ce que nous avons à faire est de reproduire la méthodologie en l’adoptant aux caractéristiques de chaque région. »

L’économie de la Troisième Révolution Industrielle va révolutionner tous les secteurs commerciaux en France, apportera avec elle de nouvelles opportunités économiques sans précédent, mettant des centaines de milliers de gens au travail et créant ainsi une société post-carbone plus durable, afin d’atténuer le changement climatique.

Le rapport se termine par une nouvelle vision audacieuse d’un plan de développement économique réparti, basé sur les régions, reliées par le réseau numérique, de façon latérale à travers tout le pays et au-delà.

Car l’entrée dans le Nouveau Monde est l’affaire de tous et l’expérience prouve que les citoyens, les entreprises et les collectivités locales sont infiniment plus actifs et efficaces que l’État dans cette métamorphose. C’est la raison pour laquelle le rapport propose un plan d’action par acteurs (citoyens, entreprises, médias et collectivités locales) en insistant tout particulièrement sur le rôle actif des régions. Le Master plan lancé en Nord-Pas-de-Calais pour parvenir à l’autonomie énergétique devrait être généralisé. De même que la création d’outils financiers et d’actionnariat local à l’échelle des régions et qu’un nouvel accompagnement des TPE et PME à l’échelle régionale, notamment grâce à des clusters.

Le rapport note que,

L’Etat, de son côté, est à la croisée des chemins. A minima, il pourrait choisir, avant d’y être contraint par la transformation du monde, de ne plus constituer un obstacle sur la voie du Nouveau Monde. Mais il pourrait aussi décider d’en devenir un moteur, en proposant une véritable stratégie pour le Nouveau Monde, en faisant évoluer les institutions de la République, en acceptant de changer les règles du jeu et d’utiliser les moyens de l’État actionnaire. (5ème partie)
La COP21 est une occasion historique unique de changer notre fusil d’épaule et d’endosser l’habit d’un leader européen et mondial dans la construction du Nouveau Monde. Ce faisant, l’État pourrait à nouveau faire rêver les Français.

 

Green Cross encourage toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans ces travaux à se faire connaître sur http://adnmonde.fr/

synthèse du rapport à télécharger ICI

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/green-cross-soutient-les-acteurs-du-nouveau-monde-adnmonde-fr/

Agenda Green Cross – juin 2015

  • 25 et 26 juin: Forum Enerpresse (Deauville) – Nicolas Imbert présent le 26 juin au matin
  • 26 juin, 16h30: Conférence « Océan: merveille à sauvegarder » sur le village d’arrivée de la Solitaire du Figaro (Dieppe) – renseignements et inscription ici: http://on.fb.me/1Ni61iW 
  • 27 juin 2015 (9h à 19h): enregistrement de l’émission « 10h pour l’Outremer », proposée par Métamorphose outremer, à Bordeaux. Participation de Nicolas Imbert à l’une des tables rondes – renseignements :http://bit.ly/1BAJrRh
  • 1er et 2 juillet : Sommet Climat & Territoires à Lyon (GCFT en charge avec ICLEI et la Chambre de Commerce Internationale de la thématique adaptation…) – en savoir plus: http://en.rhonealpes.fr/1202-world-climate-summit-2015-fr.htm
  • 6 au 8 juillet : Global Conference des Ateliers de la Terre, Chantilly : http://www.globalconference2015.org/ – Concocté par la directrice des programmes Sonia Henry, le programme est désormais en ligne: http://www.globalconference2015.org/pdf/Program_of_the_Global_Conference_2015.pdf11
  • 26 – 27 septembre : Green Cross participera à Alternatiba Paris, dans le quartier Eau du Village Alternatiba, en particulier sur le thème « Un seul cycle de l’eau ». Seront abordés les enjeux climat, alimentation, océans, qualité de vie, avant ParisClimat2015. Informations : contact@gcft.fr

 

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/agenda-green-cross-juin-2015/

Green Cross et les Expéditions 7ème continent s’associent dans la lutte contre la pollutions des océans par les déchets plastiques

Green cross septieme continent océans

Jean-Michel Cousteau le rappelle « il n’y a qu’un seul cycle de l’eau – nous buvons l’océan »…raison de plus pour considérer « qu’un océan en bonne santé, c’est un climat préservé ».
Pour Patrick Deixonne Chef de mission des expéditions 7° Continent : La pollution plastique dans nos océans est une véritable catastrophe écologique qui passe inaperçue et qui fait froid dans le dos  quand on se retrouve nez à nez avec elle.
C’est pourquoi les Expéditions 7e Continent et Green Cross vont collaborer dans la lutte contre la dispersion des déchets plastiques dans nos océans. Les océans du monde entier sont soumis à de très nombreuses pollutions.
L’effet des plastiques sur les océans sont encore peu connus, mais déjà identifiés comme problématiques.

Impacts des plastiques sur la faune océanique, transport, de relargage et bioaccumulation de polluants tels les PCBs (PolyChloroBiphényle) ou les HAPs (hydrocarbures aromatiques polycycliques), modifications des écosystèmes induites par la présence de substances réactives…de nombreuses observations nous inquiètent, et appellent à agir.

Nous devons continuer à faire progresser la science et  tout faire pour trouver des solutions afin de réduire cette pollution qui pourrait affecter la santé des écosystèmes et de l’humanité. Le prochain départ des Expéditions 7ème continent en Atlantique Nord et Sud, et les travaux de Green Cross sur l’économie circulaire et le cycle de l’eau contribuent à solliciter l’attention et à viser l’implication de chacune et chacun.
Les Expéditions 7e Continent et Green Cross vont collaborer dans la lutte contre la dispersion des déchets plastiques dans nos océans. Ce partenariat s’inscrit dans le souhait de développement des Expéditions 7e Continent d’accueillir au sein du club 7e Continent des associations et entreprises qui œuvrent pour la protection de l’environnement, dans un contexte international. Il permet à Green Cross, très investi dans l’économie circulaire et les enjeux liés à l’eau et aux océans, de développer ces opportunités de solution et de continuer à agir dans la prévention et la gestion des pollutions critiques pour préserver un avenir serein.

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/expe7econtinent/

Articles plus anciens «

« Articles plus récents