Archives de la Catégorie : Nos actions

27/11 – Colloque « Mon restaurant passe au durable » organisé par METRO en partenariat avec Green Cross France et Territoires

En juin 2016, METRO organisait le premier colloque sur la restauration de demain et prenait date pour une seconde édition en 2017 pour présenter de nouvelles tendances face aux modes de consommation et des attentes des clients changeantes. Cet événement réunit les différents acteurs de la profession pour mener une réflexion sur les défis et les enjeux d’une restauration durable. Il aura lieu le 27 novembre 2017, au Palais Brongniart (Paris), pour évoquer les problématiques autour du Développement Durable et de la Restauration.

Cette année, suite aux rencontres avec des restaurateurs et des acteurs de la profession qui ont eu lieu en région, 4 thèmes seront abordés sous la forme d’ateliers et seront animés par des chefs et des experts :

  • L’assiette « positive impact » : le choix des produits et les attentes des consommateurs
  • Le rôle sociétal du restaurateur : Son rôle sur son territoire
  • Le restaurant eco-responsable : Le choix des équipements, la conception, la gestion des énergies
  • Fidéliser et manager les jeunes talents : Manager ses équipes, former et transmettre

Cet évènement est sur invitation uniquement. Pour toute information supplémentaire : contact@gcft.fr

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[CoP23] 16 nov. 2017 – intervention de Jean-Michel Cousteau à la conférence « Adaptation au changement climatique » du Comité 21

Dans le cadre de la CoP23 qui se tient à Bonn, le président de Green Cross France et Territoires, Jean-Michel Cousteau, interviendra lors d’un événement parallèle du Comité 21: « Adaptation au changement climatique ». Il introduira la session aux côtés de Bettina Laville, présidente du Comité 21, pour présenter la place de l’adaptation dans les négociations internationales sur le climat.

Cet événement se tiendra le 16 novembre, de 17h30 à 19h30 au Pavillon France dans la Bonn Zone.

Plus d’info sur: http://www.comite21.org/comite21/comite21-en-action.html?id=11698

 

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[CoP23] 16 nov. 2017 – Green Cross participera à la grande rencontre d’affaires de l’économie bas carbone

Le directeur de Green Cross France et Territoires, Nicolas Imbert, sera modérateur lors du side-event « Water in the Circular Economy: industry-driven solutions to consumption and waste« , organisé par La Galerie by WE, le 16 novembre, de 11h10 à 12h30 au Kameha Grand Hotel de Bonn (salle Kameha Universal).

Pendant la CoP23 à Bonn, la Galerie by WE en association avec le World Climate Summit forment pour la deuxième année une grande rencontre d’affaires internationale dédiée à l’économie bas carbone. Elle réunira du 14 au 16 novembre : représentants de gouvernement, entreprises, financiers et acteurs de la société civile à la recherche de partenaires technologiques et financiers pour mettre en œuvre leur projet climat. Spécialement consacrée aux questions majeures liées au financement et à l’innovation, elle s’attachera à faciliter le développement des partenariats publics-privés entre porteurs de solutions concrètes et donneurs d’ordres internationaux dans le cadre des projets climat issus des NDCs (Nationally Determined Contributions).

Pour vous inscrire cliquez ici  et obtenez un badge gratuit avec le code : LAGALERIE_2017

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Déclaration Universelle des Droits de l’Humanité – progrès accomplis

Green Cross se réjouit de la nouvelle étape franchie par la Déclaration des Droits et Devoirs de l’Humanité (DDHU) qui, 2 ans après la mobilisation citoyenne effectuée au Conseil Economique et Social à Paris, fédère un réseau international de 14 ambassadeurs de bonne volonté, un comité de soutien riche de plus de 50 personnalités dont Yann Arthus-Bertrand, Isabelle Autissier, Jean Jouzel, Ban Ki Moon, Pascal Lamy, Jo Leinen, Enrico Macias, Valérie Masson-Delmotte, Sophie de Menton, Edgar Morin, Sirpa Petikeinnen, Jeremy Rifkin, Olivier de Schutter…

Le texte fait en particulier partie des éléments discutés à la CoP 23, des personnalités de tout premier plan comme Ban Ki Moon ont rejoint le comité de soutienun avis des CESE européen émis en octobre 2017 mentionne la DDHU, et la Fédération Européenne des Barreaux a adopté le 11 novembre à Londres la Déclaration.

Vous trouverez ici un livret présentant la Déclaration Universelle des Droits et Devoirs de l’Humanité, ainsi que ses soutiens.

Pour Jean-Michel Cousteau, Président de Green Cross France et Territoires « il n’y a qu’un système d’eau, vital pour l’humanité, et qui nous connecte tous. Il est désormais essentiel que, à l’image de cette eau indispensable à la vie, nous soyons tous unis par un texte fondateur qui ré-affirme le lien entre l’humain et l’environnement, précise des droits et devoirs, et permettent à nos enfants, nos petits-enfants, d’avoir les mêmes atouts en venant sur terre que ceux qui nous avons eu ».

Nicolas Imbert, directeur, précise que « avec cette déclaration, des Etats, mais aussi des entreprises, des collectivités, des associations ou des citoyennes et citoyens peuvent non seulement marquer leur communauté de destin avec la planète, mais aussi avoir un texte de référence que chacun peut comprendre, qui nous aide à vivre ensemble et à anticiper l’avenir. Le plus largement il sera reconnu, le plus vite il deviendra incontournable dans notre vie quotidienne, qu’il s’agisse des échanges commerciaux, de la structuration de la vie locale ou des rapports entre Etats. Et la mobilisation actuelle est très encourageante.

La Déclaration des Droits de l’Humanité prévoit de nombreux événements sur les prochaines semaines. Outre sa présence à la CoP 23, elle fera l’objet de présentations et de cérémonies de signature à Modène, Marseille, Dakhla…pour en savoir plus: droitshumanite.fr

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Nov 09 2017

Abandon de l’objectif 50 % nucléaire à horizon 2025 – un contresens historique et un non-sens économique

A l’issue du Débat National sur la Transition Energétique, première mobilisation de l’ensemble des composantes de la société civile française, un consensus global avait permis de faire de la réduction de la part du nucléaire civil de 75 % à 50 % de la production électrique d’ici à 2025 un élément fondamental de la stratégie énergétique du pays, et un point structurant de la relation de co-construction entre le gouvernement, les politiques régionales et locales, les initiatives privées et la société civile.

L’annonce gouvernementale ce jour de revenir sur cet engagement structurant (la réduction de 75% à 50% de la part du nucléaire dans la production électrique) est un coup de canif incompréhensible dans le consensus énergétique construit entre toutes les parties prenantes françaises.

Annoncé en ouverture de la CoP 23, et à quelques semaines de la date anniversaire de l’Accord de Paris issu de la CoP 21, c’est un très mauvais signe contre la transition écologique et énergétique du pays, et un message violent délivré à nos voisins européens.

Aujourd’hui, de l’aveu même d’EDF, le nucléaire n’est plus compétitif pour tout nouvel investissement, et le maintien même des installations dans un état de sûreté et de sécurité nominal au sens de l’ASN grève significativement les comptes de l’opérateur. C’est pourquoi il est urgent, pour des seuls raisons de rigueur économique et de salubrité publique, que chaque euro nouvellement investi dans le nucléaire, qu’il soit public ou privé, le soit exclusivement au profit d’un dé-commissionnement au plus vite des installations nucléaires, et d’un démantèlement anticipé, planifié, budgété et réalisé sous contrôle institutionnel et démocratique.

En outre, l’attribution en 2017 du Prix Nobel de la Paix à ICAN (Campagne Internationale pour Abolir les Armes Nucléaires) montre si besoin était la volonté internationale majoritaire partagée, civile, militaire, des sociétés civiles et des gouvernements, de voire la planète s’affranchir de toute nouvelle production de combustible nucléaire, et de tourner la page de l’atome pour viser une société pacifiée, et en phase avec l’urgence climatique.

Le lobby électro-nucléaire français est de plus en plus isolé sur la scène internationale, que les dirigeants finlandais et britanniques confrontés à des retards et problèmes de conformités récurrents envisagent sérieusement l’abandon des projets en cours, que le gouvernement chinois fait état de ses préoccupations de sécurité récurrentes quant aux centrales nucléaires construites par les français.

L’objectif de réduction de 75 % à 50 % de la part du nucléaire était en passe d’être atteint de manière anticipée: les mises à l’arrêt régulières de centrales nucléaires (cf. Tricastin), couplées à des progrès régulièrement constatés dans l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables 4D (déconcentrées, décarbonées, diversifiées, démocratiques), les projets de méthanisaton de seconde et troisième génération, le power-to-gaz couplés à des renouvelables, montrent si besoin était que le pays si il en fait le choix politique peut atteindre rapidement, avec une meilleure compétitivité que via le choix électronucléaire et en anticipant de manière bien plus sereine le futur, un maximum de 50 % nucléaire dans l’électricité à horizon 2025 et la sortie complète du nucléaire à horizon 2050.

Enfin, dans un contexte de pétrole bon marché et de dérèglement climatique accéléré, la France joue sur les 2-3 ans à venir sa politique énergétique et d’investissement qui la positionnera – où non – dans une trajectoire soutenable énergétiquement, et en provisionnant à la hauteur des coûts réels l’impact du démantèlement nucléaire en France.

Dans ce contexte, l’abandon de cet objectif de réduction de 75 % à 50 % de la part du nucléaire à horizon 2025 est non seulement un contresens historique, mais également un couteau dans le dos planté à tous les entrepreneurs qui créent de l’emploi autour de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables en France, et enfin un terrible héritage transmis aux jeunes générations et aux générations futures.

Alors que s’ouvre la CoP 23, que plus que jamais les Régions et les Entrepreneurs sont investis dans la transition énergétique, et à quelques semaines de l’anniversaire de l’Accord de Paris, il est urgent que le gouvernement revienne sans délai sur ce coup de canif donné dans la Loi de Transition Energétique, et réaffirme par la voie du Président de la République (comme le candidat Emmanuel Macron s’y était engagé) le respect absolu de la Loi de Transition Energétique, dont l’engagement de réduction de 75% à 50% de la part du nucléaire dans la production électrique fait partie.

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23 – 25 novembre : Green Cross France et Territoires sera présente au salon Naturellia

[Pour cet événement à la Roche-sur-Foron, nous cherchons des bénévoles pour participer avec nous à la tenue du stand, contacter: alexandra.moreau@gcft.fr]

A la suite de la projection de son film, « Wonders of the Sea 3D», le jeudi 23 novembre, organisée par Rochexpo en partenariat avec Green Cross France et Territoires au Cinéma Gaumont d’Archamps (Site d’Archamps – 74160 Archamps, inscription: ICI), Jean-Michel Cousteau, Président de Green Cross France et Territoires, sera au salon Naturellia à La Roche sur Foron pour 2 événements exceptionnels :

  • L’inauguration du salon le vendredi 24 novembre
  • En partenariat avec Leztroy et Green Cross France et Territoires, le salon Naturellia propose un grand concours de cuisine très nature et ouvert à tous, dont la finale se déroulera pendant le salon le 25 novembre, en conditions réelles. Inscription jusqu’au 15 novembre ICI

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Le salon Naturellia se tiendra au Parc des Expositions de La Roche-sur-Foron du 24 au 26 novembre 2017. Venez y découvrir une centaine d’exposants qui présenteront des produits en phase avec les nouvelles tendances de consommation : alimentation bio et filières courtes, viticulteurs, santé, bien-être et médecines douces, artisanat, mode et cadeaux, édition, jardin, associations… Inscription: ICI

Retrouvez le programme complet, les photos et informations pratiques sur le site ICI ou sur l’événement facebook ICI.

 

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Nov 07 2017

Electricité: le gouvernement reporte l’objectif de baisse à 50% du nucléaire

A l’issue du Débat National sur la Transition Énergétique, première mobilisation de l’ensemble des composantes de la société civile française, un consensus global avait permis de faire de la réduction de la part du nucléaire civil, de 75 % à 50 % de la production électrique d’ici à 2025, un élément fondamental de la stratégie énergétique du pays, et un point structurant de la relation de co-construction entre le gouvernement, les politiques régionales et locales, les initiatives privées et la société civile.

L’annonce gouvernementale ce jour de revenir sur cet engagement structurant (la réduction de 75% à 50% de la part du nucléaire dans la production électrique) est un coup de canif incompréhensible dans le consensus énergétique construit entre toutes les parties prenantes françaises.

Annoncé en ouverture de la CoP 23, et à quelques semaines de la date d’anniversaire de l’Accord de Paris issu de la CoP 21, c’est un très mauvais signe pour la transition écologique et énergétique du pays, et un message violent délivré à nos voisins européens.

Aujourd’hui, de l’aveu même d’EDF, le nucléaire n’est plus compétitif pour tout nouvel investissement, et le maintien même des installations dans un état de sûreté et de sécurité nominal au sens de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) grève significativement les comptes de l’opérateur. C’est pourquoi il est urgent, pour des seules raisons de rigueur économique et de salubrité publique, que chaque euro nouvellement investi dans le nucléaire, qu’il soit public ou privé, le soit exclusivement au profit d’un dé-commissionnement des installations nucléaires, et d’un démantèlement anticipé, planifié, budgété et réalisé sous contrôle institutionnel et démocratique.

En outre, l’attribution en 2017 du Prix Nobel de la Paix à ICAN (Campagne Internationale pour Abolir les Armes Nucléaires) montre si besoin était la volonté internationale majoritaire partagée, civile, militaire, des sociétés civiles et des gouvernements, de voire la planète s’affranchir de toute nouvelle production de combustible nucléaire, et de tourner la page de l’atome pour viser une société pacifiée, et en phase avec l’urgence climatique.

Le lobby électro-nucléaire français est de plus en plus isolé sur la scène internationale, que les dirigeants finlandais et britanniques confrontés à des retards et problèmes de conformités récurrents envisagent sérieusement l’abandon des projets en cours, que le gouvernement chinois fait état de ses préoccupations de sécurité récurrentes quant aux centrales nucléaires construites par les français.

L’objectif de réduction de 75 % à 50 % de la part du nucléaire était en passe d’être atteint de manière anticipée: les mises à l’arrêt régulières de centrales nucléaires (cf. Tricastin), couplées à des progrès régulièrement constatés dans l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables 4D (déconcentrées, décarbonées, diversifiées, démocratiques), les projets de méthanisaton de seconde et troisième génération, le power-to-gaz couplés à des renouvelables, montrent si besoin était que le pays, s’il en fait le choix politique, peut atteindre rapidement, avec une meilleure compétitivité que via le choix électronucléaire, et en anticipant de manière bien plus sereine le futur, un maximum de 50 % nucléaire dans l’électricité à horizon 2025 et la sortie complète du nucléaire à horizon 2050.

Enfin, dans un contexte de pétrole bon marché et de dérèglement climatique accéléré, la France joue sur les 2-3 ans à venir sa politique énergétique et d’investissement qui la positionnera – où non – dans une trajectoire soutenable énergétiquement, et en provisionnant à la hauteur des coûts réels l’impact du démantèlement nucléaire en France.

Dans ce contexte, l’abandon de cet objectif de réduction de 75 % à 50 % de la part du nucléaire à horizon 2025 est non seulement un contresens historique, mais également un couteau dans le dos planté à tous les entrepreneurs qui créent de l’emploi autour de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables en France, et enfin un terrible héritage transmis aux jeunes générations et aux générations futures.

Alors que s’ouvre la CoP 23, que plus que jamais les Régions et les Entrepreneurs sont investis dans la transition énergétique, et à quelques semaines de l’anniversaire de l’Accord de Paris, il est urgent que le gouvernement revienne sans délai sur ce coup de canif donné dans la Loi de Transition Energétique, et réaffirme par la voie du Président de la République (comme le candidat Emmanuel Macron s’y était engagé) le respect absolu de la Loi de Transition Energétique, dont l’engagement de réduction de 75% à 50% de la part du nucléaire dans la production électrique fait partie.

Contact interview: Nicolas Imbert – imbert@gcft.fr

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Synthèse de la mise en débat de la note « Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique ? »

En juillet dernier, Green Cross France et Territoires a publié la note Quels enjeux pour le gaz dans la transition énergétique ?, fruit de 18 mois de travaux du Think&do tank «Energie, économie circulaire, villes et territoires durables». Le 18 octobre, ce document a fait l’objet d’une mise en débat avec les différentes parties prenantes, expertes dans le domaine de l’énergie : des professionnels de l’énergie, de la mobilité et de l’environnement, aux représentants des collectivités locales et aux partenaires du débat public sur l’énergie.

Pierre Schoeffler, Conseiller du Président de La Française AM, a expliqué comment son entreprise incluait les émissions évitées grâce aux énergies renouvelables dans leur portefeuille d’actions. Pour permettre à ce dernier d’avoir un cumul d’émissions sur tout le cycle de vie du produit le plus faible possible et pour permettre un alignement sur la trajectoire du mix énergétique, le gaz doit être un outil.

La transition énergétique doit également reposer sur l’économie d’énergie que Myriam Maestroni, Présidente d’Economie d’Energie et de la Fondation e5t nomme la cinquième énergie. Elle a mis l’accent sur la nécessité de la sobriété pour pallier aux problèmes d’accès à l’énergie et améliorer la solidarité Nord-Sud.

Bernard Laponche, physicien nucléaire, polytechnicien, consultant international dans le domaine de l’énergie insiste notamment sur l’importance de développer des progrès d’économie d’énergie en parallèle des programmes de développement du gaz. Le méthane a un impact sur l’effet de serre 60 fois plus puissant que le CO2 et non de 21 comme ce qui est communément accepté. Par ailleurs, il ne faut pas retomber dans les travers de la promotion des avantages du véhicule électrique, avoir une vision à long terme et investir dans la conversion des véhicules existants, au GPL. La note doit d’ailleurs s’appliquer particulièrement à développer des clés pour le secteur des transports.

Pour permettre de réduire l’utilisation des énergies fossiles, le « gaz doit s’inscrire dans une logique de transition tournée vers des usages spécifiques et non un développement de long terme car il contribue tout de même dans une certaine mesure au réchauffement climatique », fait remarquer un participant de l’auditoire. Ainsi, il est essentiel que la note insiste sur les manières de produire du gaz renouvelable et reste prudente quant à l’augmentation de la consommation de gaz.

Les avis de Michèle Sabban, conseillère régionale d’Ile-de-France, et Corinne Lepage, ancienne ministre de l’environnement, ont convergé quant au développement du gaz dans le secteur des transports, malgré une méfiance de la part du consommateur après un accident mortel lié au GPL. Pour Hervé Thomas, délégué Général d’Armateurs de France, qui intervient depuis la salle, une intégration dans la réflexion du transport maritime est indispensable : ce secteur est prêt à enclencher les démarches au niveau des choix industriels, les armateurs sont très volontaristes sur le sujet.

Thanh-Tâm Lê, Directeur général France et Méditerranée, Climate-KIC a expliqué la cohérence d’associer les notions d’énergie et climat ainsi qu’innovation technologique et développement socio-économique. Selon lui, il serait envisageable de travailler sur une échelle régionale ou nationale, sur des terrains divers, pour trouver des solutions reproductibles notamment au niveau européen.

La notion de méthanisation a été évoquée à plusieurs reprises dans le débat, notamment à  la suite à l’intervention d’Adrian Deboutière, Chargé de mission à l’Institut de l’Economie Circulaire.  Géraud Guibert, Président de La Fabrique Ecologique la qualifie de facteur d’avenir, sous-développé en France. Le « gaz renouvelable » a un bilan énergétique bien différent de celui du « gaz naturel » et un problème d’insertion locale qu’il est important de souligner. Bernard Laponche a d’ailleurs rappelé que les calculs d’équivalence sur les émissions comparées du CO2 et du méthane doivent être définis à un certain horizon car le coefficient d’équivalence entre les deux gaz dépend de cet intervalle de temps.

Un membre de l’auditoire a expliqué que des barrières freinaient le développement de la méthanisation, et que la suppression ou l’assouplissement des seuils chiffrés dans la règlementation permettrait entre autre de favoriser les énergies renouvelables.

Pour Géraud Guibert les choix faits aujourd’hui en termes de logement et transport sont absolument décisifs pour obtenir des résultats dans 10 ans, avec une méfiance à avoir vis-à-vis du retour au chauffage électrique, source de difficultés rencontrées par le mix énergétique.

Jacques Degroote est intervenu depuis la salle et a précisé que la méthanation (P2G) est une voie extrêmement prometteuse et incontournable sur la voie de la transition énergétique. Elle ne pourrait ainsi être mise en œuvre sans captage du CO2 émis par les émetteurs industriels. Il a pointé du doigt les ONGs qui affirment que les technologies de captage (Capture Carbon Utilisation (CCU) et Capture Carbon and Storage (CCS)) sont une incitation aux industriels utilisateurs de ressources énergétiques fossiles. Le CO2 est ainsi une ressource incontournable tant de la photosynthèse que de la méthanation.

Pierre Astruc, aussi présent dans la salle a rajouté que le CCS est également inévitable pour la trajectoire à 2°C, même si le recours à cette méthode ne doit être envisagée que pendant quelques décennies.

 

La synthèse de ce débat permet de distinguer les points suivants : la nécessité de sensibilisation et communication, l’enjeu d’insertion locale pour développer la méthanisation ainsi que la nécessité d’une réflexion sur la totalité de l’écosystème et d’une inclusion des nouvelles frontières, comme le transport maritime et les techniques de séquestration de C02.

 

Il y aura par la suite d’une part, des réunions de mise en débat grand public, d’autre part une présentation des travaux de GCFT aux législateurs (Ministères, Assemblée Nationale, Sénat, Europe, Régions…), en anticipation des travaux sur la Programmation Pluriannuelle de l’Energie, sur la mobilité, sur la transition agricole et alimentaire…

 

Quelques photos pour revivre la mise en débat:

Géraud Guibert, mise en débat de la note "Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique, GCFT, 18/10

Géraud Guibert, mise en débat de la note « Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique? », 18/10 ©Ania Freindorf/GCFT

 

Thanh-Tâm Lê, mise en débat de la note "Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique, GCFT, 18/10

Thanh-Tâm Lê, mise en débat de la note « Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique? »,  18/10 ©Ania Freindorf/GCFT

 

Adrian Deboutière, mise en débat de la note "Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique?", GCFT, 18/10

Adrian Deboutière, mise en débat de la note « Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique? », 18/10 ©Ania Freindorf/GCFT

 

Myriam Maestroni, mise en débat de la note "Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique?", GCFT, 18/10

Myriam Maestroni, mise en débat de la note « Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique? », 18/10 ©Ania Freindorf/GCFT

 

Michèle Sabban, mise en débat de la note "Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique?", GCFT, 18/10

Michèle Sabban, mise en débat de la note « Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique? », 18/10 ©Ania Freindorf/GCFT

 

Pierre Shoeffler, mise en débat de la note "Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique?", GCFT, 18/10

Pierre Schoeffler, mise en débat de la note « Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique? », 18/10 ©Ania Freindorf/GCFT

 

Bernard Laponche, mise en débat de la note "Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique?", GCFT, 18/10

Bernard Laponche, mise en débat de la note « Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique? », 18/10 ©Ania Freindorf/GCFT

 

Corinne Lepage, mise en débat de la note "Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique?", GCFT, 18/10

Corinne Lepage, mise en débat de la note « Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique? », 18/10 ©Ania Freindorf/GCFT

 

Nicolas Imbert, mise en débat de la note "Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique?", GCFT, 18/10

Nicolas Imbert, mise en débat de la note « Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique? », 18/10 ©Ania Freindorf/GCFT

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Green Cross sera du 9 au 17 novembre à la CoP 23 à Bonn

Green Cross sera présent du 9 au 17 novembre à la CoP 23 à Bonn, et notamment en partageant les éléments suivants:

 

Nous interviendrons dans de nombreuses tables rondes et conférences, et en particulier :

9 Novembre

  • 14.30, pavillon fidjien: « Eau et adaptation dans les îles« , organisé par le Partenariat Français pour l’Eau avec le support de Green Cross, et la participation de Nicolas Imbert
10 Novembre
  • 09.00, pavillon marocain: « Gouvernance de l’Eau« , organisé par la Coalition Marocaine pour l’Eau avec le support de Green Cross, et la participation de Nicolas Imbert
  • 12.00, pavillon fidjien: « Résilience des îles et zones littorales« , organisé par Green Cross
11 Novembre
  • 17.00, pavillon français: rencontres informelles sur l’économie bleue
14 Novembre
  • Lancement de l’Alliance pour les Technologies Propres (lieu et heure à préciser)
16 Novembre
  • 15.00, pavillon fidjien: lancement de l’Ocean Pathway Partnership
  • 17.30, pavillon français: adaptation au changement climatique, organisation Comité 21, ouvert par Jean-Michel Cousteau, Président de Green Cross Franc et Territoires

 

Au plaisir de retrouver celles et ceux d’entre vous qui feront le déplacement, et de tenir informés les autres.

 

 

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Oct 06 2017

Green Cross salue le prix Nobel de la Paix décerné à la Coalition internationale pour l’abolition des armes nucléaires

Ce jour, le Prix Nobel de la Paix a été décerné à la Coalition Internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN).

Green Cross salue cette décision et félicite l’ICAN pour le travail effectué et cette reconnaissance. La sortie du nucléaire militaire, sujet cher au Président Mikhaïl Gorbatchev, était au cœur de l’Assemblée Générale 2017 de Green Cross International s’étant tenu du 2 au 4 octobre à Genève.

Nous avons désormais, avec le traité bannissant l’arme atomique adopté le 7 juillet 2017 par les Nations-Unies au terme de 3 semaines de négociation avec 141 Etats, avec la Déclaration Universelle des Droits et Devoirs de l’Humanité, les outils nécessaires pour une sortie rapide de l’arme nucléaire.

Il est désormais temps que la France puisse sortir de sa logique d’opposition à la démilitarisation nucléaire et s’inscrive positivement dans cette démarche qui fait pleinement écho à l’Accord de Paris.

Pour en savoir plus sur le Prix Nobel accordé à l’ICAN: Le Monde, édition du 6 octobre 2017: http://www.lemonde.fr/prix-nobel/article/2017/10/06/le-prix-nobel-de-la-paix-decerne-a-la-coalition-internationale-pour-l-abolition-des-armes-nucleaires_5197010_1772031.html#Zd8IDeQYrBY4LbSB.99

Pour en savoir plus sur les enjeux Défense, dissuasion et Climat, on retrouvera avec attention la synthèse du colloque du 13 mars 2017, en présence notamment de M. Paul Quilès et N Hulot.

 

Retour sur le colloque « Défense, dissuasion et climat : quelles évolutions dans un monde qui change ? »

 

Lien Permanent pour cet article : http://gcft.fr/WP/green-cross-salue-le-prix-nobel-de-la-paix-decerne-a-la-coalition-internationale-pour-labolition-des-armes-nucleaires/

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