Archives de la Catégorie : Nos actions

« Les deux dangers qui menacent le plus la planète sont le changement climatique et les armes nucléaires » – tribune libre de Paul Quilès (membre du C.S.)

Avec ce billet, Green Cross ouvre une nouvelle rubrique « Tribune Libre », qui permet des interpellations directes au gré des volontés, implications et prises de parole des membres de son comité d’orientation qui souhaitent partager leurs visions et perspectives.

Cette première tribune est confiée à Paul Quilès.

_______________________________________________

Les deux dangers qui menacent le plus la planète sont le changement climatique et les armes nucléaires

Avez-vous été frappés comme moi par le déséquilibre que nous avons constaté en France dans le traitement médiatique de récents événements ?

D’un côté, un matraquage exceptionnel à travers tous les médias autour de la disparition d’un chanteur populaire, quasiment érigé en héros, célébré au cours d’une véritable cérémonie nationale.

De l’autre, une grande discrétion pour la remise du Prix Nobel de la Paix à ICAN (la campagne pour l’abolition des armes nucléaires). Quant au « One Summit Planet »[1], quelques médias en firent état, mais point trop, pour ne pas ennuyer le public avec un sujet insuffisamment affriolant.

C’est dommage car ce sommet, destiné à mettre en place des initiatives concrètes pour financer la transition écologique afin de tenir l’objectif des 2°C décidé lors de la COP 21[2], a été l’occasion de quelques annonces potentiellement intéressantes. Par exemple, l’engagement de différents organismes à « verdir » leurs investissements ; la Banque Mondiale ne financera plus les activités liées aux énergies fossiles dès 2019, les banques françaises celles liées aux sables bitumineux ; une coalition de fonds souverains verdira son portefeuille. Divers philanthropes, entreprises et fonds d’investissements internationaux se sont également engagés à investir massivement dans les énergies renouvelables et les activités durables.

Mais en l’absence d’objectifs chiffrés, ce sommet ne reste pour l’instant que celui des déclarations d’intention, ce qui est loin d’être suffisant pour constituer une réaction à la mesure des enjeux environnementaux.

Le changement climatique constitue pourtant l’un des deux graves dangers qui menacent la planète, les armes nucléaires étant le second. Le changement climatique peut provoquer le déplacement de dizaines de millions de réfugiés climatiques, l’abandon de terres occupées jusque-là par les êtres humains, mais demain submergées par les eaux et la modification irréversible de la faune, de la flore et de nos modes de vie.

Les armes nucléaires, quant à elles, sont des instruments de destruction massive. Une seule suffirait à ôter plusieurs centaines de milliers voire plusieurs millions de vies et signerait vraisemblablement le début d’une guerre aux conséquences incalculables. Quels que soient les acteurs en jeu, la menace est aussi globale que celle du changement climatique, en faisant craindre une atteinte beaucoup plus brutale et dramatique à notre civilisation.

Coeur Hiroshima nov 45A bien des égards, le désarmement nucléaire est d’ailleurs également un enjeu environnemental, étant donné le potentiel de destruction d’une bombe atomique, pulvérisant la zone d’impact et provoquant un désastre humanitaire sans précédent. Il faut ajouter à cela les effets dévastateurs d’un « hiver nucléaire » causé par l’addition d’explosions nucléaires dans le cadre d’une guerre nucléaire « limitée ». La bombe est dangereuse aussi bien pour les hommes que pour les territoires, comme peuvent en témoigner les survivants d’Hiroshima, de Nagasaki et, dans une certaine mesure, les témoins des essais nucléaires atmosphériques.

Ces deux périls ont beaucoup en commun. Ils opposent à une course contre-la-montre (celle du réchauffement comme celle de l’escalade nucléaire) l’inertie ou l’entêtement des dirigeants pays les plus puissants. Dans les deux cas, on feint de ne pas voir la source des problèmes, on s’arrange pour ne pas remettre en cause les habitudes ou les idées reçues. Ces deux périls engendrent déjà de nombreuses tensions entre les pays et suscitent de la défiance entre les populations, que cela soit par la rareté des ressources disponibles ou par la crainte d’une guerre nucléaire. Ces tensions sont d’ailleurs liées : qu’il s’agisse de la raréfaction de l’eau à la frontière entre l’Inde et le Pakistan ou de l’accès à de nouvelles ressources minières et à de nouvelles voies maritimes dans l’Arctique, le changement climatique suscitera des tensions géostratégiques entre des puissances nucléaires qui ne manqueront pas d’utiliser la dissuasion pour faire valoir leurs intérêts.

Hiroshima - au cœur de l'explosionCes deux périls portent également des combats communs, souvent réalisés par les mêmes acteurs. La lutte contre les armes nucléaires et la lutte contre le réchauffement climatique sont toutes deux porteuses d’un idéal de paix et tout progrès dans ce sens ne peut être issu que de négociations multilatérales. Le monde des générations futures sera climatiquement moins sûr que le nôtre, mais nous savons qu’il peut être militairement plus sûr grâce au désarmement nucléaire et à la construction d’une sécurité mondiale garantie par l’ONU.

En effet, s’il faudra mobiliser tous les acteurs possibles – citoyens, associations, entreprises, collectivités, Etats, ONG, Union Européenne, ONU – pour sauver la planète du réchauffement climatique, il suffit que neuf Etats s’entendent pour entrer dans un monde post-nucléaire. La solution est donc à la fois bien plus simple et plus compliquée, puisque les points de blocages sont beaucoup plus concentrés et bien plus tenaces.

 

648x415_explosion-nucleaireAlors que le changement climatique semble enfin susciter quelques prises de conscience chez les Etats, les puissances nucléaires organisent une désinformation qui les laisse à l’abri d’une mise en cause par leurs opinions publiques. Sans respecter la signature qu’ils ont apposée au TNP[3] (Traité de Non-Prolifération), les grandes puissances nucléaires se livrent à une nouvelle course aux armements, en augmentant le nombre d’ogives, et surtout en perfectionnant leur précision et leur maniabilité. Il en résulte un accroissement des tensions internationales, où insensiblement on passe de la doctrine du « non-emploi » à la perspective de frappes nucléaires supposées limitées, qui pourraient déclencher une escalade infernale, détruisant la planète plus rapidement et plus définitivement que le réchauffement climatique.

Et pour terminer ce billet comme je l’ai commencé, je citerai Johnny Halliday, mais, cette fois-ci pour lui reconnaître une certaine lucidité lorsque il chantait :

Noir c’est noir
Il n’y a plus d’espoir
(…)

Noir c’est noir
Il n’est jamais trop tard
(…)

Maintenant pour le sauver à tout je suis prêt.
A l’instant de la vérité, pourquoi en douter ?

________________________

Renvois de bas de page:

[1] Ce n’est pas le nom d’un show grandiose qu’aurait fait Johnny au Zénith !

[2] Faut-il préciser que la Cop 21 n’est pas une série policière télévisée ?

[3] Article 6 du TNP : « Chacune des Parties au Traité s’engage à poursuivre de bonne foi des négociations sur des mesures efficaces relatives à la cessation de la course aux armements nucléaires à une date rapprochée et au désarmement nucléaire et sur un traité de désarmement général et complet sous un contrôle international strict et efficace. »

 

 

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/les-deux-dangers-qui-menacent-le-plus-la-planete-sont-le-changement-climatique-et-les-armes-nucleaires-tribune-libre-de-paul-quiles-membre-du-c-s/

Déc 13 2017

Amis réunionnais: rejoignez la Route du corail Reefcheck pour ausculter la santé des récifs avec votre tuba

 

75373_130845976973588_218001_nDu 2 au 28 décembre 2017 sur toute l’île de la Réunion…

Plongez, observez, protégez

Reef Check Réunion lance sa Route du Corail, dont Green Cross est partenaire, et invite les citoyens à participer à cette expédition de surveillance de la santé des récifs. La Route du Corail existe en Guadeloupe et se développe cette année à la Réunion. 

 

 

 

Devenir biologiste marin, le temps d’une immersion dans l’océan

Pendant tout le mois de décembre, l’objectif est de plonger et réaliser des comptages scientifiques (coraux, poissons, oursins, holothuries, …) pour prendre le pouls du récif corallien : en palmes-masque-tuba, dans les lagons, en bouteille pour les plongées en pente externe, c’est un large diagnostic citoyen qui dresse l’état de santé de ces écosystèmes, pour mieux les protéger ensemble. Aucune connaissance en algues, poissons, coraux ? Pas de problème : les scientifiques de Reef Check Réunion initient, forment et encadrent chaque participant avant et pendant la mise à l’eau.

ILLUSTRATION-VG-V10

 

A propos de Reef Check

Reef Check Réunion, antenne de l’association Reef Check France, a été initié dès 2003 par l’ARVAM, l’Agence pour la Recherche et la Valorisation Marines, et compte aujourd’hui une centaine de membres.

Le programme de sciences participatives Reef Check est l’un des axes prioritaires retenus par l’IFRECOR pour développer un réseau de veille citoyenne sur la santé des récifs.

 

Par ailleurs, en ce mois de décembre, Reef Check France effectue une campagne de financement participatif, donc d’appel aux dons, pour mener à bien l’expédition à la Réunion.

Soutenez les, chaque don compte. Agissez ici : https://fr.ulule.com/la-route-du-corail/

Plus d’informations ?

Consultez le dossier de presse mis à jour pendant toute la Route du Corail en cliquant sur le lien : http://bit.ly/2k4R5AX

Suivez au fil de l’eau la progression de la Route du Corail autour de la Réunion via la page FaceBook : https://www.facebook.com/reefcheckfrance

 

Contacts

Chloé Glad – Relations presse – gladchlo@gmail.com

Jean-Pascal Quod – Président de Reef Check France – reefcheckfrance@gmail.com

 

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/reefcheck-rejoignez-la-route-du-corail-2017-pour-ausculter-la-sante-des-recifs-avec-votre-tuba/

Le 28 novembre, retrouvez Green Cross au 2e Forum APST / BFM Business à Rennes

Green Cross France et Territoires participera le mardi 28 novembre à Rennes au 2ième forum de l’Association Professionnelle de Solidarité du Tourisme (APST).

Nicolas Imbert, directeur de Green Cross France et Territoires sera aux côtés de Fabrice Lundy, présentateur de BFM Business, qui animera cette soirée sur le Thème : « l’impact des changements climatiques sur les destinations touristiques et le comportement des vacanciers ».

Dans le cadre du nouveau plan de communication national de l’APST, plusieurs forums en collaboration avec BFM Business sont prévus en région. Pour ce deuxième forum APST-BFM Business, cap sur la Bretagne.

Nous vous donnons rendez-vous à Rennes, le mardi 28 novembre 2017 à partir de 18h00 au Mabilay (2 Rue de la Mabilais, 35000 Rennes / contact@lemabilay.com).

Inscription gratuite mais places limitées: cliquez ICI

Plus d’info sur le site : cliquez ICI. Ou sur l’événement Facebook : cliquez ICI

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/le-28-novembre-retrouvez-green-cross-au-2e-forum-apst-bfm-business-a-rennes/

Mon restaurant passe au durable – colloque le 27 novembre à Paris

La rencontre des restaurateurs, organisée par METRO et Green Cross France et Territoires, se déroulera le 27 novembre 2017 de 14h00 à 19h00 au Palais Brongniart. Cette rencontre est plus particulièrement destinée aux professionnels de la restauration.

En juin 2016, nous organisions le premier colloque sur la restauration de demain. Cet événement s’applique à réunir les acteurs de la profession pour mener une réflexion sur les défis et les enjeux d’une restauration durable.

Cette année, à la suite des rencontres en région avec restaurateurs et acteurs de la restauration, il a semblé évident d’aborder 4 thèmes lors de cette édition 2017, par le biais d’ateliers, animés par des chefs et des experts. Il est possible, sur inscription de participer à 2 des 4 ateliers suivants :

  • Atelier n°1 « L’assiette Positive Impact » avec le chef Joël Cesari et l’expert Frank Fol – Choix des produits et attentes des consommateurs
  •  Atelier n°2 « Le rôle sociétal du restaurateur » avec le chef Danielle Crost et l’expert Vincent Brassart – Le rôle du restaurateur sur son territoire
  •  Atelier n°3 « Le restaurant écoresponsable » avec le chef : Nicolas Gautier et l’expert : Nadia Boeglin – Choix des matériels, conception en salle comme en cuisine, et gestion des énergies
  •  Atelier n°4  » Fidéliser et manager les jeunes talents  » avec le chef Christian Tetedoie et l’expert Bruno de Monte – Manager ses équipes, former et transmettre

Seront également présents, en tant que grands témoins, pour nous partager leur expérience et leurs conseils :

  • Benoît Feytit, Directeur Général de METRO France
  • Côme de CheriseyDirecteur Général du Guide Gault et Millau ;
  • Bruno de MonteDirecteur de Ferrandi Paris ;
  • Roland Héguy, Président de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (UMIH) ;
  • Didier Chenet, Président du Groupement National des Indépendants de l’Hôtellerie Restauration (GNI) ;
  • Joël MauvigneyPrésident de la Confédération Générale de l’Alimentation en Détail (CGAD)

Ce colloque se tiendra au Palais Brongniart (Paris), le 27 novembre 2017.

Outre Green Cross et METRO, ce colloque réunit de nombreux partenaires : le guide Gault et Millau, l’UMIH, le GNI, FERRANDI Paris, la CGAD, Atabula.

La participation à cet événement se fait avec inscription en ligne obligatoire. Inscription, programme et informations pratiques sur : www.restaurant-de-demain.metro.fr

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/2711-colloque-mon-restaurant-passe-au-durable-organise-par-metro-en-partenariat-avec-green-cross-france-et-territoires/

Nov 23 2017

Pollution radioactive au Ruthénium 106 – le point

Les faits

Depuis le 3 octobre 2017, Green Cross a constaté et signalé la détection par les organismes météorologiques européens de Ruthénium 106 dans l’atmosphère, et alerté sur le peu de transparence et de visibilité accordé à ces éléments d’identification.

La source probable, identifiée par un calcul mathématique de par la trajectoire supposée des particuliers, se trouve entre la Volga et l’Oural.

L’Institut National de Radioprotection et de Sureté Nucléaire (IRSN) ne communique sur le sujet que le 4 octobre, et de manière plutôt laconique, suivant un premier communiqué issu de la Météorologie autrichienne, en date du 3 octobre.

La CRIIRAD, seul laboratoire français indépendant, communique pour sa part le 5 octobre.

Qu’est-ce que le ruthénium 106 ?

Le ruthénium 106 est un métal radioactif, cousin du platine, qui se présent sous forme de particules dans les échantillons de gaz radioactif recueilli. Il n’est pas présent naturellement sur la surface du globe. Les quantités rejetées dans l’atmosphère lors de la pollution constatées fin septembre sont estimées par la CRIIRAD à 375 000 fois le seuil maximum autorisé sur une année pour la centrale nucléaire de Cruas.

Les effets du Ruthénium 106 sur la santé humaine sont mal connues, mais on suspecte que ce soit un cancérogène probable sur une zone réduite autour de la source de la pollution radioactive.

Les productions du Ruthénium 106 sont de 3 types:

  • via le nucléaire militaire, et en particulier les fusées et satellites, cette technologie ayant été utilisée comme moyen de production,
  • via le nucléaire civil, les infrastructures de production et de stockage,
  • et dans le nucléaire médical.

Il existe dans la zone considérée, entre la Volga et l’Oural, un centre de retraitement de combustible nucléaire irradié, MAYAK, dont l’activité est mal connue, mais qui est susceptible de traiter ou de stocker du Ruthénium 106. A ce jour, soit près de 2 mois après la pollution radioactive, la plus grande incertitude règne néanmoins sur l’origine exacte de la pollution, puisque l’agence de météorologie russe mentionne des niveaux de pollution radioactive pour le ruthénium 106 près de Mayak au même niveau que la Roumanie, alors qu’ils devraient être beaucoup plus élevés..

Que faire ?

Ce nouvel épisode de pollution radioactive, et sa signalisation tardive auprès du public, suscite un grand nombre d’interrogations:

  • il convient une nouvelle fois d’interpeller l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), ainsi que l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), sur leur silence, et de demander que toutes les investigations soient faites pour faire la lumière sur cette pollution,
  • plus que jamais, l’opacité et l’absence de contrôle citoyen, en particulier en France, autour de la filière nucléaire, de sa mise en sûreté et en sécurité, des pollutions radioactives constatées sur l’ensemble du territoire et des effets sur la santé humaine et la biodiversité, soit extrêmement problématiques et indignes d’une démocratie moderne. Nous demandons donc les informations les plus précises de l’IRSN et du Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire, des moyens renforcés pour une réelle expertise et veille indépendante en termes de pollution nucléaire de l’air, de l’eau et des sols, et une intégration systématique des ONGs environnementales et de santé dans toutes les instances de décision.
  • de plus, alors que le Prix Nobel 2017 a été accordé – et ce n’est pas un hasard – à l’ICAN, il convient dans l’objectif même de préserver la paix et un environnement sain que nous sécurisions et mettions sous contrôle les armements, combustibles et substances nucléaires sur la planète, et mettions en place un plan sérieux d’élimination et de retraitement des substances nucléaires civiles et militaires de manière forcenée, financée, et ambitieuse. C’est un triple enjeu de santé publique, de maintien de la paix et de lutte contre le terrorisme écologique .
  • enfin, alors que les problèmes financiers d’EDF et plus globalement de la filière nucléaire montrent chaque jour l’impasse économique de l’électronucléaire et l’indigence des moyens affectés à la sûreté et à la sécurité eu égard aux besoins, la question de la sécurité et celle de la sûreté nucléaire ne peuvent plus être laissées ni aux professionnels du nucléaire, ni aux seuls experts. Il s’agit désormais de reprendre un contrôle démocratique et citoyen sur la filière, les impacts sur la santé et sur la planète, d’anticiper plus les risques associés, d’effectuer un suivi statistique complet et visible de tous en open data sur les pollutions et l’effet du rayonnement, et de pousser la filière à mettre en place les outils financiers et de gouvernance partagée nécessaires à sa sécurisation.

Plus que jamais, il est urgent d’agir, et de réaffirmer l’importance d’une sortie rapide, raisonnée et concertée du nucléaire. Il s’agit non seulement de réaffirmer les droits de l’humanité, de préserver notre capacité à vivre en paix dans un environnement serein, mais également de mettre en place maintenant les outils de transition énergétique pour ne pas laisser aux générations actuelles et futurs l’épée de Damoclès relative à des choix militaires et stratégiques du passé et coïncidant avec le délitement financier des filières de l’atome partout dans le monde.

Pour en savoir plus: 

Souvenons-nous également que en janvier de cette année, une pollution à l’iode radioactif 131 avait été détectée, mais qu’elle n’a été signalée par l’IRSN que le 13 février 2017. A retrouver dans le Monde du 19 février.

 

 

 

 

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/pollution-radioactive-au-ruthenium-106-le-point/

[CoP23] 16 nov. 2017 – intervention de Jean-Michel Cousteau à la conférence « Adaptation au changement climatique » du Comité 21

Dans le cadre de la CoP23 qui se tient à Bonn, le président de Green Cross France et Territoires, Jean-Michel Cousteau, interviendra lors d’un événement parallèle du Comité 21: « Adaptation au changement climatique ». Il introduira la session aux côtés de Bettina Laville, présidente du Comité 21, pour présenter la place de l’adaptation dans les négociations internationales sur le climat.

Cet événement se tiendra le 16 novembre, de 17h30 à 19h30 au Pavillon France dans la Bonn Zone.

Plus d’info sur: http://www.comite21.org/comite21/comite21-en-action.html?id=11698

 

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/16-novembre-intervention-de-jean-michel-cousteau-au-side-event-du-comite-21-adaptation-au-changement-climatique/

[CoP23] 16 nov. 2017 – Green Cross participera à la grande rencontre d’affaires de l’économie bas carbone

Le directeur de Green Cross France et Territoires, Nicolas Imbert, sera modérateur lors du side-event « Water in the Circular Economy: industry-driven solutions to consumption and waste« , organisé par La Galerie by WE, le 16 novembre, de 11h10 à 12h30 au Kameha Grand Hotel de Bonn (salle Kameha Universal).

Pendant la CoP23 à Bonn, la Galerie by WE en association avec le World Climate Summit forment pour la deuxième année une grande rencontre d’affaires internationale dédiée à l’économie bas carbone. Elle réunira du 14 au 16 novembre : représentants de gouvernement, entreprises, financiers et acteurs de la société civile à la recherche de partenaires technologiques et financiers pour mettre en œuvre leur projet climat. Spécialement consacrée aux questions majeures liées au financement et à l’innovation, elle s’attachera à faciliter le développement des partenariats publics-privés entre porteurs de solutions concrètes et donneurs d’ordres internationaux dans le cadre des projets climat issus des NDCs (Nationally Determined Contributions).

Pour vous inscrire cliquez ici  et obtenez un badge gratuit avec le code : LAGALERIE_2017

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/16-novembre-2017-green-cross-participera-a-la-grande-rencontre-daffaires-de-leconomie-bas-carbone/

Déclaration Universelle des Droits de l’Humanité – progrès accomplis

Green Cross se réjouit de la nouvelle étape franchie par la Déclaration des Droits et Devoirs de l’Humanité (DDHU) qui, 2 ans après la mobilisation citoyenne effectuée au Conseil Economique et Social à Paris, fédère un réseau international de 14 ambassadeurs de bonne volonté, un comité de soutien riche de plus de 50 personnalités dont Yann Arthus-Bertrand, Isabelle Autissier, Jean Jouzel, Ban Ki Moon, Pascal Lamy, Jo Leinen, Enrico Macias, Valérie Masson-Delmotte, Sophie de Menton, Edgar Morin, Sirpa Petikeinnen, Jeremy Rifkin, Olivier de Schutter…

Le texte fait en particulier partie des éléments discutés à la CoP 23, des personnalités de tout premier plan comme Ban Ki Moon ont rejoint le comité de soutienun avis des CESE européen émis en octobre 2017 mentionne la DDHU, et la Fédération Européenne des Barreaux a adopté le 11 novembre à Londres la Déclaration.

Vous trouverez ici un livret présentant la Déclaration Universelle des Droits et Devoirs de l’Humanité, ainsi que ses soutiens.

Pour Jean-Michel Cousteau, Président de Green Cross France et Territoires « il n’y a qu’un système d’eau, vital pour l’humanité, et qui nous connecte tous. Il est désormais essentiel que, à l’image de cette eau indispensable à la vie, nous soyons tous unis par un texte fondateur qui ré-affirme le lien entre l’humain et l’environnement, précise des droits et devoirs, et permettent à nos enfants, nos petits-enfants, d’avoir les mêmes atouts en venant sur terre que ceux qui nous avons eu ».

Nicolas Imbert, directeur, précise que « avec cette déclaration, des Etats, mais aussi des entreprises, des collectivités, des associations ou des citoyennes et citoyens peuvent non seulement marquer leur communauté de destin avec la planète, mais aussi avoir un texte de référence que chacun peut comprendre, qui nous aide à vivre ensemble et à anticiper l’avenir. Le plus largement il sera reconnu, le plus vite il deviendra incontournable dans notre vie quotidienne, qu’il s’agisse des échanges commerciaux, de la structuration de la vie locale ou des rapports entre Etats. Et la mobilisation actuelle est très encourageante.

La Déclaration des Droits de l’Humanité prévoit de nombreux événements sur les prochaines semaines. Outre sa présence à la CoP 23, elle fera l’objet de présentations et de cérémonies de signature à Modène, Marseille, Dakhla…pour en savoir plus: droitshumanite.fr

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/declaration-universelle-des-droits-de-lhumanite-progres-accomplis/

Nov 09 2017

Abandon de l’objectif 50 % nucléaire à horizon 2025 – un contresens historique et un non-sens économique

A l’issue du Débat National sur la Transition Energétique, première mobilisation de l’ensemble des composantes de la société civile française, un consensus global avait permis de faire de la réduction de la part du nucléaire civil de 75 % à 50 % de la production électrique d’ici à 2025 un élément fondamental de la stratégie énergétique du pays, et un point structurant de la relation de co-construction entre le gouvernement, les politiques régionales et locales, les initiatives privées et la société civile.

L’annonce gouvernementale ce jour de revenir sur cet engagement structurant (la réduction de 75% à 50% de la part du nucléaire dans la production électrique) est un coup de canif incompréhensible dans le consensus énergétique construit entre toutes les parties prenantes françaises.

Annoncé en ouverture de la CoP 23, et à quelques semaines de la date anniversaire de l’Accord de Paris issu de la CoP 21, c’est un très mauvais signe contre la transition écologique et énergétique du pays, et un message violent délivré à nos voisins européens.

Aujourd’hui, de l’aveu même d’EDF, le nucléaire n’est plus compétitif pour tout nouvel investissement, et le maintien même des installations dans un état de sûreté et de sécurité nominal au sens de l’ASN grève significativement les comptes de l’opérateur. C’est pourquoi il est urgent, pour des seuls raisons de rigueur économique et de salubrité publique, que chaque euro nouvellement investi dans le nucléaire, qu’il soit public ou privé, le soit exclusivement au profit d’un dé-commissionnement au plus vite des installations nucléaires, et d’un démantèlement anticipé, planifié, budgété et réalisé sous contrôle institutionnel et démocratique.

En outre, l’attribution en 2017 du Prix Nobel de la Paix à ICAN (Campagne Internationale pour Abolir les Armes Nucléaires) montre si besoin était la volonté internationale majoritaire partagée, civile, militaire, des sociétés civiles et des gouvernements, de voire la planète s’affranchir de toute nouvelle production de combustible nucléaire, et de tourner la page de l’atome pour viser une société pacifiée, et en phase avec l’urgence climatique.

Le lobby électro-nucléaire français est de plus en plus isolé sur la scène internationale, que les dirigeants finlandais et britanniques confrontés à des retards et problèmes de conformités récurrents envisagent sérieusement l’abandon des projets en cours, que le gouvernement chinois fait état de ses préoccupations de sécurité récurrentes quant aux centrales nucléaires construites par les français.

L’objectif de réduction de 75 % à 50 % de la part du nucléaire était en passe d’être atteint de manière anticipée: les mises à l’arrêt régulières de centrales nucléaires (cf. Tricastin), couplées à des progrès régulièrement constatés dans l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables 4D (déconcentrées, décarbonées, diversifiées, démocratiques), les projets de méthanisaton de seconde et troisième génération, le power-to-gaz couplés à des renouvelables, montrent si besoin était que le pays si il en fait le choix politique peut atteindre rapidement, avec une meilleure compétitivité que via le choix électronucléaire et en anticipant de manière bien plus sereine le futur, un maximum de 50 % nucléaire dans l’électricité à horizon 2025 et la sortie complète du nucléaire à horizon 2050.

Enfin, dans un contexte de pétrole bon marché et de dérèglement climatique accéléré, la France joue sur les 2-3 ans à venir sa politique énergétique et d’investissement qui la positionnera – où non – dans une trajectoire soutenable énergétiquement, et en provisionnant à la hauteur des coûts réels l’impact du démantèlement nucléaire en France.

Dans ce contexte, l’abandon de cet objectif de réduction de 75 % à 50 % de la part du nucléaire à horizon 2025 est non seulement un contresens historique, mais également un couteau dans le dos planté à tous les entrepreneurs qui créent de l’emploi autour de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables en France, et enfin un terrible héritage transmis aux jeunes générations et aux générations futures.

Alors que s’ouvre la CoP 23, que plus que jamais les Régions et les Entrepreneurs sont investis dans la transition énergétique, et à quelques semaines de l’anniversaire de l’Accord de Paris, il est urgent que le gouvernement revienne sans délai sur ce coup de canif donné dans la Loi de Transition Energétique, et réaffirme par la voie du Président de la République (comme le candidat Emmanuel Macron s’y était engagé) le respect absolu de la Loi de Transition Energétique, dont l’engagement de réduction de 75% à 50% de la part du nucléaire dans la production électrique fait partie.

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/abandon-de-lobjectif-50-nucleaire-a-horizon-2025-un-contresens-historique-et-un-non-sens-economique/

Green Cross partenaire de Naturellia, du 24 au 26 novembre, et co-organisateur de l’avant-première « Wonders of the Sea 3D » le 23 novembre au soir à Archamps

En 2017, le salon Naturellia fait peau neuve et vous fait découvrir toutes les solutions concrètes pour consommer mieux !

Le salon Naturellia, nouvelle formule, se dévoile au Parc des Expositions de La Roche-sur-Foron (74) du 24 au 26 novembre 2017. Une centaine d’exposants présenteront des produits en phase avec les nouvelles tendances de consommation : alimentation bio et filières courtes, viticulteurs, santé, bien-être et médecines douces, artisanat, mode et cadeaux, édition, jardin, associations…Les visiteurs gourmets découvriront pour la première fois un corner veggie, pour tout savoir sur l’alimentation 100% végétale, ainsi qu’un corner viticulteurs présentant des vins respectant les valeurs environnementales !

Des journées thématiques rythmeront les 3 jours du salon. Au programme, conférences, ateliers, projections de films…. :

  • Vendredi 24 novembre : le bien-être au travail
  • Samedi 25 novembre : l’alimentation et les filières locales
  • Dimanche 26 novembre : consommer autrement

Réservez dès maintenant vos places sur https://yurplan.com/event/Naturellia-2017/20518 –> pour chaque place achetée, 1 euro sera reversé à Green Cross pour financer nos activités

Où et Quand ?

Du 24 novembre 2017 à 12:00 au 26 novembre 2017 à 18:00
Au Parc des Expositions, 2 Rue des Centaures, 74800 La Roche-sur-Foron

Retrouvez le programme complet, les photos et informations pratiques sur le site ICI ou sur l’événement facebook ICI.

 

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/du-24-au-26-novembre-12eme-edition-de-naturellia-a-la-roche-sur-foron/

Articles plus anciens «